Le libéralisme est-il soluble dans l’alcool ?

Je le confesse, et sans aucune honte, je suis libéral autant qu’on peut l’être.

En bon libéral, j’accepte toujours la discussion avec ceux qui ne partagent pas mes points de vue, en vertu du principe exprimé par le plus grand Président que les Etats-Unis aient connu qui disait aux partisans de l’esclavagisme : « Je déteste tout ce que vous dites, mais je détestera encore plus un pays ou vous ne pourriez pas le dire »
Ce qui m’amène à mon sujet, c’est-à-dire au moment ou je n’ai plus envie de discuter avec celui qui est en face de moi non pas parce qu’il serait incompétent, ce qui peut se corriger, mais parce qu’il est de mauvaise foi, ce qui est insupportable.

Je me surprends à dire, « monsieur brisons en là, vous êtes un âne » quand on m’oppose les arguments suivants:

« Le libéralisme est d’origine Anglo-Saxonne et en y adhérant vous trahissez le génie Français, exprimé par exemple dans les Lumières »

Voila deux grosses bêtises en une seule phrase. D’abord une bonne moitié des grands théoriciens du libéralisme dans l’histoire ont été Français (citons au passage Montesquieu, Benjamin Constant, Say, Tocqueville, Bastiat, Rueff, Raymond Aron, JF Revel, qui tous se sont attachés à expliquer la relation qui unissait le marché à la démocratie) tandis qu’une bonne partie du reste ont été Autrichiens (Von Mises, Hayek, voir mon héros, Schumpeter), les anglo-saxons constituant une illustre cohorte, mais sans doute moins fournie en nombre (mon préféré étant Milton Friedman tant il avait comme Bastiat le génie de la vulgarisation). Ces esprits faibles confondent la réflexion théorique avec l’application dans la réalité. Le fait que les élites gouvernantes françaises n’aient jamais voulu appliquer le libéralisme dans la pratique si l’on excepte de courtes périodes au XIX et un peu au début de la V République alors que les Etats-Unis et l’Angleterre s’en inspiraient massivement porte simplement condamnation de la nullité de nos élites qui ont amené en deux siècles et demi notre pays de la première puissance mondiale à un « Lander » allemand et du plus grand créateur culturel à un pays rempli de musées et mort à la Culture. Quant aux Lumières, le Libéralisme représente, et représente SEUL la pensée des lumières appliquée à la création de richesse et à la seule justice sociale qui compte, c’est-à-dire comment arriver au plein emploi. Le fait que le mot « Lumières » ait été capturé au XIX par des gens qui soutenaient et soutiennent encore le socialisme et son cortège d’assassinats , de génocides, de ruines financières et économiques relève de la captation d’héritage. Le Libéralisme a comme clé de voute la Liberté, comme son nom l’indique, tandis que pour le socialisme, c’est le goulag.

« Le libéralisme est d’extrême droite » . Quelle imbécillité foudroyante ! Au XIX eme siècle, trois personnes débattaient dans la sphère politique. Le conservateur, qui pense que pour régler les problèmes, il faut en chercher les solutions dans le passé et empêcher tout mouvement (Metternich). Le socialiste, qui a un plan dans sa tète sur la façon dont les choses devraient marcher et qui veut conquérir l’Etat pour l’imposer par la force (Lénine en version dure ou Mitterrand en version molle). Le libéral enfin qui pense que les progrès se font par petits sauts minuscules, améliorant le sort de tout un chacun et que pour cela la Liberté est nécessaire et que l’Etat dans le monde moderne est le principal ennemi des Libertés comme l’avait fort bien compris Jouvenel par exemple. Les socialistes qui dominent le discours actuel nous servent le sophisme suivant sans cesse : vous êtes contre l’augmentation du poids de l’Etat dans l’économie, donc vous êtes en faveur des riches, donc vous êtes contre les pauvres. A cela une seule réponse : pendant les années Mitterrand, les dépenses sociales ont augmenté plus vite en GB avec madame Thatcher qu’en France, parce que là- bas, on avait favorisé les entrepreneurs a la place de les faire fuir. Du coup, les Anglais bénéficiaient du plein emploi et les pauvres étaient plus riches chez eux que chez nous et surtout , ils retrouvaient leur dignité en trouvant un travail…

« Le Libéralisme serait la loi du plus fort appliqué à l’économie. » Le libéralisme, c’est le règne de la LOI et non pas des hommes ou du social clientélisme. Prenons un exemple. Le secteur financier (dans lequel je travaille) a capturé le système politique, ce que l’on a fort bien vu dans la dernière grave crise économique (voir pour plus de détails « Libéral mais non coupable) et tout cela a été légalement autorisé par des hommes politiques qui avaient été achetés. Les banquiers et financiers n’ont pas gagné d’argent en mettant leur capital en risque (la base du libéralisme) mais en achetant la complicité des gens au pouvoir, ce qui n’a rien à voir avec le Libéralisme et tout avec le social clientélisme, cette horrible maladie de la Démocratie. Par exemple, permettre la fusion des banques d’affaires et des banques de dépôts comme l’a fait l’administration Clinton aux USA a été un véritable crime dont nous payons encore le cout. Dans un pays libéral, de plus, l’Etat ne serait pas intervenu pour manipuler le cout des prêts hypothécaires à la baisse pour acheter les voix des électeurs avec l’argent d’autres électeurs et nous n’aurions jamais eu de crise immobilière.

Je ne doute pas que les lecteurs vont réagir à cette petite philippique et ce serait bien normal et bien sur, je serai ravi de leur répondre.
Cependant, s’ils veulent m’entreprendre sur l’un de ces 3 points, ils doivent savoir que je risque de m’énerver

Le plus simple s’ils veulent évitera de se faire engueuler, serait sans doute qu’ils lisent d’abord « Un libéral nomme Jésus, » ; « Liberal mais non coupable » et enfin « l’Etat est mort vive l’état » (l’ensemble aux éditions François Bourin Editeur)

Et en plus, ça fera plaisir à un homme charmant, mon éditeur…

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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32 commentaires pour Le libéralisme est-il soluble dans l’alcool ?

  1. clement dit :

    Bonsoir Monsieur,

    je suis tout a fait d’accord avec vous en theorie.
    En pratique, il faut bien se rendre a l’evidence que le liberalisme est utopique. En effet, pour des raisons d’etat ou politique, les plus grands acteurs economiques sont epaules par une main interventionniste. Que dire de Renault sans les aides financieres de l’etat; que dire des plans de relance de l’economie, qui certes gangrenent les dettes etatiques, mais sauvent/maintiennent des emplois. Que dire des coups de pouce de l’etat chinois vers ses champions nationaux ?
    Une FED liberale telle que dans les annees 30 n’est pas venue a la rescousse du systeme bancaire americain et a cause une crise mondiale. Qui n a pu etre resolue que par un interventionnisme et une guerre mondiale.

    Enfin, si le constat est sans appel; quels sont les remedes? Que pouvons nous faire pour remedier a ce mal qui ronge nos elites?

    • gdm dit :

      @clement
      Le libéralisme est totalement absent de la pensée politique française. On en ignore même la définition.
      Un FED, une Banque Centrale, ne peut pas être « libérale ». Elle administre le monopole monétaire de l’Etat. La monnaie fonctionne bien si la BC administre bien. La monnaie fonctionne mal si la BC administre mal. Parler de libre marché de la monnaie, ou de libéralisme pour la monnaie, est un non sens.

      • Clement dit :

        @gdm
        je pensais que l’interventionnisme etatique s oppose par definition au liberalisme.
        Une BC est la main « agissante » de l’etat interventioniste, non?

      • gdm dit :

        @clement
        entièrement d’accord.

        Le remède est, pour la monnaie, le free-banking.

    • Cher Clement
      Tout a fait d’accord
      La monnaie est un bien commun qui correspond a une entite nationale.
      Pour moi, et je m’eloigne en cela de bien de mes amis , la creation de valeur doit etre privatisee, l’outil de mesure de la valeur ne peut l’etre puisque son cout marginal de production est de zero.Privatiser la monnaie est une anerie
      Mais si quelque chose ne peut etre privatise, cela ne veut pas dire qu’il doive etre aux mains des politiques.
      La monnaie est comme un jardin public qui dit etre gere et que eprsonne ne possede.
      C’est toute la difficulte: comment empecHer la monnaie, bien commun, de tomber aux mains des politiciens de bas etage qui sevissent aujourd’hui?
      Les allemands avaient trouve la bonne reponse avec une BundesBank independante constitutionnelement et gerant la monnaie comme un bien transgenerationnel
      L’euro est une tentative de prise de controle de la monnaie pour arriver a des fins politiques, la creation d’un etat europeen.
      Comme toutes les autres tentatives d’utilisation de la monnaie a des fins politiques, elle est en train d’echouer piteusement,et cet echec va faire des degats enormes (voir des Lions menes par des Anes-2003)
      Amicalement
      cg

      • gdm dit :

        @faillitedeletat
        Certains économistes prônent la privatisation de la monnaie, c’est à dire le free-banking. amha, ils ont raison. Un financier est réaliste, pragmatique, concret. Il sait qu’aucun gouvernement n’acceptera de perdre son pouvoir sur la monnaie. Ils ont raison d’écarter vivement ces hypothèses irréalistes.

        Pourtant, les banques de second rang émettent de la monnaie privée, dite monnaie secondaire. La BNP émet des « euro-BNP ». Ce ne sont pas des « euros » de la BCE. Certes, ce mot « euro-BNP » n’apparaît pas sur les relevés de comptes de ses clients. Cette confusion entre euro et euro-BNP est une imprécision juridique. Les banques commerciales émettent quatre fois plus de « monnaie privée secondaire » que la Banque Centrale.

        Ce concept de monnaie privée, monnaie secondaire, est ainsi omniprésent dans le quotidien de la finance. Ce n’est pas une ânerie. C’est imaginer qu’un Etat puisse accepter de renoncer à son pouvoir monétaire qui serait, malheureusement hélas!, une ânerie.

        Le système de Banque Centrale est une construction administrative artificielle. Une unité monétaire est un OJNI, un « Objet Juridique Non Identifié ». Le free-banking est naturel. le free-banking est une norme incontournable de réflexion sur la monnaie. Le free-banking propose des monnaies provenant du jeu normal du contrat et du droit de propriété. En Ecosse, de 1715 à 1845, pendant 130 ans, 30 banques concurrentes émettaient de la monnaie privée, sans intervention de l’Etat( ou presque). L’économie écossaise fonctionnait alors mieux que l’économie anglaise.

      • her Monsieur
        La privatisation de la monnaie est a mon humble avis une fausse bonne idee et je m’en suis explique dans liberal mais non coupable auquel je vous renvoie.
        Rappelons les principaux arguments de mon développement.
        une monnaie à 3 fonctions:
        -réserve de valeur
        -standard de valeur
        -instrument d’echange
        Des monnaies privees ne seraient ni reserves de valeur ni standard de valeur. Tout au plus seraient ells des instruments d’ecahnge, ce quinous ramenerait au troc.
        Dans l’exercide des affaires, chacun signe des contrats.
        En cas de litige, chacun se retrouve devant les tribunaux.
        Si en cas de litige, il fallait que la cour soit competente sur la valeur de la monnaie privee qui a servi au contrat, on n’en sortirait jamais
        Le perdant dans le litige peut se retrouver en prison, puisque l’etat a le monopole de la violence. Vous n’allez pas foutre en tolle un gars qui s’est trompe sur la valeur de la monnaie qu’il avait le pouvoir d’emettre
        Ce monopole de la violence implique et entraine le monopole de la monnaie.
        Des monnaies privees impliqueraient des taux d’interets differents dans le meme pays pour le meme bien, ce qui rendrait impossible tout calcul de valeur actualisee dans les marches financiers par exemple.
        Les monnnaies privees, dont le cout marginal de production resterait egal a zero donneraient lieu a d’innombrables escroqueries pusique’elles ne seraient en aucun cas echantillon de valeur ni reserve de valeur.
        Bref, et pour faire simple, la monnaie correspond a un etat qui lui meme correspond a une population qui a accepte de vivre ensemble, Cet etat emet des monnaies (rendez a cesar ce qui est a cesar dit le Christ, ergo la monnaie est donc un privilege regalien)
        Si je n’aime pas la monnaie de mon pays parce que l’etat y fait n’importe quoi, j’ai le droit d’acheter la monnaie du pays d’a cote pour mon epargne.
        La monnaie est par nature etatique et doit pour que le pays reste libre etre soumise a la concurrence libre des autres pays, ce qui fait que le controle des changes est un vrai crime, au meme titre que les taux de change fixes entre 2 monnaies
        Vous remarquerez que l’euro ne correspond à aucune de ces definitions de la monnaie; ce qui est à l’origine de mon exaspération vis à vis de la zone euro.
        Amicalement

  2. clement dit :

    s il vous plait, ne vous enervez pas. J ai deja fait plaisir a votre editeur… 😉

  3. Nicoparis dit :

    Cela fait tellement plaisir de ne pas se sentir seul !

  4. Gilles Hector dit :

    Ouf, sauve de peu. j’ai commande tous vos livres il y a 2 jours sauf la faillite de l’état que j’ai déjà lu. Je ne me ferai pas engueuler !

    Les graines Charles Gave prennent bien dans mon terreau libéral particulièrement fertile. Malheureusement pour mes relations sociales et amicales, Elles prennent tellement bien ces graines que ma conversation dévie immanquablement sur la politique et l’économie.
    Et la dans la quasi totalite des cas, je vis de grands momentst de solitude

    Prêcher dans le désert, applaudir d’une seule main, voilà la croix du libéral quand il évoque ses convictions et donne des exemples concrets.
    Ah tant qu’il s’agit de dénoncer une ou deux absurdités, l’interlocuteur est tout acquis. Mais généraliser, dénoncer la foire politique sociale clientélisme centralisatrice omnipotente tentaculaire étouffante et vous voilà qualifier d’ultra libéral par le même qui pronait un anti-socialisme vigilant quelques minutes avant.
    Cher Charles, si vous craignez de vous énerver, sachez que vos lecteurs ne le sont pas moins.

    • El oso dit :

      Charles Gave me fait penser à une sorte de Don Quichotte libéral luttant contre les moulins à vent étatistes… 😉
      Car dans la classe politique française, tout comme dans la classe médiatique d’ailleurs, il n’y a que des étatistes, de l’extrême droite à l’extrême gauche…
      Que faire dans ces conditions? S’énerver ou cultiver son jardin?
      Personnellement, n’ayant pas de jardin, c’est sudoku…

  5. ObïOxOïdO dit :

    Bien sûr le libéralisme pour les meilleurs, les premiers de la classes, les biens nés, les champions… Pour toutes ces personnes auto-suffisantes qui ne comprennent pas pouquoi le méchant Etat interdit à ces dominants en devenir de faire selon leurs envies. La Loi édictée, appliquée et sécurisée par l’Etat de droit car sans lui point de liberté et autre fanstasme libérale. Votre pensée économique deviendra honorable le jour ou vous trouverez le moyen de garantir la justice sociale. On ne juge pas la qualité d’un pays, d’une nation, d’une économie, d’une politique… à son PIB, n’en vous déplaise on juge la qualité d’une philosophie à son nombre de pauvres et moins il y en a et meilleur est la pensée. Vous faites références à d’autres penseurs pour vous vous faire les idées qui vous manquent. Monsieur si la controverse vous énerve dites vous que le contrevenant peut tout aussi bien s’énerver. Depuis des lustres, il y a ce qui n’ont pas d’argent et qui ne veulent rien donner et ceux qui n’ont rien et qui veulent le prendre. Pour que cela se passe dans la paix sociale et bien vous et vos libéraux doivent payer payer votre liberté par l’impôt, vous savez cette solidarité qui vous fait défaut que vous aimeriez appeler charité. Vos mots sont creux et vouspouvez les chantez sans honte, ils ne servent que votre nombril.

    • JEAN dit :

      ObïOxOïdO

      Charles Gave donne l’exemple de Margaret Thatcher et explique que les réformes faites au Royaume-Uni ont permis plus de création d’emploi et une augmentation des dépenses sociales, si vous considérez que ces informations sont fausses donnez vos sources les infirmant, sinon relisez cet article car il semble que vous ne l’ayez pas compris.

      En effet, il ne me semble pas qu’il y soit écrit qu’il faut exclure les « mal nés » ou ceux souffrant de difficultés de santé mais plutôt de permettre à plus de monde d’accéder à un emploi par le plein emploi c’est à dire en évitant d’aboutir à des taux de chômage de 9 % comme c’est la cas en France depuis vingt ans, ce qui est criminel car cela freine l’accès à l’emploi des « jeunes » et des seniors et probablement des « mal nés ».

      Par ailleurs, le plein emploi permet d’empêcher les politiques de faire des déclarations « populistes » comme celles faites récemment sur le RSA, alors que tout semble fait en France pour créer de la précarité puisque le poids du secteur public dans l’économie (65 % du PIB) empêche la création d’emploi par le secteur privé (les entreprises).

      En outre, depuis vingt ans (au moins) les politiques déclare vouloir améliorer la formation continue par des lois et réglements, alors qu’il suffirait de faire ce que fait par exemple le Canada où il est possible de suivre les cours du soir à l’Université ou dans un  » Community College » (études techniques à Bac + 2 et Bac + 3), ce qui pourrait améliorer en France l’accès à l’emploi et la mobilité professionnelle (la réussite au mérite).

      Et à ce titre, un rapport récent de la Cour des Comptes démontre qu’en France ce sont les PME qui payent les formations des salariés des grands groupes à cause de l’Etatisation de la formation continue qui représente des montants colossaux dont l’affectation est décidée par de multiples structures para-publiques au fonctionnement obscur.

      Peut être que plus de libéralisme ne nuirait pas à ceux « mal nés » et leur serait au contraire bénéfique.

      Cordialement

      • JEAN dit :

        En complément de ma contribution, un lien sur une livre sur l’ENA :

        « Bercy, mieux qu’Harvard ou un MBA »

        http://actu.efinancialcareers.fr/newsandviews_item/newsItemId-32330

        Les ânes au pouvoirs et la finance au service de la haute administration.

        Le libéralisme pourrait couper ce lien douteux entre « élites politiques » et « élites économiques ».

        Une question à Charles Gave : Quel est l’état des banques françaises du point de vue de leur solvabilité (ratio de solvabilité).

      • @jean

        Tres difficile a savoir
        Les banques sont une vraie boite noire
        De facon generale je refuse d acheter des actions de banques tant leurs comptes sont incomprehensibles
        A mon avis cette opacite a une cause: le fait que leurs bilans sont plein de trous
        Mais je ne peux pas le prouver
        Amicalement
        Cg

      • ObïOxOïdO dit :

        @Jean, comme toujours ce qui ne sont pas d’accord avec le libéralisme sont des imbéciles. Refaire toute l’historique de la pensée libérale en passant par Greenspan, Hayek, Friedman et quelques mots sur Hallais… Comparez les taux de chômage, les pib, les balances commerciales, les taux de croissances de ce qui est comparable… Pourquoi faire? Tombez sur un compromis. Si vous le souhaitez vraiment, je peux vous prouvez que le libéralisme n’est pas la meilleure doctrine économique. En attendant, pour vous mettre en bouche, un petit proverbe indien  »LA TERRE NE NOUS APPARTIENT PAS NOUS L’EMPRUNTONS A NOS ENFANTS ». ce qui veut dire que la plus grande liberté est de se libérer de toute forme de matérialisme et non pas d’aduler la propriété et/ou l’argent.

      • @obi

        Pour citer paraphraser J.F Revel,un grand malentendu concernant le libéralisme repose sur la croyance que celui-ci serait, comme le socialisme, une idéologie (c’est un piège dans lequel tombent aussi de nombreux défenseurs du libéralisme). Rien de plus faux, car le libéralisme n’a jamais eu l’ambition d’édifier la société parfaite.
        Ses éléments de comparaison sont les chiffres et les statistiques et non pas les discours et les promesses, ses repères ne sont pas tirés de la fiction mais de la réalité, sa réussite dépend de l’individu et non pas d’une quelconque entité bureaucratique.

        Et sinon, Monsieur, pour ma part je ne me permettrais pas de dire « je suis d’accord, faites en autant »….. Brisons là, voulez vous.

        CG

      • JEAN dit :

        ObïOxOïdO

        Si vous souhaitez vous libérer de toute forme de matérialisme, pourquoi utilisez-vous un ordinateur ?

        Par ailleurs, puisque vous souhaitez vous libérer de toute forme de propriété pourriez-vous me communiquer un inventaire de vos biens de façon à les répartir pour le bien commun.

        Par ailleurs, le libéralisme n’empêche pas de vivre hors la société de consommation puisqu’il prône le respect des libertés individuelles. C’est moins le cas des philosphies plus collectivistes.

        Cordialement

    • cyrille dit :

      à ObïOxOïdO
      Il est vrai qu’à l’heure actuelle notre cher état social nous montre tous les jours de magnifiques preuves de justice sociale.
      Avant de s’attaquer au libéralisme et prôner le socialisme faudrait-il savoir de quoi l’on parle. Je vous invite cordialement à lire « La route vers la servitude » de Friedrich A. Hayek, un livre simple et très instructif écrit en 1944 et qui est totalement d’actualité encore aujourd’hui.

      • ObïOxOïdO dit :

        @cyrille. En économie, j’ai un pied dans le XVII siècle avec Colbert et l’autre dans le XXI avec Van Parijs. La Troïka libéral composé de Hayek, Friedman et Hallais s’est imposé sur le monde et il est possible d’en apprécier les dégâts à présent. Ne perdez pas votre temps comme Maurice Hallais (seul prix Nobel d’économie français) qui sur le tard à l’âge de 99 ans a enfin compris qu’il s’était en partie trompé. Voilà comment il se définissait « socialiste quant aux objectifs, et libéral quant aux moyens. Les deux ne me semblent, ainsi, plus opposables de manière antagoniste, mais deviennent complémentaires. »
        Je suis complètement d’accord avec cette définition de vie. Faites en autant!

    • gdm dit :

      @ObïOxOïdO
      Vous dites « Votre pensée économique deviendra honorable le jour ou vous trouverez le moyen de garantir la justice sociale ». Hayek a démontré que le concept de « justice sociale » est une négation de tout concept cohérent de Justice. Le concept de Justice social a été aussi développé par John Rawls pour tenter de lui donner une cohérence. Aucune théorie de la Justice sociale ne peut être cohérente avec une théorie cohérente du Droit.

    • Cher Monsieur
      Le Liberalisme applique par les gouvernments Suedois depuis 1992 et Canadiens depuis 1994,ont fait baisser la apart de l’Etat dans l’economie de 30 %.
      Resultat, plein emploi, monnaie forte, retraites capitalisees et qui marchent tres bien, systemes sociaux parfaitement performants, systeme educatifs rendus aux municipalites et liberes de dictaures syndicales qui ont organise chez nous la fabrique de cretins qu’est devenu l’eduction nationale et les partis socialistes battus aux elections comme jamais
      Etre contre le liberalisme c’est etre contre la liberte et pour l’egalite dans la misere qu’a si bien organise l’etatisme chez nous, en GB avec Monsieur Brown
      .Etrangement, beaucoup de gens prefere la misere pour eux si cela leur permet d’empecher les meritants et les trvailleurs de reussir
      A l’evidence vous faites partie de ces gens.
      Honnetement, je me demande ce que vous faites sur mon site
      Une remarque cependant, les hierarques socialistes vivent tres bien, a nos frais avec voitures de fonctions, postes pour leur progeniture payes par nos impots, voyages d’etude a l’etranger en hiver, doubles et triples retraites auxquellles ils n’ont pas cotisees etc..
      Eux , ils ne sont pas dans la misere, mais apparament ca ne vous gene pas
      Peut etre etes vous l’un d’entre eux
      A dire vrai, je n’ai pas le moindre doute que vous etes l’un de ceux qui regrettait la chute de l’union Sovietique, cette merveille d;egalitarisme vers laquelle la politique actuellement suivie en France nous mene tout droit
      cg

  6. bastiat dit :

    La structure de la pensée est bien différente entre un libéral et un socialo dur ou mou m, peu importe.
    Le libéral c’est thèse, antithèse pour viser la synthèse
    le socialo c’est thèse, antithèse pour aboutir à la foutaise
    Notre problème français c’est Rousseau et son eugénisme puis la révolution, matrice des idéologies criminelles, nationalisme et communisme, nous avons un lourd passé responsable (consulter Alain Besançon sur le sujet)

  7. Ping : Revel nous manque par Nicolas Lecaussin « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

  8. Jerome dit :

    Cher Monsieur Gave,
    J’ai lu deux de vois livres, dont le dernier en date (vais lire les autres bientôt).
    Une question: comment envisagez vous la fin du social-clientélisme en France ? ou autrement dit, que doit faire un citoyen responsable pour luter contre cette médiocrité qui anime tant les médias que le monde politique ?
    Pour ma part, je mes suis mis à écrire régulièrement à mon député (qui me répondait au début, mais plus maintenant…) et à militer dans un parti politique !
    Que feriez vous, vous, si vous viviez en France ?
    Merci d’avance pour votre réponse, même brève…
    Jerome, Nice, France

  9. BA dit :

    Au Royaume-Uni, quel est le taux de chômage ?
    La réponse est là :

    LF2Q LFS: ILO Unemployment rate:
    UK: All: Aged 16-64: %: SA Seasonally adjusted

    Concernant les années avec Margaret Thatcher au pouvoir :

    1979 : le taux de chômage était de 5,4 %.
    1980 : le taux de chômage était de 6,9 %.
    1981 : le taux de chômage était de 9,8 %.
    1982 : le taux de chômage était de 10,9 %.
    1983 : le taux de chômage était de 11,6 %.
    1984 : le taux de chômage était de 11,9 %.
    1985 : le taux de chômage était de 11,4 %.
    1986 : le taux de chômage était de 11,4 %.
    1987 : le taux de chômage était de 10,5 %.
    1988 : le taux de chômage était de 8,6 %.
    1989 : le taux de chômage était de 7,2 %.
    1990 : le taux de chômage était de 7,2 %.

    Quand Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir, le taux de chômage était de 5,4 %.
    Quand Margaret Thatcher a quitté le pouvoir, le taux de chômage était de 7,2 %.

    Et aujourd’hui ?
    Janvier 2011 : le taux de chômage est de 8,0 %.

    http://www.statistics.gov.uk/statbase/TSDdownload2.asp

  10. Pascale dit :

    @ obi
    «  » »vous trouverez le moyen de garantir la justice sociale » » » ????

    Qu’est-ce que la justice sociale ? Et pourquoi devrait-elle être garantie à tous ? N’est-ce pas contraire à l’humanisme que d’ôter à l’Homme le droit et le devoir de se battre pour gagner sa vie. Assister l’Homme, le protéger, le cocooner, lui faire croire que le risque zéro n’existe pas, lui faire croire qu’il est né pour les loisirs sans qu’il ait besoin de lutter est la manifestation la plus vile d’une pensée inhumaine. Car c’est castrer l’Homme dans sa nature propre.
    Vous êtes la manifestation éclatante de cette tendance épouvantable chez les jeunes Français : le désir de devenir fonctionnaire.

  11. romain dit :

    J’ai un taux pour mai 1990 de 6.9%.
    Bref cela n’a pas d’importance. Le taux de chômage sous Thatcher à augmenté fortement surtout entre 79 et 83. Il faut voir que c’est le résultat de la politique de restructuration massive des canards boiteux et de l’augmentation des taux d’intérêt pour lutter contre une inflation à 15%. Les travaillistes ont pus maintenir un taux de chômage bas malgré une augmentation des revenus ridicule en accélérant constamment le taux d’inflation. Ce petit tour de passe passe ce serait terminé en hyperinflation (cad très mal) si on augmentait pas les taux.
    De plus il faut avoir une vision plus globale.
    Après la récession 79-83 il y a eu une forte expansion de 83 à 86. 8% de hausse du PIB, 13% de hausse de la productivité par travailleur , et 21% de hausse pour les exportations sur 83-86.
    Résultat le boum de 83-86 à largement compensé la sévère récession (voulu et assumé) de 79-83, et la décennie 80 à largement surperformé celle de 70 en terme de croissance.
    La décennie 70 à vu les revenus réels par travailleur effectif augmenter misérablement de 0.5%.
    Celle de 80 de 2.5%.
    Malgré une hausse du chômage résultante de la lutte anti-inflationniste et des restructuration massive la croissance des salaires par travailleur effectif a été multiplié par 5!!!

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