Quand l’Italie s’éveille, que ma joie demeure…

Un beau moment d’émotion À lire avant d’écouter.

( Source:http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522)

Superbe et émouvant! UN GRAND MOMENT À NE PAS RATER :

Verdi et Muti « contre »… Berlusconi
Un superbe moment de performance musicale et de révolte culturelle. Prenez le temps de lire le texte avant de cliquer sur le lien pour voir la vidéo.
Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité.L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi,
dirigé par Riccardo Muti.
Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 – époque où l’opéra fut écrit – était opprimé par l’empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu’à la création de l’Italie unifiée.
Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. (Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi…)
Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…
Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d’orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public.
Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait commencer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».
Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » et « Vive l’Italie ! », « Vive Verdi ! »
Des gens du poulailler commencèrent à jeter des papiers avec des messages patriotiques – certains proposant même « Muti, sénateur à vie ! ».
Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésitait à accorder le bis pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin.
– « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait une intention particulière. », raconte-t-il.
Mais dans le public, se réveillait déjà un sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné vers le public (et M. Berlusconi).
Voilà ce qui s’est produit : Après que les appels pour un « bis » du « Va Pensiero » se soient tus, on entend dans le public : « Longue vie à l’Italie ! ».
Le chef d’orchestre Riccardo Muti :- « Oui, je suis d’accord avec ça, « Longue vie à l’Italie » mais…[applaudissements] Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’accède à votre demande de bis pour le « Va Pensiero ». Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait « O mon pays, beau et perdu », j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle est bâtie l’histoire de l’Italie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment « belle et perdue ».
[Applaudissements nourris, y compris des artistes sur scène] Depuis que règne par ici un « climat italien », moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant que nos donnions du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale et avec un chœur qui a chanté magnifiquement et est magnifiquement accompagné, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves.- « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. » Ce soir-là, fut non seulement une représentation du
Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »
Maintenant regardez et écoutez :

http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs

Que le ciel vous tienne en joie.

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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44 commentaires pour Quand l’Italie s’éveille, que ma joie demeure…

  1. petitrader dit :

    Je ne connais pas l’italien mais j’en ai la chair de poule :
    « Oh, mia patria, si bella e perduta… »

    Magnifique !!!

  2. prb dit :

    Merci. Romantique au vrai sens du terme, et cruellement actuel.
    Et merci pour votre bel « envoi ».

  3. Anonyme dit :

    CG, vous êtes un grand homme un grand Monsieur. Un humaniste, d’une grande générosité…
    Nous avons été submerge par les marxistes et la culture de la mort.
    Que croyez vous? Vous devenez romantique?
    La culture de la vie n’existe plus et a du ce réfugier dans les catacombes.
    Nous avons été submerge par les contres cultures a tous les niveaux et ils ont gagnes vous le savez très bien.
    Ainsi nous sommes témoin de la fin d’un monde, de la même façon qu’a l’époque du « gattopardo ».
    Rien a faire que de pleurer… Monsieur Muti essaie de réveiller le peuple, mais quel bouffon ca génération et petits copains sont responsables du désastre Italien qui a été le champ de bataille de la guerre froide et des idéologies de gauche a la noix . Allez, Il ne reste rien de L’Italie.Qu’ils pleurent maintenant. Il est bien tard.

  4. ratel dit :

    bonsoir….Ha ces italiens (que j’aime bien quand même) toujours dans l’excès,ils portent toujours au paroxisme la joie ,la gaité,la colère,le malheur….je connais connais pas mal de famille italiennes,ils sont en cela différents de nous autres.Des cris,des larmes,de la générosité,de la passion,de l’ambition,de l’orgueil…..alors comme je les connais bien je souris un peu quand même quand je vois la vidéo…émotion émotion..comedia delle arte

    • vivelafrance dit :

      Salut RATEL ce que tu dis m’as fait rire sans etre cynique. Je le prends comme de l’humour. Cela m’a traversé l’esprit à moi aussi quand j’ai vu la video.Toutefois les états d’ames dépendent plus d’un groupe d’individu ou de chaque individu que d’une nation pour modérer un peu tes propos. Meme s’il est vrai que Italiens ont cette réputation pour certains d’entre nous qui fait souvent sourire!!!!!!!!
      amicalement Franck.

  5. FredL dit :

    CF http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522
    du 31 Mars 2011
    vous êtes brillant Mr Gave mais SVP citez vos sources… à moins que vous ne vous citiez vous même? (j’ignore qui est Roosevelt VS keynes)
    Merci

  6. Bruno dit :

    Cher M. Gave, je vois que cet évènement vous a touché au coeur à vous aussi… Merci encore au lecteur qui nous a fait partager le lien en commentaire ! En tant que petit-fils d’immigré italien, et même si mes liens familiaux avec l’Italie ont été perdus, je garde une grande passion pour ce pays et sa culture, que j’aime par-dessus tout… Alors, oui, un grand moment, n’oublions pas que l’Italie est un pays jeune, beaucoup plus jeune que le nôtre, et il est émouvant de voir que les sentiments du « risorgimento » y sont encore vivaces… Dans sa courte histoire en tant que nation unie, l’Italie a connu de nombreuses épreuves, et n’est devenue une véritable République qu’à la sortie de la 2e guerre mondiale… Le peuple italien y puise peut-être d’autant plus un grand sentiment national…

    Ceci étant dit, je souhaiterais tout de même tempérer un peu l’enthousiasme face à cet évènement : n’oublions pas que tout cela puise son origine dans de simples questions de diminutions de budgets culturels octroyés par l’Etat… ce qui pour un libéral peut choquer légèrement, la culture n’étant clairement pas un domaine régalien dans lequel l’Etat devrait intervenir… Je ne pense pas que Verdi vivait beaucoup de subventions publiques, de même que la plupart des grands artistes, écrivains, compositeurs, peintres, etc de l’Histoire… La culture subventionnée et politisée à l’échelle d’une nation est un phénomène somme toutes assez récent et dont les réalisations sont bien souvent assez pitoyables…

    Alors oui au sentiment national et au patriotisme, non aux détournements de pouvoir à des fins personnelles (Berlusconi & co), mais également non à la culture subventionnée par le contribuable, d’autant qu’en ce qui concerne Verdi et l’opéra italien en général, je ne pense vraiment pas qu’il y ait besoin d’une quelconque intervention de l’Etat pour garder cette culture vivante, étant donné la grande popularité de l’opéra en Italie… Nabucco ne s’est pas fait par décret ni par ministre de la culture interposé, et il n’y a aucune raison pour qu’il en aille différemment aujourd’hui… Si un artiste crée des oeuvres qui plaisent au public, il trouvera toujours à en financer la production, et il gagnera même très bien sa vie !

  7. El oso dit :

    Candide, d’abord, puis Charles Gave ont pompé un article sans citer leur source.
    Pas très honnête, ça…
    Quand on défend la responsabilité et la propriété privée, on ne devrait pas prendre ce genre de « liberté »…
    Et s’arroger les qualificatifs d’humaniste, de grand coeur, etc, etc, que l’on ne mérite pas…

    • Cher Oso,

      si vous avez la source, donnez la moi!!!!Je ne l’ai pas mise tout simplement parce que je ne l’ai pas…gros malin. je l’ai reçu par mail. Comme si j’avais besoin que l’on écrive pour moi sic

      • FredL dit :

        Mr Gave je vous l’ai donnée plus haut la source …. datée du 31 Mars.
        http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522

        et le fait que ce soit signé Roosevelt VS keynes nous indique que l’on n’est pas trop éloigné du sujet principal de votre blog … small world!
        Cela n’enleve absolument rien à l’intétrêt de vos papiers ni à leur pertinence et ce papier et la video ont ému ma mère – fille d’émigré Italien – aux larmes
        bien cordialement.

        PS je viens de lire sur Yahoo que
        « Berlusconi joue son avenir… à la Chambre!  »
        sans doute la version moderne de Omnes enim qui acceperint gladium, gladio peribunt !

      • CANDIDE dit :

        Il en était, hélas, de même pour moi.

  8. C’est sympathique, mais n’oublions pas que le peuple italien ne va pas à l’opéra. Il s’agit de bobos se plaignant du manque de subventions.

    • Lancelot5964 dit :

      Voila un jugement bien réducteur… pourquoi bobos??? et non pas amateurs d’arts et de musique? Les spectateurs sont probablement issus d’une élite mais pourquoi celle ci ne serait elle pas pensante et donc contestataire? Mais au départ à quoi réagissent ils? au manque de subventions? ou au message du pays qui se perd??? l’émotion vient de ce message et non pas de la baisse des subventions….
      Et je vous rappelle que l’action ou l’inaction viennent des émotions…. Celles ci vous feront construire, détruire ou subir si elles vous paralysent!

    • Homo-Orcus dit :

      « Oh, mia patria, si bella e perduta…a sinistra »

  9. Lancelot5964 dit :

    Superbe véritablement et très émouvant…. Cette partie l’est déjà naturellement mais la c’est encore plus fort!!!

  10. Je voudrais bien entendre et voir, mais je n’y arrive pas en cliquant sur l’adresse indiquée…
    Par ailleurs, vos envois sont toujours aussi intéressants, et en relisant vos 2 derniers livres, je constate que vous avez décrit ce qui arrive… et ce qui va encore arriver.

    • Bonjour,

      Essayez cela (en coupant collant dans le navigateur) Quand les vidéos sont trop lourdes, wordpress ne les rapatrient pas parfois.

    • Lancelot5964 dit :

      la solution est de copier le lien et de le déposer dans la barre de menu et de faire envoi si vous ne voulez pas quitter cette page ouvrez un onglet supplémentaire!

  11. Merci, j’ai vu et entendu. Je signale que pendant de longues années le « Choeur des esclaves », le symbole était évident, accompagnait l’entrée de J.M. Le Pen lors des meetings. Navré pour ceux à qui cela va donner des aigreurs ou de l’irritation épidermique.

  12. CANDIDE dit :

    Giuseppe Verdi
    Source: http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Verdi/148585
    … (fin de l’article)… »Désormais, Verdi cesse de composer. Après avoir publié en 1898 quelques chants sacrés (Quattro Pezzi sacri), il se tait définitivement. Comblé d’honneurs, il ne quitte plus l’Italie et, jusqu’à sa mort, s’occupe de ses œuvres, de ses terres et de la Casa di riposo per musicisti (maison de repos pour les musiciens), qu’il a fondée à Milan et à laquelle il réserve tous les revenus de ses droits d’auteur. » » »
    Je vous fait observer que VERDI – subventionnait – donc sur ses propres deniers la maison de repos pour les vieux musiciens, ce qui était tout à son honneur.
    Maintenant, je pose une question : «  » » Qu’est-ce qui est préférable : Subventionner la Culture pour faire vivre tous les Arts et surtout ceux en particulier qui conserveront toute leur Valeur à travers les âges même s’ils restent confidentiels OU BIEN laisser jouer les règles du Marché, sans subvention et donc voir se perdre ce Capital (apparemment non rentable) pour ne garder que les éphémères succès de « stars » qui sont tout aussi éphémères, mais rentables ?
    De plus, dire que l’opéra est réservé aux « Bobos » est totalement erroné car les moyens techniques d’aujourd’hui permettent à tout le monde d’accéder aux œuvres de l’opéra. Par contre, et là je vous le concède, il faut pour cela une éducation, il faut s’en donner la peine, ce qui est plus libéral…..
    Enfin, je préfère la subvention à la Culture me permettant de savoir que ma descendance pourra continuer à goûter à l’émotion de l’Opéra plutôt que de la voir – sans subvention – s’ébahir devant des rappeurs ou autres bruiteurs « célèbres » car momentanément « rentables ». Parlera-t-on encore d’eux, dans, allez…, 15 ans ? Qui est le(a) dernier(e) vainqueur(e) de l’Eurovision » ?
    Il en est autrement de LA CALLAS, de PAVAROTTI, n’est ce pas ?

    • Bruno dit :

      Et bien justement votre exemple à propos de Verdi contredit complètement vos propos : si Verdi pouvait « subventionner » lui-même des musiciens, c’est parce qu’il avait gagné assez d’argent par sa seule popularité, et sans intervention du contribuable… Dans ce cas précis, le terme « subvention » est d’ailleurs totalement hors de propos, puisqu’il s’agit d’une initiative privée, et non d’une ponction du contribuable…
      Ce que l’on critique ici, c’est le fait que le contribuable soit forcé de financer ce que des politiciens et fonctionnaires auront défini comme étant « l’Art ». Cela n’empêche aucunement le mécénat privé, bien au contraire, ce devrait être la seule forme de « subvention » existante !

    • Pascale dit :

      De plus les subventions pour promouvoir un « Piss Christ » ….. ?! Car c’est là surtout qu’elles vont les subventions de l’État.

      • El oso dit :

        Entièrement d’accord avec les propos de Bruno et Pascale ci-dessus…
        A quand la possibilité de dire qu’on aime ou non un propos?

  13. Homo-Orcus dit :

    Vous avez bien chanté…
    http://www.leap2020.eu/downloads/MAP-en-francais_t11794.html
    Futurologie et technoprophète (mieux qu’Attali, c’est pas difficile)
    des approches interessantes : Map juillet 2011

  14. Anemia dit :

    Ils vont sauver l’Euro par l’hyperinflation. Draghi en prend droit le chemin. N’est-ce pas formidable ????

  15. pat-mail dit :

    Ce choeur est considéré par les italiens comme leur vrai hymne nationnal .Verdi l’avait composé alors que l’Italie subissait encore le joug autrichien.D’où leur émotion en ces temps troublés, où justement ils risquent l’esclavage financier (esclavage quand même !).
    A ceux qui disent que l’opéra n’est bon que pour les « bobos » :
    l’opéra étaient jadis pour le petit peuple italien comme le match de foot d’aujourd’hui.Le « vulgaire » y venait en famille.Les réactions étaient aussi spontanées que pour le foot d’aujourd’hui : sifflets, huhés, applaudissements nourris…Certaines interprètations étaient plus démonstratives que raffinées.Les gens de la « haute » le boudaient et avaient des occupations plus « nobles ».
    Les choses se sont un peu inversés : c’est devenu un truc de riche (vu le prix des billets !).
    Mais il n’est pas nécessaire d’avoir un doctora en musicologie pour apprécier la musique classique, ( et l’opéra).C’est affaire de goût !
    L’opéra n’est pas plus bourré de conventions que le jazz ou le rap.
    Cela reste cher, même sans grandes vedettes car il faut un orchestre fourni, un local spécialisé, et beaucoup de participants ( bien plus que pour un groupe de rock !).C’est pourquoi les états subventionnent ce genre musical innaccessible autrement.Genre sinistré par la crise , austérité oblige.
    Que les italiens y soient très attachés est normal.Leurs styles ont dominé la musique européenne pendant plusieurs siècles.Ils ont de quoi être fiers !

  16. pat-mail dit :

    De rien Bernard.
    Je voudrais rajouter que Verdi était un homme politique « nationnaliste », disons patriote.Il avait été député je crois (comme notre Victor Hugo ).Son camp utilisait habilement sa renommée.Par exemple on avait fait de som nom un sloggan : Vittorio Emanuele Re D’Italia .
    Il a inspiré une carrière politique moins glorieuse à Puccini son cadet qui lui avait soutenu…Mussolini .
    Là on parle de politique autant que d’art.

  17. pat-mail dit :

    Je viens d’entendre une drole de musique : http://www.reuters.com/article/2011/11/09/us-eurozone-future-sarkozy-idUSTRE7A85VV20111109
    Le livret est de Reuter :
    Exclusive: French, Germans explore idea of core euro zone
    (Reuters) – German and French officials have discussed plans for a radical overhaul of the European Union that would involve establishing a more integrated and potentially smaller euro zone, EU sources say.

    Pour la musique, on dirait du Wagner !
    La chevauchée des walkyries ?
    J’aime beaucoup moins.

    • El oso dit :

      Il y a quelque chose de fondamentalement vrai dans l’idée qu’il y a de facto une europe à deux vitesses, celle du nord, industrielle, à faible chômage, excédentaire et aux finances publiques maîtrisées, et celle du sud, qui est tout le contraire. Et la france fait partie du sud malgré sa prétention au statut de co-leader européen.
      Ce qui est sûr, c’est que les deux ne pourront pas continuer à cohabiter, car les pays du nord ne pourront pas éternellement éponger les dettes des sudistes.
      La sécession est donc inéluctable. Avec quelles monnaies? On ne sait pas encore.
      Quand? On ne sait pas encore. Mais les choses vont de plus en plus vite…

      • El oso dit :

        Cela veut dire quoi « en attente de modération »? Suis-je sur une liste grise? Sous surveillance? En attente d’un bon motif pour m’éjecter? A cause de mon franc parler?

      • El oso, j’ai pour ma part essuyer plusieurs « en attente de modération » restés en l’état telle cette blague de Coluche « Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs. »
        Cela parce qu’elle était associée à plusieurs liens, ce que je n’avais pas vue.
        Dés qu’il y a deux liens, il se semble que WordPress nous met en attente… commentaires qui perdurent ainsi.
        Bon, on va dire que ce ne sont là que de fausses alertes. Ouf ! comme la France qui viens d’en essuyer une à propos de son AAA. Et je dois dire que c’est pas mal comme méthode pour préparer la France à la période grippale qui s’annonce, France pays des vaccinations…

      • El Oso Dés qu’il y a deux liens, il se semble que WordPress nous met en attente… commentaires qui perdurent ainsi.
        Bon, on va dire que ce ne sont là que de fausses alertes. Ouf ! comme la France qui viens d’en essuyer une à propos de son AAA. Et je dois dire que c’est pas mal comme méthode pour préparer la France à la période grippale qui s’annonce, France pays des vaccinations…
        Mais là, aussi mis en attente pourtant sans lien url… Ce commentaire pour vérifier…

      • S’il y a incertitude juridique française que confirme encore cette décision : Hélas ! le 23 septembre, les sages du Palais Royal n’ont pas suivi l’avocat. Ils ont estimé que la loi qui a permis de valider la procédure fiscale est conforme à la Constitution, car le législateur « peut modifier rétroactivement une règle de droit […] à la condition de poursuivre un but d’intérêt général suffisant ». Or la loi de finances rectificative de 1996 visait bien à « lutter contre l’évasion et la fraude fiscales ».
        http://www.francesoir.fr/people-tv/people/yannick-noah-des-problemes%E2%80%A6-d-impots-145221.html
        Il y a aussi incertitude sur ce blog lorsqu’on post des commentaires… Et comme on peut le voir, cela génère un climat de suspicion.

      • Et c’est là qu’on mesure tout le degré d’abrutissement de ces « sages ». Comment peuvent-ils estimer l’intérêt général ? Supposons que je rencontre Noah et qu’en lieu et place de se faire voler son argent par le fisc, il décide de l’utiliser pour financer mon innovation (soyons modeste) laquelle -entre autre libère complètement le regard de la frappe – participe sur le long terme à une nette amélioration des productions écrites tant littéraires que logiciels (on peut rêver, si ce n’est moi, cela peut être un autre). Comment estimer cet intérêt général floué dés le départ par ce soit disant intérêt général très cours termiste qui consisterait à « lutter contre l’évasion et la fraude fiscale » ?
        Je suis quasi certain que ces prétendus « sages » collectivismes n’ont pas le moindre du monde été effleuré par cette possibilité, tellement ils portent en eux la haine de l’individu autonome et créatif ; ce qu’eux-mêmes n’ont jamais été, se permettant tout de même de juger.

    • El oso dit :

      Stiglitz est en pleine confusion mentale. L’euro sans l’Allemagne n’aurait plus aucune valeur. Les euro-obligations sans l’Allemagne ne trouveraient pas preneur…
      On peut être Nobel d’économie et écrire des conneries. La preuve…

  18. « Anton Börner, devant l’Association de la presse étrangère (VAP). « Je ne crois pas qu’un président français puisse s’attaquer aux privilèges comme le nécessiterait l’économie or les marchés financiers sont devenus impatients: pour eux la France est devenue un facteur de risque à prendre très au sérieux », estime ce représentant d’entreprises réalisant au total quelque 1200 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel à l’export.

    « Jusqu’ici le lien entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a tenu mais une fois Sarkozy réélu cela va se rompre et dès l’été prochain nous aurons une situation encore plus grave qu’aujourd’hui, la France étant le prochain domino alors que nous n’aurons pas même résolu le cas italien », prédit, pessimiste, Anton Börner

    Selon lui le rapprochement entre Paris et Berlin est tout simplement impossible. « La mentalité des Français est beaucoup plus proche de celle des Italiens que de celle des Allemands », explique-t-il. »
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111109trib000663038/pour-les-patrons-allemands-la-france-est-devenue-un-facteur-de-risque-a-prendre-tres-au-serieux.html

  19. Anonyme dit :

    Merci pour ce moment unique , frissons et larmes aux yeux garantie.

  20. Bernard Sermage dit :

    Bravo à Charles Gave
    Comment se peut-il que des économistes qui ont fait tellement d’études ne comprennent pas des choses aussi simples. Je crois qu’il s’agit plutot de bon sens.
    Je trouve que nos hommes politiques qui sont au pouvoir gèrent très mal le pays. Ils font de la démagogie pour s’assurer une carrière confortable.
    Pour qui devons nous voter? pour Marine LePen ou Nicolas Dupont Aignan?
    Bernard

  21. 1503 dit :

    Une autre ‘séquence émotions’ en provenance de nos amis Italiens :
    la nouvelle ministre des affaire sociale italienne, Elsa Fornero, a fondu en larmes quand elle a annoncé que l’Italie allait modifier son régime de pension et hausser l’âge de la retraite.
    Voici la traduction:
    Je suis désolé. Les gens qui travaillent n’ont plus d’argent à vous donner. En conséquence, l’âge de la retraite passera à 62 ans pour les femmes, et 65 ans pour les hommes. Nous n’avons plus les moyens de vous donner une augmentation en fonction de l’inflation des prix, alors vous devrez vous en passer.

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