Au secours Abélard, ils sont devenus fous

Abélard  (1079- 1142) est resté dans l’histoire un peu pour les mauvaises raisons qui furent surtout celles de ses amours avec la belle et savante Héloïse. On oublie que sa contribution au développement de la pensée occidentale fut essentielle:formidable logicien,il mit en lumière une  distinction  fondamentale qui allait  permettre, à terme, la séparation entre l’Eglise et l’Etat. Selon Abélard, il existait une distinction essentielle entre le crime et le péché. Le crime n’existait que s’il était reconnu par la loi. Nulla crimen sine lege (pas de crime qui ne soit reconnu par la loi) disait déjà le droit Romain et il était, donc, du ressort de la puissance publique de le punir et de l’empêcher puisque tout crime est destructeur de l’ordre social.

Le péché, en revanche, ressort de la morale privée et il revient à Dieu de le punir.  Chacun doit s’en repentir tout en essayant d’en corriger les effets par ses actions ultérieures.

Il revient  par conséquent à l’Etat de punir le crime, mais en aucun cas de sanctionner le péché. Aux yeux de la puissance publique, une action peut être un crime sans représenter un péché,tandis qu’un  péché aux yeux de l’Eglise peut ne pas être du tout un délit aux yeux de la société.

Cette distinction essentielle au fonctionnement de toute démocratie, et qui n’existe pas dans le monde musulman par exemple, est à l’origine philosophique directe du protestantisme, d’abord, et des Lumières ensuite.  Curieusement, elle est complètement antinomique avec la pensée socialiste qui essaie sans cesse de réintroduire la notion d’une morale collective opposée fort logiquement à la loi. Que le lecteur se souvienne, à cet égard, de la formule de François Mitterrand, mentionnant « la force injuste de la Loi ». Opposer la loi à la  justice, c’est réintroduire au  cœur de la démocratie la préférence pour une morale collective, voire une religion. A travers ce genre de discours, on perçoit bien que le socialisme n’est rien d’autre qu’une religion cherchant toujours, au nom d’une morale collective, à s’immiscer dans des transactions d’ordre privée.Monsieur Hollande vient de nous en donner un nouvel exemple de ce redoutable penchant. Je veux parler, bien sûr, de la proposition formulée par le candidat socialiste de « punir » ceux dont les salaires seraient supérieurs à 1 million d’Euro. Insupportable semble- t-il aux yeux de ce pauvre homme qui en revanche n’a jamais trouvé moralement inacceptable de voter des budgets en déséquilibre.

Dans un état de droit la « morale » n’existe pas. Seule existe la légalité.

Toutes les dispositions relatives aux paiements de ces sommes versées à des dirigeants ont été prises en fonction de textes existants et rien içi ne peut être qualifié d’illégal.L’argent dépensé au titre des ces prestations appartient à des entités relevant du secteur privé et ayant, donc, le droit d’allouer ces sommes en fonction de ce qui leur parait être, à elles, le plus efficace.Si les actionnaires ne sont pas contents des résultats, ils peuvent soit « voter avec leurs pieds », c’est-à-dire vendre leurs titres, soit  prendre les dispositions aboutissant à une révocation de ces dirigeants. Que je sache, le droit de propriété est reconnu dans la Constitution!

Puisse l’Etat et ses représentants s’occupe de ce dont ils ont la charge… Lorsqu’ il était président de France Télécom, monsieur Michel Bon a couté beaucoup plus à la communauté française en perdant des milliards d’Euro. Ce désastre n’a aucune commune mesure avec les sommes  attribués à des dirigeants de façon parfaitement légale et qui  représentent deux cent millions d’Euro à tout casser.

Il me semble que le personnel politique devrait se concentrer sur  la gestion de l’Etat, plutôt que de s’occuper d’un domaine dont il n’a pas la responsabilité, à savoir la gestion des entreprises privées qui va très bien, merci.

En realité, il est assez insupportable de voir s’exprimer de la sorte des hommes de pensée jalouse et médiocre qui se gardent bien, par ailleurs, d’examiner leurs propres responsabilités dans la gestion des affaires publiques (voir, par exemple, les comptes de la Corrèze, département présidé par monsieur Hollande).

Ils ont recours à la plus vieille des tartufferies:chercher un bouc émissaire en se drapant dans les oripeaux de la morale collective.

Voila qui n’annonce rien de bon s’ils sont élus.

C.G

Voir aussi pour l’éternel lampiste:

http://lafaillitedeletat.com/2011/09/09/crise-du-capitalisme-et-du-liberalisme-soyons-serieux.

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A propos IDLibertés

L ‘Institut des Libertés est un think tank indépendant. Constitué sous la forme d’un fonds de dotation (loi du 4 août 2008), l’Institut des Libertés est enregistré auprès de la préfecture de Paris. Notre souhait aujourd’hui au travers de l’Institut des Libertés est de tenter de proposer des pistes de réflexions libérales, sur des sujets aussi vaste que l’Economie, la Finance, les Sciences , la Littérature ou la politique. Sans tenter de professer un catéchisme ni d’influer politiquement, L'institut des Libertés se propose comme une plateforme de parole alternative ou tout un chacun serait libre de venir contribuer institutdeslibertes@gmail.com. Redonner enfin au libéralisme son vrai visage; non pas celui d’une finance sans foi ni loi mais bien celui du siècle des lumières, profondément humaniste et fervent défenseur des libertés individuelles.
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129 commentaires pour Au secours Abélard, ils sont devenus fous

  1. Nicolas Lami dit :

    J’entends la distinction entre crime et péché; l’un se rapportant à ce qui est légal et l’autre à ce qui est moral. Mais de l’instant où serait votée la loi qui taxerait à 75% les revenus au delà du million d’euros; nous sommes dans le domaine du légal.

    Evidemment de manière préalable à son vote, on va mobiliser des motivations morales: la morale de solidarité versus la morale de la responsabilité individuelle.

    Mais tant que l’Etat applique le droit tel que voté, ne sommes-nous pas dans du bon coté de la distinction que vous introduisiez?

  2. valdo dit :

    Camarade Charles,
    Heureusement que je suis là pour vous aider à vous amender : les toutes premières lois de toutes sociétés furent d’ordre morale (meurtre, adultère, inceste, etc…). Vous délirez doucement, comme votre co-religionnaire Bruno Berthez… Il y a une video intéressante sur le site « égalité et réconciliation » (mais oserez-vous y « cliquer » ?) qui traite de l’IVG à Madrid, ou comment tuer un bébé « tranquilou » : à méditer !!!
    Salutations communiste
    (merci pour vos opinions intéressantes, ceci étant…)
    valdo-le-rouge

    • clement dit :

      @Valdo
      Mais c’est vrai que du côté de la camaraderie, les lois morales et justes votées par des gouvernements étaient sans appel : expropriations, executions dans les caves de la Lubyanka, déportations, tortures…
      Le délire, c’est réellement d’entendre le front de gauche et autres trotskistes/communistes regretter les organisations dignes des « cobet » (soviets pour les non russophones).
      A propos de tuer un bébé « tranquilou », entre 1917 jusqu a présent, les statisitques russes comptent pres de 40 millions d’avortements… Mais c’est moral, non ?

    • Homo-Orcus dit :

      La morale existait avant la LOI, laquelle a été inventée pour tenter d’harmoniser les sociétés.

  3. Pascale dit :

    Cher Monsieur Gave, Serez-vous considéré comme un évadé fiscal et serez-vous redevable en France de vos impôts sur vos revenus à Hong Kong ? Car il me semble que cette question doit être posée, suite à la dernière annonce de notre président candidat sur la fiscalité des expatriés.

    • Cher Monsieur,

      Même pas peur; que monsieur Sarkozy soit élu pour commencer puis qu’il commence par se donner les moyens de ce genre de prétention. On en reparle à ce moment là. Même remarque pour schengen. Populisme que tout cela.

      CG

      • Pascale dit :

        Vous n’avez pas peur et vous avez raison. Mais je trouve cependant ce populisme effarant. Effarant de bêtise, effarant d’improvisation, effarant de surenchère, comme si les candidats ne savaient plus à quel saint se vouer pour inventer des taxes qui les feront sortir du lot et qui leur donneront une meilleure visibilité auprès de l’électorat.

      • Bruno dit :

        @Pascale
        Je suis bien d’accord avec vous. J’ai été horrifié par cette nouvelle surenchère de bêtise de la part de notre (encore) président… En fait pour ces gens-là (Sarko mais aussi tous les autres), la notion même d’Etat de Droit (le fameux « rule of law » des anglo-saxons) leur est totalement étrangère, ainsi que les principes fondamentaux qui ont fondé notre pays depuis le siècle des Lumières.
        On en arrive à une inversion des valeurs quasi-Orwellienne : désormais la morale est du côté de celui qui taxe et exproprie sans limite par la violence (et oui, la taxation est une expropriation, on a fini par l’oublier), et l’immoralité du côté de celui qui veut protéger son bien légitimement acquis. La question même du fondement juridique et légal de la taxation a été complètement oublié depuis longtemps. Il ne s’agit plus de financer un Etat ayant pour mission de défendre les droits fondamentaux de chacun, mais d’asservir et de réduire en esclavage un peuple entier.
        C’est un peu comme si votre syndic de copropriété avait soudainement le pouvoir de vous faire des factures exorbitantes sans aucune justification, en prétendant entre autre se mêler de redistribuer les revenus des habitants de l’immeuble, et en envoyant des casseurs avec des battes de base-ball aux récalcitrants !
        Cette violence ressemble de plus en plus à celle exercée dans un certain pays après 1917…

      • Vercors dit :

        Cher Monsieur Gave,
        je viens d’entendre Marine Le Pen, à 2 reprises, dire devant la presse, en particulier chez AIRBUS, ‘les Français sont des lions dirigés par des ânes’ !
        Libre adaption de votre ‘menés’ par des ânes.
        Serait-elle plus libérale qu’affiché pour ratisser large ?
        Moi qui vais voter pour elle pour bien d’autres raisons (europe, euro en particulier), je me plais à le croire et à l’espérer.
        Bien à vous.

      • El oso dit :

        Populisme? Je croyais pourtant que cette mesure était appliquée aux Etats-Unis, si chers à votre coeur…

  4. Gilles Hector dit :

    @ Charles

    Savez vous -mais vous le savez sans doute puisqu’il vous arrive de dîner en ville 🙂 – quelle est la nouvelle ligne de défense des hauts fonctionnaires et des politiques ?
    Je cite ici Daniel Cohen une merveille d’intégrité morale, fonctionnaire au dessus de tout soupçon, doublé d’un économiste exemplaire se référant à Karl Marx, professeur à normale sup, conseiller -payé grassement – auprès du gouvernement grec pour la gestion de sa dette. Ce monsieur qui lors d’une allocution devant un parterre de cadres dirigeants a balayé d’un revers de main « ces théories néo-libérales qui ont montré leur dangerosité et leur incapacité à résoudre la crise ». Ce monsieur a d’ailleurs la même source d’inspiration que Sarkozy qui a dit la même chose lors d’une interview télévisée récente
    J’en viens à sa ligne de défense : « attendez vous à une crise profonde qui va durer sans doute plus de 10 ans ». Ses propositions : aucune si ce n’est sa gestion de crise à la grecque.
    Avec cette ligne de défense, il espère encore tenir de longues années à cumuler sa fonction honorifique de professeur de l’ENS et continuer à saigner les gouvernements en difficulté à coups de ponctions – potions de rigueur et d’honoraires exorbitants.
    Et nos politiques bien à l’abri derrière cette ligne de défense, pourront continuer à proposer de nouvelles taxes, de nouvelles dépenses, de nouveaux boucs émissaires et de nouvelles lois liberticides.
    Jusqu’à ce que le manège s’arrête.

  5. CANDIDE dit :

    Peut-être ou même certainement hors sujet, mais cela méritait attention :
    http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-aux-urnes-philosophes-34-tocqueville-un-liberal-sin
    Bonne journée à tous

  6. Alexandra dit :

    Cher Monsieur,

    Je suis certain que si un jour – ce que je ne vous souhaite pas ou alors le plus tard possible – vous devez fréquenter un hôpital ou un etablissement de santé pour vous soigner, vous réaliserez ô combien importantes sont certaines dépenses de l’Etat, qui pourront vous sauver la vie.Et combien le dévouement de nombreux infirmières et infirmiers dont vous aurez alors besoin pour vous soutenir psychologiquement et physiquement- et extrêmement peu payés relativement au travail qu’ils accomplissent, mais ils ne font pas ce metier pour l’argent , contrairement à vous – vous semblera capital (sans jeu de mot). Ces dépenses de l’Etat vous sembleront non pas un luxe mais une nécessité et vous vous demanderez alors pourquoi ce ne sont pas elles et eux les mieux récompensés dans notre société.

    • rocardo dit :

      Je connais des personnes qui travaillent dans le secteur de la santé(médecins,infirmières) et je peux vous affirmer que c’est d’abord pour de l’argent qu’ils bossent.
      Mais quel peuple de cons sont devenus les Français!

  7. Gilles Hector dit :

    @ Alexandra
    C’est fou ! Mais vous ne comprenez donc pas que ce n’est pas l’état qui paie, que l’état ne paie rien mais que c’est vous et moi qui payons les dépenses de cet hôpital ?
    En fait ce n’est même pas vous et moi qui les payons, ce sont vos enfants et petits enfants qui les paient ?
    Et que tout cela va s’arrêter brutalement parce que d’autres Alexandra refusent d’ouvrir les yeux et nous précipitent dans la faillite.

  8. Bruno dit :

    @Alexandra

    Si votre maison brûle et que vous subissez de graves blessures et un handicap pour le restant de vos jours, tout sera pris en charge, votre maison réparée ou remboursée et vous soigné entièrement. Et tout ceci, tenez vous bien, sans AUCUNE intervention de l’Etat, n’est-ce pas absolument magique ? Et bien non, ça s’appelle une assurance… un truc qui a été inventé il y a déjà quelques siècles, et qui fonctionne très bien sans l’intervention des fonctionnaires ou des politiciens…

    Et bien pour le risque maladie, tout comme pour le risque incendie, les assurances savent très bien faire leur travail toutes seules… Il n’y a aucune raison particulière pour que l’Etat vous impose son système d’assurance monopolistique, très coûteux (regardez vos fiches de paye) et peu efficace (remboursements de m…., besoins élémentaires quasiment pas pris en charge tels que lunettes ou dentaire, etc)

    Heureusement que pour l’instant, seule l’assurance est communiste, mais le médecin qui me soigne n’est pas (encore) un fonctionnaire… Pour avoir un avant goût d’un communisme à 100% en matière de santé, allez voir ce que ça donne en Angleterre (oui le méchant pays soi-disant ultralibéral… en fait on en est encore loin)

    Sinon vous tombez vraiment mal avec M. Gave, étant donné que là où il vit (à Hong Kong), les hopitaux et les services médicaux sont parmi les meilleurs du monde et les plus compétitifs en terme de qualité des soins par rapport au prix… et je doute que vous y trouverez beaucoup d’infirmières ou de médecins fonctionnaires… mais bien sûr c’est bien connu que partout ailleurs qu’en France, les gens meurent atrocement à cause de l’absence de maman-Etat pour s’occuper d’eux dès qu’ils ont un problème…

    • CANDIDE dit :

      ainsi qu’à Alexandra et Bruno /// Je comprends que vous vous exprimiez avec une certaine violence, cher Homo-Orcus, tellement est ardente votre conviction, mais il faudrait vous tempérer un peu. Le monde n’est ni tout blanc, ni tout noir et là réside le problème central de l’Humanité. Autant le libéralisme pur et dur fait peur parce qu’il conduit à trop d’excès, le communisme quant à lui n’a évidemment pas les vertus nécessaires pour consacrer sa perpétuation, même si certains demeurent convaincus de ses « bienfaits ».
      Je dois tout d’abord donner raison à Alexandra car j’ai malheureusement eu à connaître l’hôpital. Et, je dois saluer le dévouement des infirmières qui a été un véritable rayon de lumière qui a certainement contribué à ma guérison. Mais cela n’est pas une question de moyens (étatiques ou privés) mais de personnes. Cela n’empêche pas que je partage l’avis de Bruno quant à la solution apportée par le choix individuel, plutôt que de s’en remettre à l’État. Mais, il ne faut pas perdre de vue que cette dernière solution est réservée à ceux qui en ont Les Moyens. Que fait-on, cher Homo-Orcus pour les indigents, on les déporte aux îles Loyauté ou nous prions le Ciel pour un retour de Saint Vincent de Paul ?
      Je vous souhaite, à toutes et tous, une excellente journée

      • Gilles Hector dit :

        @candide : je vous propose de changer votre pseudo en « le béat ». Cela vous irait à ravir.
        Je crains que votre béatitude ne vous quitte brutalement dans quelque temps.

      • CANDIDE dit :

        Je vous remercie pour ce qualificatif, mais je n’ai pas l’envergure de notre Regretté Pape Jean-Paul II pour concourir à la Béatitude. En revanche, je crois à l’initiative individuelle et j’ai toujours compté sur moi-même pour arriver à ce que je suis et pour assurer le bonheur de ma famille ; d’ailleurs j’ai un fils entrepreneur, surprenant, non ? Seulement, j’ai vu, au cours de ma vie, ce qu’il y a de pire en l’homme : j’ai côtoyé la déchéance, la misère, le crime, le mensonge, l’hypocrisie… j’arrête là l’énumération de tous les vices que vous pouvez imaginer car les mots ne décriront jamais assez la réalité des choses senties et ressenties. Alors si vous vous arrogez le droit, et après tout vous l’avez, de me redéfinir comme « le béat » sachez mon cher Gilles Hector, que vous me connaissez très mal. Et si vous craignez que ma béatitude ne me quitte brutalement dans un avenir proche, rassurez vous car en réalité, dès la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique, en 1989, j’avais dit à mon épouse : «  » Tu vois, ce sera vraiment maintenant la fin de la prospérité telle que nous l’avons connue. Au niveau du monde du travail, ce sera le retour au XIX° Siècle ( Loi Le Chapelier,…tiens, une Loi ! ). Mais je ne distinguais pas alors quelle force pourrait s’exercer pour anéantir cette situation. Certainement un manque de connaissances. Aujourd’hui, j’ai la réponse : La crise financière ! Elle frappe tout le monde indistinctement mais je suis de plus en plus persuadé qu’elle est l’aboutissement d’une volonté et non la résultante d’un évènement fortuit (les fameuses subprimes). Sinon, cela signifierait que ceux qui nous gouvernent se sont pas informés et incompétents. Et, la Grèce est le bassin d’expérimentation social idéal : c’est un petit pays, sans grande influence internationale, sans une robuste économie où la finance internationale est imbriquée. Les mesures d’austérité s’ajoutent les unes aux autres et pendant ce temps on mesure le degré de résistance de la population. Dans quel but ? Réponse : A quand la généralisation de ces mesures à l’Europe entière ?
        Sinon, historiquement, comment expliquez-vous que durant la Seconde Guerre Mondiale, des sommes colossales ont été englouties durant SIX ANS, à pure perte, pour détruire des villes, des navires, des avions, des hommes… , conduisant les États-Unis presque à bout de souffle et, une fois la guerre terminée, alors que les deux Blocs se constituaient, on a trouvé, sans coup férir d’autres sommes tout aussi colossales pour reconstruire (Plan Marshall), conduire des guerres périphériques (Corée, Indochine, Algérie, guerre froide et donc l’armement qui en résultait), absorber la perte des colonies, tout en assurant aux populations occidentales l’accès au bien-être dans tous les domaines (le plein-emploi, l’amélioration de l’habitat, tous les progrès dont les Femmes ont bénéficié, les congés payés avec tous les développements induits, etc…) sans que cela ne provoque aucun désastre financier majeur ayant l’allure de cataclysme ?
        Et là, subitement, à peine un des deux blocs (soviétique) dissout par sa faillite, le bloc vainqueur n’est plus capable de poursuivre son œuvre en se servant du modèle qui précisément l’avait conduit à la victoire. Surprenant, non ?
        Enfin, cela me fait plaisir d’apprendre qu’à Charenton les infirmières sont aussi compétentes et dévouées car ce n’est pas là-bas que j’avais été hospitalisé. Mon Dieu, que c’est rassurant (pour moi) et gratifiant (pour elles).
        Amicalement.

      • Jules dit :

        Candide;
        Pourquoi vous n’allez pas faire vos sermons à Charenton, là où les gentilles infirmières dévouées vous ont soigné ?

  9. Homo-Orcus dit :

    Au secours, Abelard, Nemo, Gave, ils sont devenus fous !
    À lire les commentaires qui mélangent morale, vertu, et contrat de société. Ce mélange a toujours été explosif et n’a apporté que de grandes catastrophes pour l’individu qui est aussi l’humanité ; Lycurgue, Scylla, Robespierre etc…
    J’ai lu quelque part qu’une coterie politique avait des valeurs et voulait notre bonheur, à ce niveau, il n’y a que des grands hommes en blanc qui peuvent le sauver et beaucoup de médocs payés par nous.
    Il suffit de lire « l’État est mort» et « La France aveuglée par le socialisme – Philippe NEMO » pour comprendre le délabrement intellectuel de la France. (Ouvrages très complémentaires).
    La conséquence, qui n’est pas tirée par les auteurs, est que nous nous dirigeons inexorablement vers une société de type « 1984 ». Une société panoptique, c’est fait ! une administration kafkaïenne, des gouvernants omniprésents et omniscients, on le voit et surtout on le supporte tous les jours !
    Ph. NEMO – « Établissement d’une oligarchie : première composante, les fonctionnaires, seconde composante, les syndicats et groupes activistes – conséquence : la croissance indéfinie du secteur public ». À cela vous ajoutez la déstructuration des cerveaux par l’EdNat et l’affaire est dans le sac. Son rôle est de fabriquer des idiots utiles à Big Brother et elle remplit parfaitement sa mission. La réussite ne peut être qu’au bout de cette praxie autoritaire car elle s’appuie sur les êtres faibles, la majorité, qui pense être protégée par le groupe et surtout, à son détriment. Ils voient le PS comme un pot-aux-roses alors que n’est qu’un pot-pourri d’idées populistes.
    « Nous Autres – Eugène Zamiatine » – Orwell appréciait cette fiction euh, réalité. Cf. Ebooks
    « … On nous attacha sur des tables pour nous faire subir la Grande Opération. Le lendemain, je me rendis chez le Bienfaiteur et lui racontai tout ce que je savais sur les ennemis du bonheur. Je ne comprends pas pourquoi cela m’avait paru si difficile auparavant. »

  10. Votre ultralibéralisme a le mérite de la clarté
    « Dans un état de droit, la morale n’existe pas ».
    Est-ce à dire qu’il n’y en a pas, ou qu’il n’en faut pas?
    Quant à ce libéralisme qui ne connait pas de morale
    parce qu’il n’écoute que ses propres règles de rentabilité
    pourquoi, au fond, écouterait-il la loi?

    • Gilles Hector dit :

      @candide
      Bas les masques.
      Vous osez poser la question en citant un ancien membre des bandes de l’EAM-ELAS ! vous n’avez donc peur de rien. La présentation mensongère et scandaleuse de l’auteur du blog : « les forces contre-révolutionnaires qui tentaient de s’emparer du pouvoir après la libération « . En fait, il s’agit des armées de libération Britanniques luttant contre les bandes de tueurs à la solde de Staline et Tito qui poussaient femmes et enfants devant eux, massacraient les citoyens grecs et les résistants qui n’étaient pas communistes.
      A ce moment, Winston Churchill a sauvé la démocratie grecque après avoir libéré le pays. Sans lui et sans le combat des Britanniques la Grèce aurait fait partie du bloc de l’est

      Au mieux vous êtes un ignorant au pire vous faites partie de ces communistes nostalgiques. Allez donc vivre en Corée du Nord et cessez de mentir en parlant d’initiative individuelle

  11. Homo-Orcus dit :

    Un bon anniversaire Jean-Jacques, toi qui doit compter les morts par millions, plus que Karl qui était plus branché, famine. Si on étudie vos délires à l’EdNat, c’est que vous êtes des bons.
    Son principe de raisonnement initial, à Jean-Jacques, peut se comparer à : « la vérité est quatre et le vrai chemin est deux fois deux », il a dû éprouver une certaine joie à se soumettre à ce qui doit être, c’est-à-dire à la vérité de ses arguments canoniques. Rousseau manipulait des éléments de sciences humaines beaucoup plus explosifs que la nitroglycérine qui ne peut faire au pire que quelques victimes.
    Quel est son 4 ? « L’homme naît bon ! » – Jusque-là je n’ai rien à objecter, c’est une opinion comme une autre. « C’est la société qui le corrompt ! » – Là, mes neurones se mettent en route. Puis, « Si la société corrompt, il faut la changer ! » – Je vous laisse à vos réflexions sur son « deux fois deux ».
    La suite, on la connaît, Robespierre ne se séparait jamais de son « Du Contrat social » qui a justifié sa société socialo-fasciste. Notre Robespierre était un deimocrate, admirant Sparte comme lui avait enseigné Jean-Jacques.
    Les évènements jouent parfois des tours pendables à l’humanité. Bougainville aborde Tahiti et rentre en contact avec « les bons sauvages », il en fait une description idyllique, une vraie brochure « Club Med ». Cet épisode est suffisant pour valider la théorie. Bougainville a eu la chance que ces « bons sauvages » soient repus, venant de bouffer grand-papa, car il aurait eu à connaître de la marmite et son rituel.

  12. VXLV dit :

    Ce n’est pas nouveau mais une « politique » fiscale française qui promet à Jean de l’épargner au nom du social-clientélisme (et parce qu’il représente supposément un nombre conséquent d’électeurs) en massacrant Pierre (parce qu’il est faible en nombre d’électeurs) aura toujours, en France, le soutien inconditionnel du premier cité.

    Même s’il n’est guère moral de dépouiller ainsi un minoritaire par la violence du majoritaire même abritée légalement sous la dénomination de « justice sociale ».

    S’il a obtenu cet argent dans le cadre légal de la rémunération de son travail, de son talent et non pas par l’extorsion ou la prébende, pourquoi le « punir » légalement ?

    A ce jeu là, pourquoi les nés borgnes n’auraient-ils pas le droit d’obtenir que l’on crevât un oeil à chaque homme normalement doté de deux yeux, pour mettre fin à cette insupportable différence de privilège obtenue qui plus est dès la naissance et sans le moindre effort ni la moindre justification ?

    Il est d’ailleurs étonnant que tous ces thuriféraires de l’économie communiste à la française qui ont des vapeurs dès que quelqu’un gagne 50.000 euros par an (standard HOLLANDE de 2007), ne pipent mot face à des footballeurs qui gagnent cette somme par quinzaine, voire même par semaine, pour une action sur le chômage plutôt nulle…

    Et on oublie commodément que pour obtenir 50.000 euros dans sa poche, il faut en mouvementer ~50.000 autres en charges sociales, si ce sont des salaires, qui, je sache, ne sont pas perdues pour tout le monde…

    • Homo-Orcus dit :

      « Elle n’avait pas un sou pour les paresseux qui, avec leur beau mépris affecté de l’argent, ne rêvent que de manger celui des autres. » – L’Argent – Zola (1891)

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