Article de Charles Gave dans la tribune

 

Vous avez été un des premiers à prédire les difficultés de l’euro. Vous trouvez-vous aujourd’hui conforté ?

Depuis la création de l’euro, je n’ai cessé de dire qu’il s’agissait d’un système bancal qui ne peut fonctionner puisqu’il n’existe pas de mécanisme d’ajustement des différences de productivité des pays membres. Autrefois, ces différences étaient réglées par des dévaluations ponctuelles devenues impossibles. Ce qui ne peut s’ajuster a vocation à exploser. Aux États-Unis, il existe aussi des différences de productivité entre États, mais il y a une volonté de vivre ensemble, ce qui, pour Ernest Renan, constituait une nation, qui conduit à accepter que l’on taxe les plus productifs pour payer les moins productifs. Cette volonté n’existe pas en Europe, qui est une civilisation et non un pays. L’euro est donc une tentative, faite par une classe politique de créer une nation européenne. La crise, pense-t-elle, forcera la création d’un État fédéral, de transferts entre les pays et d’un ministère des Finances. C’est une espèce de coup d’État larvé contre les souverainetés qui est en train d’échouer. Car, comme l’a montré le cas de l’Union soviétique, la technocratie, cela ne marche pas. C’est la liberté qui marche.

Vous évoquez une « tentative de coup d’État ». Pourquoi cette tentative : par volonté de puissance ou parce que, sincèrement, ces politiques pensent que l’Europe est une solution ?

Depuis soixante ans, coexistent deux idées européennes. La première, celle de De Gasperi, Adenauer, Pie XII et Robert Schumann, voulait recréer l’Europe catholique des XIIe et XIIIe siècles, et voyait dans l’Europe un espace de liberté basé sur le principe de la subsidiarité. En cas de problème entre deux entités, on en appelle à l’échelon supérieur et on crée des instances d’arbitrage. La seconde est celle de Jean Monet et des technocrates français qui ont décidé de créer un État pour faire renaître l’Empire romain afin de s’opposer aux Américains et d’empêcher la domination allemande. Cette vision l’a emporté. Évidemment, la volonté d’augmenter leur pouvoir personnel existe aussi. Ces technocrates pensent que leur rôle est d’assurer le bonheur des peuples malgré eux. Ils ne croient pas à la liberté individuelle. Il suffit d’observer les institutions européennes : il n’y a pas de séparation des pouvoirs.

Pourquoi la classe politique française ne s’est guère opposée à cette dérive ?

Depuis la présidence Giscard, la France est gouvernée par une classe administrative qui, de droite comme de gauche, est représentative de cette idée technocratique. Les référendums sur Maastricht ou sur la Constitution européenne ont montré que le peuple n’acceptait pas cette dérive. Mais il l’admettait. À présent, les gens se rendent compte que cela ruine le pays. La prochaine étape sera donc de se débarrasser de cette classe administrative. Mais j’ignore comment.

La voie fédéraliste ne peut-elle pas l’emporter ?

C’est ce qui s’est passé jusqu’à présent. Tout le monde s’est mis au garde-à-vous au dernier sommet de Bruxelles, mais le diable est dans les détails. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, l’Espagne, la République tchèque, ne semblent pas prêts à accepter les abandons significatifs de leur souveraineté.

La convergence franco-allemande ne vise-t-elle pas à contourner ces difficultés ?

Elle signifie d’accepter des hauts fonctionnaires allemands à Bercy qui ordonnent ce que l’on peut dépenser ou pas. La France a un tiers de fonctionnaires de plus que l’Allemagne pour 100 habitants. Le fonctionnaire ne produit rien pour l’exportation. Le défaut de compétitivité française par rapport aux Allemands est donc lié au poids de l’État. Comme la France semble incapable de dégraisser son État, il faudra, en cas de convergence, que les ordres viennent de Berlin. Je viens d’une famille qui a quitté l’Alsace en 1870 pour rester français et je ne perçois pas l’avantage pour la France de devenir un protectorat allemand. Et l’opinion ne l’acceptera pas.

Mais la France pourrait ainsi retrouver sa compétitivité…

C’est déjà ce que disait le maréchal Pétain, non ?

Nombre d’économistes mettent en garde sur les conséquences de la fin de l’euro. Qu’en pensez-vous ?

Je ne suis pas très inquiet. Ceux qui vous expliquaient que l’euro allait rendre les femmes plus belles et les oiseaux plus chantants, comme Alain Minc et Jacques Attali, nous expliquent à présent que, si l’on quitte l’euro, ce sera le désastre absolu. Ils se sont trompés. Ils n’ont rien vu, rien compris. Pourquoi leur donner de la crédibilité sur l’après-euro ? C’est comme demander au général Gamelin [chef des forces françaises en 1940, Ndlr] de diriger le débarquement en Normandie. Concrètement : le système bancaire européen est en faillite, le taux de chômage, Allemagne exceptée, est historiquement élevé, la moitié des États européens n’ont plus accès aux marchés financiers dans des conditions normales, la Bourse de Paris n’a pas cessé de reculer depuis la création de l’euro. En 2000, le niveau du CAC était deux fois plus élevé qu’aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que l’euro conduit à une mauvaise allocation des capitaux et fait passer l’argent de ceux qui le gagnent à ceux qui ne le gagnent pas. Ceci conduit toujours à un marché vendeur qui, d’ordinaire, ne dure pas plus d’un an et demi. Mais ce marché vendeur dure en Europe depuis dix ans parce que le secteur public, la BCE et les politiques dépensent l’argent du futur pour maintenir une unité qui ne tient pas la route. Le désastre n’est-il pas suffisant pour que l’on passe à autre chose ?

Comment jugez-vous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

Pour faire des réformes, il faut faire comme Madame Thatcher : être un gouvernement de conviction et pas de consensus. Nicolas Sarkozy a suivi une politique schizophrène : il tenait un discours de réformes et il a essayé de séduire ses ennemis naturels. Comme disait Pompidou : si vous essayez de gouverner avec vos opposants, vous allez perdre vos partisans. Ces cinq ans ont été un échec total, à part la réforme de l’université. Les impôts ont augmenté, les déficits et le poids de l’État aussi. Il n’y a pas eu de réformes.

On ne peut pas réformer la France ?

Les classes politiques grecques ou espagnoles ne voulaient pas non plus faire des réformes. Et puis, quand il n’y a plus eu d’argent et qu’on n’a plus voulu leur en prêter, ils ont été dans l’obligation de se réformer. C’est ce qui se passera en France. Parce que nous ne sommes pas face à une crise économique, mais bien face à une crise d’un État devenu obèse. L’État chinois réalise 30 % du PIB du pays. En France, c’est 55 %. Il faut que notre mur de Berlin tombe, l’État doit sortir des domaines où il n’a rien à faire. Sinon, c’est le FMI qui le fera pour nous. D’après mes calculs, le système français atteindra ses limites en 2013 ou 2014.


 

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20111229trib000674390/zone-euro-nous-vivons-une-tentative-de-coup-d-etat-larve.html

 
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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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132 commentaires pour Article de Charles Gave dans la tribune

  1. El oso dit :

    LEAP vient de sortir ses prévisions pour l’année.
    Sans masquer les difficultés de l’euroland, ils envisagent une année charnière où l’on assistera non seulement aux derniers soubresauts du monde d’après 1945 mais aussi à la naissance d’un monde nouveau, qui devrait s’affirmer à partir de 2013.
    C’est un peu le calendrier Maya, non?
    http://www.leap2020.eu/Le-GEAB-N-61-est-disponible–Crise-systemique-globale-2012-L-annee-du-grand-basculement-geopolitique-mondial_a8756.html

  2. El oso dit :

    Décidément, l’euro nous réserve des surprises…
    Pour certains, il ne devait pas passer Noël, mais on apprend que S&P ne prend pas le scénario de sa disparition en compte. Plus significatif, l’interview d’un ponte de Goldman Sachs par le Telegraph révèle que ce monsieur commence à croire à sa survie alors qu’il y a encore quelques mois il n’aurait pas hasardé un cent sur son avenir…
    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/9015473/UK-faces-Volcker-rule-clash.html

  3. Lablatius dit :

    Ce bulletin n’est rien d’autre qu’une vulgaire propagande pro-européenne, et qui souhaite la fin des Etats nations en Europe afin d’instaurer une forme d’Etat fédéral européen inique et peu démocratique. Ce que les pseudos-analyste dudit bulletin ne perçoivent pas, c’est justement la montée des nationalismes en Europe, notamment en France (il suffit pour ceci de regarder les excellents sondages réalisés par Marine Le Pen). De même, la structure même de l’Euro finira par faire imploser ce dernier. Mais manifestement, ceci leur échappe, en raison de leur aveuglement idéologique.

    • clement dit :

      @Lablatius
      A propos de Marine Le Pen
      elle prone la sortie de l’euro, soit. Mais à part ça, elle ou son entourage n’arrivent pas à formuler une vraie stratégie économique solide. Elle arrivera sans aucun doute à faire un bon résultat aux élections, mais elle n’arrivera pas à dépasser les clivages par sa lacune économique. Le front national est condamné à des résultats fugaces.
      Concernant la montée des nationalismes, de ce que je peux juger autour de moi, est plutot mesuré: le vote FN est plutôt un ras le bol de la politique actuelle et du manque de vraie alternative. Mais la plupart des personnes qui m’entourent ont abandonné l’idée de nation française et se voient imbriqués dans l’europe.
      Je ne sais vraiment pas comment l’europe va virer.

      • pat-mail dit :

        C’est bien çà le drame.L’interdiction de réfléchir à cette sortie !
        Le seul parti autorisé à formuler cette opinion est un parti « diabolique ».Donc être contre l’euro devient être pro-nazi !
        Si l’euro se brise sous ces assauts, nous serions pris au dépourvu, dévastés .
        Je pense que contrairement à ce que l’on peut voir, il y a des plans de secour dans des placards.Toute fuite serait punie de mort ! Car annoncer l’existance de tels plans affaiblierait l’euro.
        Les fonds vautours qui ont acheté la dette grecque vont exiger leur du ( CDS ou nominal des obligations ).La ruine de nos banques qui ont vendu ces CDS !
        Je pense qu’on va noyer ce poisson encore quelques temps.Mais ce mauvais feuilleton commence à lasser son monde !
        Qu’on en finisse !!!!

      • Lablatius dit :

        Ne vous en déplaise, je préfère me dire Français plutôt qu’Européen. Pour moi, l’Euro n’est pas une nation, mais une forme de technocratie opaque manœuvrant uniquement pour les intérêts d’une caste qui pille les peuples. Et je ne pense pas être le seul dans ce cas là. Ce qui ne m’empêche pas de détester profondément les discours haineux de Marine Le Pen.

  4. Gilles dit :

    A la vitesse avec laquelle s’enchainent les événements, j’ai hâte de lire le prochain billet de M. Gave!!

  5. Simulation répétition pour BfmTV. On n’était pas pourtant le 1er avril. Eh bien, ils ont quand même osé alors qu’un tel sujet il n’y a pas encore si longtemps était complètement tabou.

    En guise de lancement de « Les grands dossiers de 2012 : Un monde en faillite », BFM TV a proposé une édition spéciale, un FAUX breaking news de 10 minutes. « La France va sortir de la zone euro » annonce Alain Marschall en ouverture, « une réunion de crise se tient à l’Elysée » précise-t-il. « Wall Street dévisse, un vent de panique souffle sur les bourses mondiales » ajoute Emmanuel Duteil. http://www.youtube.com/watch?v=4Od14A4N13M&feature=youtu.be

    • Bruno dit :

      Sauf que ça a bien peu de chances de se passer comme ça… Si c’était le cas, la fuite de capitaux dans la minute qui suit l’annonce serait telle que ce serait un effondrement généralisé. Il est bien plus probable que cela soit annoncé une fois les mesures prises, durant un long week-end avec jour férié… Vous partez en vacances le vendredi avec des euros sur votre compte, et vous revenez le mardi avec des francs…
      Evidemment, les gens prévoyants auront déjà tout sorti de la zone euro avant que ça n’arrive !

      • pat-mail dit :

        D’accord avec vous !
        Mais un simple week-end peut suffire.Les comptes bloqués (les notres, ceux des petits et non initiés évidemment ).
        Pour la chute de wall street, ce montage montre un -12% — impossible ! Les fusibles sautent à -6%.Au delà, on ferme la bourse.
        Mais je n’y crois pas.On va traîner çà encore des années.Pour citer le maître des lieux : « encore combien de souffrances ? ».
        La BCE semble monaitiser.Donc du répit.
        Un calvaire , une lente agonie.L’Euro mourra d’épuisement, d’une longue maladie chronique (génétique du genre myopathie).
        Si d’avanture les français choisissaient de l’achever, par charité, nous feraient-ils le coup de Lisbonne ?

  6. Phacéo dit :

    Ok, ok, mais que faire. Mes liquidité en couronne Suédoise et dollar de Singapour ce sont apprécié considérablement ces derniers temps et sur 6 mois, cela compense ma sortie de mes assurances vie. Merci Mr Gave.

    Que faire :

    1. Prendre du dollars US? Jusqu’ou va maintenant tomber l’euros. CG avait anoncé de prendre du Dollar US lorsque l’Euro était encore à 1.35 environs… Bonne prédiction! Y-t-il encore de la marge? Certains voit l’euros à 1.16$ voir la parité. Qui a un avis?

    2. Des actions Gavekal pour le long terme. pour avoir de l’actif tangible. Je n’arrive pas à trouver les 2 fond dont il parlait….!
    3. Un peu d’Or, de toute façon si le dollar baisse, l’or s’appréciera en Euros.Encore pour avoir des actifs tangibles, quand on a pas d’immobilier ça rassure.

    Et vous (tous), que faites vous?

    Mr Gave, merci pour toutes les analyses et les conseils que vous nous donner sans rien attendre en retour.

  7. Marc-Aurèle dit :

    Cher Bruno, je ne crois pas que les énergies se fédéreront toutes seules s’il y a un bénéfice pour les entrepreneurs…pour avoir vécu cela dans la passé, dans les conditions que vous évoquez, je dois vous contredire car il faut toujours un « catalyseur »…un « fédérateur » qui ouvre la voie et montre le chemin !

    Une fois le catalyseur parti, le mouvement diminue, et vingt ans plus tard, ils demandent au catalyseur de revenir…

    Pour la Suisse, le vecteur de la pénétration de l’UE, c’est la trahison des politiques suisses.

    • pat-mail dit :

      Temps que les suisses garderont leur référendum d’initiative populaire, ils ne craidront pas grands choses de leurs élus !
      A nous français, un référendum d’initiative populaire proposé par le parlement à la rigueur.Ou alors un seuil du genre 5 millions de signatures certifiées, sans un seul paté, impossible à faire…Et ensuite, le parlement jugerait de sa pertinance, qui serait à valider par le conseil de UE !

  8. Homo-Orcus dit :

    Un excellent article sur Le Temps
    Arrogance et turpitudes en politique
    Arnaud Pineau-Valenciennes

  9. Justine dit :

    Dans cet article, vous dites que les robots remplaceront complètement les hommes dans l’industrie et que les usines viendront s’implanter plus près de consommateur européen car le salarié chinois est plus cher que le robot.
    Dans l’article précèdent, vous avez dit que la consommation va disparaître. Les deux théories sont vraies. Mais s’il y aura de moins en moins de consommateurs qui va acheter la marchandise fabriquée par le robot qui est exonéré de cotisations sociales mais surtout un robot ne consomme pas, il n’achète pas ce qu’il fabrique ?
    La mondialisation a pour but d’autoriser le nomadisme industriel d’un continent, pays ravagé vers celui où le pouvoir d’achat existe encore, ça peut durer peu de temps.
    En finale, le consommateur disparaîtra, l’industrie, l’industriel et les actionnaires avec et tout le monde retournera à l’âge de pierre et aux sabots en bois à la place de chaussures de marque.
    Les industriels et autres « lumières » au pouvoir sont en train de bombarder leur avenir et celui de tout le monde.
    2. Je suis d’accord avec un autre de vos articles pour que les populations retrouvent leur place par le référendum. Je pense que les électeurs devraient voter pour des lois et pas pour des incapables en leur signant un chèque en blanc. Mais comment faire comprendre cela à un tout le monde formaté à l’asservissement par l’école puis tenu en laisse par l’arme des gouvernants, les médias ?

  10. Europa dit :

    En attendant, je me demande bien ce que les imbéciles d’eurosceptiques pensent de la situation actuelle. Malgré la dégradation de ma France par ce machin américain sans aucune crédibilité, jamais cette dernière n’a emprunté aussi peu chère à court terme. De même, les cours de la bourse remontent, la Grèce n’a toujours pas fait défaut et la BCE fait tout pour soutenir la deuxième monnaie de change mondial. Mon dieu, quelle tristesse, le Franc ne reviendra jamais pour les eurosceptiques. Mais il faut dire que seule leur bêtise les guide !

  11. Marc-Aurèle dit :

    Inoxydable Europa, je vous invite à lire de toute urgence: “Le retour au Standard Or” du Pr.Antal Fekete…C’est plein de bon sens et vous devriez mieux comprendre ce qui se passe au plan des monnaies papiers, que ni les médias, ni les financiers, ni les politiques, ni les fonctionnaires, n’osent évoquer de peur d’affoler le monde…Après, nous pourrons avoir une conversation amicale basée sur des réalités incontestables…

  12. Grégory dit :

    Bonjour Marc Aurèle,

    Je crois que ce que souhaite Europa veut que la France finisse comme la Corée du Nord.
    Seuls quelques clowns s’en sortiront (il n’en fera pas parti, c’est sûr).
    Les Allemands vont se prendre des pertes colossales (liées aux obligations d’Etat),
    Nous passons de Plans en Plans (pour les retraités, redresser la sécu, l’emploi des jeunes…) -que ce soit un plan ou un sommet: c’est la même chose. et Europa n’a toujours pas compris que nous sommes un Etat communiste et dans une Europe qui fait du social clientélisme (copie conforme du communiste, mais en version molle et non dure comme en URSS)… Il croit qu’il va toujours bénéficier de ses avantages puisque il est dans le secteur protégé… Mais comme en Grèce quand il n’y a plus un rond et que tout est déjà entièrement surtaxé… Il n’a même pas remarqué les Travailleurs Pauvres, les 4 millions de chômeurs (sans espoir), il ne tient compte que de ses propres petits intérêts et peu importe s’il ne laisse rien à ses enfants ou ses petits enfants (uniquement pour son petit confort). Quel bel esprit collectif ! => Et surtout quelle baffe il prendra lorsque l’Europe Tombera !

    En attendant Europa: vous pouvez toujours dormir l’esprit tranquille. Plus dur sera votre réveil. Permettez-moi aussi de plaindre vos enfants à qui il ne restera RIEN !
    Je suis néanmoins content du fait que vous soyez revenu sur ce site. Cela signifie qu’il y a quand même quelque chose qui doit vous chagriner un peu. Si vous lisez les livres de Mr Gave, peut être deviendrez vous moins aveuglé par cette propagande anti libérale qui règne dans ce pays.

  13. clement dit :

    @Europa et les autres,
    si vous comprennez l’anglais, je ne peux que vous recommander de lire cet article de Theo Vermaelen:
    http://www.europeanfinancialreview.com/?p=4248
    Sur la dette européenne, l’union européenne et le fédéralisme…

  14. Geraldine dit :

    Les articles de M. Gave me font toujours rire par leur simplisme.

    C’est toujours la faute des méchants politiciens et des Etats obèses.

    Les financiers et les banquiers, ces chantres de l’intérêt général et du bonheur universel, n’y sont vraiment pour rien.

    M. Gave n’a pas compris que les minables politiques que nous avons ne sont que les hommes de paille des banksters, qu’ils ne font qu’exécuter leurs desseins dans le seul intérêt de l’oligarchie financière.

  15. Post tres interessant sur l’immobilier

  16. Geraldine dit :

    Inside Job, vous connaissez Josick agricole ?

    http://www.tagtele.com/videos/voir/72441/1/

    • vidéo de 100 mn, Il faut être oisif pour la regarder !

    • clement dit :

      @Geraldine,
      j’ai bien aimé ce documentaire. Je le trouve très bien fait. La promiscuité entre grands banquiers et politiques est assez bien présentée, même si elle est pour le coup simplifiée. Mais je ne vois pas réellement le lien avec Charles Gave et ses articles.
      Les « méchants politiciens » et les états obèses (à cause du « sauvetage » de l’économie mondiale) nous mènent froit vers une récession et un appauvrissement de la société. Ce que Charles Gave décrit clairement.
      Avant de critiquer une postion, peut être faut il d’abord prendre le temps de s’y pencher plus que 5 secondes? Vous verriez que Charles Gave est attéré par ce qui se passe et désigne les seuls moyens de ne pas se faire entièrement tondre. Mr Gave est un détracteur du système actuel.
      Est ce que votre post apporte une information quelconque aux lecteurs? Est ce que le débat semble avancer par votre aide? Je permets pour le moment d’en douter.

      @Josick
      je ne savais pas que j’étais un oisif… 😉

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