Pour en finir avec les mythes.

Pour La Grande-Bretagne
Quelques explications pour le graphique:

-en 1977 le FMI est a Londres et la GB en faillite,
-Madame Thatcher est elue peu apres et commence à nettoyer les ecuries d’Augias;
-Hausse du chomage, ce qui est bien nomal, une politique economique met au moins deux ans à produire ses effets
-Demmarrage de la croissance en GB vers 1982 -1983, au moment meme ou la France devient socialiste,
-Baisse du chomage en GB hausse en France alors que nous rentrons dans un boom mondial,
-Crise immobiliere et GB en 1991-1992, recession, re hausse du chomage,
-Madame Thatcher quitte le pouvoir Major devient premier ministre, budget en excedent, Baisse du chomage
-1997 socialistes elus qui commenecent a embaucher 1. 600000 FONCTIONNAIRES ,Bien sur le chomage baisse mais deficit et dette explosent.

Pour resumer: depuis trente ans le chomage est a 9% en France. En GB il baisse quand la ploitique est liberale ou quand les socialistes embauchent des fonctionnaires, Le premier est durable, le second ne l’est pas.

Le graphique du bas montre qu’en tendance le chomage Francais monte par rapport au chômage anglais.

Ainsi, si l’on doit illustrer un propos anti-libéral et pointer du doigt des pays libéraux pour illustrer son propos soit, mais veillez quand même à coller à la réalité politique et orienter votre vindicte vers la Suède ou le Canada qui sont les seuls pays véritablement libéraux à cette heure. Les sociétés libérales aujourd’hui sont en Europe du nord ou n’existe aucun salaire minimum, une retraite par capitalisation et par points, des systèmes scolaires fonctionnant avec des vouchers, des systèmes de santé optimisés également et ou le poids de l’état a diminue de 30 % en 20 ans alors que chez nous l’inverse se passait.

C.G

Publicités

A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
Cet article a été publié dans Billets d'humeur, Graphiques. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

25 commentaires pour Pour en finir avec les mythes.

  1. Alexandre Moreau dit :

    Je ne parviens pas à lire ce graphique :

    S’il n’y a pas d’erreur, en 92 le chômage commence à diminuer en U.K. ?

    J’ai une idée concernant la signification de la courbe du bas, mais il faudrait mieux l’expliquer.

  2. @alexandre

    En haut, première ligne pointillée noire, taux de Chômage en France par opposition à la rouge (taux de chômage en GB).

    • COULANGES dit :

      Cher Monsieur GAVE.

      Sincères félicitations pour vos analyses, vos articles et votre dernier livre que je viens de lire.

      Permettez-moi deux questions:

      1) Pourquoi avoir fait l’euro si c’était voué à l’échec ? Quel était l’intérêt de ceux qui l’ont souhaité sachant qu’ils ne sont pas masochistes ?

      2) Si nos états sur-endettés arrivent à mettre fin aux déficits budgétaires -et donc stopper la hausse de l’endettement- préconisez-vous une dévaluation de l’euro ou de l’inflation ?

      Par avance, merci de vos réponses.

      Cordialement.

      François Coulanges

  3. discotonio dit :

    Le libéralisme économique est un outil puissant visant à promouvoir la responsabilité individuelle, l’émulation, et le mérite, et à fabriquer de vraies classes moyennes dignes. Tout le contraire de la plèbe impériale décadente, sur-endettée sous tittytainment que gôche et droâte essaient partout d’instaurer en occident…

    Mais ce que les hommes veulent plus précisément, de tous temps, c’est la méritocratie, pas le libéralisme économique par construction. Le libéralisme fonctionne bien dans le cœur de l’économie marchande et de la gaussienne des revenus. Mais quand on s’écarte aux extrêmes, la loi commence à sortir de son domaine de validité. Typiquement, quelqu’un qui se donnerait du mal mais n’arriverait pas à produire quoi que ce soit d’économiquement vendable ne mérite pas 0. Idem, un dirigeant de Hedge Fund, et même s’il joue dans les règles de l’art, sans délit d’initié, juste à jouer les marchés, ne mérite pas des milliards de $…

    Libéralisme et keynésiannisme ne sont que des outils. Pas des idéologies. Je trouve ça un peu absurde de mouiller à ce point la chemise d’un point de vue idéologique pour savoir si on doit utiliser un marteau ou bien une scie… L’essentiel, c’est ce que l’on veut construire… Les outils, et bien… ne sont que des outils…

    Typiquement, sur la santé, je ne crois pas du tout, mais alors pas du tout, à une privatisation du secteur. Il y a certes beaucoup à gagner en terme d’informatisation et de soins à domicile, mais ce n’est pas en multipliant les structures privées et donc les systèmes d’informatique qu’on y arrivera.

    Idem sur toutes les économies de réseau. On ne va pas multiplier par 3 le nombre de lignes de chemin de fer ou les réseaux d’eau et d’électricité. La vraie question, c’est comment avec une gestion publique de ces secteurs, on peut arriver à empêcher la rente de s’installer et continuer quand même à avoir une émulation, de la recherche utile, et des gains de productivité, même dans une situation de monopole public.

    Ensuite, s’ils appuient toujours sur les gains, les libéraux ont tendance systématiquement à sous estimer les coûts de la concurrence : multiplication des administrations (autant qu’il y a d’entreprises), frais de publicité, recherche en doublon, fausse innovation, rémunération des armées mexicaines…

    Ce qu’il faut chercher avant tout, c’est l’efficacité… Et au risque de me répéter, la méritocratie…

    • Cher Monsieur
      C’etait un peu une des grandes idees du Thatcherisme
      L’Etat definit les missions (la sante, les programmes d’ecole, les transports en commun etc,,),leve l’argent pour en assurer le paiement au moyen des impots mais la production du bien ou du service est soumis a appel d’offre avec liberte totale
      C’est ainsi que la Suede est passe d’un systeme centralise d’enseignement semblable a notre education nationale _ qui ne marchait pas plus que notre education nationale – pour etre remplace par un systeme gere par les municipalites avec concurremce totale et ouverte pour l’ouverture des ecoles nouvelles
      Inutile de dire que le deuxieme systeme gere au profit des enfants et des parents marche de facon spectaculaire et que meme les professeurs, du moins les vrais, ceux qui aiment leur metier et les enfants- approuvent ce nouveau systeme
      Amicalement
      cg

    • Gilles Hector dit :

      rémunération des armées mexicaines dans un système libéral !!!
      discotonio vous n’êtes pas sérieux. Relisez vous avant d’écrire

  4. discotonio dit :

    Le débat, c’est toujours le même : rente contre méritocratie. Et de la rente, le libéralisme économique, où la valeur des gens est mesurée à la seule aune de la monnaie qu’ils sont capables d’extraire du système, il est capable de vous en pondre, et de belles…

    • Pascale dit :

      C’est un peu réducteur. Car le libéralisme respecte l’homme dans sa liberté de choix et le responsabilise en tant qu’individu. Il lui donne donc toute sa place et tous les moyens. Et le libéralisme respecte aussi celui qui, par choix, aura décidé de ne pas gagner plus que ce que sa survie lui ordonne et qui assumera son choix.

    • Gilles Hector dit :

      @discotonio
      Et où est la rente d’un entrepreneur ? Il risque son argent tout de suite pour des ventes futures incertaines.
      Que pensez vous à la rente du fonctionnaire français qui est garantie à vie (quoique cela pourrait bien changer) et qui est payée par les entrepreneurs ?

  5. BA dit :

    Margaret Thatcher a été premier ministre du 4 mai 1979 au 28 novembre 1990.

    Concernant les années avec Margaret Thatcher au pouvoir :

    1979 : le taux de chômage était de 5,4 %.
    1980 : le taux de chômage était de 6,9 %.
    1981 : le taux de chômage était de 9,8 %.
    1982 : le taux de chômage était de 10,9 %.
    1983 : le taux de chômage était de 11,6 %.
    1984 : le taux de chômage était de 11,9 %.
    1985 : le taux de chômage était de 11,4 %.
    1986 : le taux de chômage était de 11,4 %.
    1987 : le taux de chômage était de 10,5 %.
    1988 : le taux de chômage était de 8,6 %.
    1989 : le taux de chômage était de 7,2 %.
    1990 : le taux de chômage était de 7,2 %.

    Quand Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir, le taux de chômage était de 5,4 %.
    Quand Margaret Thatcher a quitté le pouvoir, le taux de chômage était de 7,2 %.

    http://www.statistics.gov.uk/statbase/TSDdownload2.asp

  6. Robert de Chastelier dit :

    Bonjour Mr Gave,
    Tout d’abord merci pour vos articles très intéressants.
    Vous citez la Suède et le Canada comme pays libéraux. Pourquoi ne pas rajouter la Suisse, Singapour, l’Australie, la Nouvelle Zélande ou même Hong Kong (situation particulière par rapport à la Chine) ? Vous parlez du poids l’état et selon http://www.heritage.org/index/ : government spending pour la Suède = 17.3% (mauvais score, donc l’état suédois dépense beaucoup comparé à d’autres états). Si l’état dépense beaucoup c’est qu’il est gros, non ? (corrigez moi si je me trompe)
    Cordialement

    • Cher Monsieur
      Merci pour vos remarques.
      En ce qui concerne la part de letat dans le PNB 2 remarques
      La premiere c’est que la direction du mouvement compte au moins autant que le niveau Ainsi, pour la Suede, le poids de l’etat dans l’economie est cerets encore tres eleve, mais il a baisse de pres de 20 % depuis 1992, ce qui est remarquable
      La deuxieme c’est que l’etat peut lever des impots pour l’education par exemple et les redistribuer aux municipalites qui assureraient de facon independante le service demande. Dans ce cas, le poids de l’etat n’a pas du tout la meme signification. Il y a en effet une difference enorme entre l’Etat qui prescrit ce qui doit etre offert et qui en assure le financierement mais sans en assurer la production et un etat qui assure lui meme la production avec des fonctionnaires
      Enfin, bien sur, il ya de nombreux autres pays qui sont bien geres et liberaux par nature. J’ai cite la Suede et le Canada parce que cc;etaient deux pays qui etaient aussi mal partis que la France aujourd;hui et qui s’en sont sortis
      Amicalement
      CG

  7. petitrader dit :

    Je viens de rentrer de WE. Intéressant papier M. Gave !

    Amicalement.
    Marc

  8. Gilles dit :

    Bonsoir,
    Ne sommes nous pas à la veille d’un Krach obligataire? Avec des conséquences désastreuses?
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters_00344382-obama-prone-un-relevement-du-plafond-de-la-dette-americaine-163322.php

  9. Kun dit :

    Bonjour,
    Pourquoi les élites Françaises n’ont jamais voulu appliquer le libéralisme dans la pratique?
    Salutations

  10. @kun

    Les hommes politiques actuels, issus du même sérail, n’ont plus véritablement de notion de « serviteur de l’état ». Leur seul souci est 1/ D’arriver au pouvoir 2/ quant il y arrive, surtout de bien le conserver.

    Leur abnégation nationale s’arrête là et les élites en question, depuis l’époque de Jean-François Revel, n’ont aucune profondeur ou réflexion propre sur l’état de nation.

    Quand avez-vous entendu une idée originale de droite ou de gauche pour la dernière fois?

    Exactement….

    C.G

  11. Gilles Hector dit :

    Quand avez-vous entendu une idée originale de droite ou de gauche pour la dernière fois?

    Euh, attendez, attendez … je cherche … Ah c’est trop dur je n’étais pas né (1964) ou alors trop jeune.

    Une idée originale, c’est trop demander à nos séducteurs impénitents de clients électoraux trop courtisés.
    Des idées simples, ce devrait être possible : désendetter l’état, baisser les dépenses, baisser drastiquement les charges sociales, autoriser tous les licenciements, euthanasier l’Education Nationale, donner naissance à l’Education Locale, interdire à l’Etat d’intervenir dans le financement d’entreprises mais embaucher des entrepreneurs ou des dirigeants dans des postes (pour une durée limitée bien sûr) de haut fonctionnaires pour dynamiser le développement des entreprises, etc …
    Je me souviens dans mes années d’Ecole d’un stage dans une entreprise de conseil. J’avais travaillé avec le service de développement économique de la Mairie d’Aubagne, mairie communiste. Ces gens là avaient parfaitement compris l’intérêt du développement économique de la ville et ne s’embarrassaient pas de considérations communistes. Et ils étaient plutôt bons. Par contre au niveau national …

    Pour ce qui est des idées fumeuses, je me souviens il y a quelques mois de l’impayable Edouard Balladur pontifiant sur un scénario d’isolement de la dette exceptionnelle.
    J’ai éteint la radio pour ne pas crier, et je me suis fait la promesse d’embrasser sur la bouche le premier qui viendrait proposer une idée originale de baisse des dépenses de l’Etat. Vous me direz je ne prends pas beaucoup de risque.

    • Bastiat dit :

      L’idée principale ! ils nous promettent tous de nous « sucer » toujours plus (actu oblige) mais je vous rassure, ce n’est pas agréable, finalement.

  12. Pascale dit :

    Avant toute chose, savez-vous ce que sont une abscisse et une ordonnée ? Sans ces deux notions fondamentales vous ne pouvez, en effet, pas comprendre les graphiques ci-dessus.

  13. Pascale dit :

    Jusqu’à présent, des candidats qui disent se présenter à la présidentielle 2012, aucun ne propose de réduction des dépenses publiques. Même pas minime. Enfin, me semble-t-il.
    Ce qui signifie qu’ils se moquent éperdument de l’avenir de la France et que leur seul objectif c’est de gagner ou de conserver le pouvoir, comme vous l’avez si bien exprimé, M. Gave. Quand ils voient ce qu’il se passe en Grèce où les habitants manifestent et s’insurgent sur l’austérité à laquelle ils sont soumis (par obligation), nos futurs et futurs ex-gouvernants ne veulent surtout pas prendre le risque de perdre les élections en prévenant les Français que maintenant il faut sérieusement se serrer la ceinture. Personne ne serait élu avec un tel programme.

  14. THIBAUDIER dit :

    Monsieur GAVE

    Indépendamment de tous les commentaires qui précèdent et auxquels je souscris entièrement, une question me tarabuste: Que va-t-il vraisemblablement se passer quand le FMI et la BCE vont accepter de restructurer la dette grècque (et probablement par la suite la dette portugaise et la dette irlandaise).
    On va brutalement s’apercevoir que des milliards d’euros sont partis en fumée et nous aurons un vent de panique (as usual). Toutefois à mon sens cela ne devrait affecter que les obligations. Quid des actions? Après tout qu’importe à l’AIR LIQUIDE que le Portugal ne puisse pas rembourser ses dettes. Tous ces milliards disparus vont entrainer une dévaluation de l’Euro, ce qui est excellent pour l’AIR LIQUIDE (et aussi CGG VERITAS, TECHNIP, PERNOD RICARD et j’en passe) qui facture une bonne partie de ses ventes en dollar ou en yuan.
    C’est ce que vous sous entendez quand vous dites achetez des actions françaises, américaines et pourquoi pas chinoises. Dans ces deux derniers cas (actions américaines et chinoises) leur cotation puisque vous les aurez achetées avec un euro « fort » va mécaniquement croître.
    Est ce que je me trompe et cette dévaluation brutale de l’Euro (en dehors du vent de panique les premiers temps) n’aura-t-elle pas un effet pervers sur le cours des actions? Et si oui lequel? Dans ce cas, il serait pertinent de vendre.
    Qu’en pensez vous?

    Cordialement

    THIBAUDIER

  15. Guy dit :

    Cher M. Gave,

    Dans toute cette tourmente économique, politique et sociale, vous donnez des conseils précieux pour se placer à long terme (20 ans).
    Mais comment « placer » ses économies à court/moyen terme, c’est à dire de l’argent dont on aurait besoin d’ici 1 à 3 ans par exemple et ainsi limiter la casse…
    Cordialement,
    Guy

  16. Gilles dit :

    Bonjour M. Gave,
    Pour rebondir sur la question de Guy, ci-dessus, est-ce que le change des liquidités euro en couronne suédoise ou franc suisse ou autre comme vous le préconisiez il y a quelques mois reste toujours opportun?
    Gilles

Les commentaires sont fermés.