Réflexions sur le Libéralisme après le discours du Président de la République du 29 Janvier 2012.

Je sais que Monsieur Sarkozy n’est pas un homme très cultivé.
Il n’en reste pas moins que son intervention du 29 Janvier a atteint des niveaux dont je ne soupçonnais pas qu’ils pouvaient être atteints par un ancien avocat, premier homme de la république. Deux remarques :

1. Alain Madelin a eu le courage de porter le libéralisme politiquement en France depuis des années, et avec beaucoup de panache. Mais Alain n’est pas LE libéralisme. Résumer le libéralisme à sa dimension politique incarnée par un seul homme est cependant plus qu’un crime, une faute car c’est nier son rôle éminent dans l’histoire des idées pour le réduire à une querelle de personnes n’intéressant que notre toute petite classe politique. En fait, la dimension intellectuelle du Libéralisme est de loin ce qu’il y a de plus passionnant dans ce qu’il faut bien appeler la philosophie dominante des trois cent dernières années, marquées par les écrits incroyablement prescients d’hommes ou de femmes tels Montesquieu, Bastiat, Tocqueville, Benjamin Constant, Madame de Staël ou plus récemment Raymond Aron, JF Revel ou Boudon . Ramener le Libéralisme à son score dans des élections, oùàa la gestion au jour le jour de l’économie , c’est montrer que l’on ne comprend rien au mouvement des lumières, ce qui est un peu gênant pour un Président de la République censé garantir la Constitution dont une grande partie du préambule est d’inspiration profondément libérale (quand bien même ce préambule n’est jamais ni évoqué ni respecté).

2. Le Président a indiqué de plus que la libéralisation du système financier était à l’origine des désastres actuels. Cette simple petite phrase en apparence anodine comporte deux erreurs. La première est que de nombreux libéraux se sont élevés CONTRE cette dérèglementation de la sphère financière ( votre serviteur en fait partie), dont il faut se souvenir que notre Président actuel était un farouche défenseur au début de son mandat (voir mon livre: »Liberal mais non coupable »). La deuxième c’est que les ennuis actuels de la France ne viennent pas d’un excès de dérèglementation des banques (ce qui fut le cas aux USA) mais du simple fait que nos hommes politiques n’ont pas voté un seul budget en équilibre depuis 1973 (Pompidou). Ajoutons à ce laxisme perpétuel le fait que ces mêmes élites tout en suivant une politique budgétaire qui interdisait à notre pays d’avoir une monnaie forte nous ont collé dans un taux de change fixe (l’Euro) avec un pays qui lui se reformait et faisait baisser le poids de son Etat dans son économie et chacun peut comprendre monsieur Fillon qui après avoir été nommé au poste de premier ministre, a déclaré: « la France est en faillite », il y a près de cinq ans. Et la France est en faillite bien sur et uniquement à cause de ses hommes politiques et des mauvais choix qu’ils ont fait et non pas cause du Libéralisme.

Depuis 1981, le poids des dépenses de l’Etat dans l’économie est passe d’un peu moins de 40 % du PNB à un peu plus de 55 % de ce même PNB, ces dépenses croissant en moyenne de 1% par an de plus que celles du secteur privé. Accuser le Libéralisme des malheurs de la France est un peu comparable à ce que l’on peut lire dans la presse des pays arabes rendant Israël responsable de tous les dysfonctionnements existant dans ces sociétés. Facile, mais faux. Et donc affirmer comme Monsieur Sarkozy l’a fait que les dépenses de l’état allaient en diminuant est ce que l’on appelle une distorsion de réalité dans le meilleur des cas.
Ces deux faits sont très préoccupants car, ou bien le Président ne comprend rien à la façon dont une économie libre fonctionne, ce qui est grave, où il comprend très bien et dit ce qu’il pense que les Français veulent entendre et leur offre une victime expiatoire « le banquier libéral et apatride », ce qui est a la fois dangereux, faux et inexcusable tant cela rappelle Maurras ou Drumont.

Aprés ce discours, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter, mais je sais avec certitude pour qui je ne vais pas voter.

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A propos IDLibertés

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241 commentaires pour Réflexions sur le Libéralisme après le discours du Président de la République du 29 Janvier 2012.

  1. Homo-Orcus dit :

    la révolution de 1830 (un mai 68 réussi) est plus liée à Louis Philippe d’Orléans qu’à un Charles X qui abdique (fin des Bourbons). Cet Orléans amènera la seconde république et l’état providence…

  2. GdG dit :

    Dans la prochaine législature l’euro doit selon les libéraux se casser, peut être seulement se scinder.
    Ce sera assurément un naufrage.
    Je souhaite, le moment venu voir un capitaine a la barre.

    Le problème politique en France c’est d’avoir une gauche qui a enfermée la droite dans un filet d’où celle-ci ne sait plus sortir par incompétence, bêtise ou lâcheté.
    Le fer de lance du socialisme et du communisme est très simple:
    « vous allez aider les riches pendant qu’il y a des pauvres qui méritent toute notre attention »
    En gros c’est toujours le même refrain.
    Les mesures communistes sont alors de donner au démunis des revenus qui seront pris sur le capital ou les riches!!.
    Allez contester, c’est très difficile voire même impossible*.

    Ce que la gauche ne comprend pas c’est que le capital n’est pas une richesse mais un outil.
    La logique du capital des rentiers est d’être l’outil des entreprises.
    Le revenu de ce capital doit correspondre exactement a l’accroissement des biens produits.

    Exemple: Supposons que l’élu au pouvoir donne en arrivant 1000€ aux pauvres. Fort bien mais il faut soit emprunter en Euro soit prendre cet argent dans la poche des rentiers.
    Emprunter dans une monnaie que l’état ne maitrise pas, c’ est toujours suicidaire.
    Prendre l’essence qui se trouve dans le moteur des entreprises, c’ est criminel. Car ça va multiplier les pauvres.

    Ce qui se voit et se reçoit tout de suite c’est la bonne action de la gauche.
    L’économie avant de produire ses effets demande du temps (1 ou 2 ans?)
    Ce qui se reçoit plus tard c’est toujours plus de chômage et plus de pauvres à aider.

    Les socialistes et les communistes tirent leur force d’un texte de l’évangile que Charles Gave cite dans son livre « un Libéral nommé JESUS » p 122.
    « Où vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon »*

    Charles Gave commente cette phrase dans un sens que j’approuve complètement, le capital de l’entrepreneur lui appartient et il doit être le seul à décider de son emploi.

    Je constate que la gauche est furax de voir le président utiliser leur grosse ficelle.
    Pour un temps j’espère.

  3. CANDIDE dit :

    Les participants à cette discussion sont très intéressants et très rassurants en même temps. Rassurants surtout parce qu’il est heureux de voir un débat s’instaurer intelligemment, loin des phrases assassines et creuses que des hommes et des femmes politiques s’échangent en guise d’arguments politiques par médias interposés.
    Le désarroi qui transpire dans les différentes interventions à propos de l’élection présidentielle à venir est assez inquiétant mais il est vrai que les circonstances sont assez sinon très exceptionnelles. Cela prouve que nous sommes à un tournant de l’Histoire.
    Je n’ai pas de solution miracle à vous offrir. A défaut et en raison de la gravité de la situation, il convient de s’instruire et de s’informer. Mais il faudra, en définitive, prendre une décision par une action positive, c’est à dire voter en donnant, au regard de la situation, une orientation qui nous paraîtra la plus efficace ou la moins pire, c’est selon.
    L’élection présidentielle est un évènement très particulier qui a de profondes répercussions dans la population qui va au delà de la simple dimension économique. Le pays attend un chef en qui il peut avoir confiance et qui puisse le guider pour affronter la dureté de l’existence. A ce titre, force est de constater que les français, dès les premiers mois de la présidence actuelle se sont sentis trahis -le mot n’est pas trop fort- par le seul comportement personnel du Président d’où l’embarras que nous constatons…
    C’est pourquoi je soumets à votre lecture ce bref extrait de « La doctrine classique de la politique étrangère » de Philippe Constantineau (Édition l’Harmattan) : «  » »… Alors Thémistocle (Homme d’État et stratège athénien) doit être considéré comme possédant au plus haut point la « science politique », car dans le domaine politique, où il faut toujours compter avec l’imprévu, il pouvait prévoir ce qui allait se produire. Sa capacité d’analyse était telle qu’il pouvait se figurer les conséquences qu’entraîneraient chacune des options possibles. Mais il était également « sage » (sophos) dans le sens ancien du terme, tel qu’on le trouve par exemple chez Platon, selon lequel il s’agirait de la possession d’un « art royal », consistant dans le savoir de ce qu’il faut faire dans chaque situation donnée. Or, Thémistocle possédait aussi cette science là comme nul autre, suivant le témoignage de Thucydide. Mais à vrai dire, la connaissance de ce qu’il y a à faire, le bon conseil politique, ne se conçoit guère sans la prévoyance, c’est à dire la connaissance de ce qui se produira si l’on décide de poser une action donnée ou de s’en abstenir. Ces deux genres de savoir forment ensemble la « politikè », la « science » ou « l’art politique » au sens ancien du terme. Remarquons enfin que si Thucydide souligne le fait que Thémistocle disposait de cette science sans s’être adonné à une étude, soit en vertu d’un don naturel, cela ne signifie pourtant pas que cette capacité de prévoir ce qui se produira et d’être de bon conseil ne pourrait pas, chez tout autre, être augmentée par l’étude. … » » »
    En 2007, je ne me souviens plus du moment exact de la campagne présidentielle sinon que c’était au moment où les dernières cartes était jetées sur la table, une journaliste s’était tournée vers François Bayrou et lui avait posé cette question : Et vous comment voyez vous l’avenir de la France ? Il a répondu après un bref instant de réflexion : « « Nous allons au devant de très graves problèmes à cause de la dette !… » » Et c’était en 2007 ! Cet homme politique a été le seul, je dis bien le seul, à avoir mesuré les épreuves qui nous attendaient et à l’avoir exprimé. Mais le concert médiatique a étouffé sa voix comme si la chose était déjà entendue… (« « … Travailler plus pour gagner plus …» »)
    Maintenant, je vous invite à écouter l’intervention de Mr. François Bayrou présentant son programme économique : http://www.lcp.fr/videos/reportages/70332-francois-bayrou-voit-dans-la-perte-du-triple-a-la-validation-de-son-discours
    Il y fait référence notamment à Jacques Rueff. (28ème minute, pour les impatients) mais il convient d’écouter l’intégralité du discours.
    Loin de moi, même si j’en donne l’impression, la volonté de me livrer à un quelconque militantisme, mais comme je l’ai dit plus haut, il faut se décider par un acte positif dans son choix, au moment du vote.
    Pour vous éclairer davantage et pour l’étude (liée à la définition athénienne du chef), je vous invite à lire le livre de Michel Aglietta : « « Zone Euro – Éclatement ou Fédération » » Edition Michalon. C’est un ouvrage très pédagogique, très clair surtout et extrêmement intéressant. Les problèmes qu’il y évoque sont, de manière surprenante, considérables en nombre et j’ai pu constater que la pertinence de la question de l’existence de l’Euro fait l’objet d’un plus vaste ensemble.
    Les temps qui viennent sont pleins d’incertitude. Les forces qui s’exercent dans l’économie sont considérables et mettent à mal, pour certaines, les fondements même de la Démocratie (Diktat de la finance) et engendrant de graves injustices. Il est important que le pays ne se divise pas à ce moment crucial de son histoire. La France ne mérite pas qu’on la jette aux orties parce qu’on ne voit pas ses convictions se réaliser. Au contraire, la transformation en profondeur des idées est un long processus. Tocqueville l’a très bien décrit dans son livre : « L’ancien régime et la Révolution »
    Amicalement à vous tous.

  4. CANDIDE dit :

    Excusez moi, je rectifie un mot dans le paragraphe relatif au livre Michel Aglietta, il convient de lire :… «  » la pertinence de la question de l’existence de l’Euro fait « partie » d’un plus vaste ensemble «  » » et non pas …fait « l’objet » d’un plus vaste ensemble.
    Merci

  5. vivelafrance dit :

    Mr gave votre dernier livre ou plutot derniere oeuvre est en train de prendre forme, car meme un gaucho bobo comme François Hollande a été contraint par la force de dire non à une relance keynésienne. Vu les mesures qui vont etre prises, je devine que nos « anes » d’hommes politiques sont poussé à appliquer une politique de l’offre (allegement fiscaux baisse de l’IS pour PME et les entreprises innovantes) On peut dire que c’est une premiere pour un communiste comme lui.
    Bon au passage les taxes exeptionnelles 3 et 4% sur l’IR prévu sont aberrantes dans un pays ou les riches sont taxé à 80%, sans parler de la réindustrialisation de la France que prévoit finalement tous les « anes » qui nous gouvernent, il prévoit un doublement du livret A qui risque de faire couler toujours un peu plus les assurances vies, et veut s’attaquer à la finance.
    Je pense que séparer les banques de dépots des banques d’investissements n’est peut etre pas une si bonne idée pour la France surtout une séparation trop brutal et direct car les banques font déjà des efforts inconsidéré pour se recapitaliser et augmenter leur fonds propres pour respecter le ratio 9% prévu.En tout cas les banques françaises me semblent plus subir les contrecoups de la dette plutot que les subprimes donc une séparation ne devrait peut etre pas etre à l’ordre du jour peut etre.

    amicalement Franck

  6. Niclouf dit :

    Monsieur,

    Comment faites-vous pour calculer le rapport des dépenses de l’Etat et du PNB?
    Trouver le PNB est facile. Mais pour les dépenses de l’Etat, ça s’avère moins évident de les trouver.

  7. laurent faure dit :

    c’est la panique a bord au ministère des finances….. ils savent.

  8. Du mystère des réussites : http://www.ecrans.fr/Angry-Birds-donne-des-ailes-a,13982.html
    « L’ahurissante saga Angry Birds comporte définitivement quelque chose qui défie l’explication rationnelle, et même coupe le sifflet. Au début du mois de décembre, le « petit » studio indé finlandais Rovio, heureux développeur de cette poule aux œufs d’or, annonçait que le jeu pour smartphones cumulait désormais plus de 500 millions de téléchargements… »
    C’est implanifiable ! Et la conclusion de l’article : « Ces success stories fabuleuses, ces rejetons contemporains de sagas à la Rockefeller font parfois penser au capitalisme épique des temps pionniers. Mais c’est autre chose : ces aventures sont d’autant plus stupéfiantes qu’elles restent terriblement instables, hasardeuses, presque accidentelles, et ne présagent en rien de modèles éternellement reproductibles. »

  9. Patrick-Louis Vincent dit :

    Le discours de Bayrou est un peu long, mais bon, je suis allé au bout.
    Ce n’est pas un programme libéral, mais un programme de redressement économique et d’aissainissement des finances publiques ; ce qui n’est déjà pas si mal.

    Bayrou prévoit le retour à l’équilibre en 3 ans. Le déficit budgétaire étant de l’ordre de 100 milliards, il parvient à l’équilibre en réduisant les dépenses de 50 milliards et en augmentant les recettes d’autant..

    Sa réductions des dépenses est assez floue, car il ne prévoit aucune réduction de l’état-providence, mais simplement une meilleure gestion des dépenses publiques avec un gel des dépenses en euros constants, hors inflation, qu’il estime à 2,5% par an. Ceci pendant deux ans.

    Pour les recettes, il propose d’augmenter la TVA de 2 points (tout en étant hostile à la TVA sociale). Ce qu’il ne voit pas, c’est que, en augmentant la TVA, il réduit la consommation de chacun, ce qui fera rentrer moins d’argent dans les caisses de l’état.

    Il prévoit aussi de supprimer certaines niches fiscales dont celle concernant la défiscalisation des heures supplémentaires.

    Il est aussi pour le maintien de l’ISF, en exonérant toutefois la résidence principale et l’outil de travail. Il situerait cet impôt à 0,5% du montant du capital.

    Il prévoit aussi une augmentation du taux marginal de 41% à 45% et de créer une tranche supplémentaire à 50% (mieux que Hollande !!!)

    En dehors de cela, il propose de revenir au plan quinquénal, comme sous le Conseil National de la Résistance, avec, comme objectif, d’établir un programme de réindustrialisation de la France. Là encore, ce n’est pas très clair, puisqu’ensuite il dit que la réindustrialisation devra être européenne, mais avec des emplois en France ???

    Pour les PME/PMI, il prévoit, comme Sarkozy et comme Hollande, la création d’une nouvelle banque pour leurs investissements (ce qui montre bien que les banques actuelles ne font plus leur boulot)

    Pour le reste, il reste partisan du nucléaire (à cause, dit-il, du réchauffement climatique), partisan bien sûr de l’Europe qu’il voit avec un président élu au suffrage universel. C’est pour moi le point le plus utopique de son discours. Il ne dit pas, d’ailleurs, quelle serait l’étendue de ses pouvoirs. Il présiderait, selon lui, la Commission et le Conseil des Ministres (qui est l’assemblée regroupant tous les chefs d’états). Je ne vois pas trop ce que cela pourrait donner d’avoir un chef de l’état européen, président une assemblée de chefs d’états nationaux qui n’auront pas nécessairement la même couleur politique que lui. Tout cela est bien confus et flou.

    Dans l’ensemble, c’est mieux que Hollande, mais l’ensemble reste très socialisant. .

    • PM dit :

      Je ne crois pas beaucoup en Bayrou non plus, d’autant plus qu’il n’a aucun parti derrière lui et foecément une majorité très instable, voire aucune majorité, après les législatives. Donc pour moi, ce n’est pas un candidat sérieux.

    • BFA dit :

      @ PLV. Vous dites ou plutôt commenter un discours : « …..( ce qui montre bien que les banques actuelles ne font plus leur boulot ) ».
      Vous êtes-vous demandé pourquoi les banques  » actuelles » (?) ne font soit disant plus leur boulot ?. Il me semble qu’il n’est pas inutile de se pencher sur la question, et surtout d’essayer d’en comprendre le pourquoi. Celà évite de sombrer en écoutant les discours des sirènes.
      Bien cordialement.

  10. Marc-Aurèle dit :

    Ce blog a repris de la vigueur depuis que Mr Charles Gave s’y consacre beaucoup plus….cela devient intéressant… toutefois, les élections présidentielles semblent tous vous préoccuper grandement…c’est normal !

    Or, nous vivons tous dans un monde où l’ensemble des informations sont « pipées », tout comme souvent, ceux qui les diffusent… pour illustrer cette absence de fiabilité des informations dont nous sommes abreuvés journellement, un commentaire de l’AGEFI sur la transmission d’information des Administrations de l’Etat Suisse à l’Etat U.S.: (je cite)

    « EDITORIAL CHRISTIAN AFFOLTER
    LE VÉRITABLE AVEU D’IMPUISSANCE
    L’administration fédérale semble prendre une certaine habitude de livrer des données cryptées aux Etats-Unis (lire p. 5). Au point qu’elle n’estime même plus nécessaire d’en informer toutes les parties concernées. Et encore moins de les consulter. Comme s’il revenait aux médias de faire suivre ces opérations d’une sorte de débat public, à partir de fuites. C’est peu dire que le procédé ne semble pas à la hauteur d’un Etat de droit. Les autorités fiscales américaines donnent l’impression d’être capables à elles seules de redéfinir en leur faveur les règles auxquelles la Suisse doit se soumettre.
    Si la situation d’urgence a pu être invoquée dans le cadre de la première transmission de données concernant les clients d’UBS, elle n’est plus applicable indéfiniment. Les explications du Département fédéral des finances le confirment: les informations représentent un «gage», pour lequel la clé ne sera fournie qu’en cas de conclusion d’un accord fiscal. Un moyen de pression que la Suisse souhaiterait utiliser dans le cadre des négociations pour obtenir la solution globale tant souhaitée, au lieu de négociations au cas par cas? Il est permis de douter de son efficacité, à plusieurs titres.
    Pour que cette démarche ait du sens, le floutage effectué doit évidemment pouvoir résister à toutes les tentatives américaines de décryptage. La Suisse n’est pourtant pas connue comme superpuissance informatique, ou du moins comme pays consacrant beaucoup de moyens à la défense contre le piratage. Contrairement aux Etats-Unis. Les données ne resteront probablement pas cachées longtemps. Par conséquent, les livrer en-dehors d’une procédure officielle d’entraide judiciaire, et avant même de connaître l’issue des négociations, ressemble à une capitulation anticipée. Impression renforcée par les (huit?) banques concernées par cette action, à laquelle elles ont consenti avant même l’administration fédérale. Sur fond de menaces d’interdiction de démarcher des clients américains, et d’exercer la moindre activité sur le territoire des Etats-Unis (selon le scénario le plus vraisemblable).
    Cette attitude manifestement trop conciliante ne peut qu’encourager celles et ceux qui demandent depuis des mois une stratégie de défense nettement plus ferme face à des attaques qui n’ont a priori guère de raisons de connaître une fin.n »

    La démocratie Suisse, que j’aime bien malgré tout, se trouve une nouvelle fois bafouée…La nôtre n’existe pas, et ce ne sont pas les élections présidentielles qui y changeront quoi que ce soit.
    Il faut donc que tous, nous nous opposions aux abus de l’autorité (basée sur les mensonges généralisés). En d’autres termes, pour arriver à imposer la liberté et la démocratie réelle, il est important que nous ayons, tous, la conviction qu’on a la possibilité de contrôler l’exercice de l’autorité et de la tenir en respect. (un des préceptes de Gandhi)

  11. petitrader dit :

    Monsieur Gave, après la nette victoire de Mitt Romney aux primaires du grand état de Floride avez-vous déjà un avis sur le programme du très probable candidat républicain Mitt Romney face à Obama ?

  12. Binitials dit :

    Qu’attendre de Sarko ?

    Il défend la France qui travaille mais a augmenté en 5 ans la fiscalité sur l’épargne de 11 points à 40% !!! ce taux est de 25% en Allemagne. Aucun gouvernement fut il socialiste n’a jamais osé faire autant !

    Même les propositions de Hollande sont plus favorable aux Petits entrepreneurs que les siennes !

    Je suis sur qu’il n’y comprend rien. C’est un nul. Comme les autres ca fait trop longtemps qu’ils évoluent au sein d’un système clos, les meilleurs sont partis il y a longtemps !

  13. Apocalypse dit :

    Mitt Romney ? bonne nouvelle pour les USA.
    leur seul candidat valable (Ron Paul) sera pas élu à cause du mormon qui a fait fortune dans le porno…

    • CANDIDE dit :

      Pour rebondir sur ce commentaire :
      Deux observations mises en parallèle :
      – 1°/ Les banques réduisent leurs crédits aux entreprises (trésorerie, investissements…) http://chevallier.biz/2012/01/baisse-de-m3-m2-en-e-zone/ ce qui rejoint votre commentaire.
      – 2°/ La BCE a prêté, le 22 décembre 2011, 489 M€ aux banques.
      La bourse de Paris était aux environs de 3.000 points en décembre 2011 pour finir à 3.376 points aujourd’hui, le 02/02/2012 ! Si mon calcul est juste, cela fait + 10,37% de hausse. L’économie réelle serait-elle devenue soudainement plus rayonnante. Les chômeurs grecs et espagnols vont être à la fête. Écoutez les jouer des castagnettes de bonheur et regardez les danser le sirtakis de joie ! (j’ironise, bien sûr…)
      Cherchez l’erreur ! car en confrontant ces deux points on pourrait conclure :
      Moins de crédit aux entreprises (!) donc elles font moins d’investissements (!) donc elles feraient, semble-t-il, plus de profits sans avoir besoin d’améliorer leur productivité (?)
      A moins que le crédit reçu de la BCE par les banques leur serve précisément à aller le jouer à la bourse pour essayer de se refaire. A quand la nouvelle bulle ? Pauvre France !

      • Homo-Orcus dit :

        Votre seconde conclusion me semble de circonstance. Nous allons assister à l’éclatement de la bulle actions et dans le même temps celle de la bulle immobilière qui en général et au minimum dure cinq ans.
        Actuellement nous sommes dans la phase du sursaut du moribond qui redonne de vains espoirs.

      • FaLLaWa dit :

        Cher Candide,
        Corrigez-moi si je me trompe mais il me semble que la bourse de Paris ne represente qu’une petite partie de l’ensemble des entreprises francaises, car seules quelques unes sont cotees en bourse.

        Nombre d’entreprises francaises en fonction du nombre de salariés :
        190,993 entreprises de 10 à 249 employés
        987,093 entreprises de 1 à 9 employés
        http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=219

        1628 societes cotees a la Bourse de Paris :
        http://www.societes-cotees.fr/societes-cotees.php

        On entend dire que les banques ne prêtent plus aux entreprises, mais de quelles entreprises parlent-on ?
        Mon point est que c’est un raccourci d’associer l’economie reelle francaise à la valeur de la Bourse de Paris.
        Amicalement

  14. petitrader dit :

    LAS VEGAS (Reuters) – Le magnat du BTP et animateur de télé-réalité Donald Trump a affiché jeudi son soutien à Mitt Romney pour l’investiture républicaine dans la course à la Maison blanche.

    « Mitt est coriace, il est intelligent, il est mordant. Il ne va plus laisser toutes ces mauvaises choses se passer dans ce pays », a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse.

    Le milliardaire, qui avait un temps songé à briguer l’investiture du Grand Old Party pour la course à la Maison blanche, avait fait parler de lui en avril dernier en demandant à Barack Obama de prouver qu’il était bien né sur le territoire américain.

    Andy Sullivan, Benjamin Massot pour le service français

  15. CANDIDE dit :

    Bien que ce que je viens de dire un peu plus haut pourrait laisser penser que je partage l’idée de l’existence d’un ennemi extérieur et invisible, je suis assez d’accord avec ce que dit Vladimir Vodarevski :
    http://economie-analyses-actualites-opinions.over-blog.com/article-le-populisme-en-campagne-presidentiel-98494887.html

    • Homo-Orcus dit :

      Le monde politique a toujours utilisé ces stratagèmes et subterfuges pour « maîtiser » le peuple, même avant Keynes. Sauf qu’il est vrai, ça empire et gravement, au détriment de nos libertés intellectuelles et nos libertés au quotidien. ça me fait penser à Nietzsche qui avait tout compris avant tout le monde.

  16. GdG dit :

    @ Charles Gave,
    Je vous remercie infiniment de mettre à la disposition de chacun ,d’une façon concise, vos connaissances, votre expérience et vos analyses remarquables.

    En rapport avec l’élection du président.
    L’action du marquis de Pombal au Portugal en 1755 pour reconstruire Lisbonne est très intéressante et méconnue sur un point particulier.
    « Il a pris au riches pour donner aux pauvres*. »
    Il a très bien fait. (Là c’est de la provocation.)
    A l’époque c’était l’or la monnaie et tout cet or était la propriété de la noblesse et du clergé qui, économiquement n’en faisaient rien.
    Il faut préciser aussi que les pauvres* n’étaient pas des inactifs mais les artisans, des architectes.
    On comprend mieux.
    Plus tard, Pombal accusé de tous les maux fut banni.(Fait du bien à un vilain il te mors la main? Pas du tout, il fut banni à l’instigation de la noblesse et du clergé)

    N’y a t’ il pas une très grande confusion dans l’utilisation des mots riche et pauvre.
    C’ est a dire que l’on admet à tort que toute personne qui a du capital est un riche alors que le terme de riche ne devrait s’appliquer qu’à celui qui a du capital sans le faire fructifier?

    On peut observer aussi qu’un employé, et c’est plus délicat, peut être qualifié de riche ou de pauvre.
    Pour devenir riche il lui faut d’abord dépenser moins qu’il ne gagne.(A ce titre il aurait déjà une qualité importante pour gouverner la France!)
    S’il met de côté ce petit pécule pour sa retraite, par quel terme peut t’ il être qualifié selon le placement qu’il fera?
    Le mot pauvre semble mal évalué car on peut être avec le même somme pauvre à Paris et riche dans un petit village..

    J’ai une question sur l’or.
    Il me semble que les libéraux n’ont pas de solution sur la monnaie, un des problèmes majeur de l’Europe.

    Je vous suis parfaitement lorsque vous dites que l’or inspire confiance.
    La confiance est évidemment une des qualités essentielles d’une monnaie mais pas suffisante.
    Tout système qui inspire confiance a déjà cette qualité et ne fait pas forcément appel à l’or.

    Je vous suis plus difficilement lorsque vous dites que Platon avait raison et Aristote tort.
    Mon sentiment est que Aristote avait raison de son vivant et pour quelque siècles ensuite.
    Platon a imaginé une monnaie plus adaptée au monde moderne surtout si j’ai bien compris une monnaie qui s’alignerait sur la valeur de la richesse produite.
    Aujourd’hui la monnaie est en fait virtuelle car il me semble que ma carte bleue n’est pas de la monnaie et mon avoir est représenté par un simple chiffre comptabilisé par une banque, ce que n’avait pas prévu Platon ou Aristote.

    Si j’accepte que le travail de toute ma vie soit simplement comptabilisé par une banque, il me faut une sacré dose d’inconscience ou de confiance surtout si cette banque est a la botte d’un asile de fou…

    J’ai cru comprendre que selon vous, un état bien géré ayant la maitrise de sa propre monnaie convertible et capable d’ajuster en temps réel le volume de sa monnaie sur l’activité des citoyens est la seule solution.
    En fait votre vision est t’ elle celle ci:
    Peu importe la mesure c’est la confiance qu’inspire un grand état bien géré et capable de contrôler la monnaie à flux tendu.

  17. Fred Rabeman dit :

    Le discours du Président fut une calamité, et certes, attaquer les banquiers de cette façon sent « les plus sombres années de notre histoire ».

    Lisant la remarquable synthèse faite par Corentin de Salles, de la « Richesse des Nations » de Adam Smith, je suis consterné par tout argument en faveur de mesures économiques destinées à favoriser, équilibrer, ou punir. Il y a déjà 250 ans, Adam Smith démontrait que ces mesures rendaient plus cher le niveau global de la vie, et qu’il fallait être déjà un pays riche pour pouvoir ne pas succomber aux taxes sur la vente des produits.

    Les règlementations pour lutter contre le blanchiment exigent par exemple que le compte ouvert chez un courtier en valeurs mobilières soient strictement alimenté par le compte en banque de l’investisseur.

    Ce principe devrait être appliqué aux cotisations sociales et aux retraites, où chacun devrait voir son propre compte alimenté par lui même, et où toute alimentation par des tiers serait interdite. Transférer sur la consommation une partie des cotisations sociales est une calamité qui revient à faire du blanchiment.

    Nous lisons dans la « Richesse des Nations » que la vente du produit doit couvrir la subsistance de l’ouvrier, lequel a une famille nombreuse. Ainsi, le prix de marché accepté par le client doit suffire pour couvrir les besoins de la vie. Tout est dit !

  18. Et une petite retranscription, une (pour les gens pressés) :
    Jean Tulard, Historien, Le coupable c’est l’Etat, pas la finance, début 2012
    « Alors, je poserais le regard de l’historien sur les deux discours, sur celui de Monsieur Hollande au Bourget et sur celui du Président Sarkosy.
    Qu’est-ce qui se passe ? Monsieur Hollande dit « Mon ennemi sera la finance ! »
    Qu’a dit Monsieur le Président de la République : « Je dénonce la finance xxx « .
    C’est à dire que chaque fois qu’il y a une crise, c’est le financier qui devient curieusement le bouc émissaire.

    Alors remontons dans le temps.
    Enguerrand de Marigny est pendu lorsqu’on découvre à la mort de Philippes le Bel qu’il n’y a rien dans les caisses de l’Etat, le même Philippe le Bel qui avait fait griller les Templiers. Louis XIV, c’est sans doute les difficultés de ses finances, il brise Fouquet, le financier.
    L’As se tire de justesse d’un mauvais sort.
    Sous la Révolution, les Fermiers Généraux sont guillotinés.
    Napoléon fait enfermer Ouvrard le grand banquier de l’époque. Et cela va continue avec les deux cents familles, etc.
    Le responsable, c’est le mouton noir qui est le financier de l’époque . Il suffirait de regarder Le savetier et le financier de La Fontaine où le financier même chez le bon La Fontaine a le sale rôle.

    C’est donc le bouc émissaire.
    Mais le financier lui il gère lui avec l’argent des gogos qui lui ont prêté leurs économies. Mais il gère selon son propre intérêt.
    Le coupable, et ca aucun de ces intervenants ne le dit, le coupable, c’est l’Etat. Car qu’est-ce qui se passe ? L’Etat est endetté, il en est même réduit à emprunter pour payer les intérêts de sa dette. Cela deviens délirant. Et cela vous renvoie à quoi ? Cela vous renvoie à Louis XVI. Louis XVI en 1789, il est tellement endetté et il ne l’a pas volé car qu’est-ce qu’il est allé faire à soutenir les insurgés américains. Et vous me direz après-tout, la Lybie, c’est un peu…(…)
    Le roi, alors qu’il est super endetté ne réagit absolument pas. La conséquence, c’est que le roi, il est guillotiné. Et qu’est-ce qui se passe. Ce que j’ai dit 12 fois, à chaque fois que vous m’avez fait l’honneur de m’inviter, ca ne peut finir que sur une banqueroute. La banqueroute des 2/3 après en 1797, c’était cela. Et il n’y aura pas d’autre chose. Songer au problème de la Grèce. La Grèce, alors on refait des plans de ceci, de cela, et on endette encore plus les banques, on endette encore plus l’Etat alors qu’il était fort simple de dire « Alors, on fait banqueroute, on fait banqueroute comme ce intelligemment les Thermidoriens -les Thermidoriens n’avaient pas dit « On fait banqueroute » -mais ils avaient dit :  » voilà, vous avez prêté 300 francs à l’Etat, eh bien Cher amis, nous vous garantissons, et c’est un bel exemple de, eh bien nous garantissons que nous continueront à payer les intérêts sur 100 francs ». Et ils appellent cette opération, le tiers consolidé. Voyez les Thermidoriens ont été les maitres… »

    • Patrick-Louis Vincent dit :

      Jean Tulard est un homme d’une grande intellligence et très cultivé. Ce que j’aime le plus dans cette video, c’est de voir la tête d’Arditti, bobo de gauche de service. Il ne sait plus quoi dire.
      Bravo Jean Tulard !

      • Homo-Orcus dit :

        Jean Tulard est un homme d’une grande intellligence et très cultivé…
        et aussi sans concession avec la vérité historique et d’un courage digne puisqu’il n’a pas voulu séparer la révolution de la terreur et qu’il a été viré par l’exécrable jacobin, ce qui le grandi encore. Le seul reproche est son style hypokhâgne pour raconter la révolution française, pas de creux pas de bosses, assez lisse, on pourrait même croire qu’on lit un conte pour enfant… mais c’est un grand monsieur, tellement rare à notre époque.

    • vivelafrace dit :

      merci pour la vidéo!!!!
      La grèce aurait du sortir de l’euro bien avant. On va voir comment vont se terminer les negociations avec les creanciers privés et publics.
      Le portugal également est en train de rejoindre la grèce.
      Les politiques de rigueur mise en place risque de provoquer une déflation ce dont avait parler Charles gave dans son livre « des lions mené par des anes » qui avait bien dit qu’il serait trop tard malgrès des baisses de taux d’interet tres bas pour empecher cette spirale deflationniste engranger par la dette des etats principale responsable de ce tourbillon dans lequel nous sommes empetrés et nous allons avoir bien du mal à en sortir. merci à l’historien pour le rappel.

    • vivelafrance dit :

      merci pour la vidéo.
      le portugal est également en train de rejoindre la grèce.
      On va bientot voir comment vont se terminer les negociations en grece avec les creanciers privés et publics sinon faillite totale.
      Les politiques de rigueur budgétaire risquent de provoquer une spirale déflationniste malgrès la baisse des taux d’interet mais trop tard ce qu’avait expliqué déjà dans son 1er livre Charles gave, et nous allons avoir bien du mal à sortir de ce tourbillon dans lequel nous nous sommes empetrer.
      La grèce aurait du sortir de l’euro bien avant dejà maintenant il va falloir soutenir le Portugal je suppose ??????????

    • Homo-Orcus dit :

      L’histoire se répète mais avec de telles nuances que certains affirment qu’un fait historique n’est pas comparable au fait contemporain. Depuis que le sujet est devenu taillable et corvéable, les souverains ont financé leurs besoins somptuaires et leurs batailles. La république a utilisé l’arme de la spoliation par l’assassinat, « On bat monnaie sur la place de la révolution ». Notre époque se caractérise par le financement des forces de pression qui coûtent les yeux de la tête aujourd’hui et demain, ce n’est plus l’assassinat mais le chantage dans le style mafieux.
      « L’idéologie n’a pas besoin de vérités » – Nietzsche pose le problème sans détours comme à son habitude, puisque la base même d’une idéologie étant le mensonge à tous les étages.
      Comment faire passer les mensonges dans une doxa sectaire ?
      Trois pressions psychologiques exploitées de conserve ; la peur, l’espérance et la culpabilisation.
      La peur d’un ennemi extérieur sournois et méchant, qui complote. La peur tyrannique ne venant que lors de l’exploitation des idiots actifs, s’ils ne suivent pas la route rectiligne.
      L’espérance, d’accéder à un nirvana par la foi dans le gourou et ses paroles, le guide, le petit père des peuples, le grand timonier…
      La culpabilisation directe par le fait d’appartenir à une classe, d’être tiède ou timide dans la croyance imposée, émettre quelques doutes. Les cours, par la suite, ne serviront pas à comprendre mais à obéir. La culpabilisation indirecte par les ancêtres qui étaient des vilains et qui ne sont pas ou plus une référence. (Première rupture avec le passé).
      Une fois les pressions assimilées par le candidat, comment le rendre idiot utile ? Il faut le former grâce au manuel du « prêt à penser », le catéchisme, et le conforter dans un environnement favorable qui maintiendra sa foi envers et contre tout. Cette dernière condition est très importante dans notre environnement actuel d’informations immédiates et surabondantes.
      Il est indispensable que les folliculaires soi-disant indépendants diffusent inlassablement le message et écartent les douteux. Ils œuvrent également comme prosélyte sur les grandes masses dites arbitrairement silencieuses, qui n’en pensent pas moins et qui sont de moins en moins silencieuses avec les blogs ! Des sondeurs justes à propos viennent confirmer l’avis général et favorable de cette inconnue, l’opinion publique. Les manuels scolaires sont écrits par la police de la pensée. On assène aux apprenants des effets en masquant les causes, on leur délivre un diplôme qui les dispense de la culture. Le passé est écarté simplement par « avant, ce n’était pas bien, l’enfer ! », jusqu’à l’oublier complètement en supprimant les cours d’histoire alors même qu’elle était déjà passablement distordue, seconde rupture avec le passé. Ils encensent une société multiculturelle qui n’est de fait qu’une société multi folklorique et multiethnique qui n’est de fait qu’une société multi tribale.
      L’impétrant est en pleine béatitude quand il se rend compte qu’il est passé du monde des ténèbres aux lumières; et nous, nous assistons ébahis à la plus grande escroquerie que l’humanité ait eue à connaître, l’écologie.
      Le mot de la fin revenant à Frèche qui résume « Je fais campagne pour les cons ! » On a le Nietzsche qu’on peut !
      Pour les conséquences à venir – 1984 – Orwell. (Ne pas lire par temps gris et maussade, genre sibérien).

    • El oso dit :

      Je ne connaissais pas Jean Tulard. Quel charisme! Ses auditeurs étaient subjugués, sentant que ce n’était un politique qui parlait mais un Historien, avec un H majuscule.
      Sa démonstration est saisissante. Nos régimes successifs ont cette détestable caractéristique en commun de se croire le droit de péter plus haut qu’ils n’ont le cul et de dépenser plus que de raison. Et ensuite d’accuser la finance…Décidément, je n’y croyais pas, mais je commence à me rendre compte qu’il existe des caractéristiques nationales constantes, quelles que soient les circonstances, les époques ou les régimes, nous avons, entre autres, le démon de la dépense excessive inscrite dans nos gènes…Et la lâcheté que représente le déni de réalité.

    • YC dit :

      Le « TIERS CONSOLIDE » ! Tout est dit et écrit depuis 2 siècles ! Formidable ! Merci à Tulard de ce rappel (info, en ce qui me concerne).

  19. Marc-Aurèle dit :

    La compétitivité à la Française vue chez Air France…nous mène, comme partout ailleurs dans ce pays, tout droit à la faillite…pour sauver les privilèges de quelques-uns !

    http://www.challenges.fr/entreprise/20120202.CHA0692/la-verite-sur-le-cout-des-hotesses-et-des-pilotes-d-air-france.html

    • PHIL dit :

      Ici :
      http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Etude-14-Aiguilleurs-du-Ciel.pdf
      Et là :
      http://www.lecri.fr/2010/02/25/les-aiguilleurs-du-ciel-des-privilegies-en-greve/11287

      Il existe le même problème avec les aiguilleurs du ciel en France.
      Jouissants du monopole du contrôle aérien, ils imposent leur dictat à l’état Français, et font payer aux contribuables leurs démentielles revendications.
      Dans les années 80, Reagan mit un terme à la chienlit qui sévissait alors aux Etats-Unis en licenciant purement et simplement les fauteurs de troubles.
      Suite à plusieurs années de cahot dues à l’intransigeance des syndicats des aiguilleurs du ciel,
      l’administration américaine décidat d’arreter le chantage qui faisait perdre des millions de dollars aux contribuables et à l’économie du pays en remplaçant les grévistes par des controleurs de US Air Force préalablement formés dans ce but.

      Le lien ci-dessous relate une partie des événements aux USA, et plus prés de nous en Espagne.

      http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2302

      Désoler pour la provenance du lien, mais c’est au sein même des adorateurs de l’état providence que l’on trouve toutes leurs idoles.

      Pourrait-on décerner la légion d’honneur à Jean Tulard ?
      J’en fais la demande pour son compte comme il se doit.

      De plus il ne doit pas être bien compliqué d’en trouver une, vu le nombre croissant de médailles que l’on distribue aux virtuoses de la lèche …. Touchez ma bosse mon seigneur !

      Car ne faut-il pas du courage pour dire quelques vérités salvatrices à la face même de gauchaux caviardisés ?
      Et le tout sur un plateau de télévision Française.

      Il est vrai que nos Thermidoriens ont repris du service et siègent au Directoire de Bruxelles, ainsi comptent-ils bien finir la révolution que leurs aïeuls s’étaient fait ravir par un des leurs un peu trop ambitieux.
      Celui-ci, nommé premier consul en 1799 devait couler l’entreprise en 15 ans de règne sans partage.

      Nos Thermidoriens actuels s’efforcent de ne pas faire les mêmes erreurs que par le passé, et gantent de velours leurs mains d’acier.
      Montrent patte blanche aux peuples d’Europe pour mieux les tenir entre leurs griffes.
      Ecartant toutes décisions souveraines des peuples, et pronant les bienfaits d’un despotisme éclairé.

      Comme par le passé.
      Les Diafoirus ès sciences économiques son aux commandes.
      Petit retour en arrière :
      http://www.sacra-moneta.com/Sites-divers/L-inflation-en-France-l-episode-de-John-Law-et-les-assignats.html

      • Marc-Aurèle dit :

        Oui Phil, je crois que personne ne veut voir que la réalité d’aujourd’hui est la même que celle qui a déclenché la Terreur…puis, après la faillite de la France…l’avènement de Napoléon et le retour du Franc-Or !

        Votre dernière adresse web (www.sacra-moneta.com) avec, notamment, l’histoire des Assignats devraient être vues par tous, sans exception…on peut y voir un fac-similé de l’action le la BCE et de la FED !

        Décidémment, nous n’avons pas appris grand chose en ce domaine !

    • vivelafrance dit :

      J’imagine aussi l’attente des passagers qui subissent lorsqu’il y a la grève. des heures des heures bloqués à l’aéroport. Ils devraient d’ailleurs obtenir le droit d’etre informé à l’avance car je crois que trop souvent ils se font surprendre

  20. Grégory dit :

    Bonjour à Tous,

    La Grèce: c’est génial ! Franchement nous annulons leur dette (entre 50% et 60%)…Et le Portugal va suivre, d’ici quelques mois.
    Continuer à leur donner des ronds, cela signifie mettre de l’eau dans du sable. Cela ne sera à rien mais on continue !
    L’Espagne et l’Italie: aucune idée mais je ne pense pas que ça marche fort (Chômage record en Espagne, dette italienne colossale).
    Partout ils réduisent les salaires des fonctionnaires, des pensions versées aux retraités…
    Et nous que faisons-nous ?
    L’inverse ! Nous taxons encore plus le secteur privé, les classes moyennes pour le confort des fonctionnaires. Bravo et après ils s’étonnent que 30% des français ne croient plus dans leurs balivernes !
    Honnêtement, il ne reste qu’à attendre l’écroulement de ce système communiste. (Je remercie Standard’s Poor de nous avoir dégradé. Enfin une agence qui voit clair ! Le Social Clientélisme est MORT.
    C’est pour cela que pour Hollande et Sarko: la finance est leur ennemie .
    Je n’ai qu’une seule question pour ces deux clowns: le jour ou ceux qui prêtent à la France (leurs ennemis) arrêtent de financer leurs folies : comment feront-ils? La BCE, retour au franc et dévaluation massive ?

    Je n’ai aucune inquiétude quant au fait qu’il va y avoir un nombre de suicides élevé dans des boîtes comme France Telecom, la Poste, la SNCF…. Et oui beaucoup sont payés à ne rien foutre alors un peu de pression ne leur fera pas de mal.
    Le taux de suicide dans les entreprises (ayant appartenues à l’Etat), sera un bon indicateur à suivre.
    Bonne soirée

    • vivelafrance dit :

      Ouais c’est clair et net et précis !!!!!! par contre je pense que l’Italie va s’en sortir car elle semble etre soutenue par des gens puissants.Je n’aime pas monti mais il semble avoir la faveur autant de la gauche que de la droite pour appliquer ses mesures pour éviter deja à l’Italie de sombrer, ce qui est un facteur de stabilité sur le plan politique (nous c’est loin d’etre le cas en France c’est le moins qu’on puisse dire).
      Lui (monti) on le laisse travailler. Des investisseurs ont pointé également le bout de leur nez pour parier pour un retour à l’équilibre un pari risqué mais dont certains gerants de hedge fund ont l’habitude de faire car ils ont le flair pour ça et sont loin de prendre des risques sans cesse inconsidéré comme beaucoup le croient.
      L’Italie je crois aussi à un endettement privé beaucoup plus faible que d’autres pays zone euro et c’est un sacré avantage que nous n’avons ou n’auront pas si nous dirigeons lamentablement vers un défaut de paiement.
      Pour le dernier paragraphe j’espere que tu as tord !!!!!!

  21. Homo-Orcus dit :

    Le Temps du 4 février, articles sur le LIBOR…

  22. phaceo dit :

    Quelqu’un a-t-il une idée concernant le QE de la BCE d’en ce moment et ces conséquences à court et moyen terme?

  23. Lablatius dit :

    On sait que le futur QE de la BCE devrait s’élever aux alentours des 1000 milliards d’Euros. Je ne vois aucunes conséquences bénéfiques de ce QE. L’argent est gardé précieusement par les banques, qui n’ont toujours pas confiance entre elles. Mais une fois que cette monnaie de singe se retrouvera dans le circuit économique, il est à craindre que ceci ne s’accompagne d’une inflation monstrueuse. Draghi applique à la lettre les principe de Keynes : anesthésier et ruiner l’épargnant pour relancer (???) l’économie. Quant aux disciples de Luwig Von Mises, ils doivent commencer à s’affoler !

    • phaceo dit :

      Bien d’accord, mais pour se protéger de cette inflation, je pense reprendre du dollars de singapour et couronne suédoise. Le dollar US est lui menacé d’un QE3 donc je n’irais pas.

    • vivelafrance dit :

      bien dit mais en tout cas on sait qu’ils se sont toujours interdit tout dépassement au dessus de 2% (inflation)
      Si cette inflation est voulue c’est qu’ils anticipent ou craignent une déflation.
      je ne crois pas qu’une forte inflation aboutira au vu des politiques de rigueur d’abord pour reduire deficit public mais en plus la dette publique.
      Je n’affirme rien c’est juste une hypothese
      C’est dur d’anticiper dans toute cette mascarade !!!!

      • Lablatius dit :

        Selon les dernières statistiques connues, le taux d’inflation au niveau de la zone Euro était de 2,7 % au mois de janvier 2012. Ce ne sont que des statistiques officielles, où ne sont pas pris en compte plein de produits ou de services, bref des statistiques tout à fait discutables. En attendant, l’inflation est bien au delà des 2 % fixés par le traité bidon dit de Maastricht. En ce sens, on peut donc dire que la BCE souhaite une remontée certaine de cette dernière, afin d’alléger de manière tout à fait artificielle le fardeau de la dette aux Etats surendettés, ainsi qu’amorcer une dévaluation de l’Euro pour aider à rendre plus compétitives les économies d’Europe du Sud… Mais j’ai bien peur que cette dévaluation ne résolve en rien les problèmes structurels de la zone Euro. Enfin, n’oublions que la Grèce reste dans une situation inextricable, alors que le Portugal semble s’enfoncer dans une crise de plus en plus insoluble. Cette dévaluation ne
        pourrait être bénéfique que si elle présageait à un retour aux monnaies nationales de ces deux pays, ce dont je doute fort eu égard le dogmatisme des politiques et technocrates verreux dirigeant l’Europe.

  24. Homo-Orcus dit :

    http://fr.voyage.yahoo.com/p-promotions-3362096
    On y voit un gôcho pris en flagrant délit de main dans le sac !

  25. Ben Iwiwi dit :

    Cher vivelafrance, c’est hélas plus si difficile que ça de prévoir…

    Draghi joue la partition (comprenez « la foutaise ») de Keynes… quand les taux sont à 0, il n’y a plus rien.

    l’économie en france et en europe va tomber par pans entiers : les banques, le transport aérien, le btp, l’automobile…
    donc la consommation et le petit commerce
    les états vont faire banqueroute (plus de rentrées…)
    l’euro va s’éffondrer

    les français ne battent plus monnaie et ne créent plus leurs lois, soit les deux principaux symboles de souveraineté leur ont été volés par l’euro dictature communiste qui maintient coûte que coûte cet euro-frankenstein au lieu de virer les piigs de l’euro-zone et sauver ce qui peut l’être.
    L’euro est une construction qui n’a pas été construite pour être pérenne. (comme l’a dit dès le début M.Gave.
    Et même quand l’évidence devrait s’imposer, tous ces autistes qui nous dirigent la nient.
    J’imagine qu’il est impossible qu’ils soient aussi sots. donc ils sont forcément d’accord avec cela.

    Puis le dollar va aussi couler quand les pays réduiront leur commerce puisque le dollar est un système Ponzi qui ne se maintient que parce que des pays stupides en déficit commercial sont tout le temps en train de chercher du dollar.

    Quand ce sera la panique, on va créer une monnaie mondiale et un gouvernement mondial.

    et comme ça, l’esclave chinois sera plus facilement comparable aux prix du travail de l’esclave européen et de l’esclave américain (pour ceux qui auront la chance qu’on veuille bien leur donner du travail)
    les autres vont crever de faim ou se tuer entre eux pour un morceau de pain.

    « On va tous y aller ensemble vers ce nouvel ordre mondial
    et personne, il dit bien personne, ne pourra s’y opposer. »

    Comme le concluait M.Gave en novembre dans J’enrage (le 14/11)

    La démocratie est en train d’être assassinée et tout le monde s’en fout.

    J’enrage.

    Et je ne suis pas le seul.

    • Lablatius dit :

      Et bien, paradoxalement, cette crise pourrait se terminer par l’exact contraire du scenarii dont vous parlez et souhaitez par des Attlai, Minc et consorts. Je ne suis absolument pas persuadé que les peuples soient dupes à ce point, et je suis plutôt persuadé qu’ils ont compris qu’on essayait de leur arracher la démocratie des mains pour le bénéfice d’une caste internationaliste à qui seul ce montage hasardeux profite. Je plains la même caste quand elle devra affronter la colère des peuples occidentaux. Le printemps arabe n’en aura été que des prémices !

  26. Homo-Orcus dit :

    http://rotationetdecadence.blogspot.com/2012/01/le-sens-des-mots.html
    Un blog qui vaut le détour, tenu par …. un professeur, comme quoi je n’ai pas de rancune contre l’EdNat.

    • Ben Iwiwi dit :

      Mais cela fait longtemps que la guerre du vocabulaire a commencé…
      Y’a donc que moi qui l’ai remarqué ?

      par exemple le mot « licenciement boursier » :
      virer des gens en france pour ouvrir des usines en chine ou plus récemment avec l’UE en roumanie et ainsi augmenter les marges tout en bénéficiant des impots des français (sous forme de contribution européenne au développement des pays nouvellement intégrés… un comble. on se cotise pour financer les usines en europe de l’est qui elles-mêmes bouffent nos emplois)

      hé bien dans les années 80, sont apparus les mots de « mondialisation ». et de « transferts de compétence » et de « ressource humaine » (au lieu de chef du personnel)

      on tente de nous imposer le mot « globalisation » parce que tout le monde comprend ce que veut dire le mot « mondialisation »

      à « licenciement », on a tenté de substituer le « transfert de compétence » (dans les années 90), puis le fameux « plan social » puis récemment, le fabuleux « plan de départ volontaire »

      Et pourquoi pas dans le futur le « plan de gestion du carbone azote » (on laisse mourir de faim ou de suicide les gens licenciés et on les mets en terre avec des fouisseurs pour faire du compost pour que le carbone qu’ils contenaient retourne alimenter l’agriculture le plus vite possible)

  27. Lablatius dit :

    Et un lien très intéressant qui devrait en ravir plus d’un sur ce blog : http://www.dailymotion.com/video/x7o0of_l-union-europeenne-une-nouvelle-urs_news

  28. bubu dit :

    bonjour M Gave,

    l’amateur économique que je suis aimerait comprendre certaines choses.
    j’aimerais savoir si il est exact que les banques françaises ne pretent plus aux agents economiques alors qu’elles continuent à spéculer.
    si oui pourquoi ? pourrait-on les dissuader d’utiliser l’argent des épargnants pour autre chose que des prêts aux agents éco. ?
    que pensez-vous de l’idée de sarkozy de créer une banque publique pour nos PME ?
    enfin à quoi va servir la future taxe sur les transactions financières, seulement à récolter des sous ou bien à réduire la spéculation ?

    merci d’avance et bonne continuation.

    • Cher Monsieur,

      Dans mon livre « libéral mais non coupable » paru en 2008, je reprenais la distinction reprise par d’aucun depuis, entre les banques casinos les banques de dépot. Il etait bien evident à mon sens qu’ on ne pouvait attendre du crédit agricole qu’ils prennent les mêmes positions que des grandes banques d’affaires (Baribas par exemple) sans courir au désastre. Les banques sont des organismes privés et en tant que tel, il est logique qu’elles choississent de placer leur argent au mieux, cela n’induit pas forcement ce que vous appelez une « spéculation ». Dissuader, je n’y crois pas. Rétablir les rôles de chacun (ie banque de dépot/banque d’affaire) cela, j’y crois beaucoup plus car ce n’est que logique et bonne gestion. L’idée de sarko est une redotuable fumisterie. la future taxe est précisement cela: une taxe.
      Mis à part la mise en place de réglementation (légale et donc votée), le reste n’est qu’usine à gaz et en pratique.

      CG

      • Patrick-Louis Vincent dit :

        « quoi va servir la future taxe sur les transactions financières, seulement à récolter des sous ou bien à réduire la spéculation ? »

        Vous allez pouvoir répondre vous-même.
        Les taxes sur le tabac ont-elles diminuer la consommation de tabac ? Les taxes sur l’alcool font-elles diminuer la consommation d’alcool ? Les taxes sur l’essence font-elles diminuer la consommation d’essence ?

  29. Ben Iwiwi dit :

    L' »idée de sarko » est une stupidité de plus pour faire croire qu’il commande la situation…
    histoire de gagner du temps et de brasser du vent.
    Sans parler de ce guignol de Hollande qui parle de séparation mais pas en banque, séparation de guichet mais dans la même banque. Il est encore plus dangereux celui-là car iul fait semblant de faire quelque chose et des gens sont susceptibles de se laisser berner par ses bêtises.

    la séparation, le seule et la vraie séparation qui vaille a été faite avec succès dans les années 1930 par Ferdinand Pécora.
    Glass steagall Act.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Pecora

    « Le rapport montre comment les amis de la Banque Morgan, parmi lesquels Calvin Coolidge et Owen J. Roberts bénéficiaient de faveurs au détriment des autres épargnants, ou comment la banque National City a consenti des crédits douteux à des pays d’Amérique latine, revendus à des épargnants sans les prévenir, une pratique proche de celle des subprimes. Il montre que les banques new- yorkaises s’étaient infiltrées au plus haut niveau de l’Etat américain, finançant même les régimes fascistes en Europe »

    C’est marrant mais les imbéciles qui ont acheté les subprimes, c’est nos imbéciles de banksters et assureurs français ! Tout se répète, mon bon monsieur.

    et tout le monde a très bien vécu de 1933 à 1999 avec activités séparées comme ça.
    Puis le glass steagall a été supprimé en 1999 pour sauver les banques spéculatives de la faillite…
    (city et états-unis)
    Et en seulement 10 ans, nos imbéciles ont créé des produits dérivés pour 40 fois le PIB mondial.

    Le glass steagall, séparation étanche entre le monde fou de la fiance et celui de l’économie réelle, a un précieux avantage :

    nos brillants gouvernants (la BCE et ses milliards à gogo(s)) sauvent toutes les semaines nos banksters imbéciles de la faillite. Et ils sont contraints et forcés de le faire silencieusement sinon, c’est les comptes en banque des ménages et des entreprises qui partent en fumée.
    Avec un démantèlement de nos imbéciles de banksters, les comptes des ménages et de l’économie réelle ne seront plus tenus en otage de cet odieux chantage silencieux à la faillite.
    (c’est d’ailleurs pour cette raison que toutes les banques ont eu le droit en 2009 d’ouvrir des livrets A ce qui était auparavant le monopole de la banque postale. Inciter les gens à épargner et attirer les capitaux pour sauver nos ahuris incompétents de banksters pouilleux)

    Ainsi, avec une séparation étanche, chacun choisira son camp :
    prêter à 3% à l’économie réelle en allant chez certaines banques dites de détail. (dépot, paiement)
    avec donc très peu de risque et même 0 risque si la dite banque respecte les critères de Greenspan ( levier inférieur à 10)

    Ou déposer son argent chez un bankster qui offre plus de retour mais qui comporte aussi plus de risques de perte en capital.

    Au moins, chacun pourra faire son choix en toute connaissance de cause et chacun assumera le risque associé au bénéfice escompté.
    Et personne (ménages et entreprises de l’économie réelle) ne sera l’otage de ces autistes qui exigent du 15% quels que soient les risques.

  30. vivelafrance dit :

    @ LABLATIUS. merci pour ta réponse et pour m’avoir rappeler que creer de l’inflation est une bonne stratégie pour rembourser la dette que nos politiciens ont émises. Ton analyse est juste.
    Cette strategie par contre risque de produire l’effet inverse.

    Amicalement franck

  31. vivelafrance dit :

    Ok je pense avec la devaluation euro.
    A noter aussi que les achats de dollar et d’euro par le Japon ou la Chine pour maintenir leur monnaie sous evalué soutiennent ces 2 monnaies. Il me semble que chacun veut faire baisser sa monnaie pour soutenir ses exportation. Si l’euro s’effondre il va y avoir de sacre chamboulement.
    Les reserves en euro qu’ont accumulé les chinois vont en prendre un coup. A noter aussi la futur et obligatoire hausse du yuan de la chine pour va se concentrer un peu plus sur son marché interieur

  32. FaLLaWa dit :

    En ces temps de campagne présidentielle, un pamphlet de Bastiat à relire !! Datant de 1848 mais toujours d’une actualité impeccable ! Délicieux !!
    http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

  33. Lablatius dit :

    En attendant, je révise mon anglais et étudie l »espagnol par la méthode assimil au cas où il faudrait se barrer de l’Europe en toute urgence !::) Et ce d’autant plus que l’échéance du défaut grec avance à grand pas !:)

  34. Homo-Orcus dit :

    Réflexions sur le libéralisme…
    Un pan entier des idées est absent du débat démocratique.
    Vous vous situez dans cette sphère absente et stigmatisée et vous vous interrogez pour qui, le moins pire, vous allez voter ? Alors que vous avez maintenant plus de trente ans de recul et d’échecs !
    Pour utiliser votre faux droit vous masquez la réalité en votant contre des partis mais il n’y a pas de partis seulement des coteries qui rabaissent le pouvoir à leur mesure, à leur médiocrité.
    Je n’en suis plus, de cette mascarade.

  35. BFA dit :

    Je partage complètement- votre analyse Mr Gave. J’en arrive au même constat que vous.
    Ce n’est ni réjouissant, ni réconfortant quant à l’avenir dans le Pays France, sans parler des Pays de l’€-zone. C’est même très très inquiétant.
    Le pseudo pilote dans l’avion ne sait pas ni tenir, ni redresser la barre. Les pseudo pilotes au sol, tous, ne valent pas mieux que lui. La démagogie et les petits commentaires prévalent sur la technicité à maintenir un avion en vol. Le crash est assuré et il fera beaucoup de victimes, non seulement dans l’avion France, mais aussi dans les avions respectifs €-zone.
    Mais comment peut-on en arriver là ?, est-ce permis ?………. . Les bras m’en tombent !.

  36. @samyc : « Vous voulez changer les choses? Bossez, Créez votre entreprise, Partez à l’étranger si nécessaire; mais surtout ne votez pas! »
    Merci samyc pour ce commentaire citant un petit passage de Herbert Spenser (du droit d’ignorer l’Etat) parlant des élections.
    Et aussi merci pour cet autre commentaire :  » “Il va bien falloir donner du travail aux Français.” tout est dit … on se croirait revenu au bon temps de Staline et de l’homme boulon si cher à son coeur »….

    • samyc dit :

      @Josick,
      De rien mon cher, c’est moi qui suis honoré par votre commentaire.

      Je suis un peu trop emporté bien souvent, et je sais que nourrir des troll comme PLV n’est pas la solution, loin de là. Mais les nourrir de quelques écrits des grands penseurs qui nous ont précédés, je ne résiste pas.

      Comme bien des citoyens de ce pays, j’avais au coeur l’idée de partage qu’on nous inculque à grand renfort d’ed nat.
      Et c’est au détour d’un article de presse de notre hôte que j’ai commencé à me poser des questions. Le hasard à fait que je suis tombé sur « des lions menés par des ânes » dans la librairie du coin. Livre dévoré en un soir, et qui m’a fait découvrir Bastiat. De là, j’ai découvert Spencer, Spooner, Hayek, Say, Smith, Constant, Jefferson, et bien d’autres.

      Alors, si mes yeux se sont ouverts à la lecture de ces écrits, je garde l’espoir que d’autres yeux puissent s’ouvrir, quitte à ferrailler un peu si nécessaire (tout en gardant à l’esprit le respect envers le contradicteur … même si c’est parfois difficile).

      @PLV:
      Je vous fais un procès d’intention me dites-vous? Peut-être. Mais enfin, la lecture de vos commentaires me laisse tout de même songeur. Votre diagnostic n’est pas forcément mauvais (quoi que parfois biaisé à mon goût), mais vous semblez vouloir systématiquement déterminer quel joug nouveau viendra remplacer le joug ancien. Laissez-faire!
      Les citoyens de ce pays ne sont pas des enfants qu’il faut protéger et materner. Ce sont des hommes et des femmes capable de s’assumer. Quelques uns sont-ils immatures ou font-ils systématiquement les mauvais choix? Mais alors, il vaut mieux concentrer notre attention et notre aide sur ceux là, et laisser les autres mener leur vie comme ils l’entendent.

      Ce n’est pas être solidaire que d’assister une personne toute sa vie, et l’empêcher de penser par elle même. L’aider quand elle est dans le besoin? Bien évidement! Se montrer charitable sans compter pour aider les nécessiteux? Bien sur! Mais dans l’unique but de les voir se redresser et mener leur propre vie en homme et femme libres, et non en esclaves de notre prétendue solidarité et de notre prétendu modèle social.

      Je vous citerai Bastiat:
       » Laissez faire! — Je commence par dire, pour prévenir toute équivoque; que laissez faire s’applique ici aux choses honnêtes, l’État étant institué précisément pour empêcher les choses déshonnêtes.
      Cela posé, et quant aux choses innocentes par elles-mêmes, comme le travail, l’échange, l’enseignement, l’association, la banque, etc.; il faut pourtant opter. Il faut que l’État laisse faire ou empêche de faire.
      S’il laisse faire, nous serons libres et économiquement administrés, rien ne coûtant moins que de laisser faire.
      S’il empêche de faire, malheur à notre liberté et à notre bourse. À notre liberté, puisque empêcher c’est lier les bras: à notre bourse, car pour empêcher, il faut des agents, et pour avoir des agents, il faut de l’argent.

      À cela les socialistes disent: Laissez faire! mais c’est une horreur! — Et pourquoi, s’il vous plaît? — Parce que; quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que l’État les dirige.

      Voilà qui est plaisant. Quoi! vous avez une telle foi dans la sagacité humaine que vous voulez le suffrage universel et le gouvernement de tous par tous; et puis, ces mêmes hommes que vous jugez aptes à gouverner les autres, vous les proclamez inaptes à se gouverner eux-mêmes!  »

      Vous avez vos idées, c’est fort bien. Je ne chercherais jamais à vous en faire changer car seul vous êtes capable d’arpenter ce chemin. Mais de grâce, abreuvez-vous à la source de pensée de grands hommes qui vous ont précédé. Confrontez vos idées aux leurs, menez ce combat intérieur et soyez logique. Vous n’en sortirez que grandi.

      • Patrick-Louis Vincent dit :

        « et je sais que nourrir des troll comme PLV »

        Bon, ça suffit maintenant. Je veux bien discuter et débattre mais pas sur fond d’injures. Il y a un minimum de respect à avoir. Le manque de courtoisie n’a jamais fait avancer un débat. Bien au contraire.
        La première règle pour un libéral, c’est la tolérance.

      • samyc dit :

        @PLV

        Le terme de Troll vous à offensé? Alors c’est avec toutes mes excuses que je le retire.
        Par contre, « injures » comme vous y allez …

        La première règle d’un libéral, c’est la liberté … la tolérance n’est qu’une conséquence de cela et non une cause.

  37. samyc dit :

    @BLV Une dernière pour la route:

    J’aimerais avoir votre avis sur la situation suivante (c’est du réel, du brut de décoffrage, de la vie).

    Hier, faisant mes courses comme bien des citoyens (il faut bien se nourrir), j’arrive à la caisse pour régler mes achats.
    Devant moi, un homme, la quarantaine, marié si j’en crois son alliance, veut régler ses achats (une bouteille de coca, un paquet de biscuits sucrés, des pattes, un boite de thon, des légumes frais, un pain, trois parts de viande, et un paquet de barres chocolatés.
    Il désire, comme la loi le permet, régler un chèques déjeuné.

    Mais voilà, la caisse le refuse au prétexte qu’il n’y à « pas assez d’articles » (traduction, trop d’articles pas compatibles avec le crédo du manger-bouger). Embarra de l’hôte de caisse. Gène perceptible de ce pauvre homme voulant régler ses achats.

    Le caissier : « ça ne passe pas monsieur »
    Le client : « mais enfin pourquoi? J’en ai pour 10,30€, pourquoi mon chèque déjeuné de 8€ n’est pas accepté?
    Le caissier : « la machine dit qu’il n’y à pas assez d’articles »
    Le client : « combien en faut-il? »
    Le caissier : « je ne sais pas monsieur »
    Le client : « mais comment faire alors? »
    Le caissier : « vous ne pourriez pas aller retirer du liquide? »
    Le client : « hélas non, si j’en suis à régler mes achats alimentaires avec des chèques déjeuné, c’est que je ne puis faire autrement ».

    Je ferme ici le ban. Cela suffit bien.

    Expliquez moi donc pourquoi ce citoyen ne peut pas régler ses achats en chèque déjeuné alors que la loi le lui permet? Parce que quelques imbéciles bien au chaud dans les assemblées et les palais de la république ont cru bon d’assortir la loi de quelques joyeusetés pour éviter à l’infortuné citoyen trop idiot ou trop immature d’acheter des aliments qui vont le rendre obèse?

    A tout prendre, que vaut-il mieux? Des citoyens mourant de leur opulence ou des citoyens mourant de faim alors qu’il ont de l’argent en main?
    Expliquez moi quelles réformes il peut y avoir à faire en dehors de l’abrogation pure et simple de ces lois iniques et de l’instauration de la liberté et de la responsabilité?

    Transposez cela à l’immobilier, à la création d’entreprise, aux assurances vieillesse et santé, à l’éducation, et à tout ce qui fait notre « modèle social » … et réfléchissez …

    Bien à vous.

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