Explications de Charles Gave: l’indépendance des sociétés en question

Beaucoup de lecteurs me demandent ce que j’entends par ma distinction entre sociétés indépendantes des états contre société dépendantes des états. 

Voici un graphique qui explique un concept  qui recoupe un peu cette idée et qui a eté construit par l’un de mes associés dans GaveKal Research en Mars 2009, remis a jour a la fin de la semaine dernière.
D’un cote, les champions de l’exportation qui ont au moins 50 % de leur chiffre d’affaire en dehors de l’Europe, GB et Suède comprises
De l’autre les sociétés qui font plus d 80 % de leur chiffre d’affaire dans le pays d’origine de la société et qui de ce fait peuvent être  martyrisées par leurs états
Voila le résultat

Depuis la crise Grecque qui marque le début de la réalisation par les marchés que l’euro est un Frankeinstein financier, la différence de performance est tout a fait extraordinaire, comme chacun peut le voir.
Les sociétés domestiques sont à peine a 10 % au dessus du plus bas de Mars 2009…les exportatrices ont double…
Pas de raison que ça s’arrête…
SURTOUT NE PAS CROIRE QUE LES SOCIETES DOMESTIQUES NE SONT PAS CHERES.
Elles ne vont connaître aucune croissance pendant des années et si elles croissent, elles seront imposées à mort.
Rester sur les exportatrices est sans doute la meilleure façon de jouer les pays émergent pour un Européen.
CG

 

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5 commentaires pour Explications de Charles Gave: l’indépendance des sociétés en question

  1. BA dit :

    Concernant le sauvetage de l’Espagne, les économistes ne sont pas d’accord entre eux.

    Première estimation datée du 24 novembre : 500 milliards d’euros.

    Pour venir au secours de la Grèce, il a fallu débourser 110 milliards d’euros. Pour l’Irlande, le plan de soutien coûtera 80 à 90 milliards. Le cas espagnol est d’une autre dimension : « cela coûterait jusqu’à 500 milliards d’euros », a estimé cette semaine Cornelia Meyer, PDG de la société de conseil MRL Corporation, sur la chaîne américaine CNBC.

    « Juste après l’Irlande nous avons le Portugal et puis l’Espagne, et l’Espagne sera le gros poisson », a-t-elle jugé.

    Une autre estimation datée du 26 novembre : 800 milliards d’euros.

    Juergen B. Donges est l’un des économistes les plus influents d’Allemagne. Juergen B. Donges est un ancien membre du groupe des Cinq Sages qui conseillent le gouvernement allemand. Il a calculé que le sauvetage de l’Espagne coûterait 800 milliards d’euros.

    « Rescatar España costaría 800.000 millones de euros »

    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/2633763/11/10/Entrevista-con-Juergen-B-Donges-Rescatar-Espana-costaria-800000-millones-de-euros.html

    Il faudrait que les économistes se mettent d’accord.

    Combien coûterait le sauvetage de l’Espagne ?

  2. Cher Monsieur
    Pour connaitre le chiffre. il faudrait savoir ce que va etre la croissance Espagnole pour les annees qui viennent qui elle meme va dependre des mesures prises, que l’on ne connait pas encore
    Il s’agit la au mieux de vagues estimations, le but etant de donner la plus grosse pour passer dans la presse
    La question que les economistes devraient poser est différente.
    Est ce que l’Espagne peut etre « sauvée »?
    Est ce que donc l’euro va survivre?
    C’est la question que se pose les marchés en ce moment et c’est la ou j’ai des doutes
    CG

  3. BA dit :

    Merci de votre réponse.

    A mon humble avis, l’euro ne va pas survivre.

    Les pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie.

  4. Desmeuzes dit :

    BA, je partage ton point de vue et celui de Charles Gave, l’euro ne pourra pas survivre.
    Ils vont essayer de tout faire pour garder cette construction politique, mais ils échoueront.
    Amicalement.
    Marc

  5. Jean-Marc Mirande dit :

    Bonjour Monsieur Gave,
    Il y a bien plusieurs Dollars : US, Canadien et Australien.
    Pourquoi pas deux euros : un euros du Nord et un euro du Sud ?
    Ou un euro faible et un euros Fort se qui stimulerai les états qui se trouveraient dans l’euro faible ?
    En attendant que l’Europe ait une politique économique commune.
    Cordialement

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