Méfiez-vous des Indices et du PNB officiel

Essayons de rester simple. Aujourd’hui, nous avons deux économies qui coexistent cote à cote dans la plupart des grands pays développés.

1.       Une économie qui ne vit que pour et par l’Etat que j’ai pris l’habitude, il y a longtemps d’appeler l’économie communiste ou les prix ne jouent qu’un rôle fort modeste (santé, éducation, services publics,  transferts sociaux, système financier, transports publics etc.)

2.       Une économie concurrentielle que je vais appeler l’économie capitaliste.

Dans un pays comme la France, l’économie communiste représente environ 50 % du PNB. Comme chacun le sait, cette économie communiste est en déficit permanent et doit financer ses trous de trésorerie soit en empruntant (déficits budgétaires) soit en taxant l’économie libre, ce qui bien sur fait baisser le taux de croissance de cette économie et monter le chômage et renforce de ce fait l’économie communiste. De ce fait, tout renforcement de l’économie étatisé (communément appelé politique Keynésienne)  se traduit à terme par un ralentissement du taux de croissance structurel de l’économie entrepreneuriale.  Imaginons que dans les 10 ans qui viennent notre économie  communiste se contracte de 2 % par an et que l’économie libre se développe de 2 % par an. Le PNB Français resterait quasiment inchangé pendant ces 10 ans mais chacun se rend compte que dans ce cas de figure, le marché des actions représentant le secteur libre monterait très fortement… malgré ce qui apparaîtrait aux yeux de tout le monde comme une stagnation du PNB.

Ce qui m’amène à mon deuxième point

Il existe dans chaque marché des valeurs qui représentent  chacune de nos deux économies. En général cependant les valeurs liées au secteur  étatique ont tendance à avoir des capitalisations boursières beaucoup plus importantes que celles qui opèrent dans notre économie libre. Pour faire simple, même si les capitalisations boursières entre les deux secteurs sont les mêmes (environ 50, 50 aux USA ou en France), EN REALITE, il y a beaucoup plus de valeurs cotées dans le secteur libre que dans le secteur administré. L’Etat étant lui-même un très gros et très inefficace diplodocus aime à travailler avec d’autres dinosaures.

Si ce raisonnement  est le bon cela voudrait dire qu’indice comportant un grand nombre de valeurs et équi-pondéré  aurait du faire mieux depuis plusieurs années qu’un autre indice comportant exactement les mêmes valeurs, mais pondéré cette fois par les capitalisations boursières. Je ne dispose d’un tel outil que sur les USA mais malheureusement pas sur l a France, et voici le résultat pour l’indice S&P 500. Encore une fois, ces deux indices comprennent exactement les mêmes valeurs, la seule différence résidant dans le fiat que dans un cas chaque valeur représente 1/500 de l’indice, alors que dans l’autre chaque va leur voit son poids déterminé par sa taille (capitalisation boursière).

Depuis vingt ans, l’indice pondéré par les capitalisations boursières et donc surpondérant (sans doute) le secteur étatique aux USA  été multiplié par trois et est au même niveau qu’il y a 10 ans,  alors même que l’indice équi-pondéré a été multiplié par … cinq et a presque doublé pendant ces mêmes dix ans.

L’Etat va très mal et est géré en dépit du bon sens (voir les grosses valeurs), et pas simplement aux USA, mais le capitalisme va très bien, merci pour lui (voir les petites valeurs)

Mon conseil au lecteur ne change donc pas ; Si vous achetez en bourse, c’est par ce que vous voulez  parier sur le capitalisme et son succès.

Si tel est le cas, il ne sert a rien d’acheter des valeurs socialistes ou étatiques (ce qui revient au même) dont l’Etat peut faire varier la rentabilité à sa guise et selon ses toquades (voir par exemple la fin des subventions au solaire en Espagne).

Je maintiens  donc ce que je dis depuis des mois et des mois : Achetez les valeurs qui n’ont rien à voir avec l’Etat et rien avoir avec la consommation, puisqu’environ 50 % de la consommation est en fait financée directement par de la dette ETATIQUE. Il faut donc continuer à  vendre l’Etat dans ses portefeuilles  et persévérer à  acheter le secteur privé. Vous voulez vous séparer de l’Etat, rompre avec ce moloch adipeux et en dehors du droit?

Difficile à faire dans la vie réelle, mais très, très facile à faire en bourse.

C.G

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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76 commentaires pour Méfiez-vous des Indices et du PNB officiel

  1. petitrader dit :

    Très instructif ! Merci.

  2. Pandy dit :

    « Dans un pays comme la France, l’économie communiste représente environ 50 % du PNB.  »

    Grâce au président des taxes (entre autres):

  3. François ROBIN dit :

    Monsieur GAVE,
    Merci encore de vos commentaires salutaires, le seul problème c’est que j’ai comme l’impression que pour les prochaines élections nous aurons le choix entre la peste, le choléra ou la poudre de perlimpinpim, bref nous ne sommes pas sortis de l’auberge!

  4. Gilles Hector dit :

    Article précieux pour un investisseur en mal d’investissement et cherchant à placer ses liquidités.

    Ne pas acheter l’état à travers ses achats d’actions n’est déjà pas simple, mais je vois comment faire.
    Ne pas acheter des valeurs B2C (Business to Consumers), je vois bien comment faire, malheureusement, les valeurs B2B (Business to Business) vendent à un moment donné aux valeurs B2C et donc je ne vois pas comment éviter que la chute de la consommation empruntée (-15%) ne viennent pas affecter durement les valeurs B2B aussi puisque leurs clients B2C vont automatiquement baisser leurs commandes.

    J’ai juste où je me trompe quelque part ?

    • RL dit :

      Un autre conseil que Charles Gave nous donne: achetez les exportateurs. En prenant la composition du CAC 40, je vous donne LVMH, L’Oreal, Sanofi, Air Liquide. Les 3 premieres sont completement B2C, mais sont tres peu liees au marche domestique europeen.

  5. In Gold we trust dit :

    Vous voulez vous séparer de l’Etat, rompre avec ce moloch adipeux et en dehors du droit?….biensur maintenant quelqu un peut il m expliquer pourquoi les banques donc le secteur privé ont changé les regles concernant les cds par rapport a la grece afin d’eviter que le défaut ne soit prononcé et ainsi que les banques passent à la caisse…Etat= monopoles Banques= oligopole mais us final aussi bien l’Etat que les banques font les règles que les arrangent….que pensez vous de ce cartel bancaire Monsieur Gave?

    • Pascale dit :

      Il me semble que l’État est actionnaire à plus de 50% de la BNP, pour ne parler que de cette banque … Et que tous les grandes banques françaises (à 90%) sont dirigées par des énarques … Ca en dit long sur leur situation soi-disant privée

    • RL dit :

      Les banques ont leur balance sheets remplies d’obligations d’Etat. C’est bien le risque systemique sur les PIIGS qui menace ces banques de faire faillite. Les banques n’ont pas le choix, puisqu’on leur impose des ratios tier one avec des dettes gouvernementales via les accords Bale II / Bale III…

      • El oso dit :

        Les banques françaises ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement édictées par Bâle III, à la différence des banques américaines. La situation de la Société Générale est particulièrement inquiétante avec un Tier 1 de 2, au lieu des 10 recommandés.

  6. Ping : Méfiez-vous des Indices et du PNB officiel par Charles Gave « le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

  7. Pascale dit :

    Toujours un plaisir de vous lire, M. Gave.

  8. Pierre dit :

    Article très éclairant…

    Que fut la « bulle TMT » entre 1998 et 2000 lorsque les petites valeurs sous-performent les grosses valeurs ?

    La bulle internet ?
    Le contrecoup de la crise asiatique de 1997 ?
    La conséquence d’une loi étatique contre les PME sur cette période aux USA ?

  9. Philippe dit :

    Bonjour M. Gave,

    J’apprécie vos analyses et me nourrit de toutes vos interventions, mais le graphique me parait mal a propos pour appuyer celle-ci.

    L’indice S&P500 équipondéré est comme vous l’expliquer de fait mieux représenté en small caps, dont on sait que sur le long terme, elles surperforment les bigs caps en contre-partie d’une volatilité plus grande.

    Et c’est exactement ce qu’on voit sur le graphique, puisque l’indice équipondéré surperforme, mais chute plus que l’indice pondéré en 2007-2008.

    Si vous aviez ajouté l’indice S&P SmallCap 600 Index Fund sur votre graphique, soit un pur indice Small Cap, vous auriez eu une meilleure performance encore mais une volatilité encore plus grande.

    Ainsi la différence de performance que vous notez est notamment du à un biais capitalistique, puisqu’on imagine bien qu’Exxon ou Chevron ont moins de chance de doubler de taille que d’autres petites valeurs.

    Par ailleurs, si en Italie ou en France, l’Etat est présent au capital de plusieurs valeurs significatives (Enel, Eni, France Telecom, Véolia, Areva…), c’est moins le cas aux USA où l’on trouve pléthore de Mega Cap au capital ouvert et véritables machines à cash flow comme vous l’aviez évoqué dans un précédent billet (Procter, Intel, J&J, Exxon, Coca Cola, Philipp Morris…).

    D’ailleurs, c’est un point qui je trouve n’est pas suffisamment abordé : trop d’entreprises françaises cotées ont un capital verrouillé, soit par l’Etat (éventuellement via le CdC) ou des familles, éventuellement par le biais d’actions à droit de vote double ou par une forme en commandite.

    De fait, l’actionnaire minoritaire est le dindon de la farce, puisqu’aucune 1) opération de nature spéculative (OPA, OPR) ne peut avoir lieu sur ce type de valeurs 2) l’allocation du capital n’est pas forcément faite dans le sens des actionnaires minoritaires.

    C’est ce qui me fait préférer les actions américaines ou britanniques.

    • Bruno dit :

      Très juste, je m’étais fait la même remarque…! La surperformance apparente de l’indice equal-weighted se paye d’un risque plus élevé, à la hausse comme à la baisse, il n’y a donc pas d’arbitrage ici.
      En réalité, même si le raisonnement sous-jacent est peut-être juste, cela a très peu de chance de se voir sur des indices aussi populaires, qui sont déjà méga-arbitrés par les marchés, et se retrouvent donc tous dans le même rapport rendement/risque.
      Par contre, peut-être qu’en sélectionnant soigneusement des valeurs en fonction du poids de l’Etat à l’intérieur – et non en utilisant des proxies comme ici -, on pourrait arriver à jouer le spread entre les plus étatisés et les moins étatisés, et obtenir un meilleur rendement/risque que le marché. Je vais peut-être tester ça un de ces jours…

  10. lablatius@gmail.com dit :

    Un lien qui devrait satisfaire les lecteurs de ce blog : http://www.forum-monetaire.com/?p=4846

    • PHIL dit :

      Il n’est pas encore trop tard,

      Pour vous souhaiter une Bonne Année à tous.

      Et très bon lien.
      Article pertinent, dont l’énoncé ne sera pas loin des réalités futures.

      Accrochez-vous aux branches, ça va secouer !

  11. Ping : Bourse : vendez l’économie communiste, achetez l’économie capitaliste ! - Contrepoints | Contrepoints

  12. Binitials dit :

    Bonjour,

    Je lis effectiuvement souvent que l’état représente 50 à 55% du PIB dans ce pays. J’ai du mal à comprendre la réalité derrière ce chiffre. Est-ce à dire que son budget représente 50% du PIB ? Auquel cas les chiffres que j’ai par ailleurs ne coincident pas …

    Ou bien faut il comprendre qu’il produit une richesse et que celle-ci correspond à 50% du PIB. Auquel cas, je serais très intéressé d’en voir le détail …

    Quelqu’un peut il m’aider ?

    • Bruno dit :

      Il faut comprendre que la dépense publique totale représente environ 50% du PIB (en réalité plutôt 55%). Autrement dit, les instances étatiques et para-étatiques (sécu, etc) dépensent chaque année environ 1000 milliards, alors que le PIB est d’environ 2000 milliards.
      L’interprétation économique de ce fait est que l’affectation d’environ la moitié de la richesse marchande produite par les acteurs économiques est décidée par l’Etat et non par leur propriétaire légitime (c’est-à-dire ceux qui ont produit la richesse en question).

      • DrStefool dit :

        Il me semble qu’en fait l’etat depense plus que la richesse produite par le secteur prive marchand….

        J’ai trouve ce petit exemple sur le blog d;’un economiste mais je ne sais plus ou. Dites moi si l’exemple ci-dessous tient la route:

        (1) Un esquimau sur un glacon peche un poisson: PIB=1 poisson
        (2) l’etat du glacon preleve tout le poisson et le depense en service pour l’education et la protection de l’esquimau:
        PIB=1+1=2 poissons (richesse produite + depense publique).
        .
        En supposant que l’etat ne cree aucune richesse marchande (ce qui est quasiment le cas en France) quand il preleve 50% du PIB il prend tout la richesse produite dans le pays.
        En France on en est a 45% de prelevement . Autrerment dit l’etat prend quasiment toute la richesse cree dans le pays.
        A 56% de depense publique, l’etat depense bien plus que la richesse cree. D’ou les deficits des budgets de l’etat et de la SS. Et la dette publique croissante

        Stef.

      • Binitials dit :

        Oui alors là je ne comprend plus rien …

        Le budget de l’état : performance-publique.budget.gouv.fr fait état d’un Budget de 365 Milliards pour 2010. J’ai toujours lu que le deficit d’env 150-170 milliards oscillait entre 30 et 50% du budget.

        Je ne dis pas que vous avez tort mais là je ne comprend rien aux chiffres. il faut étudier la question de plus près. Connaissez vous des bases d’info à ce sujet sur Internet ????

    • El oso dit :

      Oui, 56,5% (dernier chiffre connu) représente le total des dépenses publiques, à savoir budget de l’état plus dépenses sociales plus collectivités locales.

      • Gilles Hector dit :

        Dire et répéter simplement cette réalité économique aurait un impact immense sur les électeurs. 56,5% des richesses de la France sont capturées par l’Etat.

        Au lieu de cela, les élus et les médias n’ont de cesse de dénoncer ces salauds de riches, ces requins d’entrepreneurs, le mur d’argent, et le triste sort des plus démunis.

        Un mensonge répété 10 000 fois devient une vérité.
        Une vérité qu’on ne dit jamais n’existe plus.

      • Pascale dit :

        En d’autres termes encore, cela signifie que 56% de la richesse produite annuellement par les Français est volée par l’État et que ces 56% n’iront pas s’investir dans l’économie capitaliste, celle où la rentabilité du capital est la plus élevée et celle qui crée la richesse, mais dans l’économie communiste avec toute l’efficacité que l’on sait.

      • El oso dit :

        @Gilles Hector
        « 56,5% des richesses de la France sont capturées par l’état »…
        Oui, et c’est sans compter l’argent des livrets A utilisé soi-disant pour le logement social, l’argent des fonds en euros, 80% des assurances-vie, qui sert à acheter de la dette d’état, et les 30.000 tonnes d’or détenues par les français. Que reste-t-il pour l’investissement productif?

      • Homo-Orcus dit :

        Quand on vous promet des bisous et des caresses attendez-vous à être sodomisé, c’est une veille loi de l’humanité qui remonte à la nuit des temps.
        Liste non exhaustive de notre bonheur dans le pays de la liberté et des droits de l’homme.
        Droit légitime de se nourrir, 5,5 % plus les taxes particulières qui frappent le producteur et qui se répercutent sur les prix.
        Droit légitime d’avoir un toit à soi, 30% (TVA + notaire + conservateur)
        Droit légitime de se déplacer, 75%
        Droit fallacieux d’être servi par des entreprises communistes, 35 à 53% de surcoût.
        Droit légitime de mourir, 19,6
        Droit légitime d’accéder à la gastronomie, 19,6 plus etc…
        Droit légitime d’être propre et de sentir bon, 19,6 plus etc…
        Droit légitime de faire fructifier son sang et sa sueur, 37,5
        Droit d’avoir un revenu décent, 56%
        Droit très légitime de s’évader, exit tax
        Droit de penser, la taule sans frais
        Droit de lire des conneries, 2,1% sans compter les subs
        Droit de regarder des conneries, 123 €
        ….
        Droit de se faire sodomiser, pas gratuit, donc

      • DrStefool dit :

        Comme je l’explique plus haut ce n’est pas 56.5 % de la richesse creee qui est « capturee », en fait depensee par l’etat… mais plus de 100% de la richesse creee. Le PIB compte la richesse cree (PIB marchand) + la depense des administrations (services evalues a leur cout de production) l’ensemble = 100. . En admettant toujour que l’etat ne cree pas de richesse ce qui est plus ou moins le cas. On peut meme dire qu’a travers les entreprises publiques comme SNCF+RFF l’etat detruit de la valeur. A 56% de depense publique, de service non marchand, c’est plus de la totalite de la production marchande qui a ete depensee….

        En conclusion: A 45% de prelevements obligatoires et 56.5% de depense on bat des records mondiaux. Rien d’etonnant a ce que rien ne marche dans ce pays. La France est plus proche de l’URSS que du Canada.

  13. aviseurinternational dit :

    Que pourront faire les indices et le PNB Message concernant les donneurs de leçons de morale et d’éthique, aux autres et qui oublient ….
    http://aviseurinternational.wordpress.com/2012/01/19/les-pupilles-de-la-nation-et-leurs-promesses-que-viennent-ils-encore-nous-enquiquiner/
    à suivre de près par les concernés et les autres.
    Cordialement

  14. xly dit :

    J’ajoute, et ceci est très bien expliqué par l’auteur que la captation par l’Etat de la richesse ne fait que croître. Par ailleurs il faut rappeler que l’un des « trucs » de la propagande socialiste c’est de « prétendre » que sur ces dix dernières années les revenus du capital ont augmenté plus vite que ceux du travail (c’est peut-être vrai ?) mais oublient tout simplement le troisième larron – l’Etat – lequel augmentant sa part beaucoup plus vite que les deux autres, appauvrit à la fois les…capitalistes et les travailleurs.

    • Bruno dit :

      Il y a déjà un problème dans la définition de revenu du « capital » et du « travail »…
      Un travailleur indépendant qui se paye par dividendes de sa société unipersonnelle, perçoit-il un revenu du « travail », ou du « capital » ?
      Le revenu du « travail » est-il forcément un salaire ?
      Peut-on appeler revenu du « travail » un salaire perçu dans le cadre d’un emploi protégé et garanti à vie, pour lequel la rémunération actuelle et future est généralement sans rapport avec la véritable valeur produite ?
      Quid du niveau de risque dans le revenu du capital ? En finance, le rendement est toujours comparé au risque, sinon cela n’a aucun sens. Et en général, les revenus du capital sont bien plus volatiles et risqués que les revenus du salariat, par exemple.
      Enfin, même dans l’hypothèse ou l’on pourrait donner un sens précis à tout cela, en quoi le fait qu’un type de revenu en sur-performe un autre est-il un problème en soi ? Cela ne fait que refléter l’offre et la demande relative pour chaque catégorie de facteur de production (capital et travail en l’occurence). Si le capital se met à sur-performer c’est qu’il est rare et que son accumulation représente donc un plus grand bien pour la société dans les circonstances présentes. La vertu d’épargne s’en trouve donc plus fortement récompensée. Inversement, s’il sous-performe, cela signifie qu’il est trop abondant et que son accumulation ne présente pas d’intérêt particulier : ainsi les gens sont incités à moins épargner et à rechercher des revenus dans le travail. Tout cela se régule naturellement, et la folie politicienne consiste à prétendre savoir mieux que le libre marché de quelle manière les ressources devraient être allouées, qu’il s’agisse de capital, de travail, de pharmacies ou de taxis… Hélas, c’est pas demain que ça va changer…

  15. Homo-Orcus dit :

    L’article 14 de la déclaration des droits de l’homme de 1789
     » Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.  »
    Cet article est toujours en vigueur car la déclaration de 1789 est hiérarchiquement supérieure à tous les textes.
    Texte fondateur, elle est incontestable dans l’ensemble de ses articles. N’oublions pas que Ce texte est sorti d’un buisson ardent.
    Si les droits fondamentaux s’appliquent à tous sous le terme « Homme », la portée du texte de l’article 14 serait limitée au « Citoyen » qui ne concerne pas les femmes, la valetaille, les débiles et les assistés sociaux puiqu’il fallait déclarer un certain revenu.

    Cet article met au même niveau le citoyen et son représentant et il peut donc s’en passer pour obtenir l’information.
    Si on vous oppose que vous devez passer par votre guignol élu, le fonctionnaire commet un excès de pouvoir.

    Si on vous oppose que ce texte est obsolète, prendre une attitude outragé ou indigné, comment ! vous n’êtes pas républicain ? En général le fonctionnaire est formaté par la propagande et il croira facilement que la déclaration est d’obédience républicaine.

    Abusez de votre pouvoir n’est pas encore un crime de lèse-bureaucratie.
    En ce 21 janvier…

  16. Ping : » [Zap!] Le récit de l’aumônier du Costa Concordia, Alexandre Pesey, l’autre Amérique, une utopie en plein boom, le passé de Gingrich…

  17. béber dit :

    « vendre l’Etat dans ses portefeuilles et persévérer à acheter le secteur privé » pré-suppose que le privé peut s’épanouir sans l’état .
    Dans un premier temps , oui , vous avez sûrement raison vu la baisse de consommation prévisible pour 2012.
    Sauf que dans un second temps, sans état , le privé ne peut que s’écrouler ; car le privé utilise ce que finance l’état , et ce , sans avoir à en financer l’intégralité.

    Pour exemple, que donnerait un pays sans route ?

    • Marc-Aurèle dit :

      Pas d’accord du tout. L’Etat depuis la 2è guerre mondiale n’assume pas du tout son rôle: car les politiques, l’administration et les syndicats, du fait d’une connivence malsaine, ont asservi le secteur privé. Au lieu de faciliter le développement du privé et des citoyens, l’Etat très marxiste qui est le nôtre, s’est accaparé la richesse des citoyens et les a mené à la crise économique que nous connaissons aujourd’hui.

      Il est donc urgent de ramener l’Etat à son rôle basique, et à le mettre sous le contrôle des citoyens comme stipulé dans la Déclaration des Droits de l’Homme (art.14) fort justement cité par Homo-Orcus ci-dessus. Or, aujourd’hui, ce sont les citoyens qui sont sous le contrôle de l’Etat, ce qui est tout le contraire de ce qu’il doit être, et nos libertés sont, chaque jour, réduites. A tel point que notre jeunesse ne sait plus ce qu’est l’esprit d’initiative, et rêve de devenir fonctionnaire…Il n’y a pas d’avenir pour un pays sans création de richesse, sans esprit d’entrepreneur, etc…d’où l’impasse actuelle !

      • Anonyme dit :

        Je sais bien que je ne changerai pas votre idéologie qui voudrait que les actionnaires coûtent moins chers à la société que les fonctionnaires .
        Seuls les fait sont capables de marteler le contraire .

        Notre liberté est plus contrainte par un capitalisme au service du seul argent que par un état , pris au piège d’un capitalisme insensé ( mauvaise répartition des richesses impliquant suicide par la dette) .

        Sans routes et sans paix sociale , le secteur privé n ‘aurait tout simplement pas la possibilité de fonctionner .
        Si vous croyez vraiment que les jeunes ne rêvent que de devenir fonctionnaires , vous vous tromper . Et si vous n’êtes pas conscient de ce mensonge , c’est que votre dogmatisme a pris le pas sur votre capacité de raisonnement .

    • Marc-Aurèle dit :

      Anonyme, sauf erreur de ma part, qui a créé toutes les lois inutiles, les décrets, les directives, les circulaires administratives, etc…qui est incapable de les réduire à leur plus simple expression, qui entasse les codes (urbanisme, impôts, travail, etc…les uns sur les autres, ce sont bien ceux que j’ai cité précédemment. Qui est incapable de gérer l’Etat en bon père de famille, qui jette l’argent par les fenêtres sur des projets inutiles et sans avenir, la liste est inépuisable !

      Il ne s’agit pas de défendre les idéologies des uns ou des autres qui ont mené notre civilisation à la décadence, il s’agit de donner à la jeunesse une ligne de conduite qui mène à la plénitude de leur destinée et de leurs capacités. Pour cela, il faut avoir l’esprit pionnier, il faut ne pas avoir peur d’entreprendre, il faut oser affronter les risques et essayer de construire une civilisation où le rôle de l’Etat est de préserver l’équité pour chacun des citoyens du monde, et non pas sous couvert d’idéologie ou de préservation des prébendes les asservir comme aujourd’hui…

      • béber dit :

        Vous avez tendance à exagérer : notre civilisation n’est pas décadente, elle est à un tournant .
        Elle se doit d’affronter la complexité .
        Sans lois , pas de civilisation . Trop de lois , impossibilité de fonctionner .

        La crise actuelle trouve AUSSI son origine dans un laisser faire vis à vis de ce que la finance s’autorise à faire .Mais pas seulement .
        La concurrence pour seule règle d’or ne peut favoriser ce dont vous rêver :  » l’équité pour tous les citoyens du monde ».

  18. PHIL dit :

    Petite précision,
    Avec près de 57% de prélèvements, l’état ne couvre que 50% de ces besoins mensuels.
    Les 50% restant étant levés sur le marché, au taux de 3% (bons à 10 ans), pour l’instant.
    Avec 1700 Milliards d’Euro de dette « publique » s’alourdissant en moyenne de 100 milliards d’Euros chaque année.
    (« Publique » signifiant en langage politicien : on signent les chèques que l’on veut, et vous vous démerdez pour les payer)

    Quel message pensez-vous que nos clowns d’hommes politiques envoient à Nos créanciers ?
    C’est là que l’on mesure l’abime qui les séparent de la réalité.
    A votre avis que ce passera-t-il quant le nœud coulant des intérêt de la dette nous serrera notre cou à 6% (Si l’on trouve encore quelqu’un d’assez fou pour nous prêter de l’argent), et que le poids toujours grandissant de notre dette étatique pèsera lourdement sur la corde ?

    Quelques voix osent briser l’omerta.
    Exemple l’économiste Philippe Dessertine, mais les gens ne veulent pas entendre la dure vérité, et préfèrent s’enfermer dans leurs rêves.
    Je ne savais pas que Disneyland avait accru sa surface à toute la France.

    L’article du journal Sud-ouest est édifiant :

    http://mediateur.blogs.sudouest.fr/archive/2012/01/21/philippe-dessertine-a-t-il-une-voix-preponderante.html

    • Grimli dit :

      Je suis cependant en désaccord avec lui sur un point : celui de la défense de l’Euro à tout prix, alors que ce dernier amplifie les maux de la crise.

      • Cher Monsieur,

        Nous avons besoin d’un État intègre et performant et je suis un farouche partisan des Lumières
        Le libéralisme est la traduction dans l’économie des Lumières auxquelles vous faites allusion
        L’état intègre n’a rien a faire dans les transports, la banque l’armement, le pétrole, l;immobilier, les telecom, l’assurance ou la réassurance etc..
        Je faisais simplement remarquer que dans tous ces secteurs ou l’État s’est arroge une position dominante et ou il n’a rien a faire et qui sont cotes en bourse, la performance a été abominable, preuve certaine que le capital, ce bien rare entre tous, y a ete gaspille ou capture a leur profit par des soi disant élites qui ont comme seules caractéristiques d’avoir les bons contacts politiques …
        En termes simples, je suis partisans d’un État FORT, ramasse, et peuple de gens intégrés et que le peuple contrôle au travers d;élections ou de referendum (Suisse, Suède, Grande Bretagne).
        Nous avons un État obèse, flacide, peuple de gens corrompus que nous ne pouvons virer puisque le système électoral a été conçu par eux pour qu’on ne puisse pas les virer
        Et cela se mesure dans les marches financiers
        Achetez les valeurs qui dépendent de l’État c’est assurer son appauvrissent
        Amicalement

  19. béber dit :

    « quant le nœud coulant des intérêt de la dette nous serrera notre cou à 6%  »

    L’état reprendra la main, comme il a su le faire au lendemain de la guerre .
    Parier le privé contre l’état est une vue à court terme .
    Ceci dit , il semble que la vue à court terme soit un des principes mêmes de la spéculation …
    (qui sera remis au pas, elle aussi, tôt ou tard ).
    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=969

    • Marc-Aurèle dit :

      Votre raisonnement est partiel et partial et la référence à De Gaulle vous sert d’alibi, car, le problème en 1945 était pour lui d’éviter que la France tombe dans la guerre civile, ou sous la coupe des américains. Il a préféré parier sur la sagesse des communistes en leur accordant des prérogatives sur des ministères clés (ex: l’énergie, les transports, la fonction publique) avec toutes les conséquences néfastes que nous connaissons depuis 60 ans, mais c’était son choix et il l’a assumé.

      Ce n’est donc pas l’Etat qui a repris la main contrairement à ce que vous dites, mais Charles de Gaulle. L’Etat, lui, n’a fait qu’enfoncer la France, car ses composantes n’avaient pas pour objectifs le bien-être des français et la réussite de la France, mais la mise en place d’une société marxiste dont tout le monde ne peut que constater les échecs partout sur la planète. Allez donc voir si les Cubains sont heureux, ou demander ce qu’ils en pensent aux pays de l’Est qui ont subi la pression de l’URSS depuis la révolution de 1917 ? Ou encore au Chinois, aux Coréens du Nord, aux Vietnamiens, etc…

      Et, contrairement à ce que vous dites, un vrai libéral n’accepte pas plus la dictature d’une idéologie que celle des financiers qui ont fait annuler les garde-fous qui préservaient l’intérêt du peuple américain dans sa constitution depuis 1909, puis sous Nixon et Clinton. Idem pour bien d’autres pays européens et leurs peuples dont la France.

      Mais probablement, trouvez-vous normal que le parlement français soit peuplés en si grand nombre de fonctionnaires au détriment de l’ensemble des professions du pays ?
      Ils ont confisqué la République…

      • béber dit :

        Chacun a la possibilité de ré-écrire l’histoire comme il l’entend .

        Ce n’était pas l’état qui agissait mais De Gaulle ? Une vision comme une autre , que je respecte d’ailleurs , même si la nuance me fait un peu rigoler .

        « Le problème en 1945 était pour lui d’éviter que la France tombe dans la guerre civile, ou sous la coupe des américains. »
        Et vous croyez qu’un affaiblissement extrême de l’état ( impossibilité financière d’assurer son fonctionnement ) n’impliquerait pas des risques de guerre civile, qu’une dette dont les détenteurs sont de plus en plus étrangers ne pousserait pas l’état à tomber sous la coupe de ces mêmes prêteurs ?
        Avec toutes les impossibilités de fonctionnement que devraient subir les entreprises privées en cas de révolte des populations ,
        je préfère prier pour que l’état perdure , tout en s’améliorant, je vous l’accorde .

        Pour ce qui est du parlement ou de toute autre autorité censées représentées le peuple, dans un monde idéal , il serait bon , déjà, qu’elles est dans leurs rangs cette partie de la population, de plus en plus importantes , et que l’on néglige tant :
        les chômeurs.

  20. Marc-Aurèle dit :

    Un pays qui progresse essaye dans toute la mesure du possible de faire en sorte que des équilibres équitables soient mis en place, et améliorés tout au long de sa progression. C’est un peu la même chose que dans la Nature, si vous ne respectez pas les équilibres fondamentaux vous provoquez des dégâts souvent irréversibles; or les idéologies, les mauvais choix, le sectarisme ou le manque d’ouverture d’esprit, voir l’immobilisme, ne conduisent qu’à la décadence…Et, alors, il faut payer l’addition !

    Il est temps de reconstruire un Etat limité à ses fonctions de base, sans prélèvements irresponsables au profit de ses affidés, et de laisser les citoyens reprendre en main leur destinée; car, c’est l’omniprésence de l’Etat et de ses structures, qui freinent les entrepreneurs et la création de richesse nationale et internationale, et qui génèrent un chômage endémique.

    L’Etat ne sera pas en mesure d’enrayer une guerre civile, fruit de ses décisions erronées au cours des 30 dernières années, comme il n’est pas capable de limiter toutes ses dépenses inutiles et, les innombrables et tentaculaires sinécures de ses proches…

    Comme vous, je ne nous vois pas échapper à des confrontations majeures au détriment de chacun d’entre nous, de nos familles, de nos entreprises. Et l’Etat n’y changera rien, si des mesures fondamentales ne sont pas prises dans les six mois qui viennent. Or, à moins de trouver un homme de la stature de Charles de Gaulle (avec ses qualités et ses défauts), mais avec son honnêteté, je ne crois que notre Etat paniqué soit capable de faire face positivement dans l’intérêt de tous. Nous sommes très nombreux à faire ce constat d’incapacité….

  21. JPA dit :

    Il y a bien un CAC 40 équi-pondéré: QS0011159777
    http://www.euronext.com/trader/summarizedmarket/stocks-2634-EN-QS0011159777.html?selectedMep=1

    Il est décliné en versions GR et NR (https://indices.nyx.com/en/directory/equity-indices)
    Cependant, je crois que l’historique en est trop limité pour être significatif.
    De même, les indices élargis me semblent privés de ce calcul.
    Mais il y a l’Investir VM100 😉

  22. jepirad dit :

    Ce que je ne comprends pas c’est qu’avant 1970 (en gros) l’Etat était partout et nous n’avions pour ainsi dire pas de dette publique ni de chômage. Finalement n’est ce pas parce que l’Etat a vendu les poules aux oeufs d’or que nous sommes aujourd’hui sur la corde raide.
    J’ai bien conscience que les temps évolus et qu’il faut s’adapter, mais notre modèle social a quand même des qualités que l’on ne trouve pas dans d’autres pays bien plus libéraux que nous.
    Pour avoir passé un séjour assez long aux USA et observé de près leurs modes de vies, mon retour en France fut une grande joie.

    • clement dit :

      … il y a eu deux chocs pétroliers entre temps qui ont complètement changé les modes de développements économiques.
      Ensuite certes, l’Etat a vendu ses actifs et s’est engagé dans des dépenses insurmontables, ce qui nous conduit actuellement sur la corde raide.
      Enfin, notre modèle social a des qualités que beaucoup de pays nous envient, mais le prix de ce système est une rigidité et des contraintes inappropriées pour certaines activités.

      • El oso dit :

        Nous n’étions pas le seul état-providence. D’autres que nous ont réfléchi sur la meilleure manière de s’adapter à la nouvelle donne, après les crises pétrolières. Les Etats-Unis,avec Reagan, l’Angleterre, avec Thatcher, la Nouvelle-Zélande, qui a passé au peigne fin l’utilité de ses services publics et qui les a finalement beaucoup réduits, puis plus tard dans les années 90 la Suède et le Canada. Nous, nous n’avons fait que nous rengorger sur notre modèle social, sans réaliser un seul instant que si nous continuions à le maintenir en l’état il nous conduirait à la faillite. Ce qui a été parfaitement démontré par M.Gave dans son dernier livre.
        Nous en sommes là et à ce jour aucun candidat à la prochaine présidentielle ne semble avoir pris la mesure du problème. Marine Le Pen ne touchera pas aux services publics, Bayrou non plus, Hollande non plus. Quant à Sarkozy, il parle beaucoup, donne parfois l’impression d’être intelligent, mais il ne réalise que très peu, et rien d’essentiel.

    • Bruno dit :

      Il est complètement faux de dire que l’Etat était « partout » avant 1970. Sous de Gaulle, la dépense publique représentait environ 33% du PIB avec un budget équilibré, contre plus de 55% aujourd’hui et un gros déficit.
      L’Etat pesait clairement beaucoup moins qu’aujourd’hui, et les fameuses « 30 glorieuses » s’expliquent essentiellement grâce à ça (on retrouve d’ailleurs la même corrélation pour des dizaines d’autres pays, avec une relation inversement proportionnelle entre croissance et taux de prélèvements obligatoires – c’était le cas chez nous jusqu’en dans les années 70, ce fut le cas ensuite dans les années 80 aux US, UK, etc).

      • e-affacturage dit :

        Le décrochage a effectivement commencé dans les années soixante dix avec les deux chocs pétroliers et la fin des trente glorieuses. Depuis, les dépenses publiques augmentent pour continuer à assurer un même niveau de vie aux populations, ou du moins freiner sa baisse, et dans le même temps les recettes et cotisations baissent puisque la part des actifs diminue et que leurs revenus augmentent peu. C’est l’effet de ciseaux !

      • jepirad dit :

        La dépense publique est peut-être de 55% du PIB, mais combien de ce pourcentage est réinjecté dans l’économie? la quasi totalité pourrait-on dire. Le mal vient d’ailleurs.
        Il vient du monde de la finance et de la spéculation avant tout et ceux sont les petits qui trinquent.

      • clement dit :

        @Jepirad
        Tout dépend de quelle économie on parle; est ce dans GDF ? Dans EDF ? Dans la SNCF ? Dans la retraite des fonctionnaires ? Dans les subventions ? Dans l’embauche de fonctionnaires ? Dans l’aide aux Start up ? Dans l’éducation ? Dans la formation ?
        De façon générale, la répartition des capitaux n’est optimale que lorsque ceux qui en jouissent sont ceux qui en bénéficient. Actuellement, qui décide de la répartition des capitaux? Est ce le fonctionnaire qui a un électorat protégé à satisfaire ou est ce des individus avec de réels besoins qui apportent des alternatives compétitives ?

        Concernant le mal financier et etc. Oui les 10% les plus fortunés ont bénéficié de largesses depuis les années 70 (surtout aux USA), mais je crois comprendre que vous proposez un état interventionniste pour lutter contre une foule anonyme et flexible. En somme c’est monter une armée contre des guerilleros. Je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Il vaut mieux se battre sur les causes, l’environnement qui a créé cet havre de paix pour les spéculateurs….

  23. Marc-Aurèle dit :

    Pour mémoire, j’ai fait une étude en 1982 pour couvrir des expatriés français à 100% dans le monde entier, sécurité sociale, retraite, chirurgie même aux USA, frais dentaires, chômage, etc…j’ai trouvé alors une assurance française qui couvrait tous ces risques pour à l’époque 30% de moins que les cotisations sociales françaises (qui n’assuraient pas une telle couverture) …
    De quel modèle social parlons-nous ?

    • El oso dit :

      J’aimerais bien savoir quelle est cette assurance française. Pour ma part, je suis à la CFE, qui ne rembourse normalement qu’à 65%. Sauf pour les affections de longue durée qui sont prises en charge à 100%, à condition que les frais ne soient pas supérieurs aux prix français. Mais pour la dialyse par exemple, on est remboursé au prix local, alors que le prix français est trois à quatre fois supérieur…

      • Marc-Aurèle dit :

        A l’époque, ça s’appelait « La Garantie Médicale » – rue Henner à Paris, si je me souviens bien.

    • Bruno dit :

      C’est une évidence que n’importe qui peut vérifier en demandant des devis à des assureurs européens : le « modèle social français » coûte infiniment plus cher que ce que les assureurs privés peuvent offrir.
      La réalité est simplement que ce modèle n’est rien d’autre que de la redistribution massive déguisée. Et non pas de le redistribution du cadre sup vers le smicard, mais de la redistribution du smicard vers ceux qui vivent essentiellement d’assistanat.
      Pour vous en convaincre, prenez une fiche de paye d’un smicard et regardez combien on lui prend de charges sécu, retraite, etc (plus de 45% du salaire complet), pour une couverture ridicule et des retraites qui seront massivement dévaluées quand il voudra la prendre.

  24. Europa dit :

    L’euro est toujours là. Décidément, quelle tristesse pour les eurosceptiques !

  25. Grégory dit :

    Et revoilà Europa

    Bien sûr que l’euro est encore là ! Il ne faut pas croire qu’une création technocratique va tomber du jour au lendemain; Quand l’Italie tombera, quand plus personne ne prêtera à la France. (La musique est tranquillement en train de s’arrêter… et nous continuons à tourner comme des patins).. Oui ce sera à ce moment là que l’Euro s’arrêtera.
    Regardez la Grèce: incapable de payer ses dettes (et aucun financier n’a forcé la Grèce à s’endetter de la sorte). Ce sera la même chose pour nous ! Personne (aucun financier ne nous a obligé à emprunter pour donner !) Les fonds commencent à retirer leurs placements douteux en europe.
    Vous allez me dire : la dégradation de la note s’est traduite par une baisse des taux auquels la France emprunte ! Chantez ! C’est juste que la BCE prête à 1% aux banques pour qu’elles continuent à prêter à l’Etat… Mais tout cela aura une FIN.
    Rassurez vous: c’est pour bientôt. Pas de précipitation !
    Préparez vous cela va secouer

  26. Marc-Aurèle dit :

    Pour Europa, Anonyme, etc…une explication claire de la situation réelle, et non pas des apparences que l’on veut nous faire gober jour après jour…

    By Liam Halligan
    7:45PM GMT 21 Jan 2012

    These words, among the many pearls uttered by the celebrated 19th century historian Lord Acton, have often come to me in recent years as the sub-prime crisis has unfolded. They’ve been particularly on my mind over the past week or so as I’ve watched events in the eurozone.
    Investor sentiment in Western Europe appears to have improved over the past few days. In the aftermath of last weekend’s French sovereign downgrade, financial markets have staged a counter-intuitive rally, with European equities reaching a five-month high on Thursday.
    At the same time, and perhaps even more surprisingly, France and Spain between them 
offloaded no less than €14.6bn (£12bn) of government paper last week, at relatively favourable borrowing costs.
    Downgrade or not, Paris sold close to €8bn of medium-term state bonds, with yields falling across the board. Spain then flogged €6.6bn of government IOUs, exceeding its €4.5bn target, with investor demand driving yields well below expectations.
    In the wake of these successes, the euro rose sharply, putting the dollar under pressure as investors ventured away from the traditional « safe haven ». Those of us who worry aloud about the monetary union’s inherent structural flaws, laughed at for years and only taken seriously in recent months, are now being laughed at anew. « Crisis, what crisis? » the eurocrats crowed last week. « When will these bickering economists shut up and accept that the euro is forever. »

    The relevant observation, though, isn’t that France and Spain just managed to auction more debt at lower yields. The relevant observation is « why? » For the reality is that the European Central Bank – whisper it – is now engaged in full-on « stealth monetisation » of the eurozone’s hideous, interlocking edifice of bank and sovereign liabilities. This isn’t openly admitted, of course, given the German public’s acute opposition to « money printing ». But it’s happening nonetheless.
    The ECB has, for several months now, been aggressively lending to European banks, those banks in turn using such funds to buy eurozone sovereign debt. And in response to S&P’s French-bound downgrade Exocet, such « special operations » have just been cranked-up.
    The ECB’s cheap, three-year LTRO (long-term refinancing operations) finance has created a juicy « carry trade » for the continental banking sector. Banks can borrow at 1pc from the ECB, posting near-meaningless collateral, then buy sovereign bonds with higher yields, the resulting profit helping them recapitalise, covertly, at the taxpayers’ expense. Why wouldn’t European banks pile in to newly issued bonds as fast as eurozone governments can issue them, when they’re effectively being bribed to do so?
    While there’s barely any technical difference between this now widespread practice, and out-and-out circular financing, politically the difference is huge. For now, ECB lending to eurozone banks is just about acceptable to the German public, not least because most barely understand it, but outright debt monetisation is not. Chancellor Merkel’s mind has also lately been focused by fears of systemic risk in Germany’s own banking sector. That’s why the ECB « special ops » have Berlin’s tacit approval.
    Most eurozone governments haven’t agreed this radical, unprecedented currency debasement. National parliaments have barely discussed it. But it’s now in full swing and is the principal reason why eurozone debt markets have lately shown signs of « improvement ». This tawdry practice, for sure, is providing eurozone politicians, and their banking sector friends, relief for now. Yet, it cannot go on – which is why, to reprise Lord Acton, it is happening « below the radar ».
    Beyond the sly moves, though, the eurozone still faces an imminent, chronic funding problem. Member states need to repay €770bn of debt this year, the bulk of it over the first six months. European banks, themselves heavily dependent on state largesse, have another €520bn of debt coming due by this June, much of it during the first quarter. Berlin appears to have decided that raising the alarm about eurozone QE – for that is what it is – would seriously undermine not only recent stock-market gains (which are helping bank balance sheets look less ghastly) but also upcoming government debt auctions themselves.
    The fundamental issue is that Europe’s banks remain locked out of traditional funding markets, leaving them reliant on the ECB – which, in turn, is now increasingly reliant on conjuring-up credits ex nihilo, while begging the Chinese to provide a bail-out. Behind last week’s triumphant headlines, this is the reality. Faced with a funding freeze, banks are shrinking their balance sheets, of course, strangling growth by refusing to lend, a problem the ECB’s black arts will do nothing to address.
    Unable to raise genuine commercial cash, eurozone banks are barely lending even to each other, due to crippling fears of counter-party risk, given that many continue to hide massive liabilities in so-called « special purpose vehicles ». European lawmakers, after all, like their UK counterparts, lack the guts to force them to publish their balance sheets in full.
    This remains the nub of the sub-prime problem. The so-called « stress tests » – bank balance-sheet inspections by regulators, who then tell the markets what they think – just won’t do. Investors themselves need to judge who is solvent and who isn’t. Only then can realistic, enduring judgments be made about which banks should and shouldn’t survive. Capitalism works only when, as Lord Acton might have put it, there is « full disclosure » of all relevant information and creditors can take a meaningful view. So eurozone governments need to stand behind retail depositors, make the financial institutions « fess-up » and let the cards fall, forcing the bombed-out European banking sector to consolidate.
    This really is the only solution in the eurozone, as well as the UK and US. Europe’s failure to grasp it is more immediately explosive, though, given the political pressures created by being locked into the single currency straitjacket.
    The Basel Committee on Banking Supervision has lately been making noises about requiring banks, when they announce their crucial « tier-one » capital ratios, to reveal how such ratios have been calculated. Outrageously, across the Western world, banks are still permitted to cover this up. In what other industry would such accounting secrecy be tolerated, particularly an industry of such huge systemic importance to the rest of the economy?
    Already, banks are messing with internal « risk-weight » assumptions, in a bid to dodge new rules requiring them to hold more capital. Now they’re pushing back against efforts to introduce further, much-needed transparency. Are the politicians reining in the banks, putting them in their place and protecting public interests? Are they heck.
    Some play down the possibility of a « euroquake » and the likely fall-out if one happens. While eurozone nations contributed 20pc of global GDP growth during the 1970s, that share is now way below 10pc, given the new importance of the emerging giants of the East. Having said that, a systemic eurozone banking crisis would rock the world. The financial contagion on asset markets elsewhere would be huge.
    In the end, this eurozone crisis is less about Greek pensions or Italian welfare payments than it is about the region’s Gordian knot of entwined bank and sovereign debt. The banks are destroying the governments. And once the governments go down, social unrest will ensue. Eurozone banks need to be forced to fess-up, write down their losses and consolidate, yet lawmakers hesitate. That’s because our political classes have been « captured » by the financial services sector, a sector allowed to run riot, in recent years, to an ever greater degree.
    « Power tends to corrupt », as Lord Acton famously said, « and absolute power corrupts absolutely ».

  27. Parait que notre modèle est déjà ultralibéral : ‎ »Pire, Free serait en train d’abattre le système social français avec son modèle ultra-libéral. »
    http://www.developpez.com/actu/40710/Free-Mobile-prendrait-les-francais-pour-des-cons-et-detruirait-le-modele-social-d-apres-un-syndicat-d-Orange/

  28. Ping : Les deux économies « FAITS ET ANALYSE ECONOMIQUES

  29. Ce qui apparait plutôt dans le système français c’est la liaison plus qu’étroite entre les banques et l’Etat. Les décisions des banques ne sont pas décorrélées de celles de l’Etat. La distinction privé/public ne semble pas s’appliquer pour le secteur bancaire.

  30. Homo-Orcus dit :

    Le Baltic Dry s’effondre mais le marché actions monte….
    Baltic Dry est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches, tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales….
    Il chute de plus de 45% depuis le début de l’année soit son plus bas niveau depuis fin 2008.
    Si les financiers considèrent toujours que cet indice est un indicateur avancé des échanges de marchandises alors la hausse du marché actions risque de faire une « pause ».
    Chute impressionante depuis le 21/12/11

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=BDIY:IND

  31. Marc-Aurèle dit :

    Bonsoir à tous: Y-a-t-il parmi vous tous lecteurs de ce blog, une personne capable de chiffrer ce que nous coûte:

    La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus… beaucoup trop d’élus…
    Il y a les mandats de proximité, souvent populaires, comme celui de maire ; les mandats moins bien identifiés par le public (conseiller général ou conseiller régional) ; et les mandats nationaux (députés, sénateurs, parlementaires européens), souvent perçus comme lointains et ne comptant pas forcément parmi les plus appréciés, du fait du gouffre institutionnel et financier qui se creuse entre la « France d’en bas » et la « France d’en haut ».
    La France compte la plus importante concentration d’élus de la planète.
    Une pléthore d’élus
    Députés : 577
    Sénateurs : 343
    Conseillers régionaux : 2 040 (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna).
    Conseillers généraux (+ conseillers de Paris) : 4 042
    Maires : 36 635
    Conseillers municipaux : 519 417
    Députés européens : 78
    Élus intercommunaux : 38 000 environ*.

    Total : 601 132 élus

    Données en juin 2011.
    *Les chiffres des élus intercommunaux sont très difficiles à obtenir. Il semble que la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) du ministère de l’Intérieur n’en ait même pas un état précis !

    Un élu pour 108 habitants
    Selon l’INSEE, au 1er janvier 2011, notre pays était peuplé de 65 027 000 habitants. On compte aujourd’hui en France, environ un élu ou – pour être plus exact car il y a souvent cumul – un mandat électoral pour 108 habitants. Si la démocratie se mesurait à l’aune du nombre d’élus, notre pays serait un modèle universel !

    Si vous pouvez y ajouter les nombreux membres d’Observatoires, d’Associations liées aux politiques, de Commissions, etc… nous comprendrions peut-être mieux où va l’argent des Français ?

    • Homo-Orcus dit :

      « Les chiffres des élus intercommunaux sont très difficiles à obtenir. Il semble que la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) du ministère de l’Intérieur n’en ait même pas un état précis ! »
      J’hallucine ou quoi ? Ces élus fantômes touchent des prébendes… et la compta publique elle est où ?
      Complément d’infos : + de 28.000 communes ont moins de 1000 habitants.

  32. Homo-Orcus dit :

    mon dernier post sous « modération » ????????????????????

  33. Ce sont les charmes incertains des blogs fièrement propulsés par WordPress  » à la pointe de la sémantique » ;=)

  34. Eldon dit :

    Clair, lucide et pragmatique.

    Je suis convaincu depuis des années que l’INSEE « tune  » les chiffres sur recommendations du gvt car cela pilote les revalorisations des prestations, si la vraie inflation était donnée de facon transparente.

    pour réellement mesurer « l’état annuel » d »un pays, il faudrait plutot :
    prendre sur 80 % de la population ( pareto ) , en enlevant les 10 % des « bords »,
    sur leur revenus, soustraire cout moyen logement, transport , essence, chauffage, nourriture, tout ce qui est « indispensable » à vivre . Il ne faut pas compter les budget vacances ou autre Ipad, qui ne sont que des « placebos »…..
    cette somme restante nous indiquerait les tendances réelles et je suis certain que depuis 15 ans, cette somme restante decroit massivement . pour certains elle est deja negative, pour bcp elle se rapproche dangereusement de 0.
    et quand vous aurez 30 ou 40 % de ces 80 % de personnes arrivant vers 0 …..vous aurez le reveil des banlieux…
    ce n’est pas plus compliqué.

    cdlt

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