Vers un changement de la politique monétaire aux USA?

Vers un changement de la politique monétaire aux USA?

 

L’un des points essentiels d’une politique Keynésienne a toujours été de préconiser la croissance des dépenses de l’Etat pour pallier aux soit disant insuffisances de la demande.

Dans une chronique précédente, j’ai montré que toute croissance des dépenses de l’Etat était suivie après coup par une baisse du taux de croissance structurelle de l’économie et une hausse du chômage (Voir mon livre « l’Etat est mort, vive l’état » chez Bourin éditeur pour plus d’explication).

Ce que ne nous à jamais dit monsieur Keynes c’est que toute « relance » se payait fort cher et que la note était présentée pendant des années ensuite.

Comme je l’avais montré dans cet article, toute hausse du poids de l’Etat dans l’économie se traduit aussi par une baisse des multiples cours bénéfices sur les actions, toute baisse par une hausse de la Bourse.

J’en tirais come conclusion que comme le poids des états ne pouvaient que baisser puisque plus personne ne voulaient les financer, nous rentrions dans un marche haussier structurel sur les marches des actions, en Europe du moins.

Mais toute bonne politique Keynésienne comporte un deuxième volet  qui est en général exécuté par la banque centrale et c’est de maintenir des taux courts réels (déduction faite de l’inflation) NEGATIFS, ce qui bien sur facilite le financement du déficit budgétaire et donc la croissance néfaste de l’Etat.

Or si je remonte jusqu’en 1934 (!) aux USA et que je mesure l’impact de taux réels négatifs, j’arrive a des résultats très surprenants, pour les Keynésiens tout au moins.

Les voici

1.       Du début a la fin de ces périodes, la bourse en termes réels (S&P500) baisse.

2.       Les matières premières explosent à la hausse.

3.       Le dollar baisse.

4.       Au bout d’un certain temps (2 à 3 ans), l’inflation accélère. C’est ce que l’on est en trainde voir en Grande Bretagne en ce moment.

5.       Le chômage monte du début a la fin de la période.

6.       Toutes ces périodes se sont terminées par une hausse des taux longs sur le marché obligataire, alors que le but  au départ était de maintenir des taux bas.

Bref, une politique de taux réels négatifs amène toujours a des désastres économiques.

Et  c’est bien normal : comment voulez vous que le capitalisme fonctionne si la banque centrale manipule la pièce centrale de la machine qui est le cout du capital

Or cette politique de dépenses étatiques et de taux réels négatifs est celle qui est suivie aux USA en ce moment, avec les conséquences habituelles : hausse des matières premières, baisse du dollar, chômage élevé, polarisation politique. Suis je en train de devenir negatif se demande sans doute le lecteur

Point du tout, car contrairement aux années 70, les bonnes nouvelles abondent par ailleurs

La première est que jamais les sociétés cotées n’ont été aussi rentables tant aux USA qu’en Europe. Qui plus est, elles sont toutes ou presque en cash flow positif, ce qui veut dire en termes clairs qu’elles n’ont pas besoin des banques.

Et c’est dans ce simple fait que l’ on comprend toute l’inanité de la politique monétaire suivie en ce moment : comme les sociétés sont en cash flow positifs , faire baisser les taux ne les incite pas a investir, bien au contraire.

La  deuxième bonne nouvelle c’est que les taux longs se sont beaucoup tendus en particulier dans la partie de la courbe non manipulée par la Fed c’est-à-dire les obligations très longues, dont le rendement s’approche des 5 %. A ce niveau de taux, un investisseur Européen peut envisager de commencer a s’engager, très lentement, mais je continue à préférer les actions.

Les marches de actions de plus ne sont  en effet pas chers et anticipent  d’après mes calculs des taux longs entre  5 %  et 6 %,.

Une continuation de la hausse des taux n’ a donc pas de raison de faire baisser nos marches…

La troisième bonne nouvelle, c’est que de plus en plus de statistiques sortent qui semblent indiquer que nous sommes en train d’entrer dans un boom mondial, en particulier dans les services, en raison de la demande phénoménale qui est en train d’exploser en Asie et en Chine pour ce genre de produits. En Europe et aux USA il existe de multiples sociétés de services qui devraient bénéficier massivement de cette explosion de la demande…

Le  seul risque a court terme dans les marchés reste l’évolution des prix du pétrole. La situation au Moyen Orient est extrêmement dangereuse géopolitiquement ; Bahreïn a majorité chiite est a 30 kms des gisements Saoudiens et n’importe que acte de terrorisme ou de malveillance pourrait faire exploser les prix de l’or noir a la hausse tant l’équilibre entre offre et demande est précaire.

Une telle hausse serait équivalente a une hausse massive des impôts, ce qui entrainerait bien sur les marchés des actions a la baisse.

Le mieux serait  bien sur que la banque centrale américaine change au plus vite sa politique, ou à tout le moins qu’elle indique qu’elle se prépare à un tel revirement. Voila qui calmerait immédiatement les velléités haussières sur les marchées des matières premières.

J’hésite donc a investir mon cash et, je reste donc sur mon portefeuille de valeurs de services européennes, américaines ou japonaises, peu importe, tout en conservant et une raisonnable position en cash que je maintiens en dollars US, en attendant que cette politique que je ne comprends pas soit abandonnée, ce qui est déjà le cas en Grande Bretagne

Le plus tôt sera le mieux bien sur.

CG

 

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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19 commentaires pour Vers un changement de la politique monétaire aux USA?

  1. RONGIER GILLES dit :

    Bonjour M. GAVE,
    S’est toujours avec grand plaisir que je lis vos articles. Certes mes connaissances économiques sont limités mais depuis quelques mois j’ai beaucoup appris à vous lire. Vos livres me passionnent(l’état est mort, vive l’état) ou (libéral mais non coupable), le prochain sera (un libéral nommé jésus).
    Vous avoir en professeur d’économie aurait été passionnant.
    Vous m’avez apporté beaucoup de réponses à mes questions d’entrepreneur.
    Je n’ai aucun levier concernant les décisions prisent en haut lieu, mais au moins je comprends mieux grâce à vous les raisons des difficultés d’entreprendre dans notre pays.
    Merci encore.
    Cordialement,
    Gilles.

    • Cher Monsieur
      Merci de vos commentaires qui me vont droit au coeur
      Quand on arrive a mon age on songe a rendre un peu de ce que l on a recu
      C est ce que j essaye de faire avec mes livres et mon blog
      Amicalement
      Cg

      • PETRONE dit :

        Bonjour Mr GAVE,

        Quelle belle phrase : « a mon age on songe a rendre un peu de ce que l on a recu » L’influence asiatique certainement…. ou plus simplement la sagesse simple de l’homme heureux de sa vie.

        En tout cas, felicitations pour tout: pour cette sagesse donc mais aussi pour vos livres, vos blogs et vos articles (vous ne passez plus toutes les deux semaines dans JDF investir????)

        Nous allons vers des temps troublés. La seule solution va être de prendre des décisions au jour le jour. Tout ce que nous avons connus va s’effondrer par sens de l’histoire ou amateurisme, nous ne savons plus tous trés bien finalement.

        Economiquement, je pense que le plus sage est d’acheter des terres agricoles et des bois a côté de la maison ou je veux voir ma famille grandir et ou je veux mourrir.
        Je pense qu’il s’agit de la solution la plus sage dans ce contexte chamboulé.

        Bien a vous.

        Ps: que pensez vous de la fusion JDF-Investir? personnelement j’en suis trés déçu.

  2. Bonjour Charles,
    Juste un petit commentaire, en faveur de Keynes, sur l’extrait ci dessous :
    sa logique etait qu’une politique de relance devrait generer une croisssance qui, elle meme ,augmenterait les revenus de l’etat et donc permettrait de rembourser les emprunts.
    « Ce que ne nous à jamais dit monsieur Keynes c’est que toute « relance » se payait fort cher et que la note était présentée pendant des années ensuite. »

    Toujours un grand plaisir de vous lire. meilleures salutations.

  3. Nam dit :

    Un choc pétrolier ne serait peut-être pas une si mauvaise chose pour mettre les états aux pieds du mur et hater les changements qui s’imposent.

    Si les taux motent, tant mieux, les entreprises prudentes faisant moins appel au crédit mangerons celles qui font n’importe quoi. Rien de tel pour mettre à genous « l’aléas moral ».

    De plus, choc pétrolier rime toujours avec progrès technique, au minumum en vue d’améliorer les rendements des systèmes de production et de distribution d’énergie. C’est lors du deuxième choc pétrolier de la fin des années 70 que l’on a vu apparaitre les premiers panneaux solaires sur le toit des écolos bricoleurs… bien qu’il y ait controverse sur l’effacité de ces systèmes au niveau des technologies actuelles, l’idée même que l’on puisse produire de l’énergie de manière décentralisée est d’une force incroyable. L’homme finira donc par gagner ce défis.

  4. christophe dit :

    Bonjour,

    Je rebondis sur votre avant dernier article : « Mais la ou je deviens carrément schizophrène, c’est quand je ne comprends pas ce qu’essaye d’accomplir l’une ou l’autre des grandes banques centrales. »

    De deux choses l’une : soit la FED est devenue folle, soit la FED est parfaitement rationnelle.

    C’est un peu le pari de Pascal, et il est dommage que vous vous arrêtiez au milieu du gué, sans vraiment jouer le jeu si j’ose dire.

    Nous devrions revenir à l’épure de cette équation binaire.

    Ecartons la première explication. Quid de la deuxième ? Dans ce cas, toute votre propre raisonnement serait alors faux. Vous êtes raisonnablement optimiste sur les actions, vous louez ces grandes sociétés US, bourrées de cash, et très profitables…

    Autre point : vous séparez bien volontier les « républicains », des « démocrates »… Mais Bernanke « fait »… les deux si j’ose dire. Avec une parfaite constance.

    Et au Trésor ? Quelle est la différence entre Paulson et Geitner ? Absolument aucune. Là aussi, une parfaite constance, en terme de politique suivie.

    Bush et Obama ? En terme de politique économiques (et même militaire), les deux faces de la même pièce (en argent ?…).

    Donc déjà sur le plan politique, je pense que vous avez tord. Vous voyez une fausse dichotomie, que vous cherchez à étayer grâce à l’histoire (Carter, Reagan), et donc en tirez de fausses conclusions.

    Mais revenons à notre pari de Pascal, ou plutôt de Bernanke.

    La FED fait tout (taux réel négatifs, etc.) comme si nous étions « on the verge » d’un effondrement déflationniste.

    Pourquoi ne pas la croire ?
    😉

    Vous voyez où je veux en venir ? Pourquoi s’arracher les cheveux à en devenir schizophrène ? Tout pourrait être finalement très simple.

    Donc si nous acceptons de croire la FED, alors tout votre stratégie se révèlerait dangereuse.

    Les profits des sociétés ? Virtuels, en tout cas donnant une vision du passé (boostés par des poussées inflationnistes, par les torrents de vrais faux dollars de la FED, par la dette, entraînant des mal-investments etc.).

    Le statut du dollar ? Abyssal.

    L’ouragan de la dette pourrait tout emporter, dans un sens biblique etc.

    Et in fine, le cirque qui dure depuis 2008 n’aurait qu’une seule finalité : gagner du temps, comme lorsqu’on implorait le bourreau pour 5 minutes supplémentaires. De sursis.

    Aucun plan, aucune « conspiration », aucun calcul… juste l’expression la plus pure de l’instinct de survie, de la part d’un système pyramidal absolu -le notre- qui serait rentré en phase de « terminal velocity ».

    Pour résumer : il faudrait considérer la « diagonale du fou », accepter de regarder de face les conséquences épouvantables, en acceptant tout simplement de penser que la FED agit… rationnellement.

    Cet exercice je pense peut être salutaire.

    • Nam dit :

      Christophe,

      Vous dites que le pouvoir exectutif aux USA, l’adminsitration et la chambre des réprésentant sont passés de démocrates à républicains, et que pourtant la politique suivie par la Fed et le Trésor n’ont pas évoluées.

      Pour ce qui concerne la Fed, c’est tout à fait normal: c’est toujours Bernanke (homme omnibilié par la grande dépression) qui est aux commandes, depuis qu’il it été nomé par Bush (répubicain) en 2007 mais sous la pression des démocrates qui venaient de gagner les élections des mid-terms de la fin 2006. Rappellez vous de Nancy Pelosi et son « The party is over ». Bush était déja cuit à cause de la guerre en Irak qui commençait seulement à devenir très impopulaire.

      D’autre part, c’est impossible moralement d’accepter le statu quo sur les taux réels négatifs. Cela revient à splolier celui qui a été assez prudent pour épargner. Ce n’est pas normal que le marché monétaire rapporte aussi peu, alors que tout augmente!

  5. bismarck dit :

    Bonjour Monsieur Gave,

    Vous dites que vous ne comprenez pas la politique de la Fed mais de votre part cela ne signifierait t’ il pas que vous soyez incompétent pour la juger (sans vouloir vous insulter)?

    En effet, Bernanke et ses collègues ne sont pas nés de la dernière pluie et ont eu un parcours tant en termes que de niveaux d’études et d’expériences professionnelles hors du commun et que donc leurs décisions sont murement réfléchies et obéissent à une logique que nous ne comprenons pas mais eux si.

    J’ai retrouvé sur le blog de Lupus un article de Bruno Bertez de ce que pourrait être cette logique de Bernanke&Cie : http://lupus1.wordpress.com/2011/02/16/ledito-un-seul-nuage-la-hausse-des-taux-par-bruno-bertez/

  6. JB7756 dit :

    J’ai quelques doutes sur la stabilité de l’économie chinoise. Elle nourrit apparemment une énorme bulle immobilière qui ne demande qu’à éclater (64 millions de logements vides paraît il). Les statistiques économiques officielles bidouillées sont aussi très trompeuses.
    Bref un plongeon de l’économie chinoise du genre de la crise asiatiques de 1997 semble imminent.
    Les conséquences seront lourdes pour les matières premières et les exportateurs industriels (Japon, Allemagne…)

  7. Collin dit :

    M. Gave,
    merci pour vos explications limpides. Les problèmes français, et mondiaux, me paraissent plus clairs maintenant.
    Je voudrais savoir si nos principaux acteurs politiques réalisent la gravité de la situation économique de notre pays?
    Pascal

  8. BA dit :

    Samedi 19 février 2011 :

    Dette publique des Etats-Unis :

    14 165 milliards de dollars, soit 97,12 % du PIB.

    http://www.usdebtclock.org/

  9. Desmeuzes dit :

    A l’instant, une tribu pro-Kadhafi menace de stopper les exportations de pétrole dans les 24h si les manifestations ne s’arrêtent pas.

    Amicalement.
    Marc

  10. Nam dit :

    Pour aider de l’extérieur un pays à se libérer de son dictateur, tout le problème avec les interventions armées (les atteintes aux souverainetés nationales), c’est que l’on ne s’attaque pas au pouvoir, mais à la population civile.

    Puisque l’intervention armée est une impasse dangereuse, seul le petit commerce et l’économie de marché véritable (attention: pas celle des grands groupes gigantesques qui écrasent tous les « petits ») est à même de pacifier les esprits et de faire vivre ensemble des populations qui ont des cultures différentes. Le « virus » de l’économie de marché est l’arme la plus redoutable en infaillible pour libérer les peuples. Contribuer à diffuser ce virus est la seule voie efficace.

    Les très grands groupes, eux, ne pacifient QUE les liens entre dirigeants (qu’ils soient dictateurs ou démocrates).

    Ne devrait on donc pas militer contre le gigantisme, pour que l’économie de marché véritable émerge, une économie sans intervention de l’état (qui tend toujours à re-créer des monstres genre entreprises du CAC40) ???

  11. Oresme dit :

    Cher concitoyen, cher Charles,

    Je vais essayer de faire court et d’aller à l’essentiel. La crise a commencé en juillet 2007 et dès le 18 mars 2008, la Fed initiait une stratégie de debasing, celle-là même qui se poursuit aujourd’hui et que vous percevez comme en fin de course. Aujourd’hui, près de 4 ans après, la situation est à peine stabilisée et encore très fragile. La théorie Keynesienne n’a pas fonctionné. Tout peut rebasculer en un instant tant les incertitudes sont grandes.

    49 des 50 états américains sont en très grandes difficultés financières, le trésor va devoir à nouveau dépenser des centaines de milliards et la Fed va devoir à nouveau prendre cela à son bilan (QE 4 !!!) . Sachez que le budget fédéral US est de 3.7 trilliards pour 2.5 trillards de recettes, soit un déficit de 30% ! et sans que cela sorte le mamouth du trou…

    Je ne suis pas aussi optimiste que vous, je pense que les américains sont loin de percevoir la réalité des choses, ils ont été manipulé par des médias malfaisants depuis une dizaine d’années et ils feront les mauvais choix le moment venu.

    Ce moment approche, la Chine ne va pas tolérer un tel debasing de la monnaie et la Chine va exiger que les américains se serrent la ceinture, la fameuse austérité. Bien évidement, cela ne sera pas accepté et une confrontation est à prévoir entre le congrès et la Fed, l’un défendant les américains, l’autre défendant les porteurs de dollars.

    Bien évidement, le Congrès va l’emporter et la Chine devra saisir les biens américains sur son sol (usines) en représaille.

    Bref, je vois plutot une croissance molle pendant plusieurs années, une redistribution des cartes au niveau géo-stratégique, les Chinois sur l’Afrique, les Américains sur l’Amérique du Sud et les Européens avec la Russie.

    Enfin…

    Les trois racines du mal étant (a) le manque de transparence des marchés (b) la comptabilité publique et privée totalement défaillante et (c) les manipulations monétaires sur le yuan et le dollar.

    Quand à l’Europe, elle doit protéger son union en cours et prendre ses distances avec l’OMC tant que les USA et la Chine n’ont pas apporté de gages sur leur politique monétaire respective. L’Europe a 500 millions de consomateurs a mettre en face des 800 millions d’ouvriers chinois ou des 950 bases militaires américaines.

    Cheers,

    Oresme

  12. ratel dit :

    Bonjour.êtes vous toujours persuader que le dollar va baisser ? il remonte bien depuis quelques temps.je vous mets un article vu sur le web.merci.

    Le FMI propose un remède controversé à la planète: une baisse du dollar

    WASHINGTON — Le Fonds monétaire international a révélé mercredi sa proposition controversée pour soutenir l’économie de la planète: aider les Etats-Unis à réduire leurs déficits vis-à-vis des autres pays en permettant au dollar de se déprécier.

    Cette suggestion figure dans une note aux ministres des Finances et banquiers centraux des pays riches et émergents du G20, qui étaient réunis à Paris vendredi et samedi.

    D’après les calculs des économistes du Fonds, le taux de change du dollar est plutôt surévalué, ceux de l’euro et du yen sont « globalement conformes » aux fondamentaux économiques, et plusieurs monnaies de pays émergents asiatiques « sous-évaluées », surtout celle de la Chine.

    Par conséquent, le FMI appelle le G20 à faciliter une baisse du billet vert.

    • Oresme dit :

      Cher Ratel,

      En tant qu’épargants, les européens sont plumés à l’ouest par un dollar surévalué et une économie US qui capte l’épargne mondiale (l’un va avec l’autre bien sûr) et puis, en tant que travailleur, les européens sont plumés par un yuan sous évalué qui capte leurs emplois (idem).

      Qu’il s’agisse du patrimoine (bilan) ou du travail (compte de résultat), les européens sont les dindons de la farce, cette mondialisation des échanges est bien évidement une énorme farce et les européens sont de grands naifs, de beaux bisounours.

      Finalement l’homme nouveau existe, mais ce n’est pas celui de Marx, il ne vient pas de l’Est et n’est pas désintéressé.. il vient de l’Ouest et n’a aucune limite sur l’abus qu’il peut porter aux autres, il suffit de regarder Wall Street et la City depuis une dizaine d’années. Gone rogue.

      Mais la boucle se referme, les changements de régimes se succèdent et si les USA étaient une action, elle serait en chute de 50% depuis le 1er janvier. Les trilliards (oui, trilliards) de dollars dépensés depuis 25 ans pour controller le monde ne valent plus rien, les USA ne controllent plus les évolutions des pays et c’est bien le debasing de Bernanke qui en est à l’origine. Une fois que le bilan de la Fed sera gigantesque, que l’évidence de l’impossibilité des opérations de stérilisations sera là, le dollar va chuter de 40 % avec des conséquences dantesques.

      Cheers,

      Oresme

    • Cher Monsieur
      Le FMI a sans doute le plus mauvais palmares de toutes les institutions internationales.
      En 1997, il felicitait la Coree de la qualite de sa gestion. 6 mois apres ce pays etait en faillite et les solutions qu’ils preconiserent pour resoudre le probleme de l’avis general aggraverent la situation.
      En 2007, pas un mot sur les problemes bancaires qui 6 mois apres allaint faire sauter le mondeIl
      Je pourrai multiplier les exemples , tant et si bien que tout le monde sait que si le FMI preconise quelque chose, il est sage de faire le contraire Ces incompetents notoires pensent a l’evidence que les comptes courants sont un compte d’exploitation et croient aux dangers des fameux desequilibres. Ils me rappelent Diafoirus chez Moliere
      Je vous renvoie aux articles que j’ai fais a ce sujet sur ce site
      Aujourd’hui les USA ont un excedent vis a vis du reste du monde si vous exluez la Chine et le petrole
      Si donc vous faites baisser le dollar, cela veut dire que le reste du monde sera soumis a une pression concurentielle gigantesque, l’Europe en premier, ce qui nous fera tous sauter
      A ce moment le FMI aura beaucoup de boulot
      Apres tout c’est peut etre ce qu’ils cherchent
      Amicalement
      cg.

      • Oresme dit :

        Cher concitoyen, cher Charles,

        Vous savez bien que les USA ont la main dans la gouvernance du FMI, ce que vous appelez un track-record médiocre est au contraire une belle démonstration d’habileté. Vous savez comme moi que cynisme, ego et illusion sont les trois bandes de ce billard.

        Le thread portant sur la politique monétaire américaine, je vous annonce ni plus ni moins le retour à l’étalon or par la Fed. Elle fera cette déclaration en dernier ressort, lorsque le dollar aura une dernière chance de remonter sur son trône.

        L’Europe doit sortir de l’OMC au plus vite au motif que les manipulation monétaires sont des subventions déguisées, le libre échange est une grande farce aujourd’hui.

        Cheers,

        Oresme

      • Cher Oresme
        Ce n est plus nous qui negocions avec l OAT mais la commision Europeene
        I’ll faudrait donc d abord sortir d abord de l Europe et ensuite de l Euro
        I’ll n y a pas de procedure pour ca
        Le FMI a toujours ete une chasse gardee des francais
        Quant a l etalon or je vous renvoie a l article que j y ai consacre
        C est une brute imbecile
        Les Suisses ne reclament pas le retour a l etalon or ni les canadiens ni les australiens
        Amicalement
        Cg

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