A quoi servent les marchés financiers ?

Supposons qu’une société industrielle ou commerciale crée de la valeur année après année en vendant des biens ou des services que le public achète librement.

Les parts de cette société (les actions) auront une VALEUR qui sera théoriquement égale à la somme actualisée des profits ou des dividendes que cette société va générer dans le futur. Cela  suppose que les acheteurs ou les vendeurs de ces parts vont essayer d’estimer au mieux cette valeur ce qui suppose  que nos investisseurs vont devoir faire des hypothèses ET sur les bénéfices  (futurs) de cette société ET  sur ses marges Et  sur les taux d’intérêts qu’il va falloir appliquer pour calculer la valeur actuelle de ces flux futures.

Inutile de dire que tout le monde va se tromper sans arrêt, un peu comme une troupe d’aveugles qui essaient de décrire un éléphant en le touchant.

Certains décriront la trompe, d’autres les oreilles, d’autres les pieds ou la queue…  les marchés financiers tâtonnent donc sans arrêt, mais dans l’ensemble et si on se place sur le long terme, les bonnes sociétés ont une VALEUR toujours supérieure aux mauvaises, ce qui garantit que le capital  va aller de préférence vers ceux qui l’utilisent bien plutôt que vers ceux qui l’utilisent mal.

Je  conçois que cette méthode apparaisse peu satisfaisante aux lecteurs mais elle est très supérieure à la technocratie ou le monsieur qui sait tout parce qu’il est sorti premier de l’Ecole Nationale des Premiers de la Classe choisit pour nous des investissements qui vont décider de notre avenir, et ce pour deux raisons :

– La première, c’est que s’il se trompe, il pourra continuer à faire des dégâts en s’appuyant sur la force publique (l’ ‘État) en augmentant nos impôts pour financer, à perte, ces activités « stratégiques »  dont personne ne veut, ce qui fera BAISSER la somme du capital disponible dans le pays  et fera donc baisser inéluctablement le niveau de vie général.

-La seconde parce que ce processus itératif permet de sélectionner ceux parmi nous qui sont doués pour acheter ou vendre bien et que donc le capital se retrouve dans des mains compétentes à la place d’être monopolisé par des irresponsables surdiplômés (cf. « Des Lions menés par des Anes » ). Dans ce schéma, le capital ira à ceux qui le traitent bien , exactement comme dans la parabole des talents (cf. « Un Liberal nomme Jésus » ou plus simplement la Bible).

La première façon de gérer son argent est donc de suivre les sociétés cotées une par une et de n’investir que dans celles qui respectent le capital qui leur est confié par les actionnaires. C’est ce que l’analyse financière s’attache à faire.

Un observateur attentif des marchés financiers ne peut pas ne pas remarquer cependant qu’il existe des grandes « vagues » de création de valeur dans le système capitaliste et qu’il est bon de les repérer si « on veut gagner de l’argent sans travailler » (cf. définition de la Finance par ma secrétaire il y a quelques années). Pour bien comprendre ces vagues de fond, il est bon de revenir aux deux grands économistes qui ont le mieux analysé ce processus de création de la richesse, je veux parler de Ricardo et de Schumpeter.

Pour Ricardo, la création de valeur est la conséquence d’une meilleure utilisation des trois facteurs de production que sont le capital, le travail et la terre à l’échelle d’un pays ou du monde. La croissance Chinoise des 20 dernières années est une croissance purement Ricardienne.

Pour Schumpeter par contre, la création de valeur est la conséquence d’une invention de rupture qui change les règles du jeu (cf.Internet) et permet à sa « création destructrice » d’avoir lieu.

La croissance Ricardienne est finie par nature.

Une fois que les routes ou les ponts ou les logements ont été bâtis, elle s’arrête. Bien souvent de plus elle se heurte à ce que l’on pourrait appeler la « contrainte Malthusienne », les matières premières venant à manquer.

La croissance Schumpetérienne ne dépendant que de la capacité de l’esprit humain à inventer est infinie et ne dépend donc pas des matières premières.

En fait, les inventions ont en général lieu pour briser la contrainte Malthusienne (pétrole remplaçant le charbon etc..)

Pour des raisons qui m’échappent, ces « vagues de création de valeur » ont une durée décennale (Juglar ?)

De 1950 a 1960, nous avons eu une croissance Ricardienne, reconstruction de l’Europe et du Japon, commerce international, communauté européenne

De 1960 a 1970, une grande vague Schumpetérienne , pharmacie, IBM, Control Data, Hewlett-Packard, débarquement sur la lune…

De 1970 a 1980, une horrible décennie Malthusienne et inflationniste, avec or, argent, pétrole montant sans relâche et j’en passe.

De 1980 a 1990, à nouveau, une grande période Ricardienne : acte unique Européen, réunification Allemande, émergence des tigres asiatiques.

De 1990 à 2000, LA grande période Schumpetérienne par  excellence se terminant par la bulle internet.

De 2000 à aujourd’hui, une croissance Ricardienne en Asie centrée sur la Chine, avec de forts relents de contrainte Malthusienne (pétrole etc.)

Si cette périodicité décennale se maintient, on peut dire sans crainte que le temps est venu de rentrer à nouveau dans une période Schumpetérienne , centrée autour de la biologie, de l’électricité, des communications, de l’internet et de nouvelles inventions que je suis bien incapable d’imaginer.

Si tel est le cas, cela a des implications gigantesques pour la politique de placement.

Vendez vos valeurs Malthusienne, gardez vos valeurs Ricardienne et achetez beaucoup, beaucoup de matière grise cotée en bourse. C ‘est la SEULE matière première qui ne s’épuisera jamais.

Tel est mon conseil pou.r les 10 ans qui viennent a ceux qui veulent « gagner de l’argent sans travailler »

Application  pratique: Dans la gestion de l’épargne, ce qui compte c’est d’éviter les énormes gamelles qui détruiraient votre capital. Plutôt que de réfléchir sur ce qui va monter, il vaut beaucoup mieux se concentrer sur la ou il ne faut pas être. Réfléchissons donc ensemble:

Me paraissent très dangereux à l’heure actuelle

-les obligations d’Etat en Europe ou aux USA. (Je suis sur que votre assurance vie en est pleine: vérifiez)

-L’immobilier, qui va se faire massacrer par la vague d’impositions post 2012 et qui est très cher, surtout à Paris

-L’or et les métaux précieux qui sont à l’heure actuelle en plein dans une phase spéculative.

Me restent donc:

-les actions françaises

-les actions européennes

-les actions du grand large (États-Unis, reste du monde)

-Les obligations asiatiques (Singapour, Korée etc..)

Le plus simple est sans doute de sélectionner un bon fonds européen géré par des gens compétents ( du style COMGEST à Paris) , et de sélectionner un bon fonds Américain géré par des gens similairement compétents, de mettre 50 /50 et de rebalancer votre portefeuille tous les ans. Ensuite, vous partez en vacances et vous regardez ce portefeuille une fois tous les 3 mois, sur les vingt prochaines années vous devriez cartonner.

C.G

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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81 commentaires pour A quoi servent les marchés financiers ?

  1. petitrader dit :

    Excellent Monsieur Gave !!!
    Très clair et didactique pour mon petit cerveau…

    Amicalement.
    Marc

  2. petitrader dit :

    J’ai connu quelqu’un (sur le net) ingénieur dans le numérique et qui compte fonder sa boite) qui me disait qu’on était en train de vivre le début d’une véritable révolution numérique, et vraiment au sens fort du terme.
    Alors si certains sont dans le même cas et qu’ils connaissent des sociétés qui commencent à être coter ça serait le bienvenu et compléterait l’article de Charles Gave.

    A+
    Marc

    • Yves Ankha dit :

      Pas besoin d’être ingénieur IBM et entrepreneur IT depuis 10 ans (ce qui est mon cas) pour voir l’évidence :
      1. Développement exponentiel de la dématérialisation des documents et process,
      2. La partie est une fois de plus remportée par ceux qui savent créer de la valeur (entrepreneurs US) et perdue par les moutons qui n’ont rien compris au film et confondent une fois de plus « fin » et « moyen »…
      YC

  3. Bastiat dit :

    Vos articles toujours attendus et jamais déçu – merci
    Nous rentrons effectivement dans une période schumpetérienne mais n’y rentrons nous pas avec des sabots remplis de paille ? Cette économie durable, céti qu’elle serait pas éphémère et budgétivore vindiou ?
    Quoi qu’il en soit le capital sera mal utilisé car toujours orienté par les premiers de la classe pour installer des girouettes, fabriquer des voitures électriques pour alcooliques, faire pousser des panneaux solaires en plein champ qui consomment plus d’énergie pour leur fabrication qu’ils n’en produiront… et ils accordent à toutes ces niaiseries des espérances de gloire et de pouvoir ! Monsieur Hulot, vous feriez bien de prendre des vacances, pour vous comme pour nous.

  4. VGAREZ dit :

    je ne suis pas sûr qu’il faille non plus être pessimiste sur les matières premières :
    elles représentent certes des capacités finies au regard de la créativité humaine, mais à l’instar du nombre de grains sables sur terre – quantité finie, il me semble que l’on n’est pas à la veille d’en voir le bout. Le génie humain justement permettra d’aller là où elles se trouvent car notre globe est gros et les lois de la physique n’ont pas toutes encore été explorées.

    Merci de vos conseils et de nous faire sourire sur ces sujets importants.

    • Cher Monsieur
      Certes, certes
      Mais si vous vous placez sur le long terme la these Malthusienne a touhours ete qu’une heure de travail acheterait moins de pain, moins de petrole, moins de cuivre , moins de ble etc..
      En ce qi concerne le ble, la baisse depuis 200 ans du prix du ble par rapport a l’heure de travail a ete de 95 %, et des chiffres du meme ordre sont disponibles pour les autres matieres premieres
      Si vous lisez l Anglais , achetez un livre magnifique publie en GB qui s’appelle
      The rational optimist
      Tres bienCG

  5. Franck dit :

    Merci pour ce billet Mr. Gave

    C’est très agréable à lire et on y apprend beaucoup en une poignée de minutes.

  6. Pascale dit :

    «  » »« on veut gagner de l’argent sans travailler » (cf. définition de la Finance par ma secrétaire il y a quelques années). » » »

    L’humour est toujours au rendez-vous dans vos billets. Votre secrétaire avait dû remarquer, qu’en effet, vous ne travailliez pas beaucoup, et pire, que vous ne faisiez rien….

    Ceci dit, merci pour vos explications toujours extrêmement pédagogiques.

    • @pascale

      l’éternel débat entre la force des bras et l’intelligence… Je ne prétend pas avoir inventé la brouette, mais j’ai en tout cas la certitude que devant un problème, je préfère commencer pas réfléchir sur « comment me rendre la tache moins pénible ». Et, en effet, ma secrétaire doit encore à ce jour se demander comment j’arrivais « sans rien faire « à payer 12 personnes dont elle tous les mois…

  7. Nam dit :

    « ce processus itératif permet de sélectionner ceux parmi nous qui sont doués pour acheter ou vendre bien »

    Seul petit bémol à votre démonstration: il y a des gens qui sont respecteux du capital, mais qui partent avec tellement de handicaps (pauvreté de naissance, conjoncture défavorable au moment d’acomplir tel ou tel projet) que l’on ne peut pas dire que le capital soit toujours entre les meilleurs mains.

    Par contre, dans l’autre sens, je suis plus d’accord. Les gens qui ne respectent pas leur capital finissent par le perdre et s’appauvrir. Mais cela ne les menent pas forcément à la ruine.

    • DrStefool dit :

      « il y a des gens qui sont respecteux du capital, mais qui partent avec tellement de handicaps (pauvreté de naissance, conjoncture défavorable au moment d’acomplir tel ou tel projet) »

      Vous n’avez pas besoin d’argent pour demarrer votre business. Avez vous entendu parler de Business angels, de Venture Capital? … Ficelez votre idee, ecrivez un beau business plan, assurez vous quelques clients interesses, et vous pourrez peut etre convaincre des investisseurs prives si votre projet tiens la route… ils prendront peut etre 50% de votre business mais vous aideront a le developper et vous trasnformeront en multimillionaire.
      Le capital bien utilise ne reste jamais entre les memes mains … il travaille et grossit.

    • @nam

      Certes, la valeur n’attend pas le nombre des années ni n’a de frontières sociales et c’est heureux.
      CG

  8. Ping : A quoi servent les marchés financiers ? par Charles Gave « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

  9. DrStefool dit :

    Bravo. C’est tellement lumineux et simple a comprendre sous votre plume (pardon votre clavier) que vous devriez enseigner a la maternelle. Voila qui nous epargnerait des generations d’elus, d’elites, marxisantes abruties de gauche a droite.
    Il n’y a de richesse que de genie, de talent humain, celui-la meme que l’etat doit encourager et encourager a s’enrichir par les libertes economiques. Exactement tout le contraire de ce qui se fait en France, ou l’etat omniscient detourne du capital precieux vers des activites industrielles sous-productives voire moribondes,. On a eu la collection complete, du charbon jamais rentable, de la siderurgie, de l’automobile (Renault en faillite en 1985), a FT, le transport ferroviaire, … sans oublier les politiques industrielles foireuses et les plans a la noix. Dans ce contexte d’hysterie etatique (et fiscale), aucun processus schumpeterien n’est vraiment a l’oeuvre. Rien de ce qui fait une economie ultramoderne et performante aujourd’hui: materiel informatique, logiciel, semiconducteur, electronique, …. n’a pu sortir de terre et atteindre une taille « mondiale » ces 40 dernieres annees. C’est dramatique.

    Et quand on voit que la depense publique s’eleve aujourd hui a 56% du PIB, je suis heureux d’avoir quitte mon pays il y’a plus de 10 ans.

  10. Sebz dit :

    Mr Gave,

    Vous avez peut etre raison, meme si votre explication décennale m’est avis trop simpliste.
    Je pense plutot que les 2 types de création de valeur sont sans arrêt entremélés, mais que le marché moutonnier par nature favorise un cycle ou mode de pensée l’un après l’autre.
    Deuxièmement, même si vous aviez raison sur l’arrivée d’un nouveau cycle de destruction créatrice, vous n’en tirerez pas grand chose si vous justement vous n’êtes pas capable d’anticiper une invention comme un breakthrough ou un simple amusement de doctorant.

    Je me souviens (j’était jeune) mon impression la première fois que j’ai essayé le moteur de recherche google. J’était subjugué. Dommage à cette époque je n’avais pas de compte titre , et pas un rond de manière générale (et pas l’esprit investisseur).

    Mais même une très belle découverte ne peut rien sans le capital. L’écran tactile, Alcatel l’avait depuis les années 80. Le minitel, un internet un peu pourri mais 10 ans avant celui ci. Ce qui manque en France ce ne sont pas les idées mais les incubateurs. Soitec, s’il avait été américain, serait sans doute aujourd’hui 50 fois plus gros.

    Bien à vous,

    Sebz

    • VGAREZ dit :

      Pourquoi y a-t-il peu d’incubateurs chez nous ?
      1° Tu dois payer avant de gagner.
      2° Si tu gagnes, le peu que tu gagnes on te le reprend sous les prétextes les plus falacieux ; si tu perds, tu perds tout.
      Le risque entrepreneurial est une forme de folie mais en France, c’est du suicide économique.

      • Bastiat dit :

        Bonjour,
        Je me suis toujours posé la question économico-métaphysique :
        Où en serait aujourd’hui Bill Gates s’il avait été français ?

      • Lekkerman dit :

        Peut-être que nous avons ou avons eu notre Bill Gâte ou Mark Zuxkerberg… mais nous ne le savons pas et lui non plus …

      • Cher Monsieur
        Deux choses
        Les Canadiens, les Suedois, les Danois, Maggie Thatcher, Clinton… de Gaulle en 1958.. Poincarre en son temps ont reduit les depenses de l’Etat et ont ete reelus. L’idee que les elus doivent acheter les voix des electeurs avec de l’argent qui ne leur appartient pas est profondement basse. L’ideed’avoir una mendement constitutionnle pour empecher les ploitiques d’emprunter est sage, c’est ce qu’ont deja fait le Canada, la Suede, la Suisse, l’Allemagne, tous pays qui marchent fort bien
        Ce qui compte ce n’est pas tant la croissance absolue mais la croissance relative. Je m’explique. Pendant les annees Thatcher ou de l’ordre etait remis en GB, la part des depenses de l’Etat dans le PNB a BAISSE. Mais par contre, en chiffres absolus, comme la croissance accelerait du fait de la bonne gestion de Maggie, la croissance des depenses de l’etat ( depenses sociales) etait plus forte en GB qu’en France sous Mitterand. Madame Thatcher a ete donc de FAIT beaucoup plus sociale que Mitterand
        L’idee est donc simple: bien gerer l’economie, c’est a dire faire reculer l’Etat pour que celui ci puisse distribuer PLUS en absolu CAR MOINS en pourcentage.
        C’est exactement l’inverse de ce qu’ont fait messieurs Chirac et Sarkozy
        Amicalement
        cg

  11. Sebz dit :

    Autre chose : j’ai très apprécié le début de votre article sur la relation entre la valeur boursière d’une entreprise au jour J en perspective du cumul des bénéfice que pourra en retirer l’actionnaire (dividendes/inflation grosso modo) jusqu’à la faillite de celle ci.

    J’y ai déjà réfléchi. Pour simplifier, en omettant les levée de capital, création ou rachat d’action, une entreprise n’a effectivement reçu de l’argent des actionnaire qu’à sa mise sur le marché. Ensuite, le flux inverse ne se matérialise que sous le rapport (%dividende-%inflation), ou plutôt (%dividende-%pouvoir d’achat de la monnaie). Le reste n’est qu’échange entre actionnaire, qui entraîne les variations du cours (la spéculation au sens littéral du terme est alors l’espérance de profit sur ces variations seules) .

    Je suis depuis longtemps à la recherche de données boursière très long terme qui permette de mettre en rapport l’argent (ou plutôt la valeur) investit au moment de la mise sur le marché par rapport au cumul de de la valeur redistribué au cours de la vie d’une entreprise. Des données complètement différentes du cours d’une action.

    Je ne sais pas si vous avez suivi mon raisonnement, mais en fait j’aimerais bien savoir par exemple si quelqu’un qui a acheté une action Lehman Brother en 1850 et qui l’a gardée jusqu’à la faillite de celle ci (ou transmis à sa descendance évidement), a t-il récupéré plus d’argent en dividende que sa mise de départ (corrigé de l’inflation) ??.
    Si quelqu’un connait un site qui garde (et compile!) l’historique des dividendes des entreprises au cours du temps je suis très intéressé.

    Cordialement

    Sebz

    • Cher Monsieur
      Barclays publie un livre une fois par an ou l’on vous donne la rentabilite des actions, des obligations, de l’or etc..depuis 1900
      S&P vous donne les indices brutes et dividendes reinvestis pour les USA depuis 1945 mensuellement
      MSCI vous donne ces memes chiffres pour tous les grands pays en monnaie locale depuis 1970 mensuellement
      Amicalement
      cg

      • PETRONE dit :

        Cher Mr GAVE,

        limpide, didactique, pédagogique… Bravo.

        J’apprends énormément à vous lire.

        De plus, je savais déjà que la SCOR était très bien gérée avec Mr KESSLER, je viens d’apprendre qu’elle le sera encore mieux avec la dernière élection du conseil d’administration… Félicitations à vous.

        Encore merci pour tout cher Monsieur.

  12. clement dit :

    Bonjour Monsieur,
    je vous remercie pour vos articles qui sont toujours tres interessants et instruisants.
    J’aurais souhaite avoir votre avis sur les idees de l’economiste en vogue actuellement dans les medias : Paul Jorion. Quel est selon vous la/les faiblesse(s) de ses theses ?

    Merci d avance
    Clement

  13. Sebz dit :

    Erreur Lehman a été crée en 1850, mais n’entre en bourse qu’en 1887!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lehman_Brothers

    Le calcul que j’évoque est en plus compliqué par les fusions/acquisition/sessions qui font intervenir des dilutions de capitals et la création d’actions indépendantes.. Mon investisseur de 1887 a peut être perdu son action Lehman mais a toujours des American Express ou je ne sais quoi!

    Sebz

  14. Brumarj dit :

    M. GAVE, je lis toujours avec plaisir vos billets, bien que ma culture économique et ma compréhension des marchés financiers soient toutes deux très insuffisantes, mais votre optimisme foncier, votre foi dans la capacités des hommes à surmonter les difficultés est réconfortante, alors même que votre critique des ânes qui nous gouvernent est totalement fondée et nos chances de nous en sortir faibles, mais vous affirmer avec enthousiasme que faible ne veut pas dire nulle !
    Merci pour tout cela

  15. Alexandre Moreau dit :

    Cher Monsieur Gave,

    Vous dites « Pour des raisons qui m’échappent, ces « vagues de création de valeur » ont une durée décennale (Juglar ?) ».

    Il me semble que l’analyse technique ou récemment renommée analyse comportementale, peut répondre à cette question.

  16. kun dit :

    Bonjour Mr Gave,
    Excellent billet une fois de plus.
    Afin de bien gérer son argent, quels lectures conseillez-vous aux lecteurs de ce blog?
    Salutations

  17. @kun

    et aux autres Gestionnaires/épargnants

    Dans la gestion de l’épargne, ce qui compte c’est d’eviter les énormes gamelles qui detruiraient votre capital.
    Plutôt que de reflechir sur ce qui va monter, il vaut beaucoup mieux se concentrer sur la ou il ne faut pas être.
    Reflechissons donc ensemble:

    Me paraissent trés dangereux à l’heure actuelle
    -les obligations d’Etat en Europe ou aux USA. (Je suis sur que votre assurance vie en est pleine: vérifiez)
    -L’immobilier, qui va se faire massacrer par la vague d’impositions post 2012 et qui est tres cher, surtout a Paris
    -L’or et les métaux precieux qui sont à l’heure actuelle en plein dans une phase spéculative.

    Me restent donc:

    -les actions françaises
    -les actions européennes
    -les actions du grand large (Etats -Unis, reste du monde)
    -Les obligations asiatiques (Singapour, Koree etc..)

    Le plus simple est sans doute de selectionner un bon fonds europeen géré par des gens competents ( du style COMGEST à Paris) , et de selectionner un bon fonds Americain gére par des gens similairement competents, de mettre 50 /50 et de rebalancer votre portefeuille tous les ans.
    Ensuite, vous partez en vacances et vour regardez ce portefeuille une fois tous les 3 mois, sur les vingt prochaines annees vous devriez cartonner.
    Amicalement,
    cg

    • petitrader dit :

      Quand on voit la gamelle que vient de se prendre l’argent métal on se dit que l’or, l’argent et les métaux précieux en général, même s’ils peuvent rapporter sont des produits extrêmement dangereux.
      Quant à l’immobilier c’est certain que la situation post-électorale de 2012 va voir les impôts augmenter et d’ailleurs tous les impôts risquent d’augmenter à mon avis.

      Amicalement.
      Marc

    • Gilles dit :

      Bonjour M. Gave,
      Merci pour toutes vos idées très claires et pertinentes. Vous parlez d’un fond américain géré par des gens compétents. Pourriez-vous nous en citer un SVP?
      Enfin, à quand un ouvrage de votre part expliquant les bases de l’économie du style « l’économie pour les nuls ou les débutants »? Car vous avez un vrai talent pédagogique, le succès de vos livres et votre blog en témoigne. L’éducation des personnes par d’autres personnes vraiment compétentes, ne marque t-elle pas le début du Vrai changement? Celui des mentalités…
      Et merci pour votre accessibilité qui vous fait honneur.
      Cordialement et… j’ose le dire, Amicalement,
      Gilles

    • Kun dit :

      Cher Mr gave,
      Merci pour ces réponses, quel plaisir de vous lire une fois de plus.Il arrive dans la vie de faire des rencontre dont on ne mesure l’impact que plus tard.
      Je mesure maintenant les bienfaits de la découverte de vos livres et blog sur mon esprit.
      Et pour tout ceci je vous adresse un sincère et grand merci.
      Salutations

    • Kun dit :

      Bonjour Monsieur Gave,
      Merci encore pour le temps que vous nous accordez.
      Quand vous dites « les obligations européennes sont très dangeureuse, comment cela peut il se traduire au niveau comptable?
      Imaginons une assurance vie truffée de ces dernières. Que deviendrai par ex 50 000 euros? les problèmes entraineraient une baisse des rendement ou pire perte de cette somme ou partie?
      Merci
      Salutations

  18. Moulineau dit :

    Tout ceci est très intéressant et aurait tout aussi bien pu être écrit à la veille de la dernière crise qui a emmené les indices à 50% de leur valeurs initiales. Malheureusement la bourse est un risque, et aujourd’hui peut-être plus qu’hier ou moins que demain… Qui sait ?
    En tout merci pour ces billets rafraîchissants.

  19. Julesapignolet dit :

    Je tiens à vous remercier pour votre petit livre : » L’Etat est mort, Vive l’état ». Il a mis de l’ordre dans les idées qui me trottaient dans lea tête de façon pas toujours cohérente. Du coup, j’ai acheté tous vos autres bouquins et c’est un bonheur. Je suis seulement un peu moins optimiste que vous en ce qui concerne la capacité de ce pays à se sortir de ce guêpier. Les fidèles de l’église Etat sont totalement persuadés qu’ils sont le modèle que le monde entier admire et n’aspire qu’à imiter. Par exemple, ils pensent que tout le monde roule dans des voitures à moteur diesel, sauf, bien sûr, quelques attardés mentaux, comme les Américains, sans se rendre compte que la situation française ne résulte que d’un lobbying qui a créé une anomalie fiscale.
    Dans cette secte, la (dé) formation commence très tôt. N’as-t’on pas vu une foule de jeunes, de 15 à 18 ans, manifester pour le maintien de la retraite à 60 ans, au mépris de leurs propres intérêts ? Tout cela, devant un monde amusé et incrédule ! Presque partout, la culture d’ »usager » a remplacé celle du client. Conclusion, les étrangers nous trouvent imbuvables, mais on sait bien que ces gens là sont en retard sur nous !
    Les medias fustigent en permanence les libéraux (néo, ultra au choix…). Le discours est constant et présenté comme une évidence absolue que personne, même le plus demeuré, ne saurait contester.
    Je suis aussi moins optimiste que vous sur la capacité de la France à innover. Notre nation a développé une technocratie qui n’a rien à envier à celle de la défunte URSS. On lui doit une kyrielle de grands projets pas toujours très réussis, du plan Calcul au Rafale, en passant par le Concorde. Les orientations nucléaires actuelles sont du même tonneau, des solutions hyper sophistiquées, qui ne finissent que par intéresser nous-mêmes, et encore… Les PME innovantes ne sont pas légion non plus.
    Renverser la tendance ne se fera pas simplement. On est loin de l’Angleterre, où 56% des Anglais approuvent les mesures prises par D.Cameron , et ils sont même 29% a penser qu’il n’en a pas fait assez !
    Allez, restons optimistes, je vais lire ces bouquins qui disent que tout va bien et que, même, les 30 glorieuses sont devant nous. Ou peut-être pas…
    Je vous suis aussi reconnaissant de m’avoir fait connaitre les idées d’Alvin Toffler. Du coup, J’ai lu deux de ses bouquins. Voila une vision sur notre monde et son évolution novatrice et clairvoyante. On ne peut que sourire aux programmes de nos politiques qui veulent « réindustrialiser la France ». Sans parler de certains écologistes qui veulent revenir à la bonne vieille agriculture d’antan. L’agitation de 1789 n’était-elle pas due à la famine, non ?
    PS : Votre article sur le Wisconsin
    J’espère que vous avez lu avec tout l’intérêt nécessaire l’article : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-wisconsin-subit-les-assauts-republicains_970341.html. qui remet les pendules à l’heure, avec une explication de texte à la française : affreux républicains, braves démocrates qui appliquent à la lettre cette noble doctrine :« Courage, fuyons ! ». J’en ai déduit que là-bas, les élections se font à la courte paille.
    PS 2, pardon bis : Test de l’Ultimatum
    A l’image de votre proposition, une suggestion pour traiter la dette française : transformer le traitement des fonctionnaires en crédit de salaire, payable à résorption de la dette, s’il reste des fonctionnaires !
    PS3 : Vous l’avez compris, ce que je dis là n’a rien avoir avec votre article, c’est seulement chronologique.

  20. Cher Jules (?),
    merci de vos commentaires
    Si vous lisez l’anglais je vous conseille de lire
    « the rational optimist » de Ridley
    Amicalement
    cg

    • Kun dit :

      Cher Mr gave,
      Je suis actuellement en pleine lecture de tous les fabuleux livres que vous mentionnez au début de ce blog.
      Lire Hazlitt a été un régal.
      Cependant lorsque j’ai vu cette liste, je n’ai pu m’empecher de me demander ce que venait faire les quatre évangiles.
      Ce livre a été important pour vous à titre seulement personnel? professionnel? ou les deux à la fois peu etre?
      Salutations

      • Anonyme dit :

        Cher Monsieur
        Pour comprendre la relation entre liberalisme et les 4 evangiles lisez mon livre
        Un liberal nomme Jesus\CG

  21. Michael dit :

    Cher Monsieur Gave,

    Une petite question relative aux « obligations d’Etat en Europe » que vous déconseillez : s’agit-il des obligations de la zone euro ou de l’Europe au sens large ? Pour être plus précis, déconseillez vous désormais les obligations en couronnes suédoises et/ou en francs suisses ?

    Merci d’avance,
    Michael

  22. Guy dit :

    Bonjour,
    J’ai deux petites questions. Vous parlez de l’immobilier.
    1-J’ai lu dans un article que l’inflation allait grignoter les remboursements des prêts et qu’il allait être intéressant d’avoir acheté avant. Qu’en pensez-vous et plus généralement que faut-il penser des poussées inflationnistes?
    2- Vous dites d’acheter de bonnes actions Françaises, Européennes et américaines, mais si nos états sont criblés de dettes, ne risque t-on pas à terme de voir apparaitre une nouvelle crise et que les marchés d’actions dévissent à nouveau?
    Cordialement,
    Guy

  23. bastiat dit :

    Les grands-bretons du pays brumeux n’ont rien à envier à nos intelligences.
    Usan Bolt, l’homme le plus rapide du monde prend ses jambes à son cou dès qu’il entend « youka »! Il ne participera à aucun meeting chez les gebees car ils ont inventé une nouvelle taxe sur les revenus mondiaux des sportifs, y compris sur les revenus publicitaires. Quid des JO ? Normalement cette taxe ne serait pas due puisque les athlètes ne sont que des « amateurs bénévoles ». Quid du GP F1 avec Hamilton et Button ? il y a de la rigolade dans l’air.

  24. Will dit :

    Cher Monsieur, 

    Le risque de krach obligataire sur les marches developpes devient de plus en plus inévitable.  Certaines personnes pensent que par défaut, ce krack obligataire soutiendra les marchés actions. 

    En effet, on peut imaginer que les gerants sortiront massivement du marche obligataire et devront, par defaut, reinvestir ces sommes dans d autres actifs liquides, a savoir l equity et les matieres premieres. Les cours sur les marches actions etant fait a la marge, cet afflux d’argent dans l equity pourrait creer une hausse exponentielle sur les marches actions (identique a celle de l annee 99 sur le nasdaq). 

    Cette hypothese de hausse irrationnelle est tres interessante mais je reste tout de meme tres perplexe. En effet, un krack obligataire conduit automatiquement en une hausse puissante et violente des tx 10, 20 et 30 ans. Hors, ces tx sont utilises pour valoriser le marche action, via la mehode du discount cash flow. J en conclus donc que s il y un krack obligataire les marches actions devraient automatiquement etre impactes et donc baisser. 

    Je sais bien que la finance n est pas une science exacte, et je me doute bien qu il n y a pas une reponse parfaite a cette « equation » financiere, mais pourriez vous nous donner votre vision sur cette situation paradoxale. Merci

    Cordialement,
    Will
    Ps: texte ecrit via mon clavier de telephone portable…

  25. BA dit :

    L’Union Européenne et le FMI vont encore jeter 60 milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes (c’est-à-dire : la Grèce).

    Admirez le tableau :

  26. Oresme dit :

    Cher Charles, cher Concitoyen,

    Ricardo et Schumpeter que vous citez abondament seraient les premiers à vous dire que des marchés financiers où les preneurs de décisions ne sont pas ceux qui mettent leur argent en jeu ne peuvent pas fonctionner correctement. De même, si ces marchés financiers sont alimentés par des fonds à crédit sur une base de risk management déficiente, ils deviennent encore plus dangereux, regardez les récentes modifications de margin call sur le silver.

    Lorsque les bulles deviennent la norme, la règle plutot que l’exeption, c’est que la ligne a été franchie, les marchés financiers sont devenus destructeurs de richesse depuis le début des années 2000, vous ne semblez pas le voir, je m’en étonne très sincèrement.

    Voilà pourquoi, selon moi, les marchés financiers sont devenues l’équivalent d’une bureaucratie lourde, aveugle, couteuse et incompétente… ces marchés sapent l’économie occidentale depuis 10 ans, je m’étonne de votre silence sur ce point.

    Cheers,

    Oresme

    • Gilles Hector dit :

      @Oresme
      lisez donc « Libéral mais non coupable ».
      Pour parler de silence de Charles Gave sur ce point, il faut donc que vous soyez totalement sourd (pour être gentil) ou de mauvaise foi (pour être plus prêt de la réalité).

  27. Cher Oresme,

    Encore une fois, c’est un sujet que j’ai abordé très largement dans mon dernier opus « Libéral mais non coupable » que je vous reprend succinctement.

    Une banque a deux fonctions historique: le dépot et la spéculation.

    -les banque dépositaires, (comme une agence postale) ne doit prendre aucun risque avec l’argent qui lui est confiée et en retour, les intérêts reversés son alors faible.

    -Les banques qui; historiquement étaient des banques d’affaires et ce depuis les banques lombardes du 12eme siècle.

    Pendant des siècles et jusqu’au année Clinton en gros, ces deux fonctions avaient conservées leurs séparation.
    Or, en capturant le système politique, les banquiers d’affaires, par une sorte de collusion frauduleuse, se sont arrogés le pouvoir de spéculer avec l’argent des dépôts.
    Un glissement de terrain grimé dans un flou politique a permis à des banques de jouer aux casinos; discréditant le monde de la finance encore à ce jour que vous rendez et la population avec vous, des graves crises financières depuis 10 ans.
    Vous ne demanderiez pas à un peintre en bâtiment d’esquisser une sanguine ou une aquarelle? et pourtant, on a laissé des employés des postes gérer des fonds sur des marchés financiers internationaux.

    Une banque, historiquement, ne devrait JAMAIS pourvoir prêter plus de 12 fois son capital de départ et pourtant….

    CG

    • Alexandre Moreau dit :

      Auquel cas, à terme la masse monétaire sera corrigée d’autant ?

    • Oresme dit :

      Cher Charles, cher Concitoyen,

      Je ne sais pas très bien ce que vous voulez dire par « spéculation » en parlant des banques, disons que les banques connaissent leurs clients personne physiques ou morales et sont les mieux placées pour produire de la monnaie dans le cadre d’opérations de crédit, dès lors que ces dernières font partie de situations classiques et archi-connues du risk management.

      Bref, les marchés produisent de la liquidité, la finance produit des prix et les banques produisent de la monnaie, tout cela me va très bien, je connais personnellement ces métiers et je conçois parfaitement qu’il s’agit là d’une forme d’intelligence collective très louable.

      Pour clarifier et assurer un échange enrichissant, je vous lis et je vous perçois comme très critique de l’Europe et lodateur des USA, je pense que c’est une erreur, si vous êtes effectivement un défenseur de l’individu, de sa liberté, de son identité, de sa singularité, vous devriez prendre conscience que les USA ont perdu ce flambeau, ont tourné le dos à leurs principes…. aujourd’hui, un pays comme la France, un peuple comme celui des français est resté fidèle à ces valeurs supérieures, les évènements politiques au niveau mondial de ces 10 dernières années le montrent.

      • Oresme dit :

        oops.. je poursuis mon message…

        Je crois que le secteur financier est le coeur de la spirale suicidaire des USA, le secteur financier anglo-saxon est une bureaucratie incompétente, couteuse et mortelle comme l’a été la bureaucratie soviétique.

        Les attaques de cette bureaucratie (Wall Street, média financier, et cetera) contre l’Europe et l’euro sont sans importance aucune, insignifiante.

        Le général de Gaulle avait raison, le dollar est un impôt mondial et les peuples doivent s’en affranchir d’une façon ou d’une autre, cela passera par les DTS du FMI fort probablement et c’est la volonté des russes, des chinois, des brésiliens, des indiens par exemple.

        Comme je vous le disais, les USA vont s’européaniser tout simplement.

        Bonne soirée,

        Oresme

        Laudateur et non lodateur bien sûr.

      • Gilles dit :

        Bonjour Oresme,
        Vous dites:
        « Bref, les marchés produisent de la liquidité, la finance produit des prix et les banques produisent de la monnaie, »
        1-Quelle est la différence entre produire de la « liquidité » et de la « monnaie »?
        2-Quelle est la différence entre « les marchés » et « la finance »?
        Ne s’agit-il pas plutôt de « marchés financiers » et « marchés monétaires »??
        Cordialement,
        Gilles

    • Kun dit :

      Cher Mr gave,
      Vous dites :
      « Une banque ne devrait jamais prêter plus de douze fois son capital de départ ».
      Pourtant je ne croit pas dire une anerie si je dis que les grandes banques Françaises ont dépassé ce chiffre.
      Dans le passé, quels ont été les conséquences pour les banques faisant cette erreur?
      Est ce qu’une banque ayant prêtée raisonnablement ne subira aucun problème malgré que ces conccurentes aient dépassées ce ratio?
      Salutations

      • @kun

        C’est une vieille règle de banquiers lombard dont le fondement semble provenir d’ une certaine « sagesse populaire ».
        Les banques Françaises ont évidemment fait fi de tous ses principes; en grande partie par manque de connaissance car encore une fois,ces banques de dépôt pour la plupart n’auraient JAMAIS du être invitée à la table de poker.

        Le risque que courent ses banques aujourd’hui est leur immense fragilité aux moindres mouvements en fonction des positions qu’elles auraient prises et n’auraient pas du prendre.

        Amicalement,

        CG

      • Kun dit :

        Avoir de bons produits de placements dans une banque mal gérées revient il à avoir tous simplements de mauvais plaçements?
        Amicalement

  28. @alexandre

    Non, ce n’est pas la question. Il faut sortir les politiques des banques, c’est tout et surtout les tenir bien éloigner de toute tentative de contrôle, de correction ou de je ne sais quoi encore. Que l’état soit et demeure en ses fonctions régaliennes (ex justice).

    CG

    • Alexandre Moreau dit :

      Je partage votre analyse, partout sur le web on révèle les crédits à taux zéro qu’offres les banques d’affaires aux politiques et partis pour les acheter… surtout aux USA…

      Néanmoins, en créant plus de 12 fois les dépôts (Pourquoi fixez-vous cette limite à 12 fois ?), la masse monétaire fut augmentée d’autant et sera donc corrigée d’autant ?

      • @elexandre

        Vous aimez bien le concept de « masse monétaire » mais encore une fois ce n’es tas le sujet.

        J’expliquais juste qu’il esxiste une règle connue en finance qui est; on sait ce qui marche depuis les banques Italiennes au xxii siecle: aucune banque ne doit prétrer plus de 12 fois ses fonds propres
        La monnaie est un bien commun qui n’appartient pas a l’Etat ni au systeme financier mais a tout le monde.

    • Alexandre Moreau dit :

      @Charles Gave :

      Les 12 fois sont aussi corroborés par l’analyse technique (nombre d’or etc.) et j’y adhère donc, admettons, mais pourquoi n’adhérez vous pas à l’idée d’un système de libre concurrence entre monnaies privées et publiques ?

      La monnaie doit être un bien public lorsqu’il y a monopole monétaire, mais le problème n’est-il donc pas ce monopole ?

      Nous sommes actuellement dans un monopole monétaire étatisé mais sous privatisé (les banques privées émettent la monnaie…), nous n’avons ainsi, ni la libre concurrence, ni la sureté publique étatiste, nous avons le pire des deux mondes.

      Sans supprimer l’euro, sans contredire l’entreprise d’étatisation de l’euro qui serait sous contrôleur des payeurs (contribuables et électeurs), pourquoi ne pensez-vous pas en plus, autoriser de libres monnaies concurrentes sous systèmes libres ?

      Les acteurs de l’économie seraient libre de choisir, de conserver l’euro ou d’expérimenter les monnaies de banques et d’autres acteurs, aux seuls risques de ceux qui expérimentent, les banques centrales seraient libres, elles, de noter la fiabilité estimée des monnaies privées…

      Comment peut-on avoir confiance dans une monnaie fiduciaire (donc, une simple comptabilité), même publique dans un système monétaire étatique, lorsque on nous oblige à utiliser cette même monnaie ?

      Même en suisse la démocratie directe n’est pas immuable et la monnaie même dans ce pays pourrait être complètement étatique, pensée comme un bien publique, qu’on aurait toujours besoin pour payer le risque d’un changement de régime, de disposer de monnaies privées garanties par d’autres structures (confréries ou ordres religieux, ordres ou confréries bancaires, partis politiques, mutuelles, écoles, universités, firmes marchandes etc.).

      Pour schématiser, en URSS la monnaie pouvait bien être un bien public, cela n’aurait rien changé, il fallait même alors une alternative monétaire privée, concurrente…

      Cette obligation qui nous est faites d’utiliser une monnaie bien public étatique, engendre ainsi une perte de confiance qui donc est toujours « pricée », qui toujours menacera le système, même avec 12 fois de réserves !

      Lorsqu’on a observé qu’il fallait 12 fois de réserves, les monnaies étaient libres, les orfèvres, les juifs ou les templiers n’obligeaient pas leurs clients à utiliser leurs monnaies, ils les convainquaient…
      Le client en Italie, en U.K. et ailleurs, il pouvait décider de tirer le billet d’un autre orfèvre avec un autre sceau, s’il perdait confiance dans son propre orfèvre (banquier)… comme il pouvait s’il n’avait plus confiance dans les banquiers (orfèvres), acquérir des titres du ou des rois…

      Cette règles des 12 fois ne fut-elle ainsi pas observée dès l’origine dans des systèmes de libre concurrence monétaires ?

      Dans un système monétaire à confiance « forcée », si je peux le nommer ainsi (seul l’euro a cours légal en zone euro et seuls les monnaies à cours légaux peuvent être changées dans les banques et bureaux de change…), les 12 fois de réserves sont-ils suffisant ?

      On peut en douter.

      Voilà pourquoi il faut légaliser et inciter la création de monnaies privées concurrentes…

      Mais je n’ai pas Monsieur Gave encore fini de lire l’ensemble de vos livres pour savoir votre complète opinion sur le sujet.

      • Cher Monsieur,

        La privatisation de la monnaie est a mon humble avis une fausse bonne idee et je m’en suis explique dans liberal mais non coupable auquel je vous renvoie.
        Rappelons les principaux arguments de mon développement.

        une monnaie à 3 fonctions:
        -réserve de valeur
        -standard de valeur
        -instrument d’echange
        Des monnaies privées ne seraient ni reserves de valeur ni standard de valeur. Tout au plus seraient elles des instruments d’echange, ce qui nous ramènerait au troc.
        Dans exercice des affaires, chacun signe des contrats.
        En cas de litige, chacun se retrouve devant les tribunaux.
        Si en cas de litige, il fallait que la cour soit compétente sur la valeur de la monnaie privée qui a servi au contrat, on n’en sortirait jamais
        Le perdant dans le litige peut se retrouver en prison, puisque l’etat à le monopole de la violence. Vous n’allez pas foutre en taule un gars qui s’est trompe sur la valeur de la monnaie qu’il avait le pouvoir d’émettre
        Ce monopole de la violence implique et entraine le monopole de la monnaie.
        Des monnaies privées impliqueraient des taux d’interets differents dans le même pays pour le même bien, ce qui rendrait impossible tout calcul de valeur actualisée dans les marches financiers par exemple.
        Les monnaies privées, dont le cout marginal de production resterait égal a zéro donneraient lieu a d’innombrables escroqueries pusqu’elles ne seraient en aucun cas échantillon de valeur ni réserve de valeur.
        Bref, et pour faire simple, la monnaie correspond a un état qui lui même correspond a une population qui a accepte de vivre ensemble, Cet etat emet des monnaies (rendez à césar ce qui est a césar dit le Christ, ergo la monnaie est donc un privilège régalien)
        Si je n’aime pas la monnaie de mon pays parce que l’etat y fait n’importe quoi, j’ai le droit d’acheter la monnaie du pays d’a cote pour mon épargne.
        La monnaie est par nature étatique et doit pour que le pays reste libre être soumise a la concurrence libre des autres pays, ce qui fait que le contrôle des changes est un vrai crime, au même titre que les taux de change fixes entre 2 monnaies.
        Vous remarquerez que l’euro ne correspond à aucune de ces definitions de la monnaie; ce qui est à l’origine de mon exaspération vis à vis de la zone euro.

        Dans votre exemple des banquiers lombards, vous semblez confondre les notions d’échange de la monnaie et les notions de réserves. Que l’on choississe avec une monnaie étatique de faire ses réserves en une autre monnaie est toujours possible est c’est cela justement qui crée les changes.
        Amicalement

        CG
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  29. Gilles dit :

    Bonjour M. Gave,
    Pourriez-vous expliquer simplement pourquoi les cotations des matières premières subissent-elles de si fortes variations?
    Cordialement.
    Gilles

    • Oresme dit :

      Cher Gilles,

      Vous pouvez produire de la monnaie sans produire de liquidité et inversement, vous pouvez produire de la liquidité sans produire de la monnaie. Prenez par exemple un site de vente en ligne comme eBay, il produit de la liquidité en ce sens que votre bien sera présenté à la vente à un grand nombre d’acheteur et non à vos simples voisins. Les biens les plus inhabituels trouvent alors preneur, eBay a créé de la liquidité. Prenez une banque qui va accepter ou refuser de vous préter quelques milliers d’euros pour acheter une voiture sur commande, elle a produit de la monnaie et non de la liquidité dans son travail.

      Je vous accorde que les nuances sont subtiles entre les trois concepts de production de monnaie, de prix et de liquidité, c’est leur agencement qui confère la performance économique que l’on connait aux sociétés capitalistes libérales.

      Quand à votre dernière question concernant les matières premières, elles montent et baissent car elles sont devenues des solutions d’hedging contre le debasing monétaire. Les banques produisent très mal de la monnaie, la finance produit de mauvais prix et les marchés sont le lieu de toutes les arnaques, seuls les valeurs les plus basiques résistent, logement, nourriture, énergie, transport.

      Les malversation du secteur financiers au sens large sont telles, si intenses et si perverses que les économies sont malades et c’est toute la crédibilité de l’occident en tant que porteur et protecteur de l’idée de liberté indivduelle qui est en danger aujourd’hui.

      Bonne journée,

      Oresme

  30. @oresme

    Cher monsieur, Visiblement le distinguo qui existe et que j’ai amplement décrit par avant entre les banques dépôt et les banques casinos n’est pas encore compris par vous.

    Je vous invite donc à compulser des notes antérieures voir mon livre précédent et quand vous reviendrez avec des questions pertinentes, nous en parlerons alors.

    Studieusement,

    CG

  31. kun dit :

    Bonjour,
    Imaginons qu’un petit épargnant a placé son capital dans un portefeuille avec de très bonne valeurs.Cependant, ce portefeuille est dans une banque française qui n’a pas respectée le ratio de 12 fois.
    Le capital investi est il en danger?
    Salutations

    • Cher monsieur
      Absolument pas sauf pour le cash s I’ll nest pas investi dans un fonds de tresorerie
      Les titres sont a. Vous et restent a vous
      La banque n est que depositrice
      Amicalement
      Cg

      • William dit :

        @ Charles GAVE

        Cher Monsieur,

        J’aimerais avoir votre position concernant l’impact qu’aurait le krach obligataire « à venir » sur le marché action. La liquidité sur les marchés financiers mondiaux circulant en vase clos, certains gérants soutiennent que par défaut, ce krach obligataire pourrait soutenir les marchés actions.

        En effet, on peut penser que les flux sortant massivement du marché obligataire devront, par défaut, être réinvestis dans d’autres actifs liquides, à savoir les marchés actions et les matières premières. Si tel est le cas, et sachant que les cours sur les marchés actions sont fait à la marge, un tel afflux (même si il représente 2% des flux sortant du marché obligataire) aurait pour conséquence d’amortir considérablement la baisse des marchés actions.

        Je trouve cette hypothèse intéressante mais je reste tout de même très perplexe. En effet, un krach obligataire conduit automatiquement en une hausse puissante et violente des taux 10, 20 et 30 ans. Hors, ces taux sont utilisés pour valoriser les marchés actions (méthode du discount cash flow). Dés lors, s’il y a krach obligataire, les marchés actions devraient logiquement être impactés et donc baisser fortement.

        Que pensez-vous de ces deux hypothèses antinomiques ?
        Bien à vous,
        Will

      • Cher Monsieur
        le Krach obligataire a bien commence avec le krach des marches peripheriques
        Le paradoxe est que chaque fois qu’un marche peripherique plonge les marches centraux (US Allemagne) MONTENT et non pas baissent
        Comme la valeur des grandes actions francaises est calculee a partir de ces taux centraux, un krash obligataire en France pouurait tout a fait emener les actions francaises a monter, si cela entrainait les taux longs americaians a la baisse par exemple
        Tous les travaux que je fais de plus me disent que les actions « anticipent » des taux longs US a 5% et ne croient pas du tout au 3 % affiches
        Donc les taux pourraient monter en France avec des actions qui montent ce qui laissearit tout le monde perplexe
        Amicalement
        cg

      • clement dit :

        Bonjour Monsieur,

        mais dans le cas d’un krach obligataire des marchés périphériques, existe t il un lien direct avec l’inflation/ la
        déflation de la monnaie ?
        En d’autres termes, dans le cas d’un krach obligataire, les taux de la banque centrale du pays concerné sont impactés
        mais quid du cout de la vie ? Y a t il une période de latence ?

        Cdt
        Clément

  32. Gilles Hector dit :

    cher kun

    Pour moi qui ne suis pas un spécialiste, votre portefeuille est seulement géré (gardé) par la banque, il est investi dans des valeurs. Vous êtes donc vraiment propriétaire des titres. Le seul risque (du moins pour ne parler que du risque lié à cette banque) porterait sur les liquidités non investies.

  33. ceteris dit :

    Cher Monsieur,
    Merci de tous vos articles percutants qui donnent à réfléchir.

    Puisqu’une analyse juste mise en oeuvre dans un mauvais timing peut produire de mauvaises décisions (d’investissement en l’occurence), que pensez-vous de la période dans laquelle nous sommes actuellement ? Faut-il envisager à un scénario de double deep à court terme comme on peut l’entendre ? Est-il raisonnable de prévoir un bas de cycle sur la période 2012-2013 (j’observe que les cycles ont tendance à se raccourcir pour atteindre 4 ans environ) ? Et si oui, faut-il aujourd’hui prendre patience en conservant ses cartouches pour saisir des meilleures opportunités le bon moment venu ?

    Ces questions parce que je garde en mémoire l’investissement en 2000 de quelques économies de premier stage dans une SICAV qui, a peine 3 mois après l’investissement, avait perdu 50% de sa valeur initiale !! Cette expérience alors que j’avais 18 ans m’a bien appris et vous comprendrez pourquoi j’attache de l’importance au timing et au cycle…

    Par ailleurs, vous évoquiez dans un article précédent les cafards successifs annonciateurs de crise, à l’inverse auriez-vous une idée des indicateurs solides et fiables qu’il faut surveiller et qui pourraient être annonciateurs du printemps de la reprise ?

    A nouveau merci du temps que vous nous consacrez
    bien à vous

  34. kun dit :

    Bonjour,
    « L’investisseur intelligent  » de benjamin graham est souvent cité comme La référence en la matière.
    Ses méthodes d’analyses sont elles encore judicieuses de nos jours?sont-elles critiquables?
    Salutations

  35. William dit :

    @ Charles GAVE réponse du 18 mai 2011 à 18 06 15 05155

    Merci pour votre prompte et intéressante réponse. Si je comprends bien votre raisonnement, le paradoxe qui se déroule actuellement démontre que l’effondrement des marchés obligataires périphériques est/sera bénéfique aux marchés centraux (US et Allemagne). Basé sur ce paradoxe, nous pouvons envisager une hausse des marchés actions durant toute la phase d’effondrement des marchés obligataires périphériques.

    Je partage votre point de vue, cependant, je reste sceptique sur ce schéma de hausse continue des marchés actions basée sur un jeu de chaises musicales.

    En effet, ce schéma fonctionne uniquement, sous la condition, que les marchés obligataires centraux, principalement US, puissent absorber les différents krachs périphériques à venir. Hors, pensez vous sincèrement qu’un un krach obligataire en Espagne, en France ou en UK ne serait pas susceptible de changer cette tendance paradoxe.

    En d’autres termes, pourriez-vous nous donner votre avis sur le point d’inflexion de cette tendance paradoxale ? Faut-il attendre le krach d’un seul pays comme l’Espagne, ou le krach de deux pays : Espagne et France, ou trois pays : Espagne, France et UK ? Il y aura forcément un point d’inflexion, les QE3, QE4, etc. ne peuvent éternellement nous duper… et je pense que ce point d’inflexion, des marchés obligataires centraux, sera le début d’une nouvelle phase de baisse importante sur les marchés actions. Qu’en pensez-vous ?

    Bien à vous,
    Will

  36. danmaru touvabien dit :

    une bulle sur l’or ?
    ça fait 10 ans qu’on l’entend.
    nous en reparlerons dans 10 ans
    il faut dire que vous êtes un vendeur de papier
    je vous comprends.

    • Cher Monsieur,
      Je ne crois pas avoir utilise le mot « bulle » sur l’or.
      Je comprends tres bien pourquoi l’or monte.
      L’or a un cout marginal d’extraction de $ 600 /once au Canada par exemple et un pris de $ 1500 .
      La difference est techniquement une position « short » sur le dollar, c’est a dire un vote defiance vis a vis de la Fed, ce qui est eminement raisonnable
      Si la politique change aux usa comme en 1980, l’or retournera a $ 600, sinon il continuera a monter
      Mais l’or n’a pas plus de valeur intrinseque que le papier, puisque la valeur est toujours et partout subjective.
      Amicalement
      cg

  37. romain dit :

    Pour fanatiques de l’or…
    Veronique de Rugy du cato institute (pourtant pro freebanking) remet les pendules à l’heure concernant l’or :

    Cordialement

  38. Clément dit :

    Bonjour monsieur Gave,
    J’ai lu avec intérêt votre article. Mais si je puis me permettre, je ne suis pas d’accord sur votre conclusion finale. Vous vous basez sur diverses cycles à horizon dix ans. Mais vous ne parlez pas du cycle de Kondratieff qui se base sur un cycle de 50 à 80 ans. Nous serions dans ce cycle dans la période hivernale. Cette période est propice à ne prendre aucun risque. Et donc, je ne suis pas d’accord dans votre choix d ‘investir en bourse. Il apparait néanmoins intéressant d’investir dans des sociétés dites « matières grises ». Mais pas plus de 25%. Le reliquat pour ma part doit être investi dans des obligations courtes termes ainsi que des placements or et argent sur replis (surtout pas maintenant). Les placements boursiers me paraissent bien risqués dans une situation où les USA vont devoir se serrer la ceinture pour rassurer leurs créanciers. Il parait plus que probable que nous rentrons dans la phase où tous les pays vont se mettre à gérer leurs budgets. Le cas de la Grèce doit en faire réfléchir plus d’un ! En bref, nous rentrons dans la phase de remboursement des dettes et ceci est propice aux obligations. Voici mon point de vue. Suis-je le seul ?

    • Cher Monsieur
      A dire vrai, je ne me base sur rien de tout
      Je notais simplement l’existence de cycles decennaux sans que je puisse expliquer tres bien les raisons derriere ces alternances
      En ce qui concernem le cycle dit Kondratieff, la seule explication que j’ai pu trouver c’est que nous refaisons les erreurs de nos grands peres mais rarement celles de nos peres, d’ou l’interval de 50 ans. Je trouve egalement qu’un cycle qui peut etre de cinquante ou de quatre vingt annees n’est pas bien utile , donc je ne m’en sers pas tout en connaissant fort bien son existence
      Si vous avez de fortes convictions a son sujet, libre a vous bien sur d’utiliser ce schema
      Quant a moi, je n’en ai pas
      Amicalement
      cg

  39. Gilles Hector dit :

    @ Charles Gave

    Question qui me brûle les lèvres depuis que j’ai lu l’introduction « des lions menés par des ânes » : le personnage important conseiller du président en 2003 serait il votre Trissotin ?
    Je suis sûr à 99,99% de la réponse, mais il fallait que je la pose

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