Wisconsin, Egypte, France, même combat…

Le monde entier a les yeux tournés vers le Moyen Orient où de graves événements sont en train de se passer. Du coup, les autres nouvelles passent un peu à la trappe dans la mesure où les grands média semblent ne pouvoir traiter qu’un sujet a la fois. Or il  en train de se passer dans l’Etat du Wisconsin aux Etats-Unis quelque chose qui va peut-être changer la face de nos démocraties et qui devrait attirer l’attention de tous les commentateurs. Chacun sait qu’un certain nombre d’Etats aux « Etats–Unis » sont dans une situation budgétaire très difficile. La Californie par exemple a frôlé la faillite a plusieurs reprises depuis deux ans et est loin d’être tirée d’affaire. Des situations similaires se retrouvent dans nombre d’autres circonscriptions politiques outre Atlantique, (comtés, municipalités, Etats…). Ce que le lecteur sait peut être moins c’est que lors des dernières élections, les Démocrates ont subi des défaites massives tant aux postes de gouverneurs qu’à tous les autres échelons locaux, assemblées législatives, municipalités (postes de maires ou de contrôleurs financiers etc.). Lorsque les nouveaux élus Républicains sont arrivés aux commandes, remplaçant des Démocrates, ils ont constaté que ces déficits trouvaient leurs sources presque toujours dans la même pratique : Les élus Démocrates avaient acheté les voix qui les avaient élus aux syndicats de la fonction publique. Je m’explique. Aux USA aujourd’hui, il n’y a plus que 7 % des salariés du secteur privé qui soient syndiqués. Par contre, dans la fonction publique (enseignement, administrations locales, police, pompiers, les troupes sont massivement syndiquées. La fonction publique aux USA est donc le dernier bastion des syndicats qui se trouvent être également les principaux financiers du parti Démocrate. Comme ces élections locales suscitent rarement l’enthousiasme l’abstention y est très forte. L’arrangement était simple : Les syndicats faisaient voter leurs troupes en rangs épais pour les Démocrates, ce qui compte tenu du faible taux de participation assurait l’élection des partisans du parti de l’Ane et une fois au pouvoir, les Démocrates légiféraient la retraite a 50 ans, des soins médicaux gratuits pour les fonctionnaires et toutes autres sortes de privilèges auxquels le commun des mortels n’avaient pas accès. Et ce sont toutes ces gentillesses que les Démocrates ont fait voter au profit de leurs alliés qui sont en train d’arriver à maturité et qui foutent toutes administrations locales en faillite virtuelle, puisque rien n’avait été fait pour en assurer le financement. Devant un tel désastre il ne peut y avoir que deux attitudes.
1. Ou bien dire qu’il n’est pas question de revenir sur ces « droits acquis » et que la solution est de taxer les populations locales (les fameux riches) pour continuer à servir leurs prébendes a tous ces serviteurs désintéressés de la communauté. C’est en gros l’attitude des Démocrates et de la classe politique française dans son ensemble.
2. Ou bien analyser tous ces versements et faire un peu le ménage, en revenant sur certaines promesses qui n’engagent comme chacun sait que ceux qui les ont crues. Venons-en au Wisconsin. Le Gouverneur local, Républicain, et les assemblées locales, devenues Républicaines se sont rapidement rendu compte que les fonctionnaires de l’Etat ne contribuaient à leurs retraites qu’a hauteur de 20 % de ce que faisaient les agents du secteur privé , que ces retraites étaient prises beaucoup plus tôt, et à des taux beaucoup plus élevés par rapport au dernier salaire, toujours manipulé à la hausse pour la dernière année bien entendu. Pour les dépenses médicales, les contributions étaient encore plus faibles et l’utilisation du système beaucoup plus forte, ce qui aggravait les déficits locaux. Comme chacun s’en doute et « parce qu’il n’y a pas de repas gratuit (Milton Friedman) », c’était toujours le contribuable local qui payait la note. Le Gouverneur et les assemblées prirent donc trois décisions
1. Faire payer aux fonctionnaires le vrai coût des largesses qui leur avaient été accordées au fil des années, ce qui parait bien normal. S’ils refusaient, et compte tenu des contraintes budgétaires, il faudrait en mettre à peu prés un cinquième au chômage. A eux de choisir
2. Amender la Constitution locale pour interdire aux politiques de négocier avec les syndicats de fonctionnaires des accords pouvant avoir un impact sur des budgets ultérieurs, du type retraite à 55 ans ou soins médicaux gratuits.
3. Rendre l’inscription aux syndicats purement volontaire et renouvelable chaque année. Plus de carte forcée pour des années…Si vous voulez faire carrière dans la fonction publique ou dans l‘enseignement, il ne sera plus nécessaire d’être syndicalisé. L’analyse est simple : quand un patron négocie avec un syndicat, il sait que s’il « lache » trop, son entreprise va faire faillite. Un politique qui négocie avec un syndicat de fonctionnaires des avantages qui devront être payées bien après qu’il ait pris sa retraite n’a pas cette contrainte et sera prés à tout abandonner pour être élu ou réélu. D’où l’interdiction de négocier à plus d’un an. Les élus Démocrates du Wisconsin ont alors recours alors une grosse astuce pour que le projet ne puisse être voté : ils quitterent physiquement le Wisconsin pour aller se cacher dans les Etats voisins (absence de quorum dans les assemblées et donc pas de vote). Du coup, cette révolte locale fait la une de tous les journaux, les avantages des fonctionnaires ailleurs qu’au Wisconsin sont révélés et tout le monde trouve que la solution n’est pas aussi idiote qu’il y parait. Ramener les fonctionnaires à un niveau de revenu et d’avantages sociaux équivalent au reste de la population parait d’autant plus raisonnable que nous sommes dans une période difficile. Fureur des fonctionnaires…et de leurs élus qui se retrouvent dans la situation de monsieur Moubarak (qui avait capturé lui aussi l’Etat à son profit), ne comprenant pas pourquoi le peuple se révolte. On a beau leur expliquer que « tant va la cruche à l’eau qu’elle se casse », ils ne veulent pas y croire… On voit donc que les mêmes problèmes existent dans tous les pays du monde qu’il s’agisse de l’Egypte, de la France ou du Wisconsin. Une classe de profiteurs s’empare de l’Etat et traie la vache à lait à son profit exclusif. Grace à la société d’information parfaite dans laquelle nous sommes aujourd’hui les propriétaires de la vache, les contribuables/citoyens, prennent soudain connaissance de cet état de fait et se révoltent contre tous ces privilèges abusifs. Ce qui est en train de se passer dans le Wisconsin est donc capital. Tous nos Etats sont dans des situations budgétaires abominables. A l’origine de ces quasi- faillites des promesses inconsidérées faites il y a vingt ans, trente ans et qui bien entendu ne pourront pas être payées. Il faut donc de toute urgence rétablir la justice sociale si nécessaire au Contrat Social qui unit les citoyens entre eux. Ce qui veut dire que ceux qui prennent moins de risque dans leurs vies professionnelles et qui sont payés par les impôts doivent être moins payés que ceux qui prennent des risques. Ce retour à la justice passe donc nécessairement par une remise a plat des avantages indus que se sont octroyés les agents de l’Etat grâce a leur poids politique. On voit bien qu’il s’agit la d’une Révolution dont les lignes de bataille sont tracées aux USA : les forces de la Réaction, hostile à tout changement et dont le but essentiel est de protéger les avantages de la Classe (au sens Marxiste du terme) qui a pris le contrôle de l’Etat, sous la conduite de monsieur Obama et du parti Démocrate, contre les forces du Mouvement qui préféreront toujours la liberté à l’encadrement Ces forces du Mouvement sont décentralisées et sans leaders et veulent retourner aux racines de ce qui a fait le succès des Etats-Unis, le contrôle sans concession par les citoyens de leurs Etats. ·
Contre ces remises à plat, le parti Démocrate et toutes ses troupes qui pour l’instant n’ont rien proposé si ce n’est des dépenses nouvelles au profit de leurs troupes ·
Pour ces remises à plat, le « Tea Party » et une partie du parti Républicain, (les Républicains du Sud ou de l’Ouest) et de plus en plus d’Américains de base tant méprisés par nos élites Européennes.
La Réaction, historiquement, parce qu’elle cherche à protéger des avantages acquis perd toujours et partout contre le Mouvement et les aristos perdent toujours leurs privilèges s’ils ne sont plus mérités. Les bonnes nouvelles s’accumulent donc mais la guerre sera longue et la dernière bataille aura lieu sans aucun doute en France, la matrice intellectuelle de tous les totalitarismes étatiques. Encore une fois, le plus tôt sera le mieux.

C.G

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L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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125 commentaires pour Wisconsin, Egypte, France, même combat…

  1. BA dit :

    A propos de la faillite de l’Etat grec :

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 2 ans : 16,116 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,728 %.

    Faites vos jeux.

    Rien ne va plus.

  2. BA dit :

    A propos de la faillite de l’Etat grec :

    – Emprunt à 6 mois :

    Quand l’Allemagne lance un emprunt à 6 mois, elle doit payer un taux d’intérêt de 0,870 %.

    Quand la France lance un emprunt à 6 mois, elle doit payer un taux d’intérêt de 0,837 %.

    Et la Grèce ?

    Mardi 8 mars 2011 :

    En Grèce, l’agence de gestion de la dette publique (PDMA) a vendu pour 1,625 milliard d’euros d’emprunt à six mois, avec un rendement supérieur de 11 points de base à celui de l’émission précédente le 8 février.

    Le rendement a été de 4,75 %, contre 4,64 % en février.

    (Source : dépêche Reuters)

    – Emprunt à 2 ans :

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 16,317 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    – Emprunt à 10 ans :

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 12,822 %.

    • Cher Monsieur
      Ca n’est pas soutenable
      Il faut que l’Europe trouve une solution d’ici a la fin Mars pour faire baisser ces taux ou les populations vont se revolter
      Amicalement
      CG

    • Cher Monsieur
      Nous avons 2 problemes en France
      L ‘etat est gere par des fonctioonaires, pour le plus grand pofit des fonctionnaires, ce qui ne devrait surprendre personne
      Plus de la moitie des francais touche des suventions de ce meme etat
      Ca va etre dur de se reformer, mais ca sera inevitable quand nous serons en faillite et/ou sous la tutelle du FMI, c’est a dire vers 2013-2014
      Le prochain President de la Republique ne va pas rigoler
      CG

      • ungars dit :

        Tout à fait d’accord avec vous ! Mais n’oubliez pas que beaucoup de ces français ne sont pas des fonctionnaires : le nombre d’entreprises ayant bénéficié depuis 10 ou 20 ans d’exonérations diverses et souvent aux effets des plus relatifs est très important. Prenez les banques, qui ont finalement considéré le contribuable comme leur assurance professionnelle contre leurs comportements catastrophiques, car leurs dirigeants sont tous issus des grands Corps d’Etat : l’Inspection Générale des Finances; voilà un drôle de mélange des genres. Qui a conduit à la catastrophe, les dirigeants se sentant en quelque sort protégés par leurs très fusionnelles relations avec la haute administration.
        Le MEDEF qui n’arrête pas de combattre l’interventionnisme « tatillon » de l’Etat, mais lui réclame sans arrêt des mesures lui étant favorable exclusivement.
        L’opposition fonctionnaire / non-fonctionnaire est plus subtile en France que partout ailleurs, et la grosse difficulté est bien là…
        La réforme sera très dure aussi pour ces gens, sinon ce ne sera pas une réforme, mais de la poudre aux yeux.

      • Cher Monsieur
        Je ne saurai etre plus d’accord avec vous
        Le refus des milieux patronaux de preconiser des solutions liberales et de les soutenir dans l’opinion est l’un des drames de notre pays,depuis toujourrs
        Le patronat a sans cesse vendu son droit d’ainesse pour un plat de lentilles concocte pour l’acheter par des gouvernements se servant d’un argent qui ne leur appartenait pas mais qui etait la propriete desx Francais a qui on l’ a vole deux fois: une fois pour subventionner le patronnat, une deuxieme fois en faisant payer au consommateur beaucoup plus cher les produits fabriques par ce patronat incompetent.
        Triste
        CG

  3. serfix dit :

    Bonsoir,

    Voici ci-dessous une petite vidéo d’un économiste disons, plus conforme à mes études actuelles … et attention, il est Belge 🙂

    https://www.degroof.be/sites/degroof/fr-BE/Pages/videos.aspx

  4. BA dit :

    A propos de la faillite de l’Etat espagnol :

    Quand l’Allemagne lance un emprunt à 15 ans, elle doit payer un taux d’intérêt de 3,536 %.

    Quand la France lance un emprunt à 15 ans, elle doit payer un taux d’intérêt de 4,008 %.

    Et l’Espagne ?

    Mardi 8 mars 2011 :

    L’Espagne a placé 4 milliards d’euros de titres à 15 ans dans le cadre d’une émission syndiquée dirigée par Caja Madrid, Crédit agricole, Deutsche Bank, HSBC et Santander, indique le quotidien économique espagnol Cinco Dias sur son site Internet. Les obligations ont été émises sur la base d’un spread (ou différentiel de taux) de 217 points de base (2,17%) au-dessus des taux midswaps.

    Le rendement à l’émission est donc de 6 %, ce qui suppose une prime de 10 pb par rapport au cours de l’emprunt espagnol à 15 ans sur le marché secondaire (SPGB 4,65% 30/7/25).

    http://www.obliginfos.fr/2011/03/08/lespagne-leve-4-milliards-deuros-a-15-ans/

    Malgré les fortes tensions sur le marché de la dette périphérique, l’Espagne a effectué une émission obligataire à 15 ans pour un montant de 4 milliards d’euros. La demande a atteint plus de 7 milliards d’euros, émanant d’environ 150 investisseurs.

    Le Trésor espagnol a choisi de lever de la dette par syndication, c’est-à-dire via un carnet d’ordres tenu par un groupe de banques. Le prix final est ressorti à 6,012 %, soit le taux mid-swap + 217 points de base.

    Les taux sont en hausse : c’était 5,95 % lors de la dernière émission.

  5. BA dit :

    A propos de la faillite de l’Etat portugais :

    Mercredi 9 mars 2011 :

    Le Portugal emprunte 1 milliard d’euros à 2 ans à un rendement accru.

    Le coût d’emprunt du Portugal a sensiblement augmenté à l’occasion d’une adjudication mercredi d’obligations à échéance septembre 2013.

    L’agence de gestion de la dette IGCP a placé pour un milliard d’euros d’obligations à deux ans, soit dans le haut de la fourchette indicative, à un rendement de 5,993 %, contre 4,086 % pour la précédente adjudication de septembre.

  6. BA dit :

    Mercredi 9 mars 2011 :

    Rouge.

    Tous les clignotants sont au rouge.

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,990 %.

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,511 %.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,629 %.

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,550 %.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,900 %.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 2 ans : 16,725 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

  7. BA dit :

    A propos de la faillite de l’Etat portugais :

    Mercredi 9 mars 2011 :

    Le Portugal « dans l’urgence économique et financière », selon le président Anibal Cavaco Silva.

    « Le Portugal vit actuellement une situation d’urgence économique et sociale, qui est déjà aussi une situation d’urgence sociale », a déclaré au Parlement M. Cavaco Silva, président conservateur réélu dès le premier tour de la présidentielle avec 52,9 % des voix.

    « Je pense que nous réussirons à dépasser les problèmes actuels si nous sommes capables d’apporter une réponse collective aux défis qui se présentent », a-t-il ajouté, s’engageant à assurer une « magistrature active » et à rester « un facteur d’équilibre du système politique ».

    Lourdement endetté et menacé de récession, le Portugal est considéré comme le prochain pays de la zone euro susceptible de solliciter une aide extérieure pour régler ses problèmes budgétaires, en dépit des dénégations répétées des autorités.

    Illustrant le regain de tension vécu ces derniers jours sur les marchés obligataires, les taux des emprunts portugais à dix ans ont atteint hier de nouveaux plus hauts historiques, à 7,545 %.

    « Le financement de l’État continue de se faire à des taux anormalement élevés, ce qui affecte le fonctionnement du système financier portugais et de notre économie », a déploré le chef de l’État dans son discours, appelant les responsables politiques et économiques à « libérer le pays de cette situation ».

    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/693018/Le_Portugal_%3C%3C+dans_l'urgence_economique_et_financiere+%3E%3E,_selon__le_president.html

  8. BA dit :

    A propos de la faillite de l’Etat espagnol :

    Jeudi 10 mars 2011 :

    Espagne : Moody’s dégrade la note souveraine à “Aa2”.

    L’agence de notation crédit Moody’s a annoncé ce matin la dégradation d’un cran de la dette souveraine de l’Espagne de ‘Aa1’ à ‘Aa2’.

    La perspective de cette note est négative.

    Dans la hiérarchie de Moody’s, ‘Aaa’ est la meilleure notation possible et compose la catégorie dite ‘prime’. On passe ensuite à la catégorie ‘high grade’, qui comprend les notes ‘Aa1’, ‘Aa2’ et ‘Aa3’.

    Deux raisons principales sont citées à l’appui de cette décision. En premier lieu, Moody’s anticipe que le coût éventuel de restructuration des banques espagnoles, notamment les caisses d’épargnes (“cajas”), dépassera les prévisions actuelles du gouvernement, ce qui dégradera de nouveau le ratio de dette publique du pays.

    Selon Madrid, le nouveau renflouement des “cajas” coûterait au pire des cas 20 milliards d’euros, soit 2% du PIB. Mais selon Moody’s, le montant nécessaire serait plus proche de 40 à 50 milliards, soit plus du double que la première recapitalisation qui avait déjà coûté 17 milliards d’euros.

    En second lieu, l’agence cite ses inquiétudes persistantes quant à la capacité de l’Espagne de mettre en oeuvre une politique soutenable et structurelle d’amélioration de ses finances publiques. En cause : le pouvoir limité de l’Etat central sur les ‘généralités’, sortes de collectives territoriales régionales dotées de larges compétences, et la faiblesse de la croissance (+0,8% attendu cette année).

    ‘L’an dernier, 9 des généralités sur 17 ont affiché un déficit budgétaire supérieur à l’objectif de 2,4% du PIB’, calcule Moody’s, alors que l’objectif est cette année de 1,3%.

    Moody’s ajoute que l’implication négative dont est assortie le nouvelle note reflète la vulnérabilité de l’Espagne en cas de désorganisation du marché, compte tenu de l’importance des besoins de financement de l’Etat central, des gouvernement régionaux et des banques, notamment les ‘cajas’.

    Par ailleurs, l’agence a également dégradé la note du Fondo de Reestructuración Ordenada Bancaria (FROB), le fonds de restructuration bancaire, de ‘Aa1’ à ‘Aa2’, avec une perspective négative. Le FROB est en effet adossé à l’Etat central.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=c49031f83d79602704ab6077248f3583

  9. JEAN dit :

    BA pourquoi ne pas créer votre Blog ?

    • BA dit :

      Je sais pas faire.

      • D.VDA dit :

        Bonjour,

        Utilisez un service comme WordPress.com (WordPress) ou blogger.com (Blogs Google), c’est simple et gratuit, et si vous voulez avoir votre propre nom de domaine, comme ici, disons entre 8 et 20 €/an.

        Votre suivi par commentaires croisés de la crise de l’Euro et des dettes souveraine n’en serait serait que plus édifiant sous la forme d’un blog et de ses archives…

        P.S. : merci à M. Gave pour votre blog et votre livre, vite dévoré.

  10. goufio dit :

    gilles dit :
    7 mars 2011 à 22 10 11 03113
    Si vous pouvez me conseillez un bon livre sur les mécanismes monétaires, je suis preneur (à moins que celui-ci donne des éléments).

    Je peux vous suggérer : Monnaie, banque et marchés financiers chez Ed Pearson Aueturs : Bordes, Hautcoeur, Lacoue-Labarthe et Ragot – 900 pages

    • gilles dit :

      @goufio : Merci

      @ Charles Gave
      Ai dévoré votre dernier livre l’état est mort, vive l’état. Clair, factuel, probant. J’ai adoré

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