Le retour du péril jaune? article à paraitre dans le JDF de Charles Gave

Certains des lecteurs se souviennent certainement de la grande crise Asiatique de 1997-1998.

Tout commence en Thaïlande mais la contagion se répand comme la peste noire, les monnaies s’effondrent, les marchés s’écroulent, les banques sont en faillite, le FMI arrive à la rescousse.

Le résultat net de tout ce maelstrom financier une fois que la panique s’arrêta était en fait assez simple à comprendre. Une monnaie surévaluée favorise la consommation au détriment de la production, une monnaie sous évaluée favorise la production au détriment de la consommation.

Le grands gagnants étaient donc d’un coté le consommateur des vieux pays riches et de l’autre le producteur des pays qui venaient de traverser cette crise.

  • Les consommateurs des « vieux » pays développés s’étaient en effet considérablement enrichi, a cause de la crise asiatique. Le même montant de dollars ou de francs français (à l’époque le franc existait encore)  achetait beaucoup plus de travail asiatique que quelques mois auparavant. Pour jouer cette réalité il fallait acheter en bourse en Europe et aux USA ce que le consommateur achète quand il s’enrichit, c’est-à-dire des valeurs de consommation, de l’immobilier, des banques (crédit a la consommation et a l’immobilier en hausse) et des obligations d’Etat.
  • Les «producteurs» des pays qui avaient connu la crise opéraient à partir de 1998 avec des taux de change sous évalués et un cout du travail très bas. Il fallait donc acheter les valeurs de production en Asie, du type Samsung.

Ce portefeuille fonctionna parfaitement bien pendant 10 ans, jusqu’en 2007.

Là, les choses se gâtent alors, puisque l’Asie à fini son ajustement, mais refuse de laisser ces monnaies remonter et l’Europe et les Etats-Unis ne veulent pas vraiment que les leurs baissent. Les excédents d’épargne se transforment chez nous en spéculation immobilière et/ou en déficits budgétaires gigantesques, avec les résultats que chacun peut voir aujourd’hui.

Hélas, ce n’est pas parce qu’un ajustement est différé qu’il n’a pas lieu. Les marchés sont en effet impitoyables, et ce qui doit avoir lieu aura lieu.

Déjà le mouvement a bien commencé.

Les monnaies asiatiques ont commencé à monter structurellement et les nôtres ont baissé tout aussi structurellement.

Nos consommateurs vont s’appauvrir et nos producteurs s‘enrichir, tandis qu’en Asie l’inverse va se produire.

Aussi curieux que cela paraisse, la crise Européenne actuelle n’est largement qu’un «  contre coup » de la crise asiatique de 1998 et pour que les choses reviennent à l‘équilibre, il faut que nous travaillions plus et consommions moins et que les asiatiques travaillent moins (ca va être dur)  et consomment plus (très faisable).

C’est donc dire qu’il faut maintenant si ce n’est déjà fait renverser les portefeuilles, acheter en Europe et aux USA ce qui à marché en Asie en 1998 et acheter en Asie ce qui à marché en Europe et aux USA de 1997 a 2007.

Pour être clair, il faut acheter la consommation, l’immobilier, les financières, les obligations d’Etat en Asie et acheter les valeurs de production (exportation, services etc..) aux Etats Unis et en Europe.

A mon avis, un portefeuille bâti sur ces axes a très long terme devrait fort bien faire et ce pendant des années.

Mon expérience a toujours été que si la structure du portefeuille est convenable, il n’est pas nécessaire de bouger tout le temps. Nous sommes entrés depuis quelque temps déjà dans une période très favorable aux actionnaires de façon générale, à condition qu’ils n’investissent pas dans des sociétés sans aucune perspective de croissance du style financières ou services publics en Europe ou aux USA. Le danger, c’est de rester investis dans des affaires sans perspectives aucunes, c’est-à-dire principalement celles qui dépendent des Etats ou de la consommation en Europe du Sud, au prétexte qu’elles ne sont «pas chères». Pas de raison d’acheter des sociétés si l’on ne peut attendre aucune croissance de leurs résultats.

 

 

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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29 commentaires pour Le retour du péril jaune? article à paraitre dans le JDF de Charles Gave

  1. vincent dit :

    J’ajouterais que les producteurs européens ont fait d’immenses efforts de gains de productivité, d’adaptabilité, d’innovation, d’économies dans l’utilisation des matières première pour contrer la compétitivité des pays à main d’oeuvre low cost. Selon les principes de destruction créatrice, les industriels occidentaux devraient bénéficier de ces efforts alors que les industriels émergents subissent plus fortement la hausse des matières premières et des salaires.

  2. Cher Monsieur
    Comme vous avez raison…
    Il y a longtemps que les societes soumises à concurrence sont obligées de se reformer constamment faute de quoi elles font faillite.
    Le problème c’est que maintenant ce sont nos Etats ou se sont refugies tous les conservateurs, les peureux et les rentiers qu’il faut reformer, faute de quoi nos systemes economiques vont s’effondrer.
    Le choix est l’Argentine ou la faillite
    CG

  3. Erratum
    l’Argentine ou la suede

    • Gilles dit :

      Cher M. Gave

      Pouvez vous expliquer le raccourci « l’Argentine ou la Suède » à un inculte ? Vos analyses et commentaires sont pour moi un bain de jouvence mais il me manque quelques bases pour tout comprendre.

      Amicalement,

      Gilles

  4. Dourte dit :

    Mr Gave,

    Un petit lien vers une vidéo magnifique de 4 minutes, qui montre si bien comme le progrès et la libre entreprise ont amélioré le bien être du monde.

  5. JR dit :

    @Dourte : excellente vidéo !

  6. Argentine ou Suede?
    Quand un pays ne peut plus emprunter parce que les preteurs ne lui font plus confiance, il a le choix entre deux solutions
    Soit se reformer et faire baisser le poids de l’Etat dans l’economie pour redonner confiance aux preteurs. C’est ce qu’a fait la Suede apres 1992 ou sont sortis du giron de l’Etat les transporst, une grande partie des depenses de sante, les retraites et l’enseignement. De ce fait, l’economie encaisse un coup , puis se retablit assez vite. Aujourd’hui la Suede a une probabilite de faillite calculee a partir des CDS inferieure a tous les pays Europeens sauf le Luxembourg, connait une croissance tres forte, un chomage en baisse, une dette apr rapport au PNB qui s’effondre.
    Soit refuser de se reformer et ne pas rembourser sa dette, ruinant les epargnants qui lui ont fait confiance, c’est ce qu »a fait l’Argentine au debut des annees 2000. Dans ca la monnaie s’effondre, les taux montent, l’activite s’ecroule et le pays 10 ans apres est plus pauvre
    J’ai longuement explique ce choix dans mon livre
    Je ne saurai trop vous conseiller de le lire
    Amicalement

  7. BA dit :

    Jeudi 20 janvier 2011 :

    Ce matin, la banque américaine Goldman Sachs organisait un séminaire dans le très select Cercle Interallié, pour présenter ses perspectives économiques et financières de l’année. En gros, expliquer à ses clients quelles étaient les évolutions à attendre en matière de conjoncture et surtout où placer leur argent pour en profiter le mieux possible.

    Mais c’est à la fin, lorsque l’on a abordé la question des obligations que j’ai failli tomber de ma chaise : pour les experts de la banque, il faut acheter de la dette grecque et, dans une moindre mesure irlandaise et portugaise ! Mais pas n’importe laquelle. Dans le cas de la Grèce, il faut prendre les obligations à 30 ans. Surtout pas celle à 10 ans.

    Bizarre : les taux à dix ans sont à plus de 11,30 % et ceux à 30 sont à 8,50 %. Les gourous de Wall Street auraient-ils perdu leur calculatrice ? Non, rassurez-vous !

    « La Grèce va restructurer sa dette à dix ans », nous a annoncé l’air de rien le stratège obligataire de la banque : ce qui signifie qu’il faut la fuir à tout prix.

    Par contre, cette restructuration épargnera la dette à trente ans. Et au contraire, en restructurant à court terme, la Grèce aura plus de chance de nous rembourser à très long terme. Avec des taux à 8,50 % à 30 ans – imbattable – Athènes offre des rendements uniques au monde, qui vont rapporter plein de sous.

    Les clients de Goldman Sachs ont vraiment de la chance. Ils ont appris (c’est un scoop) que la Grèce allait restructurer sa dette et surtout qu’il fallait tout de suite se précipiter sur les taux à trente ans.

    Au fait, ami lecteur, j’ai oublié de vous dire : c’est Goldman Sachs qui a été soupçonné, dans les années 2000 d’avoir aidé le gouvernement Grec à maquiller ses comptes. Une accusation jamais prouvée, je m’empresse de le préciser, mais que les clients de la banque, hier au Cercle Interallié auraient peut-être mérité de savoir.

    http://blog.lefigaro.fr/economie/2011/01/le-scoop-de-goldman-sachs-sur-la-dette-grecque.html

  8. Bernard dit :

    Bonjour,

    Merci à BA pour son message. Des journaux et des radios reprennent aujourd’hui l’information concernant la « restructuration » de la dette grecque en ajoutant les exigences de l’Allemagne qui devient le « patron » de l’Union Européenne.
    Cordialement.
    Bernard

  9. Nam dit :

    Reste t il seulement des valeurs de productions en Europe ? Il France, il semble que l’état ait des participation dans des entreprises dans à peu près tous les domaines. Et si ce n’est pas le cas, les marchés sont au minimum tributaires de négociations au plus haut niveau de l’état. Très difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie dans ce contexte ou les distorsion de marchés sont si fortes dans tous les domaines.

  10. Cher Monsieur
    Il reste beaucoup de valeurs de production cotees en Europe. Le fait que la production n’ai pas lieu en France mais en Pologne ou en Tchequie est une condamnation de la politique debile francaise qui a fait monter massivement le cout du travail chez nous (35 heures par exemple). C’est un probleme francais mais pas un probleme pour les societes francaises qui se sont adaptees en externalisant leursproduction, et tant mieux. Ceux qui ne l’ont pas fait ont fait faillite
    La production qui plus est est un concept un peu flou. Qu’est que produit SAP? des zeo et des uns dans des ordinateurs? et bureau veritas? et JC Decaux? et IBM?
    La quasi totalite de la valeur ajoutee dans les economies modernes se produit dans des activites immaterielles (voir Apple)
    Nos PNB deviennent de plus en plus « legers’ ce qui ne veut pas dire que nous regressons , bien au contraire
    Amicalement
    CG

    • Alexandre dit :

      La question est : que faire de nos millions d’analphabètes, d’immigrés et d’ouvriers dans les ghettos, dans les banlieues, dans les campagnes françaises ?

      • Cher Monsieur
        Voila une bonne question
        Nous avons laisse le systeme educatif dans les mains des syndicats et le resultat est que nous avons aujour’hui des millions de bons a rien, mal formes et qui pensent faux
        La premiere des choses est d’arreter les degats et que les parents reprennent le controle des ecoles
        Pour les autres, il faut baisser les impots sur ceux qui travaillent pour qu’ils puissent embaucher parmi les mal formes ceux qui ont envie de bosser, ce qui suppose que l’on supprime le SMIC (pas de smic en Suede, au Danemark, en Suisse etc..), et que l’on cesse de payer ceux qui ne foutent rien sans raison
        C;est vous dire les revolutions dans les esprits et dans la realite qii nous attendent.
        Mais apres tout, peu de gens pensaient en 1987 que l’union Sovietique allait sauter deux ans plus tard
        Esperons
        Amicalement
        cg

  11. CHRISTOPHE dit :

    Cher Monsieur Gave,
    Je vous invite à lire la dernière page du journal Marianne (hebdo N° 717 du 15 au 21 janvier 2011) concernant la chronique d’Alain Rémond intitulée »un extra terrestre nommé …. Alain Madelin » relatant une apparition de ce dernier sur un plateau de télévision.
    Ces faits confirment, avec brio, ce que vous vous plaisez, depuis longtemps et avec humour à décrire; à savoir que les libéraux et le libéralisme se font régulièrement passer, par les médias bien pensants, pour des clowns ou des extra-terrestres.
    Alain Madelin est probablement le seul homme politique d’envergure à prôner des solutions libérales mais ses propos paraissent si éloignés de la démagogie ambiante
    qu’on se désespère à entrevoir un commencement de bonnes résolutions.
    Elle se prendront sans doute le dos au mur.
    Bien à vous.
    CG

    • Cher Monsieur
      J’ai l’honneur de compter Alain Madelin parmi mes amis et ce depuis plus de trente ans
      L’article de Marianne est pour moi tout a fait symptomatique
      Le journaliste ne peut meme plus COMPRENDRE ce qu’Alain veut dire, tant il a ete forme a la « Novlangue » ou les MOTS veulent dire le contraire de la comprehension commune.
      Comme le disait Confucius, quand les mots perdent leur sens , les Royaumes deviennnent ingouvernables
      C’est un peu comme si Alain parlait dans une langue etrangere que le journaliste ne parle pas…
      Comment voulez vous que des journalistes de l’ancienne Pravda aient compris quelque chose quand Reagan ou Jean Paul II parlaient?
      Comme le disait le Christ des pharisisens « ils ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir et ils n’entendent point et ne voient pas
      Tout cela est bien inquietant
      Amicalement
      CG

  12. franck dit :

    Cher Monsieur Gave,
    j ai une question a propos des taux US, la politique la FED est de racheter des treasuries pour maintenir les taux bas si je ne me trompe. Pourtant si j observe le U.S. TREASURIES: UST10Y il ne fait que remonter depuis le mois d octobre. Et la FED continue toujours ses rachats. Comment traduire cela? Un retour de l inflation price? Quel impact pour la dette US?
    Je suis peu HS avec le péril jaune, désolé .

  13. Marc dit :

    Bonjour,

    Corrigez-moi si je me trompe mais je ne me souviens pas avoir entendu Alain Madelin critiquer l’intégration européenne,l’invention de l’euro(le « Frankeinstein économique »)…
    Il est devenu souverainiste Alain Madelin?
    Il entend,il voit…
    😀

  14. BA dit :

    Mardi 25 janvier 2011 :

    « Perspectives de l’économie mondiale », par le FMI.

    Le risque que les remous financiers se propagent de la périphérie au coeur de l’Europe est une conséquence de la faiblesse persistante des établissements financiers dans de nombreux pays avancés de la région, ainsi que d’un manque de transparence en ce qui concerne leurs engagements.

    Les établissements financiers et les États souverains sont donc étroitement liés, et la contagion entre les deux secteurs se produit dans les deux sens.

    Bien que les pays de la périphérie ne représentent qu’une faible partie de la production et du commerce de la zone euro, leurs relations financières importantes avec les pays du coeur de la zone, ainsi que la contagion financière, sous la forme d’une plus forte aversion au risque et d’une baisse des cours des actions, pourraient entraîner un ralentissement de la croissance et de la demande qui freinerait la reprise de l’économie mondiale.

    En particulier, la persistance de tensions sur les marchés pourrait causer de sérieux problèmes de financement pour des banques et des États souverains importants, et les effets de débordement sur les pays du coeur de la zone euro seraient d’autant plus probables.

    Le graphique 4 présente un autre scénario, qui illustre comment une contagion plus forte pourrait amputer la croissance. Ce scénario — qui est plus ou moins similaire à celui qui est présenté dans la Mise à jour des PEM de juillet 2010 — suppose qu’un choc majeur suivi d’une action trop lente et pas assez vigoureuse des pouvoirs publics entraîne d’importantes pertes sur titres et prêts dans la périphérie de la zone euro.

    En conséquence, les ratios de fonds propres diminuent considérablement dans plusieurs pays, tant dans la périphérie qu’au coeur de la zone euro. Dans ce scénario, les banques européennes durcissent les conditions de prêt dans les mêmes proportions que lors de l’effondrement de Lehman Brothers en 2008.

    En conséquence, la croissance dans la zone euro est réduite d’environ 2½ points de pourcentage par rapport au scénario de référence. En supposant que les effets de contagion financière sur le reste du monde sont limités — le durcissement des conditions de prêt aux États-Unis étant deux fois moindre qu’en Europe —, la croissance mondiale en 2011 est inférieure d’environ 1 point de pourcentage à celle qui est prévue dans le scénario de référence.

    Mais si la contagion financière est plus forte — avec une montée généralisée de l’aversion au risque, un tarissement des liquidités et de fortes baisses sur les marchés d’actions —, les répercussions sur la croissance mondiale seraient bien plus prononcées, et amplifiées par les faiblesses des bilans dans les autres principaux pays avancés.

    Dans les pays avancés, le plus urgent est d’atténuer les tensions financières dans la zone euro, ainsi que de faire avancer les réformes nécessaires du système financier et le rééquilibrage à moyen terme des finances publiques.

    Ces mesures propices à la croissance seraient utiles pour s’attaquer au chômage, qui reste élevé — un enjeu capital pour ces pays. Elles auraient aussi des effets bénéfiques sur les pays émergents, où les pouvoirs publics ont pour tâches principales de faire face de manière appropriée aux entrées de capitaux, de maîtriser les risques de surchauffe et de faciliter le rééquilibrage extérieur.

    Dans la zone euro, une action globale, rapide et résolue est nécessaire face aux risques de dégradation de la situation.

    Des mesures importantes ont été prises depuis mai au niveau national et au niveau de la zone euro, notamment une consolidation des soldes budgétaires et l’exécution de réformes structurelles, le renforcement de l’aide exceptionnelle en liquidités et la mise en place du programme de rachat d’obligations souveraines par la Banque centrale européenne (BCE), ainsi que l’établissement à titre temporaire du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), qui sera remplacé par le Mécanisme européen de stabilité (MES) permanent après 2013.

    Mais, dans beaucoup de pays, il reste essentiel de renforcer encore l’action au niveau national afin d’assurer la viabilité des finances publiques et de raviver la croissance.

    Les marchés restent inquiets à propos des pertes potentielles des banques de la région et n’ont pas été apaisés par les tests de résistance qui ont été effectués jusqu’à présent.

    De nouveaux tests de résistance, qui sont plus réalistes, plus exhaustifs et plus stricts, clarifieront la situation. Ils devront être suivis rapidement d’une recapitalisation.

    Il convient aussi de donner aux marchés l’assurance que le centre mettra à disposition des ressources suffisantes pour faire face aux risques de dégradation et que la stratégie globale est cohérente.

    Donc, le FESF et le MES permanent qui est prévu doivent être en mesure de mobiliser des ressources suffisantes et de les déployer avec souplesse, en fonction des besoins. Entre-temps, la BCE devra continuer de fournir des liquidités et d’acheter des titres afin de préserver la stabilité financière.

    http://www.lesechos.fr/medias/2011/0125//0201099687702_print.pdf

  15. Cher Monsieur,
    La thèse d’Alain Madelin a toujours été que la seule façon de casser l’emprise de l’Etat Français sur la société était de passer par l’Europe, ce que toute l’évolution des trente dernières années à confirmé.
    De ce fait, il a été favorable a l’euro en partant du principe que cela limiterait les emprunts et donc la croissance de l’états, ce qui va peut être finir par arriver.
    Pour moi, j’y étais hostile dans la mesure ou je pensais que pour des raisons que j’ai longuement explique, l’euro ne pouvait pas survivre comme monnaie commune.
    Il s’assagissait donc entre nous d’un débat sur la faisabilité technique du projet,, mais pas sur l’Europe qui nous parait a tous les deux comme un très bon projet.
    En aucun cas ni lui ni moi ne sommes des souverainistes!
    Redonner le pouvoir a des fonctionnaires ou a des élus français me parait l’idée la plus désastreuse que l’on puisse avoir et sur ce point , lui et moi sommes complètement d’accord
    Amicalement

    • Alexandre dit :

      Cher Monsieur Gave,

      L’Europe est une EURSS parfaite, elle impose le socialisme dans les pays qui ne le connaissaient pas et ne contredit pas le socialisme qui existe dans les pays historiquement collectivistes.

      Fin de la concurrence entre les différentes TVA des pays, temps de travail plafonné à 48 heures par semaine, code du commerce transnational formé sur celui de la France, arbitraire juridique ou législatif (juges et commissaires européens nommés par les chefs d’Etats…) etc.

      Sans compter que la corruption de Bruxelles ne peut être comparée qu’à celle de l’ONU…

      Voyez plutôt le projet souverainiste suivant :

      Avec la proportionnelle intégrale vous auriez à terme en France le FN à 30% des voix, le parti libéral à 20%, l’UMP à 15%, le PS à 15% et l’extrême gauche à 20% (ce qui correspond aux résultats électoraux du Québec, preuve qu’en environnement identitaire français le libéralisme peut faire 20% des voix…).

      Le parti libéral serait donc l’arbitre et en position de pouvoir imposer un consensus libéral en cédant en contrepartie sur les mesures liées à l’identité nationale proposées par le FN…

      Si, en plus vous avez le fédéralisme des communes (comme en Suisse) ou même des départements, les départements les plus riches de France (Ouest de l’Ile-De-France) pourraient menacer de faire sécession de la France (comme les cantons de suisse qui menaçaient de faire sécession de la confédération si le peuple votait favorablement au référendum socialiste pour un impôt minimum) et seraient ainsi en mesure d’imposer un consensus libéral.

      De surcroit, avec les référendums d’initiative populaire (comme en Suisse), un grand nombre de mesures pourraient être acceptées par le peuple (concurrence entre assurances maladies, concurrence entre écoles etc.)

      L’Union Européenne n’a jamais été la solution, elle est à l’initiative du renouveau collectiviste sur le continent.

      • Cher Monsieur
        Nous sommes arrives au point ou une augmentation des prelevements fait diminuer les recettes (trop d’impots tue l’impot disaient nos grands parents)
        L’alternative est de faire baisser les depenses, ou bien de faire faillite
        La Suede ou l’Argentine
        La solution Suedoise est beaucoup, beaucoup moins couteuse, mais bien sur les Melenchon de ce monde admiratifs de Castro ou de Hugo Chavez vont pousser pour la solution Argentinienne avec le support eclaire du Monde Diplomatique ou de Libe
        Nous verrons bien
        Esperons que les Francais sauront se ressaisir a temps
        Amicalement
        CG

    • Alexandre dit :

      D’après les sondages publiés en Suisse, 52% des habitants d’Alsace, de Franche-Comté et de Savoie seraient favorable à quitter la France, à faire sécession de la République pour rallier la confédération Helvétique, suite au projet de « Grande Suisse » proposé par un nombre majeur de conseillers nationaux au Parlement de Berne…

      Si ce projet n’est pas souhaitable pour la suisse (les français nouvellement suisse ne seraient pas encore près à faire les efforts nécessaires pour réussir aussi bien que les suisses et alourdiraient la suisse), il est une piste politique majeure pour appuyer le projet libéral, qui en l’état actuel ne peut aboutir que par la construction d’une menace crédible de sécession.

      La frontière entre Hong-Kong et la Chine est bien en pointillés; ces pointillés sont la seule vraie valeur de Hong-Kong, de même les libéraux doivent penser la France et l’Europe en pointillés si nous voulons faire échouer le scénario à l’Argentine !

  16. Marc dit :

    « La thèse d’Alain Madelin »…

    Depuis 30 ans on observe une diminution du poids de la sphère publique en France??
    L’euro a « limité les emprunts et donc la croissance de l’Etat » ??

    « Ce qui va peut être finir par arriver »
    Mais ça fait des années que l’on est à bord de la galère,à fond de cale en train de ramer, et en attendant le paradis sur terre(promis par les fédéralistes)il n’y a plus qu’une seul banque irlandaise en Irlande,l’Etat(!),l’Espagne recapitalise les caisses d’épargnes(envisage de les nationnaliser),Trichet détruit la monnaie,le taux de chômage explose,les matières premières flambent,les taux se tendent,et les impôts augmentent partout.
    Résultat des courses dans toute l’Europe les partis les moins recommandables sont au zénith,et beaucoup de Français quittent le pays comme les Portugais sous Salazar(moi le premier).

    Qui parle de « redonner le pouvoir à des fonctionnaires ou a des élus Français »(!),c’est le peuple qui est souverain!
    Le libéralisme ne se réduit pas à une doctrine économique,la souveraineté c’est la liberté,le droit des peuples à disposer d’eux même!

  17. Marc dit :

    Bonjour,

    Vous ne me répondez pas et c’est dommage parce que manifestement votre ami Madelin, »eurocrate » s’est trompé,et pas à la marge!

    Vous vous faites des illusions(« L’Europe qui nous parait à tout les deux comme un très bon projet »…),ce n’est pas encore la fin des Etats.L’Europe n’est qu’une chimère,une lubie de fonctionnaires(un Etat fédéral reste un Etat) ,comme Babel elle disparaitra.

    « Ils » ont écarté Weber,la voix est libre.
    Daniel Cohen,face à Alain Cotta,expliquait il y a quelques jours dans « Les échos » ce que les fous qui nous gouvernent allaient faire(tapez Cohen Cotta dans la barre de recherche la vidéo est disponible).
    Un « saut quantique »….
    De Gaulle et Rueff étaient une doublette de rêve,souverainiste et libéral…

    Le résultat de la guerre larvée entre les « eurocrates » et la Bundesbank c’est l’inflation monétaire(et à terme un effondrement économique)ou l’hyperinflation(une faillite des Etats les plus faibles,un éclatement de la zone euro,un effondrement monétaire),dans les deux cas votre portefeuille risque de souffrir.
    Il faut privilégier les actifs tangibles(mieux les actifs tangibles de croissance,les MPs) pas les exportatrices.

    Salut et liberté.

  18. Marc dit :

    Correctif,
    La voie est libre.

  19. Ping : Le « péril jaune  se vend bien « Chine en Question

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