« Les prix sont faits à la marge » Article de Charles Gave du 7 Janvier 2011

A plusieurs reprises dans les échanges que j’ai eu avec les lecteurs sur les matières premières en général et leurs prix en particulier, j’ai mentionné dans une phrase un peu cryptique que ‘les prix des matières premières étaient faits a la marge« , comme tous les autres prix dans les marches libres d’ailleurs.

De nombreux lecteurs du coup m’ont demande ce que je pouvais bien  vouloir dire par la.

Je vais donc essayer d’expliquer cette notion absolument centrale, pour tous ceux qui cherchent à comprendre l’évolution des marchés financiers (et de l’économie) aussi simplement que je le peux.

 

Prenons le pétrole.

La consommation, c’est à dire la demande de pétrole est d’environ 85 million de barils / jour en ce moment.

Si la capacité de production, l’offre, est de 87millions de barils par jour, et que donc il existe une capacité excédentaire d’environ 2 millions de barils par jour, personne ne se fait trop de souci et les prix sont stables, voir en légère baisse.

Imaginons que des évènements politiques interviennent au Moyen Orient ou au Nigeria, qui réduisent l’offre de façon temporaire de 3 millions de barils par jour.

La demande devient supérieure a l’offre de 1 million de barils par jour ce qui représente un déficit de 1.1% entre la demande et l’offre.

 

Le lecteur conviendra que 1.1% ne représente pas grand chose et pourtant sur ce déficit, les prix du pétrole vont s’envoler et passer de 90 dollars par baril à 120 ou 130…, c’ est à dire une hausse de 40% ou 50 %, ce qui parait excessif

 

Pourquoi?

 

La demande de pétrole est inélastique dans le court terme (autre notion économique importante), ce qui veut dire que si vous avez besoin de pétrole pour faire tourner votre usine, dans le court terme vous serez prêts à payer n’importe quel prix pour y arriver.

Il va donc falloir que le prix monte jusqu’a ce que la demande baisse de 1 million de barils par jour , les plus faibles ou les moins capables de payer se décourageant les premiers

C’est à dire que le prix total que le monde entier va payer pour son pétrole va être déterminé par la demande marginale du dernier million de barils et non pas par la demande moyenne.

Qui plus est si l’offre et la demande sont très proches, tout le monde sait qu’une dislocation entrainerait le prix a la hausse et tout le monde fait des stocks, ce qui contribue à faire monter les prix encore plus.

Ce phénomène fonctionne dans les deux sens. Imaginons maintenant que compte tenu du prix élève atteint par l’or noir, les Chinois décident de bâtir une trentaine de centrales nucléaires et de cesser de bruler du pétrole pour fabriquer de l’électricité (c’est le cas)

La demande mondiale baisse à 84 millions de barils par jour, tandis que l’offre augmente en raison de nouveaux gisements mis en exploitation, disons de 3 millions de barils

Nous avons maintenant 4 millions de barils excédentaires.

Les acheteurs vont se mettre à faire du « shopping », allant d’un producteur à un autre en disant  » et votre baril, vous, vous le vendez a combien ? », un peu comme sur la place du marché pour une botte de poireaux quand les étals sont entrain de fermer.

Du coup, plus personne ne fait de stocks, les stocks existants sont liquides, et les prix s’écroulent de 30% ou 40 %…

Le même phénomène existe dans tous les systèmes de prix libres, tels que les marchés financiers

La capitalisation boursière d’IBM est égale au nombre d’actions multiplie par le dernier cours, lui même le résultat de l’interaction entre le dernier acheteur et le dernier vendeur

 

Ce qui compte pour déterminer le prix, c’est donc les variations de l’offre et de la demande sur la plus récente période, qu’il est convenu d’appeler l’offre marginale et la demande marginale. (Dérivée première pour les matheux).

 

Allons plus loin et introduisons les attentes des opérateurs dans les marches.

Imaginons que ces braves gens pensent que la demande de pétrole Chinoise va monter jusqu’à la fin des temps de 5 % par an.

Ils intégreront cela dans leurs calculs et achèteront du pétrole  » a terme » pour se couvrir contre l’inévitable hausse. Les prix aujourd’hui refléteront cette demande future, les arbitragistes étant la pour ça

Cependant, ils font une légère erreur.

A la place de monter de 5 % par an, la demande Chinoise augmente de 2 % par an.Les prix s’effondrent…

Et c’est ce point que les gens ont beaucoup de mal à comprendre

Si la demande passe de TRES forte a SIMPLEMENT forte, les prix s’effondrent, puisque les prix sur les marchés a terme intègrent la demande TRES forte.

Eh oui, les marchés sont faits à la marge

Et c’est pour ces raisons que je suis pessimiste sur les matières premières.

La demande est en train de passer de très forte a simplement forte…

 

Et les prix vont s’écrouler, à la surprise générale.

 

CG

 

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A propos IDLibertés

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59 commentaires pour « Les prix sont faits à la marge » Article de Charles Gave du 7 Janvier 2011

  1. Phlippe Faucompré dit :

    Bonjour Monsieur Gave !
    Votre démonstration est lumineuse !
    J’aurais aimé vous avoir comme prof de Sciences Eco lorsque, il y a 45 ans, je préparais l’Expertise Comptable.
    Par contre je ne comprends pas votre affirmation par laquelle vous énoncez comme un fait évident que la demande de matières premières va passer de tres forte à simplement forte, générant un écroulement des prix .
    La croissance très forte de la Chine, des BRICS, et autres émergents ne va t elle pas, au contraire, encore augmenter la demande en matières premières ?
    Pouvez vous nous expliquer cette baisse proche et future de la demande ?

    merci

    PF

    • Cher Monsieur
      Vous posez la une des questions les plus difficiles a expliquer, mais je vais m’y employer.
      Prenons le cas de la production d’acier en Chine ou la demande est passe de 200 millions de tonnes/an a 400 millions puis a 600 millions, et cela en quelques annees
      La capacite de production d’acier a du monter pour satisfaire cette demande,mais cette production devait servir deux demandes
      La demande finale pour les maisons, les lignes de chemein de fer etc..
      La demande d’acier neessaire pour batir les hauts fourneaux qui allaient produire cet acier
      Cette deuxieme demande ne continue a monter que tant que demande primaire est en forte hausse.
      Imaginons que la demande d’acier en Chine se stabilise a 550 millions de tonnes par an, nous nous retrouverons avec une capacite excedentaire de 50 millions de tonnes
      Et comme les prix sont faits a la marge…
      Le programme d’investissements Chinois en infrastructure a ete absolument gigantesque et sans exemple dans l’histoire
      Aujourd’hui 90 % des Chinois vivent a moins de 50 kms d’une autoroute ou d’une voie de chemin de fer
      Je pense, mais bien sur je n’ai aucune certitude, que nous allons passer de la croissance a la stabilisation a un niveau eleve.
      L’effet sur les matieres premieres pourrait etre tres fort .
      Donc je me mefie
      Mais je suis peut etre beaucoup trop tot
      L’avenir le dira
      Amicalement

  2. Jean-Jacques dit :

    Bonsoir Monsieur GAVE,
    pour un financier ou une personne qui place un peu, je comprends l’intérêt de vos conseils ; mais pour le pekin lambda qui estime que sa retraite est à peine suffisante et ne peut que regarder le taux du livret A, pourriez-vous plus souvent nous faire des démonstrations aussi claires que celle d’aujourd’hui ?
    Un professeur d’économie m’avait bien expliqué la « théorie marginaliste » il ya de nombreuses années mais votre explication est lumineuse. Il faut continuer, même si je ne peux pas suivre vos conseils (retraite trop faible) nous expliquer les petites raisons qui font les grands bouleversements de la macro-économie et des marches financiers.

  3. LEPRINCE Pascal dit :

    Bonjour Mr Gave

    Concernant ce prix des matieres premieres,nous sommes bien d’accord sur le fait de savoir si la demande est en train de passer de tres forte à forte.Existe t il un indicateur avancé qui vous fait présentir une telle évolution ? Car a contrario, les dernières prévisions de croissance aux USA semblent plutot aller vers une augmentation du taux annuel du PIB .L’évolution récente du USD pourrait bien également en etre la confirmation.
    Des lors,en raison de l’effet moteur de l’économie US sur le reste du monde ,ne peut on penser que nous sommes plutot dans une période où la demande de matieres premieres pourrait encore croitre à un rythme plus élevé ?

  4. Bernard dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce blog, pour cet article très intéressant – comme tous les autres ! -, pour le temps passé avec vos lecteurs.

    Cordialement.
    Bernard

    • El oso dit :

      Cher Monsieur Gave,
      Merci pour ces éclaircissements.
      Une question pourtant. J’ai lu il y a quelque temps déjà que sous la pression de Goldman Sachs, puis d’autres grosses banques d’investissement américaines, l’accès au marché des commodities leur avait été ouvert, alors que depuis les lois prises à la suite de la crise de 29 cela leur était interdit.
      N’y a-t-il pas là un effet accélérateur des mécanismes que vous décrivez si bien?

      • El oso dit :

        Je veux dire par là un aspect spéculatif renforçant les mécanismes de marché?

      • Cher Monsieur
        je ne savais pas cela
        Cela prouve que la these que je defends dans mon livre de la mise sous controle des poliiques par les banquiers est toujours valable
        Ce qui est bien ennuyeux
        Amicalement
        CG

  5. fabrice dit :

    Très intéressante votre démonstration , ca coule sous le sens et pourtant effectivement peu de gens ont conscience de ce que vous nous expliquez ici, l’absence complète de proportionnalité entre un prix et la prétendue rareté du produit considéré.
    Question : considérez vous que cette règle s’applique aussi au marché immobilier, notamment francais. En tant que jeune prétendant à l’achat immobilier, je peine réellement à comprendre les évolutions actuelles de ce marché, mais qui doivent je pense s’apparenter un peu à ce que vous nous décrivez? merci de votre réponse

    • Cher Monsieur
      Le marche Immobilier est un animal un peu special dans la mesure ou l’offre est terriblement limitee par les reglementations des politiciens et que Paris ets une bien belle ville
      Je reste cependant persuade que devant l’ampleur des deficits budgetaires, il ne reste guere que l’immobiler a taxer
      La consommation c’est fait
      Le travail c’est fait
      les riches c;est fait et ils sont tous a Bruxelles
      Les entreprises elles se barreront aussi a l’etranger, si ce n’est deja fait
      L’immobilier ne peut pas prendre le train pour Bruxelles ou l’avion pour Geneve
      Donc je suis mefiant
      CG

      • ungars dit :

        Quelles seraient les conséquences d’une brutale diminution des loyers pour les faire revenir au tarif d’il y a 12 ans environ ?
        Quelles seraient les conséquences d’une taxe sur les ventes immobilières, qui ne laisseraient dans les poches du vendeur que 20 % de la plus-value et les 80 % dans une institution ad-hoc pour rembourser la dette vis-à-vis des non-résidents ? Soit un bien acheté 100, revendu 200 : donc 20 pour le vendeur, 80 pour le remboursement de la dette.

      • ungars dit :

        Suite de « 9 janvier 2011 à 8 08 27 01271 » : quelle serait le régime politique à mettre en place pour atteindre ces objectifs ? J’imagine que l’on se heutre ici violement aux intérêts de certaines castes…

  6. ben dit :

    merçi,mrs gave
    une fourchette de temps sans rentrer dans prévisions de mde soleil:pour j-e todd:2011 année de tout les dangers(éclatement de la zone euro,mort + ou – de l’euro ect)!à votre avis?

    • Cher Monsieur
      Le prix d’un bien est egal a la valeur actualisee des revenus apres impots qu’il generera dans le futur
      Si donc vous augmentez les impots, le prix de ce bien baissera de la valeur actualisee de ces impots
      Dans votre cas, l’immobilier baissera suffisament pour que les plus evalues existantes disparaissent tout simplementet soient remplacees par des pertes
      Amicalement
      CG

  7. El oso dit :

    Cher Monsieur Gave,

    Je vous ai posé une question à la fin de votre post « les banques en question ».
    J’apprécierais énormément votre réponse car il me paraît très difficile d’être à la fois libéral, pro-républicain et en même temps considérer que les banques n’ont aucune responsabilité dans la crise, ce que certains auteurs comme Guy Sorman n’hésitent pas à faire.
    Merci d’avance.
    Amicalement

    • Cher Monsieur
      les banques ont une enorme responsabilite dans la crise, mais une reponsabilite si j’ose dire secondaire
      les banques, comme elles creent de la monnaie doivent etre reglementees par des autorites de controle, qui dependent de l;’etat ou de la banque centrale
      La ou les autorites de controle ont fait leur boulot, nous n’avons eu aucun probleme: Canada, Australie, Suede, Nouvelle Zelande, Hong-Kong, Singapour, voir France
      La ou les autorites de controle ont failli, USA, GB, Irelande etc.., nous avons d’immenses problemes
      C’est un peu comme dans un match de rugby: si l’arbitree st mauvais, les joueurs finissent par se taper dessus
      je ne saurai trop vous conseiller de lire mon avant dernier livre « liberal mais non coupable » dans lequel j’explique la genese de cette crise
      Lisez le et revenez vers moi sI apres coup si vous avez toujours des questions
      Amicalement
      CG

  8. El oso dit :

    Cher Monsieur Gave,
    Pardonnez-moi cette intervention hors sujet.
    Je crois me souvenir que vous ne placez pas l’énergie dans le secteur « communiste ».
    Est-ce à dire que l’état devrait vendre ses participations dans EDF, GDF et Areva, selon vous?
    Ou faut-il maintenir la notion de secteur stratégique, où la présence de l’état est incontournable?

  9. El oso dit :

    En d’autres termes, où est la limite entre patriotisme économique et libéralisme?

  10. roger dit :

    Cher monsieur Gave, merci pour cet article.

    Je pense que vous avez raison trop tôt. Cependant, beaucoup d’opérateurs anticipe eux aussi….alors….

    En revanche, pour les MP agricoles, je pense que nous somme sur un trend haussier long terme, l’offre dépendant surtout de la bonne volonté du climat, et de la capacité des paysans a financer la mise en terre. Ce qui dans les pays qui gonflait l’offre m’apparais bien difficile cette année.

  11. Desmeuzes dit :

    Bonsoir Monsieur Gave,

    Comme vous nous avez dit de surveiller le niveau des CDS pour la France, je signale qu’il atteint un niveau encore jamais vu en France (plus de 100).

    Amicalement.
    Marc

  12. H20 dit :

    Bonsoir,

    pour les CDS au jour, peut-être ce lien (?) :
    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CFRTR1U5:IND

  13. ben dit :

    Les USA pourraient dépasser leur plafond d’endettement le 31/03
    jeudi 6 janvier 2011 17h19

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    [-] Texte [+]

    WASHINGTON, 6 janvier (Reuters) – Les Etats-Unis, confrontés au risque théorique d’un défaut de paiement dès le 31 mars, seront exposés à de graves conséquences si le Congrès ne relève pas d’ici là leur limite légale d’emprunt, a prévenu jeudi le secrétaire au Trésor Timothy Geithner.

    Si le Congrès restait inactif, les Etats-Unis feraient défaut, une situation qui ne s’est jamais produite et qui, prévient Timothy Geithner, aurait des conséquences « potentiellement bien plus graves que les effets de la crise financière de 2008 et 2009 ».

    « Un défaut, même de court-terme ou limité, aurait des conséquences économiques catastrophiques qui dureraient des décennies », souligne-t-il dans une lettre adressée au chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid.

    Il est difficile de prédire exactement à quelle date le seuil de 14.300 milliards de dollars, qui plafonne actuellement la dette américaine, sera franchi, ajoute le secrétaire au Trésor, qui invite toutefois le Congrès à agir avant la fin du trimestre. « Le département du Trésor estime à présent que la limite d’endettement pourrait être franchie dès le 31 mars 2011, et en tout cas selon toute vraisemblance entre cette date et le 16 mai 2011. »

    Timothy Geithner précise que ses services pourront en cas de besoin suspendre les émissions d’emprunts des Etats et collectivités locales, mais qu’il préfèrerait ne pas recourir à un outil qu’il juge perturbateur.

    (Glenn Somerville, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Nicolas Delame)

  14. erresse dit :

    Bonjour Monsieur Gave,
    la lecture de votre dernier livre m’amène à vous poser la question suivante:
    Les orientations politiques et economiques des derniers mois vous font-il garder votre optimisme du dernier chapitre, concernant la France et son évolution economiqe ? Il me semble que nous plongeons encore plus … être français me pèse de plus en plus …

  15. SIMON Pierre dit :

    La MTO est le résultat de nombreux facteurs interdépendants : température et gradients de température, pression et différentiels de pression…etc On ne saurait prédire le temps en ne retenant qu’un seul élément.

    Le prix des matières premières repose aussi sur de nombreux facteurs : n’est ce pas trop simplificateur et approximatif de privilégier la loi du marché, loi qui ne peut tenir compte des inventions futures (par définition puisqu’elles ne sont pas connues !) ?

    Pour preuve, dans le cas du pétrole, les fluctuations semblent plus liées à la variation des stocks U.S., stocks sans corrélation directe avec la loi du marché mais dépendant de la spéculation.
    A ce sujet, ces stocks sont connus à 5% mais une variation de 2 % (donc mathématiquement non significative) génère un ajustement immédiat : les spéculateurs tirent « plus vite que leur ombre »…

    Seul le résultat immédiat compte, sans prospective….la loi du marché est polluée par la cupidité !

  16. Cher Monsieur
    La cupidite est un terme qui tient de l’analyse morale et n’a pas grand chose a voir avec l’analyse economique
    Les speculateurs qui tirent plus vite que leur ombre remplissent une fonction fort utile qui est de donner de la liquiditre a des marches qui en ont bien besoin, ce que reconnaissent touless les etudes faites sur ce sujet.
    Les speculateurs ameliiorent le fonctionnement des marches, au bnefice des consommateurs
    Bref, dire que les speculateurs sont cupides c’est dire que les marteaux sont immoraux ou une canne a peche coupable
    Le marche est un outil, point barre
    Epargnez moi de grace les couplets christiano gaucho sur la nocivite du marche, a comparer bien enetendu avec la bonte de l’Eta Stalinien
    Croyez vous que l’education nationale et la sante publique n’iraient pas mieux si on creait un vrai marche dans ces secteurs comme l’a fait la Suede?
    La France creve de l’absence de marche
    CG

    • philippe dit :

      Cher Monsieur Gave,

      le débat fait rage en ce moment aux usa pour relever ou non le plafond de la dette.
      Le poids de l’état en termes de dépenses publiques est au plus haut depuis 5 ans @ 25% du PNB.
      Que faire avec la possibilité de créer plus de dettes sinon s’offrir la possibilité de toujours plus dépenser et donc d’avoir un « big gov » au lieu d’une « big society »…avec un corollaire très négatif pour les marchés actions.

      Il n’est pas certain que Ron Paul et Cie (dont son fils) seront capable de contrer cette tentation d’un gouvernement plus gros.

      Même si Ron Paul vien d’être nommé à un posté clé d’audit de la Fed…

      Que pensez-vous du relèvement possible de ce plafond et de ces conséquences globales?

      Bonne soirée

      • Cher Monsieur
        C’est tout le debat a venir dasn toutes nos democraties
        En democracie, il n y a pas de taxation sans representation
        Or par l’emprunt, nous taxons nos enfants et nos petits enfants, non pas pour faire des investissemensts, ce qui serait acceptable mais pour maintenir notre niveau de vie a court terme, ce qui ne l’est pas
        Il faut empecehr une fois pour toutes les hommes politiques d’emprunter pour acheter des voix avec le produit de l’emprunt
        Sinon, la Democractie ne veut plus rien dire
        Amicalement
        CG

    • SIMON Pierre dit :

      Je vous présente mes excuses et je retire la cupidité, ce chiffon rouge qui vous dérange.
      Je vous rends hommage pour votre explication et votre démonstration de ce qu’est « le prix de marché à la marge ». (Qui est quand même la base du libéralisme)
      Je voulais simplement participer à votre blog démocratique pour faire part de ma propre réaction : je vois rouge moi aussi à cause de cette « marge » qui permet les interventions « de surface », les « animations de marché »….les « magouilles » qui discréditent le libéralisme.
      Je m’explique par une image : le marché (lorsqu’il existe et ce n’est pas toujours le cas malheureusement #1) est un océan animé dans ses couches profondes par des courants ordonnés, utiles, prévisibles et maîtrisables mais c’est aussi un océan agité en surface par des influences externes (la lune, le vent…) créant ces tempêtes de surface « à la marge », tempêtes qui diabolisent les océans….
      Le prix du pétrole est régi en profondeur par des règles et des lois mais il est agité quotidiennement par les vents aléatoires de la spéculation.
      La spéculation c’est comme les rats : c’est utile pour nettoyer les égouts mais ça propage la peste.

      #1 En fait, on touche là le vrai problème : le prix des choses et des services. Pour l’économiste libéral la « fair value » est basé sur le « mark to market » Mais ce prix du marché (que je préfère appeler le « prix marchand ») ne s’applique que pour des actifs cotés sur un marché liquide avec des transactions significatives…et sincères. Lorsqu’il n’y a pas de marché, les comptables ne manquent pas d’imagination pour refondre à leur convenance la norme IAS 39 (valeur d’expertise, valeur de connivence décorellée de la réalité…)
      Pour d’autres économistes, disons sociaux libéraux ou humanistes, la valeur réelle d’utilité (ne produire que ce qui est utile pour l’homme) ou le coût de revient équitable (juste récompense du travail) remplacent ce prix marchand.

      Peut-on parler d’économie sans tenir compte du fait social ? L’économie est-elle une fin (créer de la valeur pour la valeur) ou un moyen (créer de la richesse pour l’homme) au service du politique (chargé de répartir ces créations) ?
      Ceux qui citent Frédéric BASTIAT devraient se rappeler qu’il était classé socialiste, et qu’il considérait l’économie comme un outil social.

  17. ERIC dit :

    Monsieur GAVE, en réponse à certains commentaires de vos bloggeurs, dont je trouve les commentaires effrayants
    « Pour d’autres économistes, disons sociaux libéraux ou humanistes, la valeur réelle d’utilité (ne produire que ce qui est utile pour l’homme) ou le coût de revient équitable (juste récompense du travail) remplacent ce prix marchand. »
    car j’aimerais bien savoir qui a la prétention de dire ce qui est bien pour moi? et je ne parle même pas de « le coût de revient équitable (juste récompense du travail) »

    Un seul discour suffit, c’est celui inaugural de ce grand Président dont on s’est beaucoup moqué en France, Ronald REAGAN. j’ai toujours les frissons à chaque lecture, c’est pour moi, presque des paroles d’évangiles:
    « Sénateur Hatfield, Monsieur le Chef de la Justice, Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président Bush, Monsieur le Vice-président Mondale, Sénateur Baker, Porte-parole O’Neill, Révérend Moomaw, mes chers compatriotes,

    Pour beaucoup d’entre nous, ce jour est un jour solennel très important, et pour notre pays c’est un jour d’évidence. Le transfert des pouvoir selon l’autorité de notre Constitution est devenu une routine depuis presque deux cents ans, et nous sommes nombreux à oublier à quel point nous sommes privilégiés en réalité. A travers le monde, cette cérémonie qui vient tous les quatre ans, et que nous tenons pour un fait normal, n’est pas moins qu’un miracle.

    Monsieur le Président, je souhaite que nos compatriotes sachent a quel point vous avez porté cette tradition. Par votre généreuse coopération dans ce processus de transition, vous avez montré au monde qui nous regarde que nous sommes une nation unie et plaidant pour le maintien d’un système politique garantissant le plus haut niveau de liberté individuelle que partout ailleurs, et je vous remercie, vous et vos équipes pour toute votre aide afin de maintenir cette continuité qui est le fondement de notre république.

    Le travail de notre pays est d’aller de l’avant. Ces Etats-Unis sont confronté a des difficultés économiques de grande ampleur. Nous souffrons de la plus longue et de la plus grande inflation de toute notre histoire nationale. Elle déforme les décisions économiques, pénalise l’effort et détruit le courage des jeunes et les revenus fixes des retraités pareillement. Elle menace de bouleverser la vie de millions de personnes.

    Les industries déclinent et plongent les travailleurs dans le chômage, la misère humaine et l’indignité. Ceux qui travaillent n’ont pas un juste retour de leurs efforts à cause d’une fiscalité qui les pénalise et qui nous empêche de maintenir la productivité.

    Mais aussi lourde soit la charge fiscale, elle reste insuffisante par rapport à la dépense publique. Depuis des décennies nous avons empilés les déficits sur les déficits, hypothéquant notre futur, le futur de nos enfants pour satisfaire les besoins du présent. Poursuivre dans cette direction, c’est ce garantir une crise sociale, culturelle, politique et aussi économique encore plus grande.

    Vous et moi, en tant que personnes, pouvons vivre paresseusement sur nos acquis, mais seulement pour une période de temps limitée. Pourquoi alors penserions nous que le pays, collectivement, serait épargné par la même limitation? Nous devons agir aujourd’hui.

    Les maladies de l’économie dont nous souffrons sont nées il y a plusieurs décennies. Elles ne partiront pas aujourd’hui, ni ces prochaines semaines, ni dans les prochains derniers mois, mais elles partiront. Elles partiront parce que nous, les Américains, nous sommes capables aujourd’hui, et nous l’avons prouvé dans le passé, de faire ce qu’il est besoin de faire pour protéger ce dernier et grand bastion de la liberté.

    Dans la crise actuelle, le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes; le gouvernement est le problème. De plus en plus nous avons été tenté de croire que la société est devenue trop complexe pour se gouverner elle-même, que le gouvernement d’un groupe d’élite est supérieur à un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Et bien, si personne parmi nous n’est capable de se gouverner par lui-même, qui parmi nous a la capacité de gouverner les autres? Tous ensemble, dans et en dehors du gouvernement, nous supportons la charge. Les solutions que nous voyons doivent être équitables, et personne ne doit être distingué pour payer un prix plus élevé. Nous entendons beaucoup de catégories défendant des intérêts particuliers. Et bien, notre but va être de porter notre attention sur les groupes qui ont été trop longtemps négligés. Cela signifie qu’il n’y a pas de secteurs réservés, ou de divisions ethniques, et raciales, et c’est une partie des lignes politiques. Il s’agit des hommes et des femmes qui produisent notre nourriture, assurent la sécurité de nos rues, travaillent dans les mines et les usines, enseignent nos enfants, gardent nos maisons, et nous soignent lorsque nous sommes malades, les indépendants, les industriels, les commerçants, les employés, les chauffeurs de taxis et les conducteurs de camions. Ils sont, pour résumer, “Nous le peuple” et ont les appellent des Américains.

    L’objectif de cette Administration sera d’atteindre une économie saine, vigoureuse et croissante qui donnera d’égales opportunités à tous les Américains sans aucune discrimination ni barrière religieuse. Remettre l’Amérique au travail signifie remettre les Américains au travail. En finir avec l’inflation signifie libérer les Américains de la terreur de la hausse du coût de la vie. Tous doivent profiter du partage de la productivité du travail de ce “nouveau commencement” et tous doivent partager le bienfait d’une économie ressuscité.

    Avec l’idéal et le respect qui sont le socle de notre système et de notre force, nous pouvons vivre dans une Amérique forte et prospère, en paix avec elle-même et le monde.

    Puisque nous avons commencé, faisons la liste. Nous sommes une nation qui a un Etat, et non autre chose. Et ça fait de nous une nation différente des nations de la terre. Notre gouvernement n’a pas d’autre pouvoir que celui que lui donne le peuple. Il est temps de contrôler et de faire reculer la croissance de l’Etat, lequel a tous les signes montrant qu’il a grossi au delà du consentement des gouvernés.

    Il est dans mes intentions de réduire la taille et l’influence de la structure fédérale et de demander à ce que soit distingués les compétences entre le gouvernement fédéral et ceux qui appartiennent aux Etats ou aux personnes. Nous avons tous besoin de nous rappeler que le gouvernement fédéral n’a pas créé les Etats, mais que ce sont les Etats qui ont créés le gouvernement fédéral.

    Maintenant, afin qu’il n’y ai pas de malentendus, il n’est pas dans mon intention d’éloigner le gouvernement. C’est mieux s’il fait son travail, s’il travaille avec nous, non contre nous, pour nous aidé et non pour vivre sur notre dos. Le gouvernement peut et doit fournir des opportunités, non les éteindre, renforcer la productivité, et non l’éliminer.

    Si nous cherchons la réponse pour savoir pourquoi pendant des années nous avons prospéré plus que les autres peuples de la terre, c’est parce que, ici, dans ce pays, nous avons utilisé l’énergie et mis en valeur le génie humain pour mettre en œuvre ce qui n’avait jamais été fait avant. La liberté et la dignité de l’individu ont été plus grande et mieux assuré ici que partout ailleurs dans le monde. Le prix pour cette liberté a été élevé, mais nous n’avons jamais rechigné à payer ce prix.

    Ce n’est pas une coïncidence si nos difficultés présentes sont parallèles et proportionnelles à l’intervention et à l’intrusion dans nos vies d’une excessive et inutile croissance de l’Etat. Il est temps pour nous de comprendre que nous sommes une trop grande nation pour nous limité à de petits rêves. Nous ne sommes pas, comme nous aimerions le croire, promis à un déclin inévitable. Je ne crois pas que nous nous effondrerons sans que cela ait un rapport avec ce que nous faisons. Je crois en fait que nous nous effondrerons si nous ne faisons rien. Aussi, avec toute l’énergie créative qui nous commande, laissons nous ouvrir l’ère de la renaissance nationale. Laissons renaître notre détermination, notre courage, notre force. Et laissons renaître notre foi et notre espérance.

    Nous avons chacun le droit d’avoir un rêve héroïque. Ceux qui disent que nous sommes à une époque ou il n’y a pas de héros, ne savent pas où regarder. Vous pouvez voir des héros chaque jour en dehors et dedans les usines. D’autres, très nombreux, produisent suffisamment de nourriture pour nous nourrir tous et aussi le monde entier. Vous pouvez voir des héros ici et là parce que partout, il y a des héros. Il y a les entrepreneurs qui croient en eux et qui croient en une idée qui crée de nouveaux emplois, une nouvelle richesse et une nouvelle opportunité. Ils y a les particuliers et les familles qui paient les taxes du gouvernement et qui font des dons volontaires pour soutenir les églises, la charité, la culture, l’art et l’éducation. Leur patriotisme est tranquille, mais profond. Ils soutiennent les valeurs de notre vie nationale.

    J’ai utilisé les monts “ils” et “leur” en parlant de ces héros. J’aurai pu dire “vous” et “votre” parce que les héros dont je parle, c’est vous, les citoyens de cette terre bénie. Vos rêves, vos espérances, vos buts vont devenir les rêves, les espérances et les buts de cette Administration, avec l’aide de Dieu.

    Nous devons refléter la compassion qui est une part de nos vêtements. Comment aimer notre pays sans aimer ses habitants, en les aimant, en leur tendant la main quand ils tombent, en les soignant quand ils sont malades et en leur offrant des opportunités pour les rendre auto-suffisants pour qu’ils deviennent égaux dans les faits et pas seulement dans la théorie? La réponse est sans équivoque, c’est “oui”. Pour paraphraser Winston Churchill, je n’ai pas prêté serment, j’avais juste l’intention de présider à la dissolution de la plus forte économie du monde.

    Dans les jours à venir, je ferais barrage a ce qui a ralenti notre économie et réduit sa productivité. Les étapes que nous feront auront pour objectif de restaurer l’équilibre entre les différends niveaux de gouvernement. La progression peut être lente, se mesurer en millimètre et en centimètres, pas en kilomètres, mais nous progresserons. Il est temps de révoquer ce géant industriel, de remettre le gouvernement dans ses limites et de lever le système fiscal punitif. Et ce sera nos premières priorités, et nous ne feront aucun compromis sur ces principes.

    Au commencement de la lutte pour notre indépendance, un homme qui fut un des plus grands parmi les Pères Fondateurs, le Docteur Joseph Warren, président du Congrès du Massachussets, à dit à ses concitoyens américains, “Notre pays est en danger, mais ne désespérez pas… De vous dépend la fortune de l’Amérique. Vous devez décider qu’elle sont les questions sur lesquelles reposent le bonheur et la liberté des millions à naître. Agissez par vous mêmes“.

    Je pense que les Américains d’aujourd’hui sont prêts pour agir par eux-mêmes, prêts à faire ce qui doit être fait pour assurer le bonheur et la liberté de nous mêmes, de nos enfants et des enfants de nos enfants. Et si nous renaissons nous mêmes aujourd’hui dans notre terre, nous serons perçu comme la plus grande force dans le monde. Nous devons encore donner l’exemple de la liberté et relancer l’espérance de ceux qui ne l’on pas encore.

    Aux voisins et aux alliés qui partagent notre liberté, nous renforcerons nos liens et les assurerons de notre soutien et de notre ferme engagement. Nous servirons la loyauté avec la loyauté. Nous entretiendrons des relations de bénéfices mutuels. Nous n’utiliserons pas notre amitié pour l’imposer sur leur souveraineté parce que notre propre souveraineté n’est pas à vendre.

    Aux ennemis de la liberté, ceux qui sont nos adversaires potentiels, ils devront se souvenir que la paix est la plus grande aspiration du peuple américain. Nous négocierons pour ça, nous ferons des sacrifice pour ça mais nous ne nous rendrons pas, ni aujourd’hui, ni jamais.

    Notre volonté ne devrait pas être mise à l’épreuve. Notre répugnance pour la guerre ne doit pas être méjugée comme une faillite de notre volonté. S’il faut agir pour préserver la sécurité nationale, nous agirons. Nous maintiendrons une force suffisante pour la garantir en cas de besoin, tout en sachant que nous espérons ne pas avoir à nous en servir. Nous devons comprendre qu’aucun arsenal ni aucunes armes dans les arsenaux du monde ne sont plus puissants que la volonté et le courage des hommes et des femmes libres. C’est une arme dont nos adversaires aujourd’hui dans le monde ne possèdent pas. C’est une arme que les Américains possèdent. Il faut que ce soit compris par ceux qui pratiquent le terrorisme et prions pour leur voisins.

    J’ai parlé de ces milliers de rencontres pastorales qui ce sont tenues ces jours, et j’en suis profondément heureux. Nous sommes un pays sous la garde de Dieu et je crois que Dieu attend de nous que nous soyons libres. Je pense qu’il serait bien que chaque jour inaugural soit dans les années futures déclarer jour de prières.

    C’est la première fois dans notre histoire que cette cérémonie s’est tenue, comme vous l’avez remarqué, sur le flanc Ouest du Capitole. Être ici, avec une vue magnifique, s’ouvrant en grand sur la beauté et l’histoire de la ville. A la fin de cette ouverture, nous sommes petits face aux géants.

    En face de moi, il y a le monument d’un homme monumental, Georges Washington, le père de notre pays. Un homme d’humilité et de grande sobriété. Il a conduit une Amérique à la victoire pour devenir un foyer national. Sur une rive, le mémorial de Thomas Jefferson. La flamme de la Déclaration d’Indépendance et son éloquence. Et là, se reflétant dans le Reflecting Pool, les colonnes du Mémorial de Lincoln. Chacun pourrait lire dans le cœur de Lincoln le sens qu’il avait de l’Amérique.

    Ces monuments de l’héroïsme de la rivière Potomac jusqu’au collines du Cimetière National d’Arlington avec ces signe blancs des Etoiles de David représentent seulement une toute petite partie du prix qu’il a fallu payer pour notre liberté.

    Chacune de ces marques est un monument à la gloire des héros dont je parlais tout à l’heure. Leurs vies se sont terminées là dans des endroits appelés Belleau Wood, The Argonne, Omaha Beach, Salerno, et ailleurs autour du monde à Guadalcanal, Tarawa, Pork Chop Hill, le Chosin Rerservoir, et par centaines dans les rizières et les jungles du Vietnam.

    Sous une marque repose un jeune homme, Martin Treptow, qui a quitté son emploi de barbier d’une petite ville en 1917 pour aller en France dans la fameuse Rainbow Division. Il fut tué en essayant de porter un message entre les bataillons sous le feu d’une terrible artillerie.

    On nous a dit que le corps fut trouvé un beau jour. Sur un feuille portant le titre, Ma plaidoirie, il avait écrit ces mots “L’Amérique doit gagner cette guerre. J’y travaillerais, je m’y efforcerais, je me sacrifierais et je supporterais ses rigueurs, je lutterais durement et je ferais de mon mieux même si l’issue ne dépendais que de moi.“

    La crise à laquelle nous faisons face ne demande pas le genre de sacrifice que Martin Treptow et des milliers d’autres ont fait. Cependant, notre plus grand effort est de croire en nous mêmes et de croire en notre capacité pour remporter de grands défis, de croire qu’ensemble avec l’aide de Dieu nous pouvons résoudre les problèmes auxquels nous faisons face.

    Et après tout, pourquoi ne devrions nous pas y croire? Nous sommes des Américains.

    Dieu vous bénisse. Merci »

    C’est ce que j’appelle la tres grande Classe.

    ERIC.

    • SIMON Pierre dit :

      Mon cher Éric, je suis navré de vous avoir « effrayé », je voulais juste vous faire réfléchir à d’autres hypothèses. Au fait, pourquoi êtes-vous effrayé?

  18. Bernard dit :

    Bonsoir à tous,

    Dans le prolongement de la réponse de Charles Gave du 11 janvier 2011, le « documentaire » de France 2 avec Pierre Arditi – le Monsieur LCL de la publicité ! – apporte une autre réflexion :

    http://www.pluzz.fr/fric-krach-et-gueule-de-bois—.html

    Mais le chômage durant les les années Reagan a-t-il retenu l’attention de Daniel Cohen durant ce « reportage » ?

    Cordialement.
    Bernard

    • Cher Monsieur
      Quand Reagan est arrive au pouvoir le chomage aux usa etait de 7. 5 % de la population active
      Quand il l’a quitte le chomage etait a 5%
      L’inflation etait a 15 % quand il est arrive, a 4 % quand il est parti
      L’emploi est passe de 100 millions a 111 millions pendant son mandat
      peu de presidents ont fait aussi bien et certainement aucun en France depuis de Gaulle et surout pas Mitterand . Pendant que le chomage bassiaIt de 50 % aux USA il montait de 33 % en France pendant la meme periode et l’emploi total baissait,chez nous bien entendu
      Mais chahcun aura compris que Reagan etait une brute abominable et Mitterand un humaniste au coeur genereux
      La realite est que le premier etait competent et que l’autre d’une incompetence qui depasse l’entendement
      Amicalement
      CG

      • philippe harnois dit :

        Cher Monsieur,
        Vous oubliez de rappeler que ce plein emploi s’est fait sur la base d’une augmentation considérable des inégalités pendant cette période et qu’il a déclenché une crise qui n’est pas prête de s’arrêter.
        Remercier Reagan pour la mort du communisme, oui, mais le faire pour ses performances économiques, c’est ne pas manquer de toupet quand on sait qu’elles n’ont pu être acquises qu’aux prix d’une déréglementation et d’un endettement sucidaire dont on voit le résultat quotidiennement.
        Le secteur financier est le responsable de la situation actuelle et quand vous désignez l’état comme responsable ou les autorités de contrôle, c’est bien mal connaitre l’efficacité du lobbying financier qui a inspiré depuis plus de 20 ans l’ensemble des réforme qui la concerne pour sa plus grande profitabilité.
        Par ailleurs, un grand merci pour vos analyses mais défendre à ce point la finance et la spéculation frise l’indécence.
        Vous me direz, tout reste très théorique puisqu’aucun banquier ni financier à travers le monde n’a finit derrière les barreaux.

      • Cher Monsieur
        Je tiens a vous feliciter: il est difficile en si peu de lignes d’accumuler tant d’erreurs, de contre verites et d’approximations, toutes bien entendues parfaitement conformes a l’ideologie Marxisante qui a foutu la France en l’air depuis trente ans.
        Reagan et les inegalites. La seule chose qui compte c’est de trouver un boulot quand vous en cherchez un. La seule justice sociale c’est le plein emploi. Toute periode de forte croisssance est generatrice d;inegalites puisqu’il y en a de plus en plus qui reussissent.. La recherche de l « egalite » masque de fait une envie aux dents vertes qui vous font hair ceux qui reussissent et qui travaillent. Quand j’etais petit, on me disait toujours de ne pas regarder dans l’assiete des autres. Je suis pour l’equite contre l’egalite. Je prefere les Evangiles a Marx er Reagan a Mitterand
        Reagan et la dereglementation financiere ; Faux. Ceux qui ont deregelemente les syteme financier Americains furent Rubin et Summers sous administration Clinton (voir liberal mais non coupable), tous Democrates. La crise sur limmobilier et venue de deux societes Fredy Mac et Fanny Mae, sous le controle des Democrates du congres qui ont TOUJOURS refuse de les reformer comme le demandait les Republicains (Mc Cain)parce que c’etait par l;immobilier que passe et passait tous les financements du parti Democrate
        Reagan et la dette. Pendant la Presidence de Reagan le poids de l’Etat Americain A BAISSE de 10 % en termes de PNB, ce qui est la seule chose qui compte pour qu’il ya it croissance et emploi. De ce fait 10 millions d’emplois ont ete crees. C’etait chez nous exactement l’inverse, sauf en ce qui concerne les inegalites qui ont plus monte chez nous pendant monsieur Mitterand que pendant la Presidence de Reagan. La difference est que chez nous c’etaient les coquins qui s’enrichissaient comme messieurs Lang ou le frere de monsieur Mitterand (!) alors que c’etait des entrepreneurs aux USA sous monsieur Reagan. On a les inegalites que l’on merite
        Un mensonge reste un mensonge, une contre verite une contre verite meme si Jean Daniel, Fitoussi Besancenot ou Melanchon les soutiennent depuis trente ans
        Je ne saurai trop vous recommander de lire l’ensemble de mes livres, tant a l’evidence vous avez ete mal informe, c’est a dire deforme par la presse francaise dont l’incomptence le dispute a son biais gauchiste
        Dans mes livres vous trouverez les vrais chiffres et tous ces chiffres proviennent de la banque de donnees officielles de l’OCDE, a la place d’avoir des anthemes proferees par des gens malhonnetes intelellectuellement, qui tous d’ailleurs se moquaient de Reagan (le cowboy) quand il annoncait que le communisme etait l’empire du mal. Souvenez des risees de la presse francaise apres ce discours et relisez les editoriaux des grandes figures del la gauche en France toutes favaorables a l’Union de la gauche et chaud partisans d;un communisme a visage humain.
        Relisez Revel
        Amicalement

  19. Bernard dit :

    Bonjour Monsieur Gave,

    Merci pour votre réponse. Ces précisions seront utiles à vos lecteurs. Elles ont fait défaut dans le « documentaire » de France 2.

    Monsieur Cohen n’aime pas les chiffres ?

    Cordialement.
    Bernard

  20. Annick dit :

    @Bernard
    (14 janvier 2011 à 11 11 56 01561)

    …Ces précisions seront utiles à vos lecteurs. Elles ont fait défaut dans le « documentaire » de France 2.

    Tout le documentaire a fait défaut ; ce fut une immense farce à la guimauve !

    Ah, il est beau le service public !

  21. Bernard dit :

    Bonsoir à tous,

    Monsieur Cohen qui intervient sur le site de Challenges est toujours « fâché » avec les chiffres sur le chômage et l’inflation pendant les années Reagan :

    Question de : Pouli44
    Bonjour Monsieur, j’ai regardé le « documentaire » de France 2 sur la crise. Pas un mot sur le chômage et l’inflation durant les années Reagan. Merci de donner les informations sur ces points. Cordialement. Pouli44

    Réponse : Au début de la séquence Reagan, nous rappelons (trop vite et en chanson…) la crise industrielle et le chômage qu’a connus le pays. La fin de l’inflation (née dans les années 70) a été brutale aux Etats-Unis. le Président de la Banque Centrale, Paul Volcker, provoque une formidable récession en élevant à des niveaux historiques les taux d’intérêt (entraînant au passage la faillite des pays d’Amérique Latine, dont le coût de la dette était indexé sur le taux américain à court terme…). l’Amérique ne se relèvera véritablement de cette purge qu’à la fin des années 80 et surtout, après le choc de la première guerre d’Irak dans les années 90

    Chacun appréciera les informations « ciblées » !

    Cordialement.
    Bernard

  22. Cher Monsieur
    Cohen et Arditi font partie de la gauche caviar a gros grain, marxiste tendance Groucho
    Il ne faut preter aucune attention a ce qu’ils racontent
    Il faut etre economme de son mepris en raison du grand nombre des necessiteux ,
    comme disait Chateaubriand
    Amicalement
    cg

    • Bernard dit :

      Merci Monsieur Gave pour votre humour. Continuez à informer comme vous le faîtes si bien. Cordialement. Bernard.

  23. ben dit :

    vous etes trop fort,merçi.bis.ps:je ne suis atteins pas du syndrome de « louis de funés »….mrs jorion ,todd vous rejoins sur le futur de la zone euro… et sur l’immo:on a les premieres salves,cdlt.

  24. El oso dit :

    Les valeurs exportatrices du Cac 40 sont en train de prendre une dégelée. LVMH a perdu presque 10% depuis le 3 janvier.
    Parce que la Chine remonte ses taux d’intérêt…
    Si je suis vos conseils, ce titre va bientôt valser…

  25. ERIC dit :

    Avec un peu de retard, Réponse à SIMON Pierre:
    « (Ne produire que ce qui est utile pour l’homme) »
    Les marxistes savent toujours ce qui est utile pour l’homme, et nous avons vu par le passé comment ça se termine en général.
    Le seul qui sait ce qui est bon ou pas pour moi: c’est moi et personne d’autre.
    Le seul qui sait ce qui utile pour Charles Gave ou pas, c’est Charles Gave.
    Le seul qui sait ce qui est utile à mon voisin ou pas : c’est mon voisin.
    Etc.
    « Mon cher Éric, je suis navré de vous avoir « effrayé », je voulais juste vous faire réfléchir à d’autres hypothèses. Au fait, pourquoi êtes-vous effrayé? »
    Cette façon de voir les choses a déjà fait 80 millions de morts par le passé, et je pensais que cela nous avait suffisamment servis de leçon.
    Je ne négocie jamais ma liberté de penser, de choix, d’actions, je préfère assumer ma responsabilité.
    Je vous prescris donc « Free to Choose » de Milton Friedman, à prendre 3 fois par jour jusqu’à ce que les symptômes marxistes aient disparus. A renouveler plusieurs fois si nécessaire.
    Surtout les émissions tournées à HK.
    Cordialement,
    ERIC

  26. Cher Monsieur
    Je ne saurai mieux dire
    Amicalement
    CG

  27. ben dit :

    Une étude récente menée par l’agence de notation Fitch conclut que si la croissance chinoise annuelle tombe à 5% en 2011 au lieu des 10% attendus, le prix des matières premières pourrait plonger de 20%. La Chine fixe en quelque sorte aujourd’hui le prix mondial du pétrole, du charbon et des métaux de base. Corriente Advisors est encore plus explicite: «nous estimons que les conséquences économiques d’un ralentissement chinois lié à un niveau insoutenable de crédits et de croissance seront aussi spectaculaires que les conséquences des surperformances chinoises de la dernière décennie».

  28. ben dit :

    pour ex:argent….>719e/kg il a 10 jours;649e/kg c vendredi……..joli mrs gave,a ou on à quelque prix peut « rentrer » dans l’argent sans mauvaise surprise,merçi,cdlt

  29. merci beaucoup
    mais vous savez, je ne suis pas tres doue pour les operations a court terme
    je suis plutot un investisseur qu’un trader
    Amicalement
    CG

  30. ben dit :

    C’est entant que investisseur de « père de famille » que je vous pose la question :quand rentrer dans  » l’argent »,je dois dire que le « papier » m’inquiète un peu….merçi

  31. Cher Monsieur,

    Je ne suis pas certain de bien comprendre votre question. Peut être devriez vous écrire jusqu’au bout l’idée contenue dans vos phrases? Je ne suis pas formaliste et vous avez pu constater que moi le premier, je prend certaine libertés mais quand même :-))

    Sinon,
    Je pense que vous parlez de » la;rgent metal », qui d’habitude suit l’or en etant plus volatil.
    Personellement, je n’ai plus de valeurs de « rarete » dans mon portefeuille.
    Amicalement
    cg

  32. ben dit :

    excuse moi si je vous ai offensé,c’était simplement pour avoir votre avis éclairé,en effet je parlais du métal,tjs étant accepter mes plates excuses,merçi

  33. ben dit :

    il faut deux ans pour apprendre à parler,et il faut toute une vie pour apprendre à ce taire;dicton chinois.mrs gave étant d’origine franco-tunisien-musulman,il est de coutume chez nous de respecter les gens de science,donc j’ai du franchir vos limites sans m’en apercevoir,je réitére mon respect et mes excuses!merçi pour votre blog!

  34. franck dit :

    OPEC could ramp up production to meet increased global demand
    ca vient…

  35. José dit :

    Selon vous, le cycle haussier sur les matières premières arrive à sa fin.
    Quel est votre point de vue sur des pays comme le Brésil ou la vigueur économique est principalement dû au fait qu’ils sont producteurs de commodités?
    Cordialement,
    José

  36. Cher Monsieur
    c’est un des paradoxes de la situation actuelle
    L’indice Bresilien a 65 % de sa capita;isation dans 3 valeurs de matieres premeires
    Mais ce n’est pas dans ces valeurs que reside a mon avis l’interet du Bresil, mais dans le developpement de la consommation interne, qui est tres mal representee dans les indices
    Il faut acheter le Bresil, mais pas l’indice
    Amicalement
    CG

  37. ben dit :

    tjs avec « l’argent »:630e/kg…..today

  38. ben dit :

    La banque française a dit aux clients de se protéger contre le danger d’un emballement de la croissance chinoise au cours des prochains mois qui pousseront les prix des matières premières beaucoup plus haut, suivie par un brusque renversement comme la Chine appuiera sur les freins.

    Dans un rapport intitulé Le Dragon qui a joué avec le feu, l’équipe mondiale de la banque a dit que la Chine avait réalisé sa propre version de «l’assouplissement quantitatif», augmentant le crédit jusqu’à 20 trillions (£ 1.9 trillions) ou 50pc de PIB au cours des deux dernières années. Elle a attendu trop longtemps pour drainer l’excès de relance.

    « Les décideurs politiques sont déjà derrière la courbe. Selon notre analyse de Taylor Rule, le resserrement nécessaire est d’environ de 250 points de base, dit le rapport, d’Alain Bokobza, Glenn Maguire et Wei Yao.

    Le Politiburo peut être tenté de reporter les décisions difficiles jusqu’à ce que la transition du leadership en 2012 soit réglée. «L’écart de risques est parti pour une longue période de surchauffe, et donc l’inflation non contenue, » il a dit. Sous la rubrique «scénario de risque » de la banque – une probabilité de 30pc – l’inflation atteindra 10pc d’ici l’été. « Cela causerait des problèmes atroces et alimenterait un croissance du mécontentement social », et le risque d’une «spirale pernicieuse du coût des salaires « .

    La banque a dit que la surchauffe peut atteindre une « frénésie maximale  » à la mi-2011. Les marchés commenceront alors à anticiper un atterrissage brutal, qui verrait une hausse des prêts non-performants à 20pc (comme au début des années 1990) et une chute des actions bancaires de 50pc à 75pc au cours des 12 mois suivants.

    « Nous pensons que la croissance pourrait ralentir à 5pc au début de 2012, ce qui serait un drame pour la Chine. Ce serait le premier atterrissage brutal depuis 1994 et déstabiliserait l’économie mondiale, ce n’est pas notre scénario central, mais si cela arrive:.. Les matières premières n’apprécieront pas ça; les actions asiatiques n’aimeront pas ça et les marchés émergents n’aimeront pas ça », a déclaré M. Bokobza, responsable de l’allocation d’actifs mondiaux.
    Cependant, cela peut faire baisser les rendements obligataires et conduire à une meilleure croissance en Europe et aux États-Unis, une image miroir de la surperformance récente des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).

    Diana Choyleva de Lombard Street Research, a dit que la baisse de l’inflation de 5.1pc à 4.6pc en Décembre n’a pas de sens parce que le régime a eu recours à un contrôle des prix de l’énergie, de l’eau, de la nourriture et autres biens essentiels. Les régulateurs choisissent les produits qui augmentent le plus rapidement. L’indice lui-même est réarrangé, sans divulgation.

    Elle a dit que l’inflation s’élève à 7.6pc sur une base annualisée sur six mois, et la seule force de la création monétaire la poussera plus haut. « Jusqu’à ce que la Chine ne réalise un resserrement plus substantiel, l’inflation principale est en voie de s’accélérer. Plus la croissance restera supérieure à la tendance, pire sera la descente nécessaire. Le cycle violent de la Chine pourrait être fortement déstabilisant pour le monde. »

    Charles Dumas, le stratège mondial chez Lombard, a déclaré que le boom des marchés chinois et émergents peut finir de la même façon que la bulle dans les années 1990. « La stratégie de base des go-go fonds est fausse: ils risquent de perdre la moitié de leur argent comme la dernière fois. »

    La Société Générale a déclaré que l’inflation galopante en Chine va pousser l’or plus haut encore, mais « prendra des profits avant la fin de l’année ». La situation est plus nuancée pour les produits alimentaires et industriels. La Chine représente 35pc de la consommation mondiale de métaux de base, 21pc des grains, et 10pc du pétrole brut.

    Les prix continueront à monter dans un atterrissage en douceur, une probabilité de 70PC. Un atterrissage brutal provoquerait une «inversion substantielle ». Le cuivre est « particulièrement exposé », et pourrait s’effondrer de 9600 $ la tonne pour son coût de production moyenne à près de 4.000 $.

    L’immobilier chinois et les actions de l’énergie prospéreront dans un atterrissage en douceur, Les banques aiment l’exposition régionale à travers la bourse de Tokyo, qui est sous-évaluée, mais en cours de guérison alors que le Japon sort du piège de la déflation.

    Si vous craignez un atterrissage dur, évitez toute la gamme des actions chinoises. Il sera assez clair en Juin laquelle de ces deux résultats est cuit dans le gâteau.

  39. ben dit :

    avec mrs gave :un coup d’avance!

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