Quelques contre vérités sur les USA

Comme le disait Joseph Goebbels, un expert en la matière s’il en fut, « si vous répétez un mensonge suffisamment souvent, les gens penseront au bout d’un certain temps qu’il s’agit d’une vérité ». Normalement, ce genre de pratiques ne devrait pas avoir cours dans les marchés financiers puisque les participants sont censés s’appuyer sur des informations chiffrées qui ne devraient pas prêter à la controverse. Et pourtant, surtout quand il s’agit des USA, toute une série de canards circulent dans les média, tous plus faux les uns que les autres, sans que je réussisse très bien à savoir si nous avons affaire à de la malveillance ou à de l’ignorance, couplées à une paresse certaine. Mon but dans ce nouvel article est donc simplement de corriger certaines de ces erreurs, non pas que je sois férocement pro-américain, mais simplement parce que nul ne peut prendre de bonnes décisions s’il les prend à partir d’informations qui sont fausses.
J’appellerai ces erreurs des bouteillons, célèbre concept créé par Joseph Perret dans « le Caporal Epinglé ».

-Premier bouteillon : « Les USA sont le pays le plus endetté du monde « .
Les Etats-Unis ont un déficit des comptes courants depuis bien longtemps. Les mercantilistes acharnés qui pensent qu’un pays est bien géré quand il a un excédent de ses comptes courants additionnent tous ces déficits depuis la nuit des temps, les transformant en une dette vis-à-vis de l’étranger et c’est cette « dette » formidable qui ferait des USA le pays le plus endetté du monde. Bien entendu, il s’agit la d’une stupidité totale. Dans la balance des paiements américaine, publiée tous les trimestres, il existe une ligne qui donne la différence entre ce que les Américains payent aux étrangers qui ont investi chez eux et ce qu’ils touchent sur les investissements fort nombreux que leurs sociétés ont fait en dehors des USA. Si les Etats-Unis étaient le pays le plus endetté du monde, ce solde devrait être négatif. Or il est positif de 270 milliards de dollars par an et est en progression constante. Ainsi le pays soit disant le plus endetté du monde a un cash flow positif vis a vis de l’étranger. Derrière ce grand mystère, une réalité toute simple : Les Etats-Unis empruntent à 2 % en émettant de la dette et placent cet argent à l’extérieur a 15% dans des actifs productifs. Les USA sont donc un peu comme un immense « hedge fund » empruntant à bas coût et investissant la ou la rentabilité est la plus forte.

-Deuxième bouteillon : « Les USA verraient leur poids dans l’économie mondiale baisser sans cesse et seraient engagés dans une décadence inexorable ».

Il y a trente ans, en 1981, le PNB des USA représentait environ 23 % du PNB mondial. Il en est aujourd’hui à peu près au même niveau (21% officiellement, mais sans doute plus s’il était calculé convenablement), mais une chose extraordinaire s’est produite dans l’intervalle : les USA se sont mis a dominer de façon absolument écrasante toutes les industries du futur, c’est-à-dire toutes celles qui touchent à l’économie de la connaissance.
D’après le classement dit de Shanghai, sur les 100 meilleures universités du monde, une grande majorité serait aux USA.
Tous les grands succès Schumpetériens (inventions de rupture) ont eu lieu aux USA : Apple, YouTube (600 millions de clients !), Google, Microsoft, IBM, Amazone et j’en passe.
Jamais un pays dans l’histoire n’a dominé à ce point le monde de l’invention, jamais.
Assurer que ce pays est en décadence ce qui a toujours été le leitmotiv des gens de gauche en France (voir le livre de JF Revel « l’obsession anti américaine » qui n’a pas pris une ride), c’est vraiment faire une analyse de la réalité qui n’a rien à voir avec les faits et tout à voir avec la haine que la gauche porte à tous ceux qui réussissent parce qu’ils aiment avant tout la Liberté individuelle et leur pays .De Gaulle disait qu’un patriote aimait son pays, un nationaliste détestait les autres pays. Les Américains sont patriotes comme peu de peuples au monde. Pour le lecteur rappelons que le déclin Américain s’est traduit par une surperformance de plus de 40 % de New-York vis-à-vis de Paris, en monnaie unique, dividendes compris, depuis quatre ans, ce qui est beaucoup, mais n’est sans doute pas près de s’arrêter.

-Troisième bouteillon : « les Etats-Unis seraient en train de connaître une désindustrialisation rapide »
En fait le système industriel Américain est de loin le plus important du monde et son poids n’a pas baissé dans l’économie US. C’est celui ou la productivité du travail est la plus forte, et de beaucoup. Quasiment la moitie des brevets industriels au monde sont déposés aux USA ou s’effectuent 40 % des dépenses mondiales de recherche et de développement dans ce domaine (industriel). Qui plus est, ce système compte tenu des progrès dus à la logistique et à la robotique est en développement très rapide en ce moment, au point que des signes d’un boom industriel sont en train d’apparaitre aux USA.
Quatrième bouteillon : le Dollar serait à la veille soit de s’écrouler soit d’être remplacé comme monnaie de réserve.
Le plus rigolo des quatre, parce qu’il montre à quel point ceux qui poussent cette idée ne comprennent rien a la notion de monnaie de réserve. Pour être LA monnaie de réserve il faut être dominant militairement, financièrement, agriculturellement, scientifiquement, culturellement et offrir une sécurité juridique totale à ceux qui placent leur argent dans le pays qui l’émet. Quelqu’un peut il me suggérer un autre candidat?
Le dollar a été la monnaie de Réserve des 65 dernières années et le restera dans le futur prévisible et la preuve en est que la BCE doit demander des dollars à la Banque centrale Américaine la sébile à la main (accords de swaps), que cette dernière , dans sa grande bonté, veut bien lui accorder. Encore un grand succès de l’Euro.
Mais si tout si va bien aux USA, pourquoi ce déluge de commentaires négatifs, en particulier chez nous ? Il me vient à l’esprit deux raisons:

• Comme le disait Sacha Guitry, « je ne sais pas pourquoi ce jeune homme m’en veut. Je ne lui ai jamais rendu service ». Les USA ont vaincu d’abord le nazisme puis le communisme qui chez nous avait été supporté par toute la classe intellectuelle (encore une fois voir JF Revel). Les succès Américains renvoient tous ces esprits médiocres à leurs éternelles erreurs d’analyses, ce qui est bien difficile pour des gens aussi vaniteux. Ils continuent donc d’attendre l’écroulement final du capitalisme et donc des US- que leur prophète, qui s’est trompé sur tout leur a annoncé il y a 150 ans. Ils risquent d’attendre longtemps.
• Les USA depuis 10 ans ou plus ont été gouvernés tant au niveau de la banque centrale qu’au niveau politique par une remarquable série d’incompétents. Ces incompétents ont amené l’économie Américaine dans une situation difficile dont elle est en train de sortir-malgré eux. Comme les commentateurs sont obsédés par la politique politicienne, ils jugent les USA à l’aune de sa classe politique, ce qui est une grave erreur.

Donc, et malgré les déclarations incompréhensibles de monsieur Bernanke, je ne change pas mon conseil : restez investis aux USA en valeurs Schumpetériennes et si vous n’en avez pas, achetez en.

C.G

PS

Beaucoup d’entre vous utilisent le ratio dette sur PNB pour les USA et arrivent à des conclusions tout à fait pessimistes.
Je voudrais faire remarquer une chose toute simple.
La dette est un STOCK, le PNB un FLUX.
Calculer un ratio entre un stock et un flux n’a pas beaucoup de sens, même si tout le monde le fait (voir « L’Etat est mort, vive l’état »).
Il faut comparer un flux à un flux ou un stock à un stock.
Faisons le pour les USA.
1. Si l’on compare le SERVICE de la dette au revenu disponible du consommateur (flux sur flux), le service de la dette est à un plus bas depuis trente ans, tant les taux d’intérêts sont bas.
2. Si l’on compare le stock de dette a la valeur totale des actifs nets de dette détenus par le consommateur américain, telle que calculée par la Reserve Fédérale trimestriellement dans le « flow of funds ,stock sur stock)) la valeur des actifs est a 6000 milliards d’euro, la dette brute étant environ au quart de ce montant.
3. Le consommateur américain moyen a donc une dette équivalente a environ 25 % de ses actifs nets et cette dette ne lui jamais couté aussi peu cher.
4. Comme la VALEUR des actifs US en dehors des USA est supérieure a la valeur des actifs détenus par les étrangers aux USA, la situation NETTE des USA est créditrice (voir le premier bouteillon dans mon article)

Si l’ion fait le même genre de calculs pour les sociétés, jamais celles ci n’ont eu aussi peu de dettes et jamais elle n’ont eu autant de cash dans leurs comptes.
Reste l’Etat, mal géré et dépensant l’argent n’importe comment
Un bon retour de la croissance et un blocage, voire une baisse des dépenses de l’Etat régleront ce problème comme cela a été le cas dans des circonstances similaires en Suède a partir de 1992 et au Canada a partir de 1994 ou en Allemagne a partir de 2002, ou les situations étaient bien pires
N’importe quel banquier étranger ou pas prêtera sans difficultés a quelqu’un qui a un cash flow positif et en croissance (le revenu disponible est en hausse aux USA) ,qui a seulement 25 % de dette a son bilan et qui est créditeur vis-à-vis e l’étranger.

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152 commentaires pour Quelques contre vérités sur les USA

  1. Alex dit :

    Heu, pas économiste mais lis ce blog avec intérêt. Comprend pas grand chose mais blog économique lisible, ce qui est suffisament rare pour être souligné.

    Bref, en passant, il ne s’agit pas de Joseph mais de Jacques Perret. Très bon bouquin à part ça. Magnifique et hilarante description d’un piano dont le clavier doit, par patriotisme, péter à la tronche de l’officier allemand qui en joue.

  2. reporting dit :

    Bonjour,

    Je crains n’avoir pas tout compris de votre démonstration M. Gave. Vous dîtes que l’actif net américain est de 6000 milliards de dollars et que la dette de l’état représente 25% de cet actif. L’endettement est de 15000 milliards (et toujours en augmentation). Manque-t-il un zéro à l’actif net ? Sinon quels sont vos chiffres de l’endettement ? A ce sujet voir le site usdebtclock.org. Bien à vous. (Ps : il semblerait que l’actif soit de 77 000 milliards de dollars en diminution constante).

  3. DrStefool dit :

    A REPORTING: les actifs ne sont pas en dimunution constante, ils croissent en oscillant au gre de l’evolution de la bourse et de la valeur de l’immobilier. les chiffres sont la actualises tous les 3 mois. Prenez le temps de tout lire:

    http://www.federalreserve.gov/releases/z1/current/z1r-5.pdf

    • reporting dit :

      Ce lien donne un bilan de l’actif des ménages (households) et des organisations non lucratives (nonprofit organizations) ; n’est pas pris en compte l’actif des pme et des grandes entreprises. J’aimerai que M. Gave me réponde. Merci.

  4. DrStefool dit :

    @ JO 12/02/2012:

    « Où sont fabriqués les Ipad etc. d’après vous ???
    Pour Nike etc. même chose, pour gagner de l’argent il vaut mieux être actionnaire, quand on voit les salaires qu’ils laissent dans les pays qui bossent vraiment. »

    Je n’avais pas vu votre reponse desole,…

    Les iPad sont fabriques en Chine, le manufaturing represente entre 5 et 10/1000 du prix final. La valeur n’est clairement pas creee en Chine mais ailleurs. Pareil pour Nike.

    Les Americains sont tous actionnaires au moins via leur fonds de pension.

    C’est pareil au Canada, et dans le rest des pays anglosaxons. On ne peut pas vouloir des fonds de pension qui rapprotent et des entreprises peu competitives. La delocalisation des activites de ,manufaturing a booste les profits des entreprises americaines. Elle a certes cree du chomage chez les moins qualifies. Qui doivent retourner ou aller au college. .

  5. AlexL dit :

    Cher monsieur Gave,

    Le dollar semble bien préférable à l’euro comme monnaie de réserve, mais… la propension de la banque centrale à faire fonctionner la planche à billets, pour des QE1,2,3 etc.. et pour acheter les bons du trésor (dont la Fed devient le principal acheteur, si j’ai bien compris) n’est-elle pas une menace pour ce statut de réserve et pour l’économie US, via un risque d’inflation et une dépréciation de la monnaie?
    Bien à vous,

    • Clement dit :

      @AlexL
      En fait, pour qu il y ait inflation, il faut masse monetaire * vitesse de circulation.
      La masse monetaire est deja la : QE1,2,3…
      Au niveau de la circulation de l’argent, et bien, c est une autre paire de manche: avec les chiffres de l’emploi qui sont mauvais et une economie qui se porte peut etre bien a l echelle planetaire mais qui a de scres failles sur son marche interieur, il ne peut qu’y avoir une vitesse de circulation faible (la preuve les americains ont tendance a epargner, surtout en 2011). Les risques d’inflation ne peuvent apparaitre que sur du long terme.
      Pour le moment, les QE ont plutot genere des bulles en asie que de la croissance aux USA…

      • vivelafrance dit :

        Exact en tout cas c’est incroyable de voir la vitesse de reaction des marché ou des investisseurs quand à la moindre bonne nouvelle les QE y contribuant bien sur (detente des taux long avec refinancement à 3 ans de la BCE de 500 milliards environ à 3ans, sans parler du QE3 au usa prevu et d’un maintien des taux à 0% jusqu’en 2014).
        Les performances du stoxx 600 ont explosé à la hausse (automobile, minerais et metaux, banques assurances et services financiers). Le dow jones le DAX aussi à la hausse. Le probleme c’est qu’il va falloir que les entreprises suivent !!!!!!!!!
        Donc la mefiance de Mr Gave me semble parfaitement justifié quand aux pratiques surement dangereuses de taux trop bas notamment pratiqué par bernanke au usa.
        Comme tu l’a dit ce qui compte c’est la vitesse de circulation.
        La monnaie n’est pas forcément source de CREATION DE VALEUR certes elle peut y contribuer permettant aux pays de se financer à taux bas et gagner la confiance des investisseurs.
        Les attentes d’assouplissement monétaire en Chine pourront surement donner un coup de pouce aux entreprises mais bon!!!!
        Il faut que je lise une bonne foi pour toute le livre liberal mais non coupable vraiment pas mal aussi aux vu des 1ere pages.

      • vivelafrance dit :

        Je rajouterai aussi que les usa ont l’air de tres vite remonter la pente donc tout semble pencher en la faveur de Mr gave. Alors que le chomage explose en europe il me semble que c’est l’inverse au usa. Attendons de voir si une pratique de taux 0% par le president de la FED sera benefique surle moyen terme WAIT AND SEE!!!

      • AlexL dit :

        @Clement
        Merci et je partage votre analyse : pour l’instant, pas d’effet inflationniste aux USA ni en Europe, puisque les fonds supplémentaires de circulent pas. Mais il y aussi, par la création monétaire, une baisse des devises concernées.. et puisqu’on continue à créer de l’argent pour les déficits et les QE, cette masse de plus en plus importante va finir par créér des effets pervers ailleurs que dans le émergents, je suppose.. la question étant de savoir dans combien de temps!

      • clement dit :

        @vivelafrance
        attention aux chiffres en trompe l’oeil de l’emploi americain. Cf video d’Olivier delamarche du 7/2/2012 a BFMTV.
        @AlexL
        J’ai lu une analyse pessimiste qui table sur 10 ans de point mort en Europe (histoire de desendetter et de retablir un minimum de confiance entre les acteurs economiques) et au dela de 10 ans, l’inflation qui apparaitrait (un taux de 5 a 20% selon les betises de nos representants durant cette decennie).
        Affaire a suivre…

  6. Philippe dit :

    Mr Gave bravo pour votre dèmonsration, mais je crois avoir lu que la dette du gouvernement actuel des USA ( tous engagments confondus ) ètait de 15,000 Milliards de $ donc 2,5 fois le montant des actifs .Pourriez-vous m’ èclairer sur ce point ? Par ailleurs , vous avez a juste titre ouvert votre article en citant l’ infame ministre de la propagande du nazisme; je constate avec regret que certains des commentateurs rèpandent sur votre site du  » goebbels à la pelle  » sur le dos des juifs et des francs-maçons. Je trouve cela très dèplacè et franchement insupportable.

  7. Ping : Chaud bouillant « Blog de Yoananda

  8. Marc-Aurèle dit :

    N’étant pas économiste et n’ayant aucune prétention sur le sujet, j’ai trouvé dans la chronique Agora de ce jour, un texte qui me parait mériter que les spécialistes de ce blog et, entre autre, Mr C.Gave, nous éclairent de leurs expériences: (je cite)

    Paris, Mercredi 15 février 2012

    La fin de l’étalon-or a déclenché tous les problèmes
    Yannick Colleu

    La situation que nous vivons depuis 1973 est unique en son genre. C’est en effet la première fois dans l’Histoire que la monnaie n’est adossée à aucun actif tangible au niveau planétaire.

    Il y a eu quelques précédentes tentatives malheureuses de donner au papier-monnaie une valeur intrinsèque. Toutes se sont soldées par un effroyable carnage de l’épargne. John Law, les assignats, les mandats territoriaux : cela doit vous rappeler quelques-uns des meilleurs moments de votre scolarité mais ce sont aussi les pires pages de notre histoire financière.

    La fin de l’étalon-or a déclenché tous les problèmes
    Ce qui fait toute la différence entre une monnaie purement papier et une monnaie assise sur un actif réel tel que l’or, c’est la notion de créance attachée au papier.

    Pendant la période de l’étalon-or, qui s’est terminée en 1914, les déséquilibres entre pays étaient compensés par des flux de métal. Un pays en situation de balance déficitaire permanent voyait ainsi ses réserves d’or diminuer au fil des transferts effectués vers ses partenaires en situation excédentaire.

    Le passage du métal d’un côté à l’autre de la frontière soldait cette situation une fois pour toutes — ou du moins jusqu’à une prochaine balance commerciale déficitaire si rien n’était entrepris pour limiter la fuite du précieux métal.

    Le passage à l’étalon-or en 1922, puis en 1944, introduit le papier-monnaie dans le processus de compensation. La devise de référence (dollar américain et livre sterling en 1922 puis uniquement dollar en 1944) vaut comme de l’or. Les réserves peuvent être constituées indifféremment d’or ou de papier. Le papier, pouvant être échangé contre du métal, celui-ci doit, pour rester « crédible », n’être émis qu’en deçà d’une certaine proportion des réserves d’or.

    __________________________
    Chine, Inde, Russie, Brésil… le potentiel des BRIC n’est plus celui qu’on croit

    Désormais, les profits potentiels se trouvent ailleurs. Où exactement ? Quelques éléments de réponse sont ici…

    __________________________
    Contrairement au métal, le papier-monnaie une fois échangé ne l’est pas « pour solde de tout compte ». Le pays heureux bénéficiaire de ce surplus se contente rarement d’entasser les billets amoureusement dans ses coffres. Les devises ainsi obtenues regagnent pour une grande partie leur pays émetteur pour être transformées en produits financiers offrant un rendement.

    Ce flux participe à l’abondance de la demande de produits financiers dans le pays émetteur de ces devises et pousse ainsi les prix des actifs financiers dont ceux des obligations, ce qui équivaut à une baisse des taux. Cela favorise alors l’expansion du crédit qui va ensuite alimenter la frénésie de consommation et donc déséquilibrer la balance des paiements en stimulant encore plus les importations… nous ramenant au point de départ.

    Après avoir enterré l’étalon-or en 1973, ou du moins ce qu’il en restait, les Etats-Unis, libérés de toute contrainte monétaire, ont pu passer à la vitesse supérieure et accélérer ce processus de création artificielle de richesse. Nous en étions là en 2007.

    Acte I de la guerre des monnaies : une offensive américaine pour augmenter sa balance des paiements
    Depuis 2008 nous sommes entrés dans la recherche d’un nouvel équilibre. Pour le comprendre, schématisons la notion de PIB. Le PIB, produit intérieur brut, permet d’apprécier la production de richesse d’un pays au travers d’une formule simple :

    PIB = C + G + I + X :

    • le C représente la consommation. Aux Etats-Unis elle pèse plus de 70% du PIB ;
    • le G est pour les dépenses du gouvernement, 20% du PIB ;
    • le I pour l’investissement des entreprises, environ 12% ;
    • et le X représente le solde de la balance des paiements,exportations moins importations, -3%.

    Lorsque la consommation est en panne du fait d’une crise immobilière et d’une crise du crédit sans précédent, lorsque le gouvernement se serre la ceinture (après quatre plans de relance sans résultat) à cause d’un endettement colossal qui ne lui laisse plus aucune marge de manoeuvre, lorsque les entreprises sont peu enclines à investir constatant la frilosité du consommateur, il ne reste dès lors plus qu’une seule variable sur laquelle agir : X, le solde de la balance des paiements.

    Et pour gonfler X, le solde de la balance des paiements, le gouvernement américain s’est ostensiblement engagé dans une dépréciation historique de sa monnaie par rapport à celle de ses principaux partenaires commerciaux : Chine, Union européenne, Japon.

    Nous n’en sommes qu’au premier acte. La mise en scène ne se déroule pas exactement comme l’avait prévu Tim Geithner dans son scénario d’origine.

    Mais l’offensive américaine n’est pas si simple…
    L’Europe est en récession depuis l’automne 2011 et l’euro baisse par rapport au dollar. La Chine, dont la monnaie est liée au dollar, n’a pas réévalué comme prévu et ses clients, européens et américains, se montrent timides alors que le consommateur chinois n’est pas encore prêt à prendre le relais.

    En outre l’explosion de liquidités des quatre plans de relance américains depuis 2008 a généré une forte poussée inflationniste dans les pays partenaires. La Chine a dû imprimer autant de yuans que de dollars qui lui étaient présentés. Les flots de dollars ont fait flamber l’inflation dans des pays comme le Brésil ou le Vietnam.

    Ces flux les laissent avec deux alternatives, dont aucune n’est satisfaisante : accepter l’inflation exportée par les Etats-Unis ou réévaluer leur monnaie vis-à-vis du dollar américain. Tim Geithner anticipe le second choix. Pour se sortir d’une situation économique et financière unique dans l’Histoire, les Etats-Unis ont déclenché une guerre mondiale des monnaies.

    L’objectif est de maintenir des taux bas aussi longtemps que possible pour offrir au consommateur américain le temps nécessaire pour sortir de sa léthargie… et au gouvernement américain un répit sur le service de sa dette.

    Pour cela le dollar doit dévaluer vis-à-vis des autres monnaies pour redonner vie aux exportations et donc aux entreprises américaines qui dès lors recruteront et aideront ainsi le consommateur à se refaire une santé.

    Pensez-vous qu’Europe, Chine, Brésil etc. vont rester les bras croisés et accepter une réévaluation imposée de leur monnaie ? Installez-vous confortablement, ce sera l’objet de l’acte II.

    Vous devinez sans peine que, dans ce contexte de course à la dévaluation des monnaies mondiales, les métaux précieux ont de beaux jours devant eux. « Jusqu’où ? »C’est la question qui m’est posée régulièrement. Ma réponse est toujours la même : très haut. « Pourquoi ? » Parce qu’à ce jour personne n’en possède quasiment. Pour le comprendre faisons un peu d’arithmétique.

    Pensez-vous que la ruée vers l’or a déjà eu lieu ? Détrompez-vous !
    Dans son dernier point trimestriel le Conseil mondial de l’or (le World Gold Council) dévoile quelques statistiques qui illustrent cette situation paradoxale. En 1968, l’investissement en or constituait environ 5% des actifs financiers des fonds et des particuliers.

    Après un plus bas à 0,2% en 2000, soit environ 227 milliards de dollars américains, la part de l’investissement en or se situe aujourd’hui autour de 0,7% (fin 2010). Mais de 2000 à 2010 le prix de l’or en dollar a été multiplié par 5,18. C’est-à-dire que par le seul fait de l’appréciation du prix du métal, les 227 milliards se sont transformés en 1 175,86 milliards de dollars.

    Sachant que l’ensemble des actifs financiers a culminé en 2010 autour de 210 000 milliards de dollars, la part des 0,7% investis dans l’or ne représente donc que 1 470 milliards. Au final seulement 300 milliards de dollars (vous en trouverez exactement 294,14 en faisant la soustraction) sont allés s’investir sur l’or pendant cette période, alors que dans le même temps près de 100 000 milliards d’actifs financiers étaient créés.

    Le flux d’investissement vers le métal jaune depuis 2000 représente donc tout juste 0,3% du flux financier global sur ces 10 dernières années. Dès lors, comment parler d’une ruée vers l’or à ce stade ? A l’évidence, la hausse a encore de beaux jours à vivre…
    [NDLR : Yannick Colleu intervient tous les mois dans Vos Finances pour parler d’or et d’investissement aurifère.

  9. Marc-Aurèle dit :

    Une voie d’espérance pour la jeunesse de notre Planète. Ecoutez avec attention la conférence de
    Lady Ellen Mac Arthur sur l’Economie Circulaire, ou comment rendre les ressources de notre monde utilisables très longtemps… C’est, sans aucun doute, la seule voie pour l’économie mondiale, et quelques grandes sociétés ne s’y sont pas trompées en subventionnant la Fondation d’Ellen Mac Arthur….

  10. clement dit :

    « Il faudrait préciser que le communisme et le nazisme sont des inventions américaines soutenus financièrement par Wall Street  »
    Là je pense qu’il ne faut pas dire n’importe quoi.
    Dire que Marx, Hegels, Plekhanov, Lenine et Staline sont des inventions américaines est vraiment pas serieux.
    Le régime communiste en russie a plus été créé par l’allemagne que par les etats unis.
    Concernant le nazisme, a plus de bases avec le socialisme français et allemand qu’avec la constitution américaine.
    Ensuite, les luttes contre ces regimes ont certes profité a l’économie americaine, mais de la à dire qu’ils sont des inventions………………………………..

    • Homo-Orcus dit :

      et oui, vraiment pas sérieux mais il ne faut pas s’en étonner. Dernièrement sur ARTE j’ai vu un amalgame de cette nature : Tea Party puis KKK puis… républicains, rien que ça !
      Ce qui est incontestable est que le nazisme est de nature socialiste, dans quel passage de « Mon Combat » trouve-t-on du libéralisme ? L’ensemble nationalisme et communisme est la conséquence funeste du coup d’état de 1792. Tout historien un tantinet sérieux ou sans carte de partis ne peut le contester. L’Allemagne de la première guerre a bien aidé le communisme soviétique et à même payé le billet de train en aller simple de Lénine hébergé en Suisse à l’époque. Ce qui est incontestable c’est qu’un miracle s’est accompli, l’Allemagne n’avait plus de front de l’Est… Si on connaît le nombre de victimes de la Grande Guerre, on a le droit et le devoir de s’interroger sur le communisme et accessoirement de le dénoncer même de façon primaire.

    • clement dit :

      @Homo-Orcus
      c’est exact, le bonapartisme, le centrisme, le nazisme et le communisme furent des réponses à une question posée par la révolution française: Comment unifier une nation lorsqu’elle s’entre-choque sur la question d’obtenir la majorité.
      Certains pronent l’alliance des extrèmes, d’autres du centre, mais extrèmes et centres ne s’allient pas.

    • Homo-Orcus dit :

      @njaisson
      Je ne vois ce qu’il y a de scandaleux qu’une banque même feuj comme vous dîtes, finance un mouvement politique ? Lénine était feuj et se finance par leurs banques, oui et alors ? que le communisme s’avère une tyrannie criminelle par la suite, c’est une autre affaire. Pourquoi regarder l’histoire dans un rétroviseur ? Une banque feuj toujours en activité était acoquinée avec les jacobins et notamment avec Fouché devenu ministre de la police. Quand Fouché a été ruiné et banni, ladite banque lui a renvoyé l’ascenseur à Trieste, et alors ? Pas de complot, c’est ce que nous constatons aujourd’hui entre les pouvoirs politiques et les banques. Le zozo qui haranguent les idiots utiles sur l’ennemi personnel qu’il va abattre doit bien faire bidonner dans les conseils d’administration. Rien ne change, tout a été dit et il suffit de le redire.

      • njaisson dit :

        C’est qu’il ne s’agit pas de n’importe quel mouvement politique. Celui-là ne faisait pas mystère d’éradiquer la société bourgeoise chrétienne. Il est vrai que les quelques cent millions de morts causés par le communisme ne dérangent apparemment pas grand monde, puisque le procès du communisme n’a jamais été fait. Soljenitsyne avait lancé un avertissement au moment de la chute du Mur en prévenant que faute d’avoir désigné les responsables et compris les causes du communisme, le monde s’exposait à voir réapparaître les mêmes traégies en pire. Il ne s’agit pas là justement d’une analyse a posteriori mais a priori puisque les mouvements anarchistes révolutionnaires du XIXème siècle, Lénine et Trotsky en particulier avaient annoncé à l’avance leurs intentions génocidaires qui se sont trouvées rapidement confirmés par les faits, ce qui n’a pas empêché le soutien indéfectible des Etats-Unis à la cause communiste, dont un Roosevelt en particulier comprenait les méthodes, brutales certes mais nécessaires (voir sur le site Mises Institute). Les fondations Carnegie et Rockefeller n’ont elles aussi jamais fait mystère de leurs intentions mondialistes par l’instauration du socialisme partout dans le monde, voeu qui se réalise aujourd’hui sous nos yeux (cf le rapport rendu en 1954 au gvt américain par Norman Dodd, who in 1954 was the staff director of the Congressional Special Committee to Investigate Tax-exempt Foundations). Il ne s’agit donc pas de conspirations, dans la mesure où ces idéologues n’ont jamais mystère de leurs plans mortifères, a fortiori au moment où se crée le gouvernement mondial sous les efforts conjugués du Parlement européen et du Congrès (cf; la récente résolution européenne à propos de l’union transatlantique). Les conspirationnistes sont seulement des gens mal renseignés. Maintenant si la destruction des terres arables, l’épandage de métaux toxiques dans l’atmosphère, la prise en otage des populations par la finance, le rapt de l’alimentation mondial par les marchés financiers ne vous choquent pas, c’est que vous avez en vous un génocidaire qui ne demande qu’à se révéler au grand jour.

    • @njaisson

      Cher Monsieur,

      Mefions nous quand même des amalgames et surtout des relents d’un autre temps. Je n’aime pas l’idée du complot international sionniste que je sens proindre en filigrane dans votre écrit;
      merci d’y veiller, j’y veillerais sinon.

      CG

    • Ben Iwiwi dit :

      Cher Clément, cette lady prend un giganstesque raccourci, mais il est totalement pertinent :
      le principe est que les banquiers internationaux apatrides ont créé un système mondial de cooptation qui a des membres dans la presse,la politique, l’économie etc… Cet establishment favorise l’ascencion de certaines politiques tout en interdisant l’arrivée des autres (appui financier et journalistique nécessaires). Ils financent donc systèmatiquement les deux adversaires d’un conflit à venir et sont systèmatiquement gagnant.
      (pour mémoire, Napoléon et ses adversaires de waterloo ont permis à Nathan R de faire un majestueux coup en bourse… ou plus prés de chez nous et en economie, la banque JP Morgan finançait la édison company a aussi financé Tesla dans le but de le couvrir de dettes pour le ruiner et enfermer dans les tiroirs ses brevets sur l’énergie libre, ou plus récemment, un certian G.Orwell qui explique le système dans un livre 1984 est passé de speaker de la BBC à banni et blacklisté de partout puis clochard. pour les politiques, lisez ce que j’aidt plus haut…)

  11. Marc-Aurèle dit :

    Goldmann Sachs est-il en train de nous refaire la même manoeuvre que sur d’autres opérations financières, à savoir inciter ses clients à investir sur un produit financier et jouer contre eux…?

    « © Brendan McDermid / Reuters/REUTERS

    Goldman Sachs profite de son réseau d’anciens pour faire de gros profits sur l’euro face aux autres devises.
    Quel est le point commun entre Lucas Papademos, premier ministre de la Grèce, Mario Monti, président du Conseil italien et Mario Draghi à la tête de la BCE? Ce sont tous des anciens de Goldman Sachs. Et ils sont tous en train d’oeuvre au sauvetage de l’euro. Chacun de ces hommes politiques a des informations de tout premier ordre sur la situation. Autant dire qu’elles valent de l’or.

    La banque d’affaires américaine la plus prestigieuse serait en train de rafler la mise. Ses clients en profitent car l’établissement leur a envoyé des notes leur conseillant d’acheter la devise européenne avant que la Grèce vote le plan de sauvetage.

    D’après une source de marché, Goldman Sachs aurait bâti d’importantes positions spéculatives sur l’euro, par le biais d’achats au comptant et avec des produits dérivés. C’est très facile car le marché des changes est le plus liquide au monde, avec 4.000 milliards de dollars échangés par jour. L’euro-dollar est la paire de devises qui suscite le plus de transactions. Récemment, de très gros volumes ont été échangés sous 1,31 et vers 1,3110 dollar. L’euro-yen, qui a bien rebondi ces derniers temps, est aussi apprécié des cambistes.

    Il convient de rester prudent car la spéculation sur fonds propres est sensée être très encadrée avec les règles bancaires votées aux Etats-Unis. Les comptes trimestriels de Goldman Sachs permettront d’en savoir plus.

    Absence de risque juridique en raison de la nature du marché des changes

    Grâce à son réseau d’anciens, Goldman Sachs a un temps d’avance sur les marchés. Elle peut utiliser ces informations en toute légalité car il n’y a pas de délits d’initiés sur le marché des changes. Les opérations se font de gré à gré entre de nombreux participants, fonds spéculatifs, banques centrales ou traders de banques… Goldman Sachs ne devra pas endurer de procès comme ceux subis en raison de ses opérations de vendre de créances liées aux crédits américains pourris («subprime»).

    Même si elle risque fort de ne pas détailler sa stratégie, la banque devrait faire état de gros profits de trading à l’issue du premier trimestre. Une partie significative devrait venir de sa spéculation réussie sur l’euro, pour peu que la stratégie risquée soit récompensée. Une nouvelle fois, Goldman Sachs réussit en étant en avance sur les autres intervenants. En effet, de très nombreux hedge funds avaient vendu de l’euro encore récemment.

    Il reste bien entendu des questions. La principale est de savoir comment Goldman Sachs a couvert ses risques. En général les traders aiment acheter un sous-jacent, par exemple l’euro-dollar, et en vendre un autre. De toute façon la banque refuse de communiquer sur ses stratégies. Elle aurait tort de le faire. Son culte du secret fait partie de ses recettes pour réussir.

    Le sentiment des Experts Figaro Bourse: il paraît judicieux de ramasser du Goldman Sachs vers 110 dollars. La valorisation est élevée mais la banque a encore les moyens de générer beaucoup de profits, pour peu que le marché des fusions-acquisitions reparte.

    Horizon d’investissement: pour six mois.

    Profil d’investissement: pour les investisseurs appréciant les valeurs financières. »

  12. Marc-Aurèle dit :

    3 infos de dernière minute:

    1- Le Figaro.fr – rubrique économie – annonce aujourd’hui que Goldman Sachs spécule sur l’Euro et qu’il incite ses clients à acheter de l’Euro au moment où des Hedge Funds s’en désaisissent…

    2- A la lecture de cet article, je poste ici un court commentaire et l’article du Figaro…mon
    post et l’article du Figaro sur Goldman Sachs qui spécule sur l’Euro sont censuré…

    3 – Une heure plus tard, je recherche à nouveau sur le site du Figaro économie.fr, l’article sur les spéculations de Goldman Sachs sur l’Euro, il a lui aussi disparu…

    Mais j’en ai gardé une copie, je l’ai diffusé à plusieurs correspondants…tout comme je vais diffuser ce post hors de ce site !

    • njaisson dit :

      L’euro comme le dollar sont des instruments politiques. On nous a joué l’air du dollar moribond de 2007 à 2009, on le rejoue depuis 2010 avec l’euro. Les hedge funds sont de bien médiocres portfolio managers au vu de leurs résultats pitoyables.

      • Ben Iwiwi dit :

        Merci Marc_Aurèle pour l’info.

        C’est un funeste présage de plus pour l’euro.
        La Goldman Sachs a l’habitude d’acheter des trucs bas (ce qui les fait monter un peu), puis de signaler une montée future pour envoyer ses clients dessus pour que la bulle soit enclenchée, puis de se défaire petit à petit au plus haut… avant que la bulle explose.

        ainsi, GS a profité de l’ascencion parabolique. et c’est pas eux les perdants quand la bulle explose puisqu’ils sont sortis juste avant…

      • njaisson dit :

        Pas besoin de s’appeler GS pour donner ce genre de conseil: amusez-vous à superposer la courbe du FDAX avec celle du future Euro/USD et vous constaterez une corrélation surprenante (encore plus forte avec la livre sterling). Les traders sur devises utilisent couramment ce genre de corrélations pour prendre leurs positions. Par ailleurs les marchés sont d’une banalité rare dans leurs modes de comportement. En général, une forte baisse signifie que les BFI veulent arracher de nouvelles interventions aux politiques. En la matière, les rapprochements entre la courbe du S&P entre 2007 et 2009 et celle correspondant à la période entre 2009 et 2012 sont très parlants. Du côté américain, il s’agissait de faire intervenir l’Etat fédéral pour éviter aux blue chips bancaires de prendre le bouillon, du côté européen, il fallait obtenir l’intervention de la BCE pour convertir les dettes publiques en dette européenne. Même cris d’orfraie pendant la baisse, mêmes remerciements pendant la hausse. Tout cela ressemble à s’y méprendre à une économie de marché, n’est-il pas vrai?

  13. Marc-Aurèle dit :

    Pour ceux qui investissent sur les marchés aux USA, un rapport de la Banque WEGELIN & Co qui détaille les pratiques fiscales US en cours de développement et qui laisse augurer pour les non résidents d’avoir, un jour ou l’autre, à subir la fiscalité américaine…

    http://www.letemps.ch/r/Users/lelievre/Doc%20à%20télécharger/Adieu.pdf

  14. Seb F. dit :

    Un petit détail technique en regard de votre PS.
    Un ratio stock sur flux n’est en lui même effectivement pas intéressant, je vous l’accorde.
    Néanmoins la comparaison du même ratio à deux périodes différentes l’est beaucoup plus.
    Cf. la notion de rotation de stock ou de couverture de stock utilisés en logistique.

  15. njaisson dit :

    « Si les Etats-Unis étaient le pays le plus endetté du monde, ce solde devrait être négatif. Or il est positif de 270 milliards de dollars par an et est en progression constante. »

    Franchement je ne sais pas où vous allez chercher ces chiffres. Si je vais consulter les statistiques officielles sur bea.gov, je lis:

    U.S. Balance of Payments (International Transactions)
    Current Account Balance:
    3rd quarter 2011: -$110.3 billion
    2nd quarter 2011: -$124.7 billion
    Next release: March 14, 2012
    Quarterly data: The U.S. current-account deficit decreased $14.4 billion to $110.3 billion (preliminary) in the third quarter of 2011.
    International Investment Position
    Annual data: The U.S. net international investment position at yearend 2010 was -$2,471.0 billion (preliminary), as the value of foreign investments in the United States exceeded the value of U.S. investments abroad.
    http://www.bea.gov/newsreleases/glance.htm

  16. YC dit :

    Bonjour à tous, Bonjour Charles Gave,
    Charles, que pensez-vous du collectif créé autour de l’économiste Pierre Larrouturou ? (qui se propose d’imiter le ‘New Deal’) ; que pensez-vous de son analyse qui est la suivante : « deux bombes dans l’économie mondiale : la dette des Etats-Unis et la Chine, qui souffre d’une bulle immobilière sans précédent et qui voit ses exportations reculer en masse ». (source : boursier.com).
    Là encore, erreur d’analyse ? Se reporter donc à votre brillante démonstration concernant le « ratio dette sur PNB » ? Ou bien y a-t-il d’autres éléments à apporter ? Peut-être moins technico-techniques et davantage basés sur les fondamentaux des entreprises US et chinoises ?…… Prolongement (ou 2de partie) de ma question : vous parlez à fort juste titre du cancer de la France (l’obésité de l’état), mais quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux 3 millions de TPE françaises qui souhaitent tenter le challenge de se transformer en PME voire ETI (?).
    Bien amicalement,
    YC

  17. Anonyme dit :

    Tres bel article mais je ne saisis pas une chose si les USA ne sont pas endettés alor sla france non plus car la majeure partie des profits du cac vient de l ‘etranger. Avec la compta on peut faire dire ce que l’on veut et corporate america n’est pas america, l etat s’endette les entreprises font des profits mais à la fin les etats doivent rembourser non? et avec quel argent? celui des entreprises? ben non…bien sur apple fait beaucoup d eprfit avec l’etranger mais si on monte les taxes pour rembourser la dette apple ne sera peut etre plus americain non? aidez moi

    • Cher Monsieur
      Les actionnaires des societes du CAC 40 ne sont pas Francais en majorite et donc les benefices de ces societes n’appartiennent pas aux Francais SeulE appartient a notre pays la quote part calculee en % du nombre d’actions detenus par des des citoyens ou des institutions francaises
      Le reste ne nous appartient pas
      Amicalement
      CG

  18. njaisson dit :

    #1 Back in 1998, the United States had 25 percent of the world’s high-tech export market and China had just 10 percent. Today, China’s high-tech exportsare more than twice the size of U.S. high-tech exports.
    #2 America has lost more than a quarter of all of its high-tech manufacturing jobs over the past ten years.
    #3 The Chinese economy has grown 7 times faster than the U.S. economy has over the past decade.
    #4 In 2010, China produced more than twice as many automobiles as the United States did.
    #5 In 2010, China produced 627 million metric tons of steel. The United States only produced 80 million metric tons of steel.
    #6 In 2010, China produced 7.3 million metric tons of cotton. The United States only produced 3.4 million metric tons of cotton.
    #7 China produced 19.8 percent of all the goods consumed in the world during 2010. The United States only produced 19.4 percent.
    #8 During 2010, we spent $365 billion on goods and services from China while they only spent $92 billion on goods and services from us.
    #9 In 1985, the U.S. trade deficit with China was 6 million dollars for the entire year. The final U.S. trade deficit with China for 2011 will be very close to300 billion dollars. That will be the largest trade deficit that one nation has had with another nation in the history of the world.
    #10 The U.S. trade deficit with China is now 28 times larger than it was back in 1990.
    #11 Since China entered the WTO in 2001, the U.S. trade deficit with China has grown by an average of 18% per year.
    #12 According to the New York Times, a Jeep Grand Cherokee that costs $27,490 in the United States costs about $85,000 in China.
    #13 According to the Economic Policy Institute, America is losing half a million jobs to China every single year.
    #14 The United States has lost a staggering 32 percent of its manufacturing jobs since the year 2000.
    #15 The United States had been the leading consumer of energy on the globe for about 100 years, but during the summer of 2010 China took over the number one spot.
    #16 15 years ago, China was 14th in the world in published scientific research articles. But now, China is expected to pass the United States and become number one very shortly.
    #17 China is also expected to soon become the global leader in patent filings.
    #18 In 2009, the United States ranked dead last of the 40 nations examined by the Information Technology & Innovation Foundation when it came to “change” in “global innovation-based competitiveness” over the previous ten years.
    #19 China now awards more doctoral degrees in engineering each year than the United States does.
    #20 China now possesses the fastest supercomputer on the entire planet.
    #21 China now has the world’s fastest train and the world’s most extensive high-speed rail network.
    #22 The construction of the new $200 million African Union headquarters was funded by China.
    #23 Today, China produces nearly twice as much beer as the United States does.
    #24 85 percent of all artificial Christmas trees are made in China.
    #25 Amazingly, China now consumes 53 percent of the world’s cement.
    #26 There are more pigs in China than in the next 43 pork producing nationscombined.
    #27 China is now the number one producer of wind and solar power on the entire globe.
    #28 Chinese solar panel production was about 50 times larger in 2010 than it was in 2005.
    #29 Right now, China is producing more than three times as much coal as the United States does.
    #30 China controls over 90 percent of the total global supply of rare earth elements.
    #31 China is now the number one supplier of components that are critic
    http://www.infowars.com/47-signs-that-china-is-absolutely-destroying-america-on-the-global-economic-stage/

  19. Bernard dit :

    Bonjour,

    Le débat avec Loic Abadie est lancé à la lecture de l’article suivant :

    http://www.objectifeco.com/economie/anticipations-tendances/article/loic-abadie-sur-charles-gave-et-la-place-des-usa-dans-le-monde

    Bonne journée.
    Bernard

  20. Marc-Aurèle dit :

    à Mr Ch.Gave: un contradicteur qui parait sensé, mais n’étant pas économiste, je ne me prononcerai que quand vous aurez analysé cette réponse à votre post « Quelques Contre-vérités sur les USA »…

    http://www.objectifeco.com/economie/anticipations-tendances/article/loic-abadie-sur-charles-gave-et-la-place-des-usa-dans-le-monde

  21. B.J dit :

    Il est vraiment intéressant de voir comment les économistes sont incapables aujourd’hui d’avoir une analyse commune de la situation. Chacun y va de ses commentaires et de ses anticipations. Au final, tout le monde a raison ( ou tout le monde à tord ) puisque aucune notion de temps n’est vraiment avancée de manière précise dans chacune de ces analyses : aujourd’hui ? dans 15 jours ? dans 10 ans ?

    Monsieur Gave, je vous invite à jeter un coup d’oeil sur l’article suivant :
    http://www.objectifeco.com/economie/anticipations-tendances/article/loic-abadie-sur-charles-gave-et-la-place-des-usa-dans-le-monde

    Vous avez toujours montré une certaine assurance dans vos billets.
    Je vous ai suivi avec intérêt ces dernières années, mais je ne vous suis plus. Tout comme j’ai cessé de croire à ce qu’écrivent les autres économistes.

    Je n’ai personnellement pas une grande notion en analyse économique. Par contre, J’ai compris avoir plus à perdre à vous écouter ( vous économistes) que d’aller de mon propre jugement qui est le suivant : Nous sommes vraiment dans la merde. Mieux vaut commencer à mettre son or sous son matelas. C’est l’endroit qui reste à mon sens le plus sur à ce jour 🙂

    Très sincèrement,

    • vivelafrance dit :

      La plupart des economistes pensent la meme chose je trouve c’est mon impression ou plutot c’est ce que je constate.
      Sauf pour le probleme du chomage difficile à resoudre(passage revolution industrielle creant plus d’emploi que ne pourrait peut etre pas le faire les nouvelles technologies et ce passage à cette rev de la connaissance auj
      Si la situation au usa par ex se dégradait moi aussi je mettrais des baton dans les roues à mr gave hors je constate que pratiquement tout ce qu’il dit se vérifie.
      L’économie usa se porte de mieux en mieux et la situation en europe se degrade pourquoi ??????
      c’est tres simple les societes usa trainent les boulets que sont l’état et les banques la reprise se fait grace au sociétes usa et l’indice dow jones retrouve deja ces niveaux d’avant la crise alors que chez nous les investisseurs reagissent mal à la contraction de l’activité dans les servives et l’industrie le cac 40 est a la traine en zone euro car ils doutent d’un possible retour à la croissance et C’EST NORMAL !!!!! l’endettement des etats mais aussi les entreprises qui subissent les politiques de rigueurs les banques que l’on surrecapitalise le credit se contracte. Sur le plan monetaire, la FED baisse ses taux quand la BCE les augmentent TROP!!!! ce qui n’empeche pas d’important rapatriements de capitaux depuis les pays emergents et l’europe vers les usa ou le japon alors que les taux sont tres bas (pol japonnaise) et le japon veut tout faire pour faire baisser le yen mais sont emmerdé par les investisseurs qui se refugie au Japon tellement ils ont confiance en l’économie Japonnaise. leurs balance des paiements courants comme pour les USA sont excedentaires car leur societe sont saines compare aux notres toujours penalisé par ces politiques d’euro fort de taux interet trop elevé quand ils faut les baisser et j’en passe ne parlons meme pas du marché du travail
      Je pense que le Japon si ce pays n’tait pas assis sur une bombe et ne subissait pas toutes ces catastrophes naturelles serait de loin la premiere economie du monde.
      Les gerant de hedges fund ou meme tous les investisseurs cherchent les valeurs refuges que sont le dollar ou le yen car ces economies rebondissent rapîdemment grace a leur marché du travail flexible la rigueur au travail l’experience et leur liberte d’action que leur donne leur gouvernants compare à nous pour favoriser le travail.
      Comme dit Charles Gave faut pas s’étonner si tous les jeunes veulent etre fonctionnaire ou recherche la securite de l’emploi et c’est pas etre oisif ils reagissent normalement car ils savent que meme s’ils prennent des risques en france ils ne seront jamais recompense à leur JUSTE VALEUR.

    • vivelafrance dit :

      c’est vrai que l’or contiunue à trouver preneur comme quoi !!!!!! l’inde ou meme la chine se constitue des reserves en or mais attention à l’or voir article de Charles gave sur le cours de l’or qui semble avoir atteint son sommet ou presque!!!!!!!!!!

      • Lablatius dit :

        Très paradoxalement, je ne pense pas que le cours de l’or soit arrivé à un sommet. D’une part, ce métal précieux est très demandé dans les secteurs de pointe en tant que conducteur électrique (et oui, l’or est le meilleur conducteur qui existe) alors même que les populations asiatiques en raffolent pour leurs bijoux. De surcroît, tant que Ben Bernanke et Mario Draghi, ces deux charlatans des temps modernes, continueront à monétiser à outrance et par des moyens détournés les différentes dettes, alors les gens seront tentés d’acheter de l’or afin de se prémunir d’une très fâcheuse et ravageuse inflation. Ceci est d’autant plus aggravé en Europe par le fait que l’Euro ne soit qu’une monnaie papier basée uniquement sur du vent.

    • YC dit :

      @B.J. > « Au début des années 70, ces nations sorties de la guerre allaient bien. Tandis que les Etats Unis s’étaient considérablement endettés. C’est là, écrit notre Grec, que les économistes Américains ont eu une illumination. Il ne fallait pas être en surplus pour diriger. On pouvait rester maître du monde, à condition d’avoir la monnaie de contrôle, c’est à dire, le dollar. Une sorte de casino où gagner ou perdre n’a plus de signification. Ce qui compte, c’est que tout le monde vienne chercher l’argent là. Ce fut le cas. La dette américaine a grandi. La masse des capitaux mondiaux passait par Wall Street et par ses banques. »
      Cordialement,
      http://www.abcbourse.com/blog/michel_gabrysiak/article/le_minotaure_americain_a_t_il_encore_de_l_appetit_-271

      • Lablatius dit :

        En attendant, notre âne de François Hollande veut créer une tranche d’imposition à 75 % pour les très hauts revenus supérieurs à 1 000 000 d’Euros, afin de combattre « la richesse indécente ». On ne s’étonnera pas de la faillite de l’économie du pays en cas d’arrivée au pouvoir de ce cher monsieur, les « très riches » risquant de se barrer avec leur capital ou de brader ce dernier afin d’éviter les fourches caudines du fisc français. Bref, on voit bien que cet homme a une intelligence économique hors pair !

        Source : http://www.latribune.fr/depeches/reuters/rpt-francois-hollande-veut-imposer-les-tres-riches-a-75.html

    • Cher Monsieur,

      Merci de vos remarques.
      Sur le premier point, je n’ai jamais dit que les USA n’avaient pas un déficit des comptes courants, ce qui aurait été idiot
      J’ai simplement dit que le cash flow que les agents économiques Américains tiraient des actifs qu’ils détiennent à l’étranger était supérieur à celui qu’ils payaient aux étrangers pour les investissements que ces derniers avaient effectué chez eux, ce qui semble indiquer que la valeur de marche des actifs détenus en dehors des USA par des entités américaines est supérieure a la valeur des actifs que les non américains détiennent aux USA

      Les USA ne sont donc pas le pays le plus endette du monde vis a vis de l’étranger, bien au contraire

      Qui plus est, je crois que 60 % des importations US sont le fait de sociétés américaines produisant à l’extérieur et exportant de Chine, ou d’Europe ou du Brésil vers les USA.
      Les sociétés américaines exportent de l’emploi et importent des profits, ce qui me semble parfaitement sain au stade de développement ou ils sont arrivés.

      Ce phénomène est rendu possible par un autre phénomène: tout se passe comme si la principale exportation US était de fait la sécurité juridique qu’ils offrent
      Les homme d’affaires Chinois ou Brésilien Indien etc….gagnent de l’argent chez eux et veulent mettre une partie de cet argent ( leur épargne de sécurité) à un endroit ou ils sont absolument certains de retrouver leur capital si eux ou leurs familles devaient prendre un avion a toute vitesse en quittant leurs pays précipitamment pour éviter de prendre une balle dans la nuque.
      Ils le mettent donc en bons du trésor US a un rendement de zéro,car ils se contrefoutent de la rentabilité qu’ils peuvent atteindre aux USA.
      Ils ne recherchent pas la rentabilité mais la SECURITE.
      Ils gagnent suffisamment d’argent chez eux
      Les USA prennent cet argent, en consomment une partie et re investissent le reste en Chine au Brésil en Argentine etc a un rendement de 10 % ou plus puisqu’ils investissent eux uniquement dans des actifs a risque, dans des outils de production.

      Il me semble également que vous confondez les comptes courants d’un pays avec le compte d’exploitation d’une société, ce qui n’a rien a voir, quoiqu’en pense les mercantilistes de service un peu partout, du style Melanchon Lepen Sarkozy ou Holland
      Si la rentabilité du capital investi aux USA est supérieure à la rentabilité du capital investi en Allemagne (par exemple), les entreprises allemandes investiront aux USA. (ne pas le faire serait idiot)
      Les Etats Unis auront donc des rentrées de capitaux et l’Allemagne des sorties.
      Comme la balance des paiements s’additionne à zéro (balance des capitaux + balance des comptes courants=zéro) puisque c’est une balance, l’Allemagne aura automatiquement des comptes courants excédentaires et les USA des comptes courants déficitaires,
      CE QUI VEUT SIMPLEMENT DIRE QUE LA RENTABILITE DU CAPITAL INVESTI AUX USA EST SUPERIEURE A LA RENTABILITE ALLEMANDE
      Le Japon a eu des comptes courants excédentaires pendant des années PARCE QUE la rentabilité du capital investi y était grotestequement basse et les sorties de capitaux massives.
      Le contraire est vrai pour l’Australie
      Depuis vingt ans il fallait être investi en Australie et certainement pas au Japon

      Les comptes courants NESONT PAS UN COMPTE D’EXPLOITATION, mais une simple tautologie comptable

      Bien entendu, si le déficit des comptes courants provient d’une hypertrophie de l’Etat et que ce déficit est finance par la dette émise par l’Etat et acheté par les étrangers, les rentrées de capitaux ne sont pas dues a une rentabilité du capital mais à l’Etat donnant sa garantie , ce qui nous amène au cas Grec (ou Français à terme).
      Il s’agit dans ce cas d’une manipulation des marches financiers par les Etats, ce qui se termine toujours mal

      En ce qui concerne le déficit des comptes publics US, qui est beaucoup trop élevé, il vient principalement des politiques keynésienne débiles suivies par l’administration Obama et avant cela par celle de monsieur Bush.
      La croissance des dépenses de l’Etat engendre TOUJOURS une baisse du taux de croissance structurel de l’économie (voir Charles Gave l’Etat est mort vive l’état chez Bourin editeur)
      Pour regeler leur problème actuel, Il suffit de bloquer les dépenses de l’Etat aux USA pendant quelques années, de privatiser ce qui peut l’être et comme les dépenses de l’Etat fédéral ne représentent que 28 % du PNB (contre 55 % pour la France), le problème se réglera de lui même en quelques années pour peu que les impôts n’y soient pas augmentés, bien entendu.
      A ce titre les prochaines élections de Novembre 2012 seront déterminantes
      Comme le disait toujours Milton Friedman, le déficit n’a aucune importance.
      Seuls comptent le poids et la croissance des dépenses de l’Etat dans l’économie comme l’exemple de la France, de la GB gérée par monsieur Brown qui a foutu en l’air en 10 ans tout le travail de Madame Thatcher avait fait auparavant ou encore du Japon ne cessent de le montrer.

      Je maintiens que comparer un stock a un flux est une erreur méthodologique considérable.Le fait que tout le monde la commette ne change rien au fait que ce soit une erreur.

      Enfin en ce qui concerne la dette et la valeur des actifs détenus par les individus, si mes souvenirs sont exacts le chiffre de 60000 milliards de dollars d’actifs détenus par les particuliers est net de toute dette.
      Si un fonds de pension détient une hypothèque détenue par un particulier la valeur nette est zéro.
      Seuls sont pris en compte dans les calculs du Fed la valeur des actifs nets de toute dette (valeur de la maison moins valeur de l’hypothèque, valeur des actions moins dettes émises par la société etc…)

      Enfin, la dette hors bilan n’a aucun intérêt (retraites, sante etc…) puisqu’un changement de législation sur les retraites et/ ou sur le secteur de la sante ferait varier cette dette dans des proportions considérables et pourrait même la transformer en surplus comme cela s’est produit de 1994 a 2000 aux USA justement, ou en GB auparavant ou en Suède ou au Canada depuis 1992

      Comme la démographie aux USA reste et restera très satisfaisante, nous n’avons pas craindre une implosion des systèmes sociaux comme en Espagne, au Japon ou en Italie, donc je n’ai pas introduire cette variable dans les calculs
      Dans une certaine mesure la France est dans une situation démographique similaire à celle des USA, l’une des rares bonnes nouvelles concernant notre pays.

      Amicalement,

      CG

  22. vivelafrance dit :

    oui on est dans la merde en france difficile de ne pas etre pessimiste dans ce pays ou les peoplesveulent nous faire rever à la tv en nous disant qu’ils vont nous protéger c’est dramatique c’est pour cela que ce blog a de la valeur car au moins on connait la verité plutot que de continuer à écouter des mensonges

  23. vivelafrance dit :

    J’en connais un au moins qui est « honnete » et qui va se presenter aux presidentielles c’est PHILIPPE POUTOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! le parti anti capitaliste le genre de personne qui vous met de bonne humeur quand on enetend tous ces discours politique ennuyeux à mourir(c’est mon avis). Son livre fait 10 page et s’intitule:  » L’OUVRIER A JUSTE LE DROIT DE FERMER SA GUEULE « . Au moins ça a le mérite d’etre clair et franc

  24. yoananda dit :

    Le dollar mourra quand l’Asie créera sa propre monnaie unique : http://criseusa.blog.lemonde.fr/2012/02/28/le-devenir-du-dollar-une-perspective/
    En attendant ils ont le PAGE : Pan Asian Gold Exchange.
    Quand au gaz de schiste, comme pour les biofuels qui ont coûté en nourriture, ils provoqueront la guerre de l’eau… des millions de morts assoiffés pour que d’autres continuent leur petits jeux entre riches.

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