Affaire DSK : A la recherche de la cause première

Un Libéral n’a strictement rien à dire sur cette lamentable affaire qui relève soit du Tribunal soit de l’Hôpital psychiatrique et sans doute des deux à la fois.
Par contre un Liberal DOIT s’interroger sur l’étrange et assourdissant silence des média qui semble avoir entouré les précédents débordements de cette personnalité (ou de certaines autres avant elle).
Ce qui est stupéfiant pour moi, ce ne sont pas les errements de tel ou tel mais le trou noir informationnel qui entoure les faits et gestes des gens puissants dans notre pays.
Quoiqu’ils fassent, rien ne sort, jamais, s’ils ont fait leurs saloperies bien discrètement en France.
Si cela s’est passé en dehors de France, alors, nous avons le droit d’être informés, en général par la presse internationale, la presse française se rangeant violemment en formation de bataille pour défendre la personnalité française prise à commettre quelque forfait à l’extérieur, ces accusations ne pouvant être que le reflet d’esprits étroits et sectaires, manquant de l’incroyable finesse dont tous les français font preuve sans arrêt tant à l’étranger qu’en France. .
Pourquoi ?
A mon avis une seule réponse, une loi scélérate passée fin 70 et mise en application au début de la Présidence Giscard, la loi dite de la protection de la vie privée, loi profondément liberticide et dont chacun peut constater les effets pervers tous les jours.
Qu’elle en était l’objet?
L’idée était comme toujours cousue d’autant de bonnes intentions que de fil blanc : il fallait de toute urgence protéger les familles des hommes politiques contre les débordements des journalistes et mettre à l’abri la vie privée de nos élites pour qu’elles puissent se consacrer pleinement au service de notre cher et vieux pays, en la regardant aux fonds des yeux
Donc interdiction fut faite aux journalistes et à quiconque d’ailleurs de faire état de faits ayant traits à la vie privée de toutes ces personnes qui ont fait le don de leur personne à la France.
Et comme toujours quand une loi liberticide est promulguée, les effets pervers de cette monstruosité ne furent pas longs à apparaitre
Prenons un premier exemple
• Un Président a de notoriété publique une maitresse alors qu’il est marié et père d’une nombreuse progéniture. Interdit d’en parler dit la LOI, cela relève de la vie privée. Fort bien. Cela parait raisonnable.
• Le dit officiel loge sa maitresse dans un appartement qui appartient a l’Etat, sans que l’on puisse trouver trace d’un loyer payée par la bénéficiaire. Cela s’appelle de l’abus de bien public et est susceptible de sanction pénale. Pas un mot de nos journalistes…
• La vie de tous les jours de la jeune maman et de son cher enfant sont couverts financièrement par la République, toujours bonne fille, sans que cela figure dans aucun budget. Il s’agit la de concussion et de faux en écriture publiques. Ni le premier ministre, ni le ministre des finances, ni la cour des comptes de l’époque ne trouvent rien à redire. Donc les journalistes non plus.
• Cette heureuse maman est nommée au tour extérieur à un poste de haut fonctionnaire dans une grande institution étatique. Cela s’appelle de la simonie. Le silence médiatique reste total.
Résumons la situation : abus de bien public, concussion, faux en écritures publiques, simonie, et bien sur pas un journaliste n’a rien dit, puisqu’ils en étaient empêchés par cette Loi.
Voila qui honore la presse et le respect aigue qu’elle a de la loi et de la vie « privée » des hommes politiques.
Compte tenu des nombreux exemples que je peux citer de mémoire, je vais m’essayer à créer une petite typologie des actions de nos chers élus dans les relations qui les unissent avec leurs proches non officiels. Un ministre, un président de conseil régional… a une maitresse. Fort bien. Celle-ci travaille dans la communication. Encore mieux, elle va pouvoir l’aider. Le ministère lance une grande campagne d’informations payée par nos impôts pour célébrer son activité et celle de son ministère, sans que l’on comprenne très bien les raisons qui poussent le ministère en question à engager ces dépenses, pour un cout que d’aucuns estiment au double d’un cout normal.. Un peu douteux, mais qui suis-je pour juger ? Cette campagne est confiée à l’agence de communication où travaille sa maitresse. Le hasard fait bien les choses. Notre homme se présente a l’élection présidentielle (ou a besoin d’acheter des chaussures chez Bata) et la même agence se charge de sa campagne pour un cout équivalent de l’avis général à la moitie du cout réel.
Curieusement je ne suis pas surpris…En tant qu’homme d’affaires, je sais que parfois on gagne, parfois on perd…Et puis porter des bata c’est chic quand on devient Président du conseil constitutionnel quelques temps après, nommé par un autre Président qu’il faut dédouaner aussi, lui aussi poursuivi pour quelques factures inexpliquées sans que la presse s’intéresse beaucoup à tout cela.
Cette loi permet de tourner toutes les lois sur le financement des partis politiques, des campagnes électorales, sur la transparence de la vie politique et vous voudriez qu’on la supprime ?
Mais le plus effrayant c’est que les journaux en premier et les journalistes en second ont été les principales victimes de cette loi.
Comme les Français ne pouvaient avoir aucune confiance dans ce qu’ils lisaient dans les journaux tant le public savait que des qu’il s’agissait des puissants, le non dit et le mensonge étaient de règle eh bien le lecteur a disparu et il n’y a pas un seul journal qui ne soit en perte en France.
Du coup l’Etat à donné l’ordre de racheter ces journaux soit aux propriétaires de sociétés dépendant de la défense nationale soit encore a des sociétés de travaux publics ne vivant elles aussi que grâce aux contrats étatiques. Ce qu’ils firent bien volontiers. Le grand silence des cimetières s’est depuis répandu sur la presse, entrecoupé par le son des clochettes agitées par Alain Duhamel, Bernard Attali, Alain Minc, BHL and Co qui servent religieusement à tous les offices.
Un service est mis en place entretemps à Matignon chargé d’assurer l’indépendance et la diversité de la presse en France (traduction libre : d’acheter les récalcitrants et de maintenir les troupes en bon ordre)
Sont exclus assez rapidement tous les journalistes qui auraient un peu de caractère et qui n’auraient pas compris qu’ils travaillaient pour la Pravda, et bien sur « c’est comme ca que votre fille est devenue muette… » et que rien ne nous été dit sur DSK alors que tout le monde était au courant depuis des années.
Conclusion : que faire quand les Libéraux seront au pouvoir, ce qui ne saurait tarder comme chacun peut le voir au vu du succès grandissant que rencontrent leurs idées : Retourner encore et toujours à la liberté et supprimer toutes ces lois liberticides, faire passer un amendement constitutionnel comme aux USA interdisant TOUTE entrave à la liberté d’information et doubler les peines en rajoutant des peines de prison en cas de calomnies. Et la presse renaitrait, ainsi que la vie politique …On peut toujours rêver.

C.G

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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54 commentaires pour Affaire DSK : A la recherche de la cause première

  1. Syfe dit :

    « Je suis l’Esprit qui toujours nie…
    A cette Force j’appartiens
    Qui toujours fait le Mal, mais n’aboutit qu’au Bien ».

    Faust
    What else :)))

    Bien a vous

  2. Herstal dit :

    Je ne la connaissait pas celle là. Mais on est ici sur la bonne voie.
    On peut aussi ajouter l’interdiction à faire au banques, marchands de canons & Co de posséder plus de 5% du capital de tous médias ‘mainstream’ confondus ; l’arrêt des avantages fiscaux pour les journalistes ainsi que l’interdiction absolue pour l’Etat de soutenir financièrement la presse. ça risque de bien calmer l’ambiance de copinage et d’étouffement que l’on subit au quotidien.
    Ajoutez à cela la liberté totale et intangible de s’exprimer et d’échanger sur internet ; et vous avez le contre pouvoir minimum garantissant le tout.
    A la fin de cette crise ; il ne restera que deux types de peuples ; ceux qui seront libre et les autres ; pour l’instant c’est la glorieuse démocrature bancaire qui s’annonce pour nous.

    Ce n’est pas un pays, c’est un camp de travail ; la télé remplace les miradors et le pôle emploi le gibet.

  3. Url dit :

    M. Gave,

    Je suis votre blog depuis longtemps et ai eu le plaisir de lire votre dernier ouvrage. Votre article est certes décalé de votre ligné éditoriale, mais quelle bouffée d’air ! Ne donnez pas de noms et restez dans l’informel, je ne voudrais pas vous retrouver assigné demain, mais n’envisagez-vous pas un lettre de diffusion privée, payante s’il le faut et si le travail mérite salaire, où l’on puisse poursuivre le cursus ?

    Je ne suis pas fan des gourous, mais très honnêtement, les gens d’esprit libéral en France sont en manque d’air respirable…

    • Restons couard et tout continuera d’aller mieux dans le meilleur des mondes.
      Rendons aussi tant que possible l’information confidentielle et payante, surtout pas libre comme ces billets…

      • Url dit :

        Quel rapport ? N’êtes vous pas au courant que l’information de qualité nécessite un travail qui nécessite un revenu, sans même parler de mérite ? Etes-vous contre la presse non gratuite ? Une lettre privée et payante à laquelle tout le monde peut s’abonner vous pose un problème, mais lequel ? Vous préférez le mythe du gratuit et al soupe obligatoire payée sur vos impôts, vous préféré être pris de force ?

        Amicalement

    • Chabouda dit :

      « assigné » ou « assassiné » ?…

  4. Fontaine dit :

    M. Gave,

    Merci de votre billet qui révèle ce que pensent beaucoup, même si je doute que les choses évoluent rapidement dans ce sens. On pourrait dire à peu près la même chose s’agissant de la Justice d’ailleurs et notamment pour ce qui concerne l’indépendance du Parquet…

    Vous citez Bernard Attali. J’imagine qu’il s’agit plutôt de Jacques…

    Bien à vous

  5. Charles Gave pointe du doigt comme responsable du silence de la presse la loi dite de la protection de la vie privée. A mon avis, le mal est bien plus profond. Si Charles Gave pense en homme de Droit, il y a bien longtemps que ce n’est plus le cas pour nos zélites. Ainsi mon ex fonctionnaire, symbole d’intégration sociale a pu violer la loi et être même félicitée pour cela par le juge.

    Mon cas est simple : à 22 ans, la mémoire me revient subitement d’avoir été, alors pré-scolaire abusé sexuellement par une femme. J’applique alors la théorie de Janov auteur du cri primal et revis en milieu confiné l’incident. Restait à le revivre en condition « réelle », ce que j’ai organisé évidemment d’une manière inconsciente en devenant victime d’une immigration par escroquerie sentimentale. Voilà alors que cette ex à laquelle j’ai enfin osé dire qu’elle était infréquentable fait alors dans la non-présentation d’enfant, viol mon droit d’accueil. C’est l’occasion rêvée pour moi que justice enfin se fasse, que l’auteur du viol soit reconnu coupable. Et bien non, on est en France… et tout l’appareil a soutenu Madame lui accordant à chaque fois quasiment tout ce qu’elle demandait. Je me retrouve donc nu, sans rien, égard à mes enfants. J’ai tout perdu, une seconde fois. Je suis donc face à une ex escroc, c’est-à-dire personne ne reconnaissant jamais ses forfaits, escroc soutenu par l’appareil dit de Justice français, appareil donc également escroc… Il n’y a rien à faire face à une telle situation, sinon fuir (cf. Henri Laborit, « Eloge de la fuite » et également ce film : « Mon oncle d’Amérique »).
    Il faut donc tuer tout espoir et passer à autre chose bien loin de cette infâme France à laquelle on souhaite le sort de la Yougoslavie.
    (sur mon blog : France, tous arqués pour défendre l’abuseur… pour peu qu’il appartient à l’establisment)

    • Précision du comment Elle est devenu fonctionnaire : sa chef de service lui a montré les questions de l’examen avant de les envoyer à Strasbourg, là où elle a passé avec succès le concours… No comment !

  6. Bastiat dit :

    Monsieur Gave vous m’avez effrayé ! « Ça y est, il se met à défendre les pauvres folliculaires du style BFM and Co ! » Finalement non, ils ont été intégrés à la nomenklatura avec les philousophes. Par contre cette affaire me fait marrer, mais alors marrer en voyant ces folliculaires un genou à terre en chrysalide espérant se relever papillon en 2012; écrasés du pied gauche comme des … qu’ils sont, en une nuit.

  7. Jerome dit :

    Merci Monsieur Gave d’ écrire « tout haut » sur votre Blog ce que beaucoup de personnes préssentent sans pour autant en avoir vraiment conscience !
    J’ai moi-même été confronté à l' »Omerta » des médias français dans d’autres domaines, comme celui du sport où le Rallye « Africa Race » qui a remplacé le Paris-Dakar en Afrique a été complétement occulté par les médias de notre pays, parce que son existence déplaisait fortement aux organisateurs du « Dakar » parti en … Amérique du Sud ! Il parait que le Dakar est organisé par le puissant groupe Amori Sport Organisateur, aussi organisateur du « Tour de France » et propriétaire de l' »Equipe » !
    Le censure dans les médias français opére aussi dans d’autres domaines que la politique…
    Je pense qu’il faut utiliser le cas d’école DSK pour obliger les médias a faire leur « Mea Culpa » et les OBLIGER à changer de pratique, d’une façon ou d’une autre !
    Jerome

  8. superman dit :

    Bravo M Gave pour cet edito, je crois que tout est dit. Il faut en effet toujours en revenir à la loi, c’est elle qui explique le comportement des gens.
    Par contre vous dites que les idées liberales ont le vent en poupe, je n’en ai pas l’impression. Les gens sont matraqués de discours étatistes, même venant de la droite.
    Continuez votre blog, en evitant les fautes d’orthographe.

    • Bastiat dit :

      parce qu’il écrit vite

    • Donner des leçons c’est bien, apprendre à lire correctement c’est mieux.
      Si Charles Gave semble dire que les idées libérales ont le vent en poupe, ce n’est là que de l’humour au second degré… Ce qui se confirme pas sa conclusion : on peut toujours rêver…

  9. Bastiat dit :

    Extraits de « sur Catherine de Médicis – Balzac »
    Balzac mérite le détour en tant qu’historien

    « Si mon nom est en exécration à la France, il faut s’en prendre aux esprits médiocres qui y forment la masse de toutes les générations. »

    « Quand les lois laissent si peu de libertés, les peuples prennent leur revanche dans les mœurs. »

  10. Gilles Hector dit :

    @ Monsieur Gave
    Il y a la loi sur la protection de la vie privée, loi liberticide. Brillante démonstration de ses conséquences sur nos libertés et sur la défense de nos droits.

    Mais il y a aussi la structure profondément anti-démocratique de notre justice.

    Lors de l’affaire DSK, Robert Badinter, a fait partie des socialistes de gauche qui sont montés au créneau pour défendre leur ami DSK. Voilà ce qu’il dit en substance (*) :
    « Savez vous que les juges et les procureurs sont élus aux Etats Unis (oui ça je le savais, de Tocqueville en parlait abondamment il y a près de 200 ans), « et bien cela me fait très peur ». (Ah bon mais pourquoi ?). « Cela veut dire que le juge s’il veut être élu ou réélu, va chercher à plaire à son électorat ». (Et bien oui, c’est bien cela la démocratie, monsieur Badinter, c’est ce qui se passe avec nos députés et notre président). « Et dans un quartier populaire comme Harlem, la pression des habitants sera très forte et l’accusation sera d’autant plus violente ».
    Voilà le vrai visage de l’homme Badinter (que je respecte par ailleurs pour avoir obtenu l’abolition de la peine de mort) : il a peur d’une justice indépendante, forte, d’une accusation qui défende les droits des victimes et de ceux qui veulent la justice pour ces victimes..
    « alors qu’un juge ou un procureur français est garant de l’indépendance des citoyens et d’une justice sereine. »
    Effectivement nos juges et nos procureurs sont nommés à vie et le seul risque qu’ils prennent est de partir en retraite ou d’être muté. Alors que côté Etats Unis, ils devront changer de travail s’ils ne sont pas réélus à leur poste. Fonctionnaires à vie contre emplois non garantis de l’autre.
    Et donc selon Badinter, ce juge non élu, coopté par ses pairs, rend une meilleure justice ?
    Selon lui, parce qu’il se sent en sécurité professionnelle, il fait mieux son travail. Quelle foutaise, quel mensonge, comment pouvons nous accepter d’être déposséder de nos droits ?
    Le juge français est hermétique à l’opinion de ses concitoyens, il peut faire les pires erreurs, il ne court pas le risque d’être récusé par ses concitoyens. Il se trouvera d’ailleurs toujours un groupe dans sa caste de fonctionnaires à vie (pardon pour le pléonasme en France) pour le protéger en cas d’erreur manifeste.
    Monsieur Badinter protège la caste des fonctionnaires de la justice. Mais, surtout car c’est la vraie raison de sa peur, il est effrayé par la démocratie judiciaire, démocratie qui rend impossible la captation et la conservation de la justice entre les mains d’une élite. Laisser le peuple influer sur la justice de notre pays, quelle horreur.
    D’ailleurs Monsieur Badinter vient de nous montrer que sa vision de la démocratie est très peu … démocratique. Une dénonciation récente de sa part du « populisme judiciaire » à l’occasion de l’introduction de jurés populaires en correctionnelle montre son véritable caractère : cet homme comme tant de socialistes de gauche comme de droite a peur du pouvoir du peuple.

    Montrons leur que nous voulons une justice libre et indépendante et une presse libre et indépendante !

    (*) Je précise que les citations entre  »  » sont une retranscription infidèle de ses propos mais aussi fidèle que possible de ce que j’ai perçu.

    • Francis dit :

      Il ne s’agit pas d’avoir peur de la justice du peuple mais de la justice de la foule.

      • Pascale dit :

        Il me semble qu’à l’élection d’un juge, c’est un peuple qui vote et non pas une foule.

    • Patrick Strauss dit :

      N’oublions pas que Badinter, si publicité pour son honnetetè, à reçu en Suisse 8 Mns de Francs pour faire libèrer de nos prisons Christina von Opel… Pour ces deux infractions de Ministre de la Justice j’avais alertè tous mes copains journalistes. Aucun n’a voulu écrire un seul mot pour les risques suivants: suppression de l’indispensable carte de presse, de l’autorisation de rentrer à l’Elysée, de renvoi de leurs journeaux, de procès perdus d’avance ou du simple risque d’assassinat… Vive notre « Dèmocratie » que le monde entier nous envie!

    • binitials dit :

      Je n’ai rien à redire sur votre argumentation mais il faut savoir qu’une majorité de l’exécutif et du législatif aux états unis sont issus des professions légales « juges, avocats, et procureurs…. tant et si bien que si nous avons un problème avec le fait que nos fonctionnaires ont vérouillé la politique à leur profit, aux Etats Unis ce sont les avocats, juges et autres professions légales.

      Nous souffrons d’une technostructure dans chacun de nos pays qui a confisqué le débat démocratique et a détourné l’appareil de l’état à leur profit…

      Je pense que vous avez raison en ce sens qu’il faut regarder l’équilibre des pouvoirs.

      Pour ma part j’avais noté deux liens qui permettent à l’exécutif de garder le contrôle du judiciaire qui rejoignent votre analyse :

      – Le premier verrou est le procureur qui répond hiérarchiquement au garde des sceaux (je n’ai pas étudié les moyen de pression). EN matière pénale il est le filtre entre les plaignants et les poursuites. Il décide seul et sans rendre de compte de la poursuite d’une affaire ou de son arrêt net.
      – Le second est le fait que le président est aussi président du haut conseil à la magistrature qui est l’entité qui chapeaute la carrière des juges en France. Il semble que Sarkozy a fait une réforme dans le sens de limiter l’emprise du président sur les magistrats mis je ne l’ai pas étudiée.

      Il semble que dans les deux cas, le gouvernement d’un côté et le président de l’autre exercent un rôle important sur les carrières des procureurs et juges.

      Cette mécanique bien huilée s’est illustrée à merveille lors de l’affaire Juppé sur le financement du RPR. Je n’ai pas les détails en tête mais une plainte pénale avait été déposée pour trois chefs d’accusations. Les deux plus graves qui impliquaient un risque de prison ferme ont été immédiatement écartés par le procureur sans qu’aucune raison ne soit invoquée (il n’a aucun compte à rendre sur ses décisions). Seul un chef d’accusation pour emplois fictifs a été retenu, il ne risquait qu’une peine d’inéligibilité et une amende.

      En première instance, il a été condamné à 10 ans d’inéligibilité, ce qui l’empêchait de se présenter comme successeur à Chirac (je vous rappelle qu’il a fondé l’UMP, qui devait devenir le parti qui le porterait au pouvoir). J’ai lu un article je ne sais plus où disant que les juges de première instance avait été mutés dans des endroits peu glorieux par la suite … En appel, il prend 5 ans mais Sarko lui avait déjà pris la place …

      Ce système permet à l’exécutif en Place d’avoir une main mise sur la Justice et de filtrer quand même les affaires plutôt finement. On rajoute le principe de secret, si cher au PS en ces temps de morale troublée, qui la plupart du temps ne sert qu’à jeter une impression de sérieux sur des tractations bien peu glorieuses …

      Tout cela n’est que le volet constitutionnel d’une idée bien ancrée parmi la culture politique française qui veut que certaines personnes ou certaines fonctions restent au dessus de tout soupçon et évoluent dans un état d’irresponsabilité total face à leurs actes. Un système où l’on n’est pas responsable de ses erreurs ou seulement devant ses pairs est un système qui n’est pas viable et qui ne peut que pourrir, faute de contradiction, il ne peut pas non plus évoluer, se réformer de l’intérieur.

      Pour ce qui est de la caste politique française qui est toute entière entre les mains des hauts fonctionnaires, elle est verrouillée à chaque niveau d’organisation.

      Pour commencer, en général ils contrôlent directement ou par l’intermédiaire de leurs hommes tous les postes clefs à l’intérieur des partis :

      – Chefs de groupe à l’assemblée qui permet la censure de ses troupes voir des projets de loi
      – ils contrôlent les ministères en ce que les chefs de cabinet assurent le véritable Pouvoir, on a pu voir avec alain Madelin comme cet homme s’est vite fait éjecter par les hauts fonctionnaires censés lui obéir.
      – Ils sont les seuls par la loi à ne rien risquer quand ils font de la politique. Peuvent quitter leur boulot pour exercer un mandat et le retrouver plusieurs années après ce qui leur permet de suivre des carrières à long terme dans la politique sans être inquiétés et sans avoir réellement à se soucier de se remettre en question. L’assemblée est en général composée de soit en majorité absolus soit relative de fonctionnaires. ils ont donc le pouvoir de faire d’amender ou de rejeter les lois qui leurs sont contraires.

      Ces sujets nécessiteraient une analyse plus poussée et un article structuré mais il est intéressant de voir de quelle façon notre système est organisé, vérrouillé et détourné.

      • Cher Monsieur
        A l’evidence, vous connaissez tres bien le fonctionnement de nos institutions
        Ce que vous evoquez, c’est a dire la capture de la democratie par des groupes organises est un vrai sujet d’inquietude
        je n’ai malheureusement pas de reponses aux problemes que vous evoquez, si ce n’est peut etre de rendre les fonctionnaires inelegibles comme c’est le cas dans nombre d’autres democraties
        L etat peut toujours etre capture, mais cette capture n’est durable que si ce sont les fonctionnaires qui l’effectuent, ce qui est le cas dans notre pays
        Accessoirement, donner au peuple le droit d’initiative pour un referendum et rendre certains postes dans la justice electifs sont egalement des voies a explorer
        Amicalement
        cg

      • binitials dit :

        Oui aux etats Unis ce sont les professions légales qui l’ont détournée. C’est assez clair. On dit même que le coût exhorbitant de la santé aux US serait directement lié au risque de racket juridique systématique organisé par les avocats qui rappelont le possèdent l’executif le législatif et le judiciaire. Combien d’affaires judiciaires portent sur des avocats aux Etats Unis ???

        Je pense que dans une certaine mesure ce sentiment de toute puissance du politique qui s’imagine, une fois au dessus des lois, pouvoir tout contrôler, tout manipuler vient de cette dérive oligarchique. Quand il n’y a plus de contre pouvoir il n’y a plus de sérieuse remise en question, plus de critique plus d’alternance et les politiques font n’importe quoi. C’est ce que nous vivons.

        En tout cas ce Blog est le seul où j’ai trouvé des gens qui s’expriment sur ce sujet. Merci pour ça j’avais l’impression d’être un fou qui racontait n’importe quoi !

      • binitials dit :

        C’est un très grand débat que celui-ci encore faudrait-il qu’il puisse pointer le bout de son nez comme problématique identifiée dans l’espace public national.

        Pour ma part je me suis intéressé à ces questions car j’ai fait la rencontre d’un sacré Monsieur tout le monde, mais de génie qui s’appelle Ronald Bibace et qui est américain d’origine francophone. Il a relu Montesquieu et étudié l’esprit qui a prévalu à la formation de la démocratie américaine. Il a conclu il y a près de 20 ans à une dérive oligarchique de pouvoir américain mais n’a pas réussi à faire connaitre et imposer son point de vue. Aujourd’hui il est sorti du truc, il reste tout de même son ancien site, son approche semble brouillonne et un peu à la Cow Boy mais son travail de fond est remarquable.

        Son site :

        Pour ma part j’ai regardé la problématique sous l’angle français sans avoir jamais le temps de véritablement faire un point pour accoucher d’une synthèse claire qui pourrait témoigner d’un sujet maîtrisé, ce qui résulte en un bouillonnement d’idées et de constats.

        Il faut aborder cette problématique sous l’angle constitutionnel puisque c’est de l’équilibre des pouvoirs que résulte la garantie de liberté des citoyens. Il faut relire Montesquieu « De l’esprit des lois » et notament le chapître sur la constitution ANglaise, ou il dit en substance (je n’ai pas le bouquin sous la main) : « Tout serait Perdu si un individu ou un groupe de gens aux intérêts communs concentraient entre les mêmes mains au moins deux des trois pouvoirs que sont le législatif, le judiciaire et l’exécutif ».

        Pouyr ce qui est de la France il y a des aspects constitutionnels et non constitutionnels.

        1. Les aspects constitutionnels :

        La 5ième république a été rédigée par un général en temps de Guerre et à une époque où le parlementarisme était une chianlie directement responsable de l’enlisement du pays dans la guerre.

        Le résultat est le principe de l’omnipuissance de l’executif et en particulier du président qui tient son autorité du peuple par le suffrage universel mais aussi et surtout par le référendum. Cela peut marcher quand on a des hommes d’éthique qui ont une conscience précise de ce que veulent les français mais reste dangereux entre d’autres mains.

        Sur l’équilibre des pouvoirs :

        – L’exécutif contrôle totalement le législatif : Le gouvernement peut censurer l’ordre du jour de l’assemblée et donc retirer les projets qui le dérange, il dispose aussi du fameux article 49.3 qui lui permet d’imposer un projet de loi sans avoir à consulter le parlement.

        – Sur le judiciaire : Il dispose de deux verrous que sont le procureur qui est contrôlé par le gouvernement et le haut conseil à la magistrature contrôlé par le président (une réforme a été entreprise par Sarko dont j’ai oublié les détails mais qui va dans le sens de moins d’emprise justement). Le tout ressemble plus à une main noire qui permet de contrôler en matière pénale surtout ce qu’il se passe bien que l’institution est plus indépendante du pouvoir que ne l’est le législatif.

        Je pense que la question constitutionnelle doit être posée car la 5ième République propose une version light du système de séparation des pouvoirs qui se justifiait en 1958 avec la guerre d’Algérie et la reconstruction et quand le pays était aux mains d’hommes d’états qui gouvernaient avec le soucis de vérifier par référendum que leurs projets collaient aux voeux des français.

        Aujourd’hui que le pays est à maturité le rééquilibrage des pouvoirs est la première des garanties de liberté qui restent à offrir. Et il y a un fort déséquilibre au profit de l’exécutif à une époque où le gouvernement est tenaillé par la haute administration qui ne répond aux homme politiques que s’ils sont issus de leurs rangs et ejecte ceux qui n’en sont pas (demandez à M. Madelin !).

        Ce qui m’amène aux verrous non constitutionnels.

        2. Les verrous non constitutionnels :

        2.1. La bipolarisation et le contrôle de l’assemblée :

        La façons dont les hauts fonctionnaires ont définitivement noyauté et confisqué le débat. Je n’ai pas encore tout étudié sur le sujet mais il semble que le mal prend racine sous les absences Mitterrandienne, dont chacun sait qu’il était animé d’une morale exemplaire (je tousse ! lol). c’est balladur et Chirac qui organisent le crime.

        Secoué par les scandales financiers des années 80, et sous couvert de moraliser la classe politique, Balladur organise la bipolarisation RPR/PS du pays de façon très simple : il coupe toute source de financement privé aux partis politiques. C’est l’Etat qui financera les partis et le débat démocratique (et donc les fonctionnaires …). Les répartitions de crédit se feront sur la base du nombre de députés. On comprend donc pourquoi le scrutin majoritaire aux législatives est un enjeu fondamental pour l’UMP et le PS…

        Dès lors plus personne ne peut accéder à du financement. Plus personne ne peut proposer une alternative politique aucun autre parti que le PS ou le RPR (aujourd’hui UMP) ne peuvent plus exister, sauf à avoir leur aval. C’est la raison pour laquelle Juppé à fait disparaitre l’UDF en un an, car avec l’UMP il a voulu créer un parti de droite unique censé le porter au pouvoir.

        Si le PCF se maintien aujourd’hui c’est grace à l’appui du PS qui se range derrière lui pour lui permettre d’avoir des sièges et donc di financement et … nous le verrons plus loin, une voix dans les médias … Même chose pour les verts, feu l’UDF à une exception près, le FN dont j’ignore comment ils ont réussi le tour de force de survivre.

        Même au sein des groupes les députés sont contrôlés. Ils ne peuvent d’exprimer à la tribune que s’ils ont l’aval de leur Chef de groupe. Une censure douce qui permet d’écarter les députés non dociles au sein du groupe et de contrôler les débats. .

        2.2. Le contrôle des médias :

        C’est la partie que j’ai le moins travaillé mais leur mise au pas prend deux formes :

        – Le CSA : le CSA contrôle la télévision et en matière politique les temps de parole sont extrêmement contrôlés. Je ne veux pas dire de bêtises mais … Le temps de parole doit refléter le poids du groupe politique à l’assemblée nationale (à vérifier, une règle de ce genre existe mais quelle est elle exactement). Même avec la meilleure volonté du monde, les médias de télévision sont tenus de favoriser l’UMP et le PS à la télé (c’est pas beau ???)

        – Financement de la presse écrite : Je n’ai pas vérifié les comptes des grands journaux mais j’avais lu un post sur Internet qui dénonçait le fait que tous les journaux (y compris le fameux canard enchaîné) avaient recours à des subventions publiques pour boucler leurs budgets. La loi le permettant existe je l’avais trouvée sur internet mais je ne me souviens plus. C’est une loi ancienne de 48 ou de 58. Il semblerait à en croire certains dires que la presse serait financée par de l’argent public …

        Tant constitutionnellement que extra-constitutionnellement, il suffit de tenir le gouvernement et la tête des deux partis pour contrôler tous les pouvoirs en France et confisquer tout le débat en empêchant toute concurrence. Les fonctionnaires ont des avantages énorme qui leur ont permis de prendre cela.

        3. Le statut des fonctionnaires :

        Un fonctionnaire qui se présente à une élection peut se mettre en disponibilité et s’il n’est pas réélu, retrouver son poste, son salaire et ses avantages en attendant la prochaine vague. Leurs carrières sont bien gérées et expliquent l’extraordinaire longévité des hommes politiques dans ce pays.

        Le résultat est tel que les majorités absolues sont systématiquement constatés à l’assemblée ou le nombre de députés fonctionnaires représentent plus de 50% systématiquement. Autant dire que les lois sont faites dans ce pays par des hommes et des femmes qui connaissent bien le secteur privé et sont très représentatifs de la population. Et vous vous étonniez de constater que la France perd 1/2 point de croissance par décennie ????

        Un projet de loi a été déposé dans le sens de plus d’équité, j’ignore ce qu’il est devenu :

        Le deuxième phénomène observé est la montée en puissance des directeurs de cabinet qui, bien plus que les ministres, font véritablement le gouvernement mais j’ignore les raisons de cet état de fait ni comment ils y sont arrivés.

        4. Comment changer :

        4.1. Statut des fonctionnaires :

        1. Il faut qu’à partir d’un certain niveau, le statuts des fonctionnaires soit aligné sur le staut privé. Un directeur de cabinet doit pouvoir perdre son emploi ce qui restituera un équilibre normal entre élu et non élu.

        2. Tout fonctionnaire décidant de rentrer en politique perdra les avantages liés à sa fonction sans possibilité de retour en arrière.

        4.2. Réforme de l’offre politique :

        3. Abolir les lois balladur liées au financement des partis en permettant à la société civile de financer une offre politique nouvelle si elle s’estime non représentée par l’existante.

        4. Abolir tout contrôle sur les média : Les laisser libre de faire parler les formations politiques qu’ils souhaitent, comme ils le souhaitent. SI les subventions à la presse écrite sont réelles, supprimer purement et simplement toute possibilité.

        4.3. Réforme de la constitution :

        5. Il faut un débat clair sur la séparation des pouvoirs en France. L’assemblée doit avoir un contrôle sur l’executif, qu’elle n’a pas aujourd’hui et sur ses comptes avec un pouvoir de sanction.

        6. Il faut supprimer les principes de contrôle de l’executif sur le judiciaire et le législatif et se questionner sur la question des nominations des magistrats.

        Le volet constitutionnel est épineux, la question de passer à une nouvelle république mérite d’être réfléchie, je doute que les aménagements nécessaires soient possibles au sein de la 5ième. Mais le débat sur la 6ième République est mal posé par une gauche qui réclame plus de parlementarisme et qui exclue concrètement ces questions d’équilibres.

        Voilà donc, désolé d’envahir votre espace de ma prose quelque peu brouillone et incomplète mais vu que plusieurs personnes semblent se poser ce type de questions par ici, peut être que tout ce temps que j’ai passé à réfléchir sur ces questions pourra servir à d’autres.

        cdt,

        binitials

      • binitials dit :

        Oups les liens ne se sont pas affichés :

        – Sur l’oligarchie légale américaine :

        http://www.constitutionalguardian.com/

        – Sur le projet de loi de rééquilibrage public / privé :

        http://marland-militello.fr/2011/03/31/deputes-fonctionnaires-egalite-dacces-avec-les-salaries-du-prive/

  11. Libertas dit :

    Voici ce que Libertas écrivait le 24 octobre dernier :
    « La liberté de la presse continue à diminuer en France, classée seulement 44e mondiale par RSF en 2010. A l’époque où cette affiche, placardée par The Economist à la Gare du Nord, pour accueillir les passagers de l’Eurostar, fit scandale, nous étions encore relativement « bons » élèves, à la 31e place. (…)
    Un problème vient sans nul doute des relations incestueuses entretenues par le pouvoir politique et les media, et dont chacun, politicien et journaliste, est aussi responsable que l’autre. (…) Cela est facile à traiter : il faut supprimer, immédiatement, le budget de 420 millions d’euros baptisé « aides à la presse » du ministère de la culture (qu’on pourrait supprimer aussi, comme le préconise un ancien titulaire du portefeuille, mais c’est une autre affaire). Les aides à la presse sont le deuxième budget du ministère, après les 663 M€ consacrés au « spectacle vivant » (Philippe Muray aurait aimé l’intitulé), et loin devant les 375 M€ consacrés à la restauration et entretien des monuments historiques. »

    http://journal-libertas.blogspot.com/2010/10/liberte-de-la-presse-en-france.html

  12. Francis dit :

    M. Gave,

    Je ne suis pas un défenseur de la loi dont vous parlez, mais je ne voudrais pas non plus d’une presse « people » qui fait ou défait des carrières ou des vies sur des informations plus ou moins fondées, dans laquelle les partis politiques se battent par l’intermédiaire d’armées de journalistes enquêteurs.
    De nos jours, la morale est déjà l’apanage du show business (M. Bono et consort), il ne nous manque plus que la justice rendue par les paparazzi!

    Pour l’exemple que vous donnez sur le Président qui avait une maitresse entretenue aux frais de l’État, il y avait aussi une Cour des Comptes qui pouvait se faire entendre.

    La presse française ne se porte pas bien mais ce n’est pas forcément du à la qualité de sa production. La presse écrite américaine va guère mieux. Les raisons sont ailleurs.

    amicalement, votre fidèle lecteur

    • Pascale dit :

      Je ne suis pas d’accord avec vous. Dans d’autres pays où la liberté de presse est plus importante que chez nous, la presse caniveau a autant droit de cité que la presse « sérieuse ». Et pourquoi pas ? Je cite l’Angleterre car c’est elle qui nous montre le parfait exemple de cette presse : pensez-vous que ce soit la presse qui remplace la justice dans ce pays ?

      La seule chose qui devrait être interdite et réprimée et M. Gave l’a parfaitement dit, c’est la diffamation.

    • daredevil2007 dit :

      Bonjour Monsieur,

      Vous parlez de la cour des comptes mais quel est son pouvoir? Pour autant que je sache, elle n’en a aucun…

    • Cher Monsieur
      Personne n’a jamais dit que la liberte etait toujours propre et aseptisee
      Le choix n’est pas comme semblent le penser les francais entre une presse propre et un epresse degoutante, mais entre une presse libre et une presse asservie
      Personne n’a janmais dit que la presse libre etait un bien absolu, au contraire.
      Mais ca me parait mieux qu’une presse aux ordres
      Amicalement
      cg

    • Cher Monsieur
      Helas, ils vont attendre que l’orage passe et ils reviendront bien vite a leurs habitudes comme des chiens a leur vomi
      CG

  13. Pascale dit :

    Bonjour Monsieur
    Je ne suis pas aussi optimiste que vous en ce qui concerne une éventuelle arrivée au pouvoir des libéraux. Le système est tellement bien verrouillé par ceux qui le contrôlent et les Français ont tellement pris l’habitude de vivre en état de « servitude » qu’un changement est quasi impossible. Du moins dans l’immédiat. La seule lueur d’espoir c’est le pouvoir de plus important d’internet (que nos dirigeants cherchent bien entendu aussi à museler : trop libre à leur goût) pour la circulation des idées « non officielles ».

  14. misskapoo dit :

    On ne peut oublier l’affaire « Pompidou », et ce que les medias en ont fait en toute liberte.
    Je suis toujours en accord avec votre vision liberale, mais accuser cette loi de l’affaire DSK, non je ne peux y adherer.
    Avec Internet cette loi n’a plus de valeur, on peut y trouver tout et n’importe quoi.
    Par contre les « journalistes » sont a mettre en cause, ils savent, car c’est leur metier nous avons autre chose a faire, mais ne devoilent pas alors qu’actuellement il est tres simple de faire connaitre ce dont est est persuade avec des preuves bien sur.
    Ces gens tiennent a conserver leurs places, basta, il est vrai que nous ne leur faisons plus confiance, tout come nous ne pouvons faire confiance a notre justice lorsque la nomenclatura est en cause, manipulee exactement avec les memes armes : l’argent, ou la situation, ce qui revient au meme.
    Accuser la loi ou les medias pourquoi pas, et sa femme dans tout ca, connue de toute la France, intelligente, connaissant parfaitement le milieu politique, et les risques que prenaient son mari surtout aux US, et elle a laisse faire depuis des annees ?????, ca m’interpelle quelque part.
    Quant a la culpabilite de DSK, atttendons la fin avant de nous prononcer.
    Voir la reponse que j’ai faite sur un blog, sous le pseudo « akpoonne »
    http://www.les-crises.fr/dsk-2/

    • misskapoo dit :

      inutile d’aller voir ce blog, le bloger a tout « modere » car je n’etais pas en accord avec lui, ne pas perdre votre temps.
      En gros j’ai dit que les pays du Golfe de Guinee sont reconnus pour etre pour la plupart d’entre eux des pays d’Arnaqueurs, une emission de F2 a ete faite sur le sujet, il a eu peur d’etre mis au tribunal pour ca.
      Quant a cette affaire nous ne savons rien pour l’instant, je suis surpris de voir tant de baratins autour avec si peu d’elements entre les mains.
      Pour bien connaitre l’Afrique car j’y vis depuis fort longtemps, je dis simplement: prudence, j’en ai vu bien d’autres sur ce continent, ils savent faire.
      Le passe de l’accuse ne plaide pas en sa faveur OK, mais c’est une affaire precise qui va etre jugee pas sa vie entiere.
      Faire confiance a cette femme ?, je ne vois pas pourquoi, sorry mais je sais de quoi je parle.
      quelque soit le resultat, il est fichu et ca m’est vraiment egal, je dirais meme que c’est une bonne news, car meme s’il est innocent cela ne lui enleve pas son passe et son etat d’esprit malade, non apte a gerer un pays.

  15. daredevil2007 dit :

    Bonjour M. Gave,

    Bravo pour ce texte qui dit tout haut ce que pensent nombre de personnes depuis longtemps ; malheureusement, je crains qu’il ne nous faille attendre encore pas mal de temps avant de voir poindre quelque évolution positive de cette situation inadmissible…
    Quoi qu’il en soit, comme d’autres, j’ai cessé de lire cette presse aux ordres qui a oublié pour une large part ce qu’informer veut dire!

  16. @tous

    J’entend parler de « presse people » or il existe une très nette différence entre « la dernière maitresse de » et la simple transparence d’une information qui se trouve muselée à la source.

    DSK pour ne citer que lui semblait avoir un comportement déviant envers les femmes depuis un bon moment or personne ne pipait mot. Entendons nous bien, sa vie privée m’indiffère et les histoires de coucheries aussi, laissons cela à voici. En revanche, et dans la mesure ou une personne se présente à une élection populaire, la moindre des choses en tant que citoyen est de savoir AVANT pour qu’elle genre de personne je vote vraiment. Je frémis à l’idée que cette personne avec ce passé qui émerge jour aprés jour aurait pu être appelé à la plus haute fonction. Quant à cette présomption d’innocence, demandez à Eric woerth ce qu’il en pense…. Et dans le doute, j’aurais tendance à accorder plus de crédit à une femme qui elle n’est pas adultére si toutefois elle était consentante par opposition à ce Monsieur, mais c’est à titre humain.

    CG

    • Pascale dit :

      Tout à fait d’accord avec vous, Monsieur Gave. En effet, DSK souffre d’une pathologie (l’addiction) et cela n’a rien à voir avec le libertinage comme le qualifie Delanoë. Comme vous je me moque complètement de connaître la vie sexuelle des personnages que j’élis, mais il est impératif de savoir s’ils souffrent d’une addiction (alcool, jeu, sexe etc). Car cela signifie que le personnage en proie à ses addictions y est complètement soumis, c’est à dire qu’à ce moment là il ne raisonne plus. Ce qui est gravissime pour une personne qui possède le pouvoir.

    • Syfe dit :

      Mr gave
      Si vous fremissez a cette idee alors nous devrions trembler devant nos ministres …
      Les penchants pedophiles de deux anciens ministres sont connus de tous sans que cela ne semble gener personnes
      Un des leaders ecolos a avoue aussi cela dans un livre et a eu un triomphe electoral
      En france rien ne peut plus m etonner

      Petite declaration publique dont vous trouverez facilement l auteur …
      « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages.

    • binitials dit :

      Bonjour je suis assez d’accord avec vous à ceci près que personnellement je ne pousse pas le puritanisme à ce point.

      QUe l’individu en question ait un penchant pour les femmes et soit un mari qui fait peu de cas de la fidélité dans son couple … soit. Pour ma part je trouve que ça les regarde lui, sa femme et ses maitresses.

      Qu’en revanche il ait un comportement de nature « criminelle » ou qu’il ait un comportement agressif qui peut sérieusement laisser penser qu’il est un danger et que l’ensemble de la classe politique le sache et lui permette pourtant d’évoluer vers les plus hautes fonction de l’état… Cela me choque au plus haut point.

      Je pense qu’il faut quand même faire la différence entre moeurs légères et délinquance sexuelle. Dans le discours autour de Strauss Kahn, cette ligne n’est pas tracée clairement.

      Il y a des séducteurs, des hommes qui exercent un magnétisme fort sur les femmes et qui aiment à leur céder et il y a des personnes qui abusent ou agressent ce sont deux choses très différentes. Dans le premier cas cela relève de la vie privée entre adultes consentants, dans le deuxième cas nous avons un délinquant sexuel potentiel.

      En tant que liberal dans l’âme je ne peux pas condamner quelqu’un qui aime les femmes qui le lui rendent bien, tant mieux pour lui s’il est heureux comme ça ! Dans le deuxième cas c’est potentiellement un danger et lui donner du pouvoir ne revient qu’à le rendre plus dangereux.

      D’après ce que j’ai cru comprendre le cas de Strauss Kahn ne relèverait pas du séducteur. A lire et écouter sans pour autant porter nécessairement crédit à tout il y a quand même un faisceau convergent de témoignages qui semble indiquer que l’individu avait souvent des comportements déplacé avec des femmes qui ne semblaient pas vraiment consentantes !

      • Cher Monsieur,
        Absolument d’accord avec vous
        Ce que ces gens font dans leurs vies privées ne m’intéresse en rien
        Cependant, si un petit chef fait des offres à sa subordonnée et qu’elle accepte, êtes vous bien sur qu’il s’agit la d’un libre consentement? Sommes nous toujours dans le cas de la vie privée? Et si la jeune personne est promue après avoir compris ou était son intérêt, y sommes nous toujours?
        Et si ces offres ont été faites malgre un code interne qui interdisait ce genre d’attitudes, c’est a dire contre la loi interne, cela ne vous intéresse toujours pas de savoir que celui pour lequel vous envisagez de voter n’est pas capable de respecter la loi ?
        La loi, interne ou externe est la même pour tous.
        Si un homme politique ne la respecte pas, je veux le savoir avant d’avoir a voter pour lui, car en aucun cas dans cette hypothèse, je ne voterai pour lui
        Question de principe.
        Un homme bien élevé ne couche pas dans sa paroisse.
        cg

      • binitials dit :

        oui je suis d’accord, en contexte professionnel on ne peut pas se permettre ce genre de choses, une organisation ne peut et ne doit fonctionner qu’en dehors de considérations d’ordre ‘sentimentales ». Je suis patron et les décisions doivent être fondées sur ce qui est bon pour l’organisation dont on a la charge, intégrer un jeu de séduction ou des sentiments vient tronquer un jugement sain pour l’entreprise.

  17. petitrader dit :

    Complètement d’accord avec votre article M. Gave.
    Vous avez parfaitement décrit la simonie.
    Pour DSK il y a dans la plus grande partie de la presse française une inversion des choses.
    Jusqu’à preuve du contraire il y a une victime, c’est la jeune femme et un coupable c’est DSK.
    Eh bien (ça commence à être un peu moins vrai car certaines femmes ce sont aperçues de cette inversion) la presse présente DSK comme la victime et la jeune femme comme l’affreuse coupable d’un complot…
    La justice tranchera.

    Amicalement.
    Marc

  18. PETRONE dit :

    si je puis me permettre

    Il y a quelques constantes dans l’Histoire de l’humanité:

    1/ pouvoir rime avec argent, rime avec sexe rime aussi avec propagande (ou tout du moins avec gestion de l’information pour mieux gérer un peuple qui ne veut s’occuper de tout)

    2/ Chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite

    3/ la France est un grand pays avec une histoire longue et riche.

    Que conclure de mes dires?

    Tout simplement que la France a connue plusieurs système de gestion du peuple.

    Ces systèmes de gouvernement ont tous la même caractéristique: Le PEUPLE, le français, nous, dans une écrasante majorité, ne veut pas s’occuper des soucis de la gestion des bonnes affaires de la France.

    Il délègue donc cela a des gouvernants (Roi, ducs, marquis… Président, Députés, conseiller territorial… encadrés qu’ils sont tous par leur armée de fonctionnaires — qui eux ne change pas –). C’est un peu la théorie du contrat social en somme

    Ces gouvernants que font ils? Avec plus ou moins de conscience, d’honnêteté, d’amour pour leur pays ils… gouvernent. Mais tout ce pouvoir, toute cette collusion avec les médias, avec les affaires, qui le provoque? Et bien, c’est le peuple, c’est nous. Nous qui préférons OM/PSG que la gestion du Grand PARIS , nous qui préférons lire VOICI ou VSD plutôt que de lire des blogs qui rendent intelligent…(je caricature à peine mais c’est pour mieux faire comprendre…)

    Ainsi, et même si je ne suis pas d’accord avec les conséquences de ma conclusion, je trouve normal les dérives auxquelles nous assistons. Autour de moi, j’ai beaucoup de gens très motivés, très entreprenant… mais pas grand monde qui veut vraiment être un citoyen athénien (avec la corde à peinture pour marquer la toge du mauvais citoyen).

    Tout ce pouvoir que nous déléguons, il est énorme (nous sommes beaucoup quand même 60 millions…). Il est normal, voire logique qu’ils en fassent un peu n’importe. en effet, nous ne les surveillons plus vraiment nous même.

    Encore merci Mr GAVE. Merci pour tout. Merci de vous impliquer autant.

    • Bastiat dit :

      Vous avez raison mais vous l’avez lu dans un « livre » de contes merveilleux avec les tapis, la lampe magique et tout et tout.
      Une fois le souverain élu par le peuple, ce même peuple va devoir composer avec le « quatrième pouvoir » les médias puis avec le chevelu et son « troisième tour social » et encore avec le premier pouvoir non institutionnel « l’opinion publique » et finalement on continue comme avant et on se replonge dans le livre merveilleux et on s’aperçoit qu’il y a aussi des bottes et des bottes, c’est bien connu, ça ne sert pas qu’à faire sept lieues.

  19. Jerome dit :

    DSK a été pris « la main dans le sac » à New York, mais combien d’autres hommes politiques, intellectuels ou « people » se comportent de façon similaire : beaucoup, j’en connais au moins un autre très connu ! Mais les journalistes sont … aveugles !
    Jerome

  20. petitrader dit :

    Une bonne nouvelle. Les socialistes espagnols viennent de subir une lourde défaite aux élections municipales.

    Bonne semaine.
    Marc

  21. Marc dit :

    Dans cette affaire DSK, deux choses m’ont scandalisé mais somme toute pas étonné du tout!…D’abord le soutien indécent de certains ‘copains » socialistes de DSK (Moscovici, Lang, Fabius, Badinter et quelques autres ) de certains journalistes et pseudo philosophes (JF Kahn, BHL ) ..Les « y a pas mort d’homme », le « troussage d’une servante » etc…Ces politiques auraient mieux fait de se taire !
    Ensuite la presse qui a montré une mansuétude coupable à l’égard de ce pauvre DSK!..Là aussi je ne suis pas étonné du tout surtout quand on sait que 90% des journalistes sont de tendance « bobo-gaucho », c’est en effet un secret de polichinelle !…Une enquête de « Marianne » de 2001 nous avait en effet révélé que plus de 90% des journalistes votaient à gauche !
    Si vous y ajoutez les « officines » de type stalinien de l’antiracisme à sens unique, on se demande parfois si nous vivons encore dans un pays de vraie liberté!….Le « formatage » du « bon peuple » exercé par l’ensemble des médias n’a jamais été aussi intense!…C’est l’ère triomphante de la « gauche-bobo » !….Heureusement, nous avons internet, le dernier espace de vraie liberté qui nous reste !!!
    Bien cordialement.

  22. petitrader dit :

    100 % d’accord avec toi Marc.
    Ce discours je le tiens autour de moi sans trop de succès même auprès des gens de « droite »…

    Amicalement.
    Marc

  23. Bartlett dit :

    La solution ne serait t’elle pas de bypasser complètement le système ?
    Un journal électronique qui parlerait de politique Française mais fait a partir d’un autre pays ?
    Après tout les les pamphlets contre le roi était bien imprimés en Hollande et en Angleterre.

  24. Strauss Patrick dit :

    Que cela fait du bien, de lire des gens qui gardent un sens moral. Mais apparemment nos dirigents ne lisent pas les journeaux: ils sauraient tout cà depuis longtemps et notre beau pays serait guèri !

  25. Pascale dit :

    @ Marc
    «  » »Heureusement, nous avons internet, le dernier espace de vraie liberté qui nous reste !!! » » »

    Oui, parce que même sur les routes, on ne peut déjà plus se rendre d’un endroit à un autre sans être taxé de criminel potentiel … Restons chez nous, et connectons-nous à internet. Mais sur la toile, on ne peut dores et déjà pas visiter les sites que l’on désire depuis la France.

  26. Ping : La leçon de démocratie et la déchéance de la gauche caviar par Nicolas Lecaussin « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

  27. jc dit :

    Bravo Mr Gave.
    Vous écrivez : « Alain Duhamel, Bernard Attali, Alain Minc, BHL and Co qui servent religieusement à tous les offices. »
    Ne voyez vous pas une relation entre tous ces personnages ?
    J’ai lu que vous n’aimez pas particulièrement ce genre d’idées maurrassienne, mais là avec DSK ils nous ont quand même offert les bâtons pour les battre.

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