La terre tremble sous le marché obligataire US

Depuis plusieurs mois, les taux longs Américains (sur les obligations à 10 ans) oscillaient entre 1.75 % et 2 % En quelques jours, ils viennent de monter très fortement, pour se retrouver nettement au dessus de 2.10 %. Derrière ce mouvement très significatif la perception par les gérants de fonds que l’économie Américaine était à nouveau en pleine croissance, non pas bien sur à cause de la politique de monsieur Obama, mais en dépit de cette même politique bloquée depuis plusieurs mois par une majorité d’élus Républicains empêchant toute nouvelle dépense Etatique (depuis un an les dépenses nominales de l’Etat US sont en baisse pour la première fois depuis 1946…).

Il est donc probable que si le socialisme et son avatar, le Keynésianisme reculent aux USA, la croissance du secteur privé va s’accélérer, comme cela se produit à chaque fois.Or s’il y a une règle qui ne se dément pas c’est celle qui lie la croissance nominale à long terme dans un pays avec les taux longs sur les obligations d’Etat.
Si la croissance sur les 10 dernières années a été de 4 % , le taux longs en général seront aux alentours de 4 %.
La croissance nominale aux USA sur les 10 dernières années a été de 3.5 % et les taux longs depuis des mois avoisinaient les 1.7 %, ce qui veut dire que le marché obligataire était grotesquement surévalué.

Deux explications peuvent être apportées à cette surévaluation:

1. La crainte que le monde n’entre en déflation/dépression

2. Les manipulations auxquelles la banque centrale Américaine se livrait

Si ces deux facteurs venaient a disparaitre, il y a fort a parier que les taux longs US n’aillent bien au dessus de 3 %.
Nous entrons donc dans un « bear market » d’anthologie sur le marché obligataire US , ce qui va amener nombre de commentateurs a annoncer une baisse du marché des actions (hausse des taux = baisse des marches », ce qui est faux. Il y a eu 7 grandes hausses des taux depuis 1982 aux USA, deux fois le marché des actions n’ a rien fait, cinq fois, il est monté très fortement , et ceci pour une raison toute simple : la hausse des taux anticipait non pas une hausse d’inflation, mais une hausse de l ‘activité économique , par définition favorable aux actions

Donc les taux ont commence à monter fortement aux USA et c’est une très, très bonne nouvelle.Enfin ! ai- je envie de dire…

Je maintiens donc ma recommandation de sur représenter actions US et dollar dans les portefeuilles. Depuis trois ans, les actions US ont surperformé les actions françaises de plus de 50 % et ceci devrait continuer.
Par contre, je ne suis pas sur que cela soit une bonne nouvelle pour notre pays.Pour des raisons parfaitement compréhensibles, les taux longs français sont complètement corrélés aux taux américains.
Les taux longs en France vont donc monter, et très sensiblement, ce qui va rendre notre déficit budgétaire quasiment ingérable.Je plains le pauvre élu à la prochaine élection en France et qui va se retrouver dans le rôle de Papandreou en Grèce ou Zapatero en Espagne. Je maintiens donc que dans notre pays, il ne faut avoir que des actions exportatrices qui seront les moins touchées par le drame budgétaires français qui s’annonceApres tout, un portefeuille composé de valeurs exportatrices françaises avec une grosse surpondération américaine a très bien fait depuis trois ans.
Je ne vois aucune raison, aucune, pour que cela change.

Ce portefeuille a été celui que je recommande depuis trois ans et sa performance a été plus qu’honorable.

Charles Gave

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78 commentaires pour La terre tremble sous le marché obligataire US

  1. njaisson dit :

    Vous dites qu’il y a un lien entre le retour de la croissance et la remontée des taux longs obligataires. Mais cette croissance est-elle réelle ou le résultat d’un faux semblant créé par les marchés, à un moment où les banquiers se détournent du marché obligataire pour investir dans le marché actions? Il semble que les logiques financières macro soient de plus en plus détachées des réalités de l’économie réelle, dans la mesure où l’on raisonne à partir de données douteuses consistant à conclure à la réalité de la croissance, parce que les indices action montent, alors qu’en fait la montée du marché est due surtout à une redistribution des portefeuilles. L’interventionnisme débridé des banques centrales renforce cette tendance à gérer les portefeuilles en fonction de données/modèles abstraits par la création de liquidités qui permettent de maintenir la valeur des actifs bancaire à un niveau artificiellement élevé, alors que les règles de l’économie de marché voudraient que les actifs obligataires (notamment les dettes souveraines et ses dérivés) s’effondrent avec comme conséquence la liquidation des portefeuilles boursiers détenus par les banques d’investissement en faillite. Tout se passe donc comme si la logique financière obéissait désormais aux directives émises par le Gosplan à Washington ou Francfort qui détermine arbitrairement les prix du marché et la valeur de la monnaie. Dans un tel contexte l’économie financière vit aux dépens de l’économie réelle qu’elle pompe en créant de la monnaie électronique qui circule indéfiniment dans les circuits bancaires ou boursiers, sans que les entreprises bénéficient de cette création monétaire sous la forme de crédit. Au contraire on assiste à une augmentation des émissions obligataires corporate qui sont jugées par les entreprises moins coûteuses que le financement par l’emprunt. Devant la satellisation des banques et des administrations mises en orbite par les plans de relance, il est à craindre que les acteurs de l’économie réelle ne finissent par oublier leur existence en créant leurs propres banques et leurs propres instruments de financement mis au service du développement économique réel et non de la génération de plus-values financières.

    • Gilles Hector dit :

      Quel charabia. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. et en termes simples

      • njaisson dit :

        Quoi charabia? Ce n’est rien à côté des papiers que sortent les économistes des banques d’investissement. Je voulais dire simplement qu’étant donné tous les instruments de financement synthétiques à effet de levier (type TRS ou CDO, ou les futures, FRN, etc) que C. Gave connaît bien, il est facile de gonfler artificiellement l’augmentation des indices boursiers et ce d’autant plus que les banques disposent de liquidités abondantes de la part de leurs banques centrales. Je ne comprends pas comment Charles Gave peut encore penser que les marchés sont les reflets fidèles de l’état de l’économie, alors qu’il sait parfaitement qu’un cartel de banques, les AAA anglo-saxonnes, font la pluie et le beau temps sur les marchés en fonction de leurs objectifs de rentabilité qui n’a qu’un lointain rapport avec l’état réel de l’économie américaine. Voir par exemple le site « sahdow government statistics » pour constater à quel point Mainstreet est dissocié de Wall Street, comme on dit. A la limite les marchés financiers peuvent se passer totalement de l’économie réelle, en vivant uniquement des flux générés via les circuits de financement bancaire. Quand on sait qu’il suffit à une banque d’affaires d’apporter à sa banque centrale des titres obligataires sans valeur, autre que celle entendue avec sa banque de tutelle, pour obtenir du cash en échange (type repo an overnight funding) qui lui permettra de financer ses actifs ou ses positions de marché, on se dit que ces gens peuvent vivre leur vie sur les marchés (i.e fixer les prix des market makers à leur convenance). Qu’importe l’état de l’économie réelle, pourvu que les médias se contentent de répercuter les nouvelles envoyées par les banques (les fameuses « news » qui font vibrer les marchés). Charles Gave devrait profiter un peu plus des vidéos du journaliste financier Max Keiser qui me semble donner un éco plus objectif de la situation réelle aux Etats-Unis.

      • Chers Amis,

        Certes,que diriez-vous d’aller me rendre visite dans des lieux où la peinture est encore fraiche?

        J’attends vos commentaires avec impatience et soyez indulgent nous prenons nos marques et vous avez la primeur 🙂

        C.G

  2. Cher Monsieur,

    J’apprend tous les jours, je ne savais pas qu’il existait un telle chose qu’une croissance irréelle?
    La croissance est per se LA CROISSANCE

    C’est un peu comme de dire qu’un enfant qui grandit ne grandit pas vraiment. S’il a prit deux centimétres à la toise, je pense qu’il n’y a rien de subjectif là dedans. Vous pouvez aprés contester les instruments de mesures mais ce n’est pas votre question.

    CG

    • Bruno_B dit :

      Je trouve que l’on balaye un peu trop vite les propos de M. (ou Mme) njaisson.. J’ai du mal à comprendre ce qui est écrit mais intuitivement on peut quand même se questionner sur la solidité et la pérénité des croissance observées quand on voit le smanipulations monétaires de grande ampleur.

      Je m’explique : La croissance américaine ou Espagnole de ces dix dernières années semblent avoir été tirées par la spéculation immobilière. Celles ci ont explosées, la richesse crée disparue et a laissé place à la dette.

      Comment dans un contexte de QE à répétitions aux USA peut on avoir réellement confiance tant dans le sérieux que dans la solidité du retour à la croissance US ?

      Personnellement j’ai 0 confiance dans les EEUU, Ce pays (que j’aime pourtant beaucoup) est aussi pourri par ses élites et souffre des mêmes excès de gouvernance que nous, ici ce sont les fonctionnaires qui pillent le pays et l’économie, là bas ce sont les avocats.

      • Bruno_B dit :

        J’ai Mis EEUU, c’est en fait les USA (EEUU est l’abréviation des Etats Unis en Amérique Latine).

        Personnellement je n’ai aucune confiance dans les USA actuellement, je n’ai pas de lisibilité sur la croissance réelle de ce pays les 10 dernières années. Et je le connais suffisamment bien pour savoir que leurs avocats pillent littéralement l’économie, à l’égal de nos fonctionnaires ici.

        A titre perso j’investi dans l’immobilier dans un pays hors de la zone Euro dont les banques ont été étrangères au marasme, dont les finances sont saines et dont l’histoire est un long plaidoyer de stabilité, réactivité dans les problèmes tout en restant ancré dans le libéralisme.

        Le reste j’attend 5 ans, mais j’ai déjà les yeux sur l’Amérique Latine, en particulier Pérou et Colombie.

      • François Pepsi dit :

        Bonjour, de quel,pays parlez vous (stable…)

      • cyrille dit :

        En France aussi d’ailleurs, de nombreux hommes politiques sont avocats…..

      • france dit :

        ce sont les multinationnales usa qui tirent la croissance vers le haut surtout biensur dans la high tech(Apple, Microsoft, Amazon, Facebook) mais aussi par ex dans l’alimentaire(Nestlé avec les caliments) et également dans l’automobile (GM).
        Elles sont en avance

      • Bruno_B dit :

        @François Pepsi : Canada

      • Bruno_B dit :

        @Cyrille : Quand ils sont minoritaires ce n’est pas dérangeant. Ce qui est embêtant c’est quand un homme ou un groupe d’hommes liés par un intérêt commun (comme une corporation) détiennent ne serait-ce que deux des trois pouvoirs. Aux Etats Unis les avocats tiennent l’executif le législatif et le judiciaire.En France Les fonctionnaires tiennent l’executif et le législatif (plus de 50% au parlement). Le judiciaire, lui, est contrôlé par d’une côté le garde des sceaux qui fait la carrière des procureurs et de l’autre le président qui fait celle des juges (un peu moins depuis la réforme Sarkozy).

        Montesquieu dit dans « l’esprit des lois » (chapitre : de la constitution anglaise) « Tout serait perdu (ce sont ses mots) si un même homme ou un groupe d’hommes aux intérêts communs contrôlaient ne serait-ce que deux des trois pouvoirs ».

        En clair Fonctionnaires et avocats ont les moyens de faire les lois qui les avantagent au détriment de tous et peuvent actionner toute la puissance publique pour nous contraindre.

        En Europe ça se complique encore avec l’abandon d’une partie conséquente de notre pouvoir législatif au profit de l’Union. Au sein de l’institution Européenne le principe de séparation des pouvoirs n’est pas appliqué. Le parlement ne statue que sur une quantité limitée de lois et il est muselé par le conseil des ministres qui prend le rôle équivalent à celui du Sénat Français. C’est un peu comme si le gouvernement français, en plus de son rôle qui est de proposer les lois, les votait et censurait l’assemblée en lieu et place du Sénat !

        En fait ce qu’il s’est passé c’est que nous avons cédé le pouvoir législatif à une entité qui n’a nullement été constituée pour le recevoir ! L’Europe s’est constituée par des traités de coopération, c’est à dire dans le cadre de contrats signés entre les états. On a mis en commun nos ressources minières, nos marchés, nos frontières mais tout cela relève de la conduite de politiques et non de l’élaboration de lois. Sauf depuis Maastricht et je pense personnellement qu’il y a fort à dire sur la légalité de ce traité ou tout au moins sa légitimité …

        L’élaboration d’une loi en démocratie doit nécessairement s’inscrire dans un cadre qui garantisse au peuple que c’est bien lui qui l’a faite, ce qui n’est plus le cas. La loi est faite par les executifs au mépris absolu du principe fondateur de toute démocratie : la séparation des pouvoirs.

        Les lois financières et commerciales n’étant plus sous contrôle du peuple, tous les verrous ont sauté, Affranchi de tout contrôle, il a suffit en France et en Europe de cartéliser le politique et l’économie pour s’assurer que ce pouvoir, qui ne souffre de presque plus d’obstacles reste entre les mêmes mains. Dès lors toute la puissance de l’état ne sert plus que leurs intérêts corporatiste. La fiscalité et la monnaie qui sont des outils au service de tous sont aujourd’hui devenus les instruments de la puissance d’une minorité.

        Ils en ont abusé sans le contrôle qui aurait du normalement s’appliquer, ils nous ont emmené au bord de l’abîme et dans leur refus d’abandonner toute cette puissance, ils vont nous faire sauter dedans à pieds joints.

      • Cher Monsieur
        Sur la separation des pouvoirs, je ne saurai etre plus d’accord.
        La constitution de la Veme est une monstruosite ou tous les pouvoirs sont concentres dans les maisn d’un seul homme et ou le parlement n’est meme pas maitre de son ordre du jour et est a la botte de l’executif
        Nous crevons en France acause d’un homme, Michel Debre, createur de l’ENA, redacteur de la Constitution, qui a aussi permis la fusion des banques d’affaires et des banques de depots, permettant de ce fait la mainmise de la finance sur l’economie et surtout la politique
        Il faut remonter a Colbert pour trouver quelqu’un d’ausi nuisible a notre pays
        Amicalement
        cg

    • gnarf dit :

      On parle bien de croissance du PIB, c’est a dire un chiffre qui comprend la depense publique. Depense publique souvent faite d’argent non-gagne. Suite a la crise de la dette nous avons appris qu’il y a effectivement croissance saine et croissance malsaine par le gonflement de la depense (donc dette) publique.
      Moi aussi je m’interroge. Croissance du PIB certes, mais correspond t-elle a une veritable creation de richesse (donc de l’argent sain), ou a de la depense publique a partir d’endettement, donc de l’argent non-gagne (qui se termine toujours par un eclatement de bulle).
      Croissance saine par le bas ou malsaine (keynesienne) par le haut?

    • njaisson dit :

      La question est justement de savoir quelle est la réalité de cette croissance derrière les chiffres qui ne reflètent pas nécessairement la réalité vécue sur le terrain, notamment aux Etats-Unis, où le bonheur de Wall Street n’est pas forcément corrélée avec celui de Main Street. Pour ne prendre qu’un exemple dans l’actualité récente, le brusque rebond du marché actions est dû à l’annonce d’un nouveau plan de QE par Bernanke. Comme chacun sait , il y une différence entre la croissance nominale générée par la planche à billets et la croissance réelle résultant d’un surcroît d’activité et d’emploi. Pour prendre un autre exemple: quid de la réalité de la croissance générée par l’immobilier en termes d’emplois et d’activité durable? La Chine est les UAE sont remplis de cités vides dont la seule finalité était primo de satisfaire l’ego de mégalomanes adeptes de la planification et des courbes financières et secundo de générer de la plus-value facile mais sans lendemain pour la croissance économique de leur pays.

    • njaisson dit :

      J’achète des obligations du trésor russe via un fonds d’investissement à Moscou. Puis je crée un SPV à Chypre auquel je revends ces titres qui servent de collatéral pour l’émission de strips à coupon 0% en direction des investisseurs internationaux. J’utilise le produit de cette vente pour acheter des « convertible bonds » sur le marché américain en attendant le prochain QE. Quelle est ma plus-value?

  3. Kuing Yamang dit :

    Charles Gaves: « Je plains le pauvre élu à la prochaine élection en France et qui va se retrouver dans le rôle de Papandreou en Grèce ou Zapatero en Espagne. »
    ————-

    Je connais un élu (de Corrèze) qui peut éventuellement se retrouver dans ce rôle de Papandreou ou de Zapatero.
    D’ailleurs ça tombe bien, il a déjà fait ses preuves dans son petit laboratoire départemental, donc nous voici rassurés, nous savons à quoi nous en tenir:
    –>

    Bonne journée à tous

    • Homo-Orcus dit :

      Excellente vidéo mais…
      Pourquoi craint-on de relever les malversations des socialistes de gauche ?
      Le fait que cet incompétent nuisant ait pu acheter des iPads sans se soumettre à l’appel d’offre prouve : 1) qu’il n’en a rien à battre des lois « moralisatrices » et du code pénal – 2) qu’il considère que le pognon public est le sien – 3) sans crainte d’une enquête pour corruption. Très nuisant ce type avec le troisième pouvoir dans sa poche.

  4. Bavella dit :

    Cher Monsieur,
    C’est très bien pour les banques européennes qui empruntant à 1% sur 3 ans (si j’ai bien lu et compris) auprès de la BCE, vont se refaire une petite marge, sans trop de risques, j’espère…
    Me souvenant de vos commentaires sur les conséquences du différentiel entre le taux de croissance et le taux des emprunts, et qu’à 10 ans (10 ans!!!) ils sont les suivants: Portugal: 13.71%; Irlande: 6.91%; Espagne: 5,15%; Italie: 4.83%; France: 2.81% le 15.3; j’en conclus (ai-je bien lu et compris), que ces Etats ne s’en sortiront pas et foncent dans le mur. Nous avec comme des C…! Ah, pour sourire:
    « La vertu d’épargne est une vertu admirable, surtout chez un ancêtre. » Benjamin Franklin
    « On ne meurt pas de ses dettes ; on meurt de ne plus pouvoir en faire. » Oscar Wilde
     » Il faut prendre l’argent où il est, c’est-à-dire chez les pauvres, car s’ils ont peu d’argent, il y a beaucoup de pauvres. » De Pampelonne de Bellièvre 1529-1607, surintendant des Finances
    Ca, l’UMPS a retenu.
     » La France est un pays qui adore changer de gouvernement à condition que ce soit toujours le même. » Honoré de Balzac 1789-1850 Et si ça se vérifiait? Sarkozy ou Hollande, kif-kif bourricot.
     » Il ne faut jamais emprunter d’argent, si ce n’est aux pessimistes. Eux, au moins, n’espèrent pas être remboursés. » Tristan Bernard
    Merci de nous informer et de nous attrister sur notre sort.

  5. Homo-Orcus dit :

    Pour abonder dans le sens de Charles Gave, les États-Unis restent le bureau d’étude du capitalisme, l’Asie, les usines. Google, Apple etc… innovent, répondent aux attentes. La croissance sera au rendez-vous quand Obama sera viré.
    L’Europe et plus spécifiquement la France n’ont rien à proposer car la recherche est fonctionnarisée. Quand lesdits fonctionnaires font leurs emplettes, ils vont jusqu’à ignorer Archos.

    • sacha dit :

      l europe est mal engagee car une partie de ses elites scientifiques choisissent de partir pour les USA. L Europe importe des pauvres et exportent des scientifiques voila le gros probleme et celui la personne n en parle. Apres ca on va se demander pourquoi on a 1/2 pourcent de croissance en moins que les usa.

  6. frcclair dit :

    @Bruno_B….imoobilier ou? canada? australie?

  7. Vive_le_fric dit :

    Je crois plutot que la BCE maintiendra ses taux assez bas, entrainant une chutte de l’euro par rapport au dollar, et donc le retour de la croissance en Europe grace aux exportations vers les US, et donc des rentrees fiscales pour rembourser une dette qui en outre pesera moins lourd grace a cette petite devaluation.

    Ca va etre le moment de faire du carry trade EUR/USD !

  8. phaceo dit :

    Monsieur Gave,

    Que pensez vous du programme de Mr Asselineau qui veut sortir de l’UE?

    • Gilles Hector dit :

      Il veut sortir de l’UE mais augmenter le nombre de fonctionnaires. Avec lui, on est sûr de prendre le mur, comme avec sarkhollande d’ailleurs

      • phaceo dit :

        Il ne veut pas augmenter le nombre de fonctionnaire mais nationaliser les secteurs stratégique pour garder notre indépendance, Gaz, elec, poste et fonctions régaliennes. Pour les banques, elle seront nationalisées de toute manière.

        Mais, la sortie de l’europe, la reconstitution d’un tissu industriel ne peut-elle pas rééquilibrer nos déficit par les recettes. La mondialisation nous tues, il faut un juste milieu, le libéralisme ne s’autorégule pas, ne se moralise pas, l’appat du gain et l’absence d’une vision pour sont pays nous mène à toute sorte de dérive, titrisation pourri, CDS que l’on revend à n’importe qui. Excusez-moi , mais les US ne sont pas un modèle sinon la guerre et la décadence
        .

  9. Merci pour cette analyse !

  10. GdG dit :

    Mr Gave.
    Bien d’accord avec vous, cependant j’observe que la courbe du CAC 40 a la même forme que celle du NASDAQ 100.
    J’observe aussi que les variations des actions françaises semblent asservies tous les jours aux indices américains.
    Je ne doute pas que la hausse des taux entraînera une profonde crise en Europe.
    J’ai peur que dans ce cas ce soit la croissance aux US qui soit stoppée et réagisse aux mauvaises nouvelles venant d’Europe.
    En effet le NASDAQ 100 a réagit malgré sa croissance vigoureuse à la brève crise grecque en mars 2011 puis en août 2011 il a réagit à l’effondrement des bourses en Europe.
    Est-ce juste ?

  11. petitrader dit :

    Quid de la réélection ou pas d’Obama ?

  12. Ping : La hausse des taux longs US « FAITS ET ANALYSE ECONOMIQUES

  13. GdG dit :

    Rectification d’une erreur sur mon précédent commentaire. Avec toutes mes excuses.
    En mars 2011 il s’agissait du tsunami japonais, influence très courte.
    L’influence de la crise grecque démarre en de mai 2010 et n’est pas courte du tout.
    Ci joint la comparaison du NASDAQ-100 et du CAC 40, les deux courbes sur yahoo.

    ://fr.finance.yahoo.com/echarts?s=^NDX#symbol=^ndx;range=2y;compare=^fchi;indicator=volume;charttype=area;crosshair=on;ohlcvalues=0;logscale=off;source=undefined;

    L’économie US va très bien.
    CAC 40 :-12%
    NASDAQ-100 :+40%

    (Il n’y a pas photo !)

  14. Pascalcs dit :

    La hausse plus que probable des taux est une mauvaise nouvelle pour l’ensemble de l’occident surendetté. Finalement, la FED va bien devoir se résoudre à admettre qu’il y a une inflation sérieuse que les manipulations d’indices et de calculs ne sauraient plus masquer.
    L’ensemble du gotha financier s’est réjoui la semaine passée du fait que la plupart des grandes banques US avaient passé des « stress-test » sévères. Peu d’analystes et de commentateurs se sont aperçus (ou n’ont voulu voir) que ces tests ne comportaient pas de simulation sérieuse en ce qui concerne la remontée des taux, prenant pour argent comptant le fait que la FED maintiendrait les taux (artificiellement) bas aux alentours de 0+ pendant encore « longtemps ». A l’inverse de chez nous, les US sont un pays d’emprunteurs à taux variable, le gouvernement compris. Dans la situation actuelle de la dette, la moindre remontée des taux, pèse de manière démultipliée sur les finances publiques et privées aux US. Avez-vous déjà oublié l’épisode des subprimes ? La remontée des taux, si elle se confirme, va faire voler en éclat les hypothèses de la FED de maintien de ceux-ci à 2% ou moins pour le 10 ans sur les marchés.
    Avant même les conséquences sur l’Europe, la remontée des taux s’avèrera être un autre tsunami sur les finances US. Il n’y a donc pas lieu de se réjouir de cette situation. M. Bernanke a passé un pacte avec le diable en faisant tourner la planche à billet en surrégime. Now it’s pay time !

    • Cher Monsieur,
      Pour eviter que les elus ne fassent n’importe quoi avec notre argent , il FAUT que le cout de l’argent soit élevé.

      Cela force le gouvernement à faire des choix et a couper dans des depenses improductives
      Des taux à zero ruinent l’epargant c’est a dire le secteur prive et favorisent le prodigue, c’est a dire l’Etat et les secteurs etatiques.
      Si les taux se mettent a monter, eh bien cela forcera les Etats a cesser de gaspiller un argent qu’ils n’ont pas.

      Je ne vois la rien de negatif, bien au contraire.
      CG

      • Pascalcs dit :

        Monsieur Gave:

        Sur le fond, vos propos sont parfaitement justes. Le problème est qu’il eut fallu les tenir 10 ou 15 ans en arrière lorsque M. Greenspan et son digne successeur, M. Bernanke, s’évertuaient à diriger le monde occidental vers l’abîme dans lequel il glisse désormais inexorablement. Donc, il n’est pas négatif de faire le constat que les taux remontent. C’est (finalement) dans l’ordre normal des choses. Par contre, mon propos est de dire que la hausse des taux va amener un tourment grave (et plus ou moins long) sur la vie économique des pays surendettés, les USA en première ligne. Les conséquences sociales et sociétales seront difficiles pour de très nombreuses personnes et il n’y a pas lieu de se réjouir de cette perspective. Qu’il en sorte un assainissement durable des conditions opératoires de nos Etats est incontestable.

  15. franck dit :

    Lorsque qu’on voit les investiments en recherche et developpement des grosses multinationnales usa et les profits qu’elles generent aujourd’hui surtout dans la high tech je vois pas comment il ne pourrait pas y avoir de reprise à moins que des erreurs grave de politiques economique soit commises. Tout depend aussi de la situation en Europe.

  16. franck dit :

    Bonjour Mr Gave, je vous ai entendu lors d’une video conference dire que seuls les socialistes ont eu le courage de prendre les bonnes reformes et non la droite.
    Aujourd’hui la droite avec Sarkozy s’efforce de diminuer le poids de l’état dans l’économie me semble t-il alors que la gauche elle veut continuer à augmenter le nombre de fonctionnaire et également l’impot.
    Ne pensez vous pas aujourd’hui, puisque pour notre bien etre à tous le poids de l’état doit diminuer, la droite semble etre plus en mesure de prendre les bonnes reformes.

    • Cher Monsieur,
      En ce qui concerne la capacite de la Droite a faire des reformes, je suis bien decourage
      La droite Francaise n’est pas et n’a jamais ete une droite liberale mais une droite bonapartiste, etatique et fondamentaleemnt technocratique
      La connivence de fait entre la gauche etatique et fonctionnarisee et la droite Bonapartiste et interventionniste nous a amene la ou nous sommes
      Les rares eclaircies ont eu lieu quand une gauche liberale est parvenue au pouvoir, helas pendant tres peu de temps (Beregovoy)
      Ceci est un constat, pas une prevision ni une preference
      Amicalement

  17. franck dit :

    Attention je ne dis pas que la droite en France est libéral ce qui serait stupide puisqu’elle ne pense qu’à bloquer les prix taxer la finance et n’a pas reussi a stopper la progression de l’impot….etc.
    A noter que la gauche en France suit la meme politique mais de maniere plus disproportionné.
    Je m’excuse de ne pas poser une question en rapport avec l’article.

    Amicalement Franck (et merci pour tous vos articles et vos livres)

    • Bruno dit :

      « la droite avec Sarkozy s’efforce de diminuer le poids de l’état dans l’économie »

      Là, je crois que vous partez déjà d’un postulat totalement erroné… il suffit de voir la progression de la dépense publique en % du PIB sous le quinquennat de Sarkozy… on, est passé de 52.4% en 2007 à 56.2% en 2010 (chiffres OCDE), et j’imagine que 2011 va être encore pire une fois les chiffres disponibles…

      • franck dit :

        oui ok mais avec Hollande on en serait peut etre à 60 70 ou 80% de dette sur PIB non?
        Meme si des mesures de renforcement de service public ou d’augmentation du nombre de fonctionnaire ne pourront pas etre prise par Hollande ce dernier a toujours ete engagé dans cette voie là.
        La situation est d’autant plus grave que comme l’a expliquer Mr Gave la seule solution pour la France semble etre de libéraliser donc de privatiser certains secteurs publics trop lourd pour soutenir la croissance economique
        Car si c’est en grosse partie à cause de cela que nous ne pouvons avoir de la croissance dans notre pays il est clair que l’on va droit dans le mur!!!!!!!!
        A moins que le systeme social français soit une exception!!!!!!(franchement non)

      • franck dit :

        Je rajouterai une chose qu’il faut souligner en caractere gras: c’est que franchement en France un homme politique libéral n’aurait quasiment aucune chance d’etre élu car cela signifierai pour certains littéralement (haut fonctionnaire) une perte d’emploi comme le dit tres bien ouvertement Mr Nigel Farage donc non seulement il faudrait que certains disparaissent mais que d’autres prennent des mesures terriblement impopulaire surtout pour un Français (enfin!!!!! pour une certaine categorie de la population).
        Tout cela est délicat.
        par contre pour les USA l’emploi est déjà reparti à la hausse à coup de 200000 250000 emploi cree et le chomage reste à 8% environ à cause du nombre d’actif qui augmente.
        Cependant la reprise économique semble (je dis bien semble) etre enclenché chez eux.

      • Bruno dit :

        Le pourcentage que je donne concerne la proportion de dépense publique dans le PIB, et non le niveau de la dette. Ca n’a rien à voir, et cette augmentation est bien plus préoccupante que celle de la dette, qui en soi n’a pas grande importance.

        En fait, peu importe comment la dépense publique est financée à court-moyen terme (prélèvements actuels ou dette, c’est-à-dire prélèvements futurs). Ce qui compte à la fin c’est combien pèse l’Etat dans le PIB, et ceci est mesuré par le niveau des dépenses publiques totales, c’est-à-dire le chiffre que j’ai donné (sur lequel nous sommes pratiquement champions du monde).

      • franck dit :

        Ok cher monsieur j’avais bien compris que vous parliez de progression c’est juste que j’ai encore du mal avec les chiffres plus qu’avec les idées.
        Pour la progression du secteur public donc de l’état au detriment du secteur privé j’ai bien pu m’en apercevoir en lisant le dernier livre de Charles Gave ou un graphique montre bien cette progression.(d’ailleurs Mr Gave a eu l’amabilité de le faire figurer sur ce blog)
        La mauvaise nouvelle c’est ce constat et la bonne nouvelle c’est que l’on va etre obligé de se reformer et la droite semble en avoir plus conscience que la gauche malgrès qu’elle soit bonapartiste comme me la rapeler Mr Gave.

        Amicalement Franck

      • franck dit :

        Monsieur je ne parle pas du passé donc du quiquenat de sarkozy je parle simplement de la folie dans laquelle veulent s »engager les socialistes tout en sachant que Sarkozy n’est pas une lumiere sauf que ce dernier semble etre plus en mesure d’éviter la catastrophe.
        Un impot à 75% vous imaginez. Comme s’il n’y avait pas de lien entre les entreprises du CAC 40 et nos PME. Les effets recessifs d’une telle mesure (chercher à reduire les deficits publics par la hausse d’impot en France) vont etre catastrophique.
        Cependant nous avons la star preferé des français(Yannick Noha dont je doute de son niveau de compétence en economie) qui est d’accord pour etre imposé à 75% en comptant la csg 15,5 on arrive à 90,5% sans compter l’ISF!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
        Les 2 candidats doivent ramener le deficit public à 4,5% cette année et 3% l’an prochain.
        Il faut trouver 30 Milliards. Si c’est en augmentant les impots on est foutu c’est grave.
        Les depenses de santé continuent d’augmenter de 5 milliards par an environ. Au moins la droite veut reduire ses depenses de santé et reduire les depenses publics tout court.
        Si les interet de la dette explose à la hausse ce sera la panique totale.

  18. Larry Golade dit :

    Un commentaire amusant : dans la pensee marxiste, l’etat permet le maintien de la domination d une classe (normalement minoritaire) sur les autres. Il me semble que cette théorie s applique dans la mesure ou la fonction publiqu au sens large a tout interet a faire perdurer cet état de fait. La bouregoisie remplacée par la fonction publique, le prolétariat remplacé par le reste des forces productives et la rhétorique marxiste retrouve toute sa pertinence.
    Tel M Jourdain, j’étais marxiste sans le savoir.
    Plus sérieusement, M Gave, je me deamnde si l ‘optimisme dont vous faites preuve sur les US, notamment sur la reprise du marché du travail n ‘est pas un peu éxagérée. Je lisais la semaine dernière un article de M Stiglitz dans le FT qui disait que le marché du travail US mettrait des années à se normaliser.
    Enfin, les injections de liquidités des banques centrales dans les banques sont aujourd’hui replacés aupres de la BCE. Pensez vous que cela va durer etrenellement (je devine votre réponse) et donc a quelle horizon allons nous voir les premices d’un redémarrage de l ‘inflation ?
    En tout cas un grand merci pour ce blog raffraichissant pour les (rares) liberaux qui restent en France.

  19. Bruno dit :

    « Enfin, les injections de liquidités des banques centrales dans les banques sont aujourd’hui replacés aupres de la BCE »

    Oui, la BCE fait simplement circuler l’argent, c’est tout. Il n’y a pas de création de liquidités dans le processus, tout comme aux US.

    Si les banques arrêtent de déposer à la BCE, celle-ci va par contre se retrouver dans une situation critique : en effet elle a prêté long (3 ans) des dépôts de court terme (overnight), ce qui est non seulement risqué, mais est en plus largement en dehors du mandat d’une banque centrale, qui n’a pas vocation à s’exposer ou à manipuler la courbe des taux au-delà du très court terme.

    Evidemment elle pourra toujours créer la monnaie nécessaire, ce qui finira par arriver, du moins tant qu’on cherchera à maintenir cette folie qu’est l’euro… c’est alors probablement une situation à la japonaise qui nous attend (stagnation sur fond d’hypertrophie monétaire)

  20. Ben Wiwiwi dit :

    la hausse des taux sur les T-bonds annoncée à moyen terme… rien d’extraordinaire à cela.
    Je crois plutôt que les marchés essayent de se prémunir du futur QE et demandent plus cher sur le coupon pour ne pas perdre en valeur de capital au terme du bond. (c’est à dire à la date de remboursement par la fed du capital prêté)
    Mais comme dans le même temps l’euro se dépréciera davantage avec toutes les dettes piigs de la bce, les T-bonds et le billet vert sont toujours un bon placement. (car au pays des borgnes…)
    Donc d’accord avec vous, M.Gave, sur les portefeuilles à privilégier.

    Heu, Bruno, je suis pas sûr que ce soit possible une stagflation de 20 ans à la japonaise.
    Les japonais empruntent à 1% parce que les habitants prennent des bons du trésor… (220% du PIB de dette) mais les français n’en ont pas l’intention.
    Surtout lorsque les chiffres de l’inflation font l’objet de si grotesques manipulations. On est à 10% comme indiqué par P.Herlin sur Atlantico
    http://www.atlantico.fr/decryptage/inflation-france-pouvoir-achat-biens-consommation-augmentation-prix-insee-philippe-herlin-309193.html

    Et il détaille davantage dans son livre sur l’or
    http://www.philippeherlin.com/lor_unplacementdavenir.htm

  21. CANDIDE dit :

    Et malheureusement, pendant ce temps, ceci en France :
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/03/19/petits-patrons-en-colere-les-banques-nous-euthanasient-230103
    ou cela, dans le meilleur des mondes, où il n’y a pas l’€uro mais le $ :
    http://usawatchdog.com/collapse-coming-not-recovery/
    et si vous voulez voir en image ce qui vient d’être dit ci-dessus :

    Le libéralisme a ses Vertus mais aussi ses Limites. Prétendre le contraire, c’est s’enfermer dans le Dogme avec tous les désastres qu’il induit !

  22. Homo-Orcus dit :

    Merci monsieur Daniel…
    Mais où est Le Monde vraiment ? Faites taire les économistes irresponsables*
    Le chroniqueur du « Monde » qui veut en finir avec le keynésianisme
    Par Emmanuel Garessus
    La campagne présidentielle est l’occasion pour quantité d’économistes français de présenter leur lecture de l’économie. Si bien des ouvrages nous laissent sur notre faim, celui de Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP, fait exception
    La campagne présidentielle française est l’occasion pour quantité d’économistes de débattre des thèmes actuels. Avec son Ricardo, reviens ! Ils sont restés keynésiens, Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP, s’inscrit dans cette logique.

    Ce chroniqueur au Monde et à la radio BFM Business se livre à une analyse des politiques économiques et en particulier du keynésianisme*.

    « nous ne traversons ni une crise de l’économie de marché, ni du capitalisme, mais une crise de la politique économique ». L’universitaire ose écrire que « la crise ne vient pas de la folie des banques », mais de l’arbitraire de l’Etat dominant, les Etats-Unis, plus exactement des « cigales de Washington ».

    Les politiques keynésiennes ont fait exploser la dette publique américaine. Barack Obama et Ben Bernanke tentent de la gérer en la vendant à l’étranger et en créant de la monnaie sans limites. Mais cette politique est inefficace et dangereuse. A son avis, « le monde vit dans la stagflation, mais les commentateurs ne le voient pas parce que le chômage et l’inflation ne sont pas à la même place ».

    • franck dit :

      c’est clair si les politiques economiques auraient été correct forcément les usa aurait éviter la crise des subprimes et aurait d’une bénéficier aujourd’hui tres certainement d’une forte reprise économiques étant donné le poids que pèsent leurs entreprises et multinationnales sur le marché mondiale

  23. franck dit :

    Quand on se renseigne sur les avancées et prévisions en terme de recherche et developpement au usa là on sait que l’on a bien à faire à des fourmis tres tres bien organisé, travailleuse, courageuse, et elles ont déjà fait leur revolution.

  24. phaceo dit :

    Messieurs,

    Vous qui êtes contre l’euros, vous qui êtes écoeurés des différents candidats, pourquoi si peu d’entre vous parle de François ASSELINEAU? Ces idées sont révolutionnaires, ses analyses son irréfutables.

    N’est-il pas vrai que :
    – L’EU est ingouvernable à 27
    – nous n’avons pas les mêmes intérêts entre pays de l’EU
    – Cela nous subordonne aux US et à l’OTAN (Je respecte les US mais je ne veux pas que la France soit leur sujet.) et nous entraîne dans des guerres qui ne nous regarde pas!
    – L’EU interdit toute politique stratégique aux pays membres à l’echelle des nations.
    – L’EU n’est pas une démocratie et pourtant elle nous gouverne!
    – Nous ne pourrons jamais lutter contre la chine sans un minimum de protectionnisme.

    Certes, vous me direz, ASSELINEAU veut nationaliser la poste, EDF, les autoroutes, France tel, ne s’agit-il pas la de secteur stratégique pour l’autonomie de la France que , l’énergie, les transport et la telecommunication? Mais ne focalisons pas sur cette partie, J’admet quque ce chapitre est un point faible.

    • daredevil2007 dit :

      Bravo! Et pourquoi pas tant qu’on y est, réouvrir le bagne de Cayenne pour qu’il puisse servir de nouveau Goulag? Que d’inepties! Nos problèmes viennent justement du trop d’état, donc de social-clientélisme et vous voudriez en rajouter une couche?

      • phaceo dit :

        Vous voulez que je vous le redissent, je suis d’accord, c’est le point faible! répondez donc sur le sujet de l’europe si vous avez des arguments, J’attend!

  25. phaceo dit :

    Ou encore sur la delocalisation : http://is.gd/delocalisation

    Qui peut démolir ses arguments?

    • El oso dit :

      Personne ne se donnera la peine de le faire puisque Asselineau n’a pas eu ses 500 signatures.

    • Yann G dit :

      Oui je pense comme El Oso, que se serait une peine inutile de démolir des arguments à 100 lieues de la pensée libérale.

      La réalité est que la pensée libérale n’est représentée nul part en France. Inutile de la chercher, aucun candidat, aucun parti ne s’en approche de près ou de loin.

      La France vit dans le passé . On est resté dans la pensée quantitativiste et collectiviste du XIXeme siècle. On a raté un siècle d’histoire. On a rien compris et on continue d’abrutir des milliers d’étudiants dans les fac de science éco.

      Je ne vois qu’une solution, il faut boire le bouillon. c’est tout.

      Après on commencera peut-être à penser autrement, sinon on se transformera en Haïti européen : la prospérité à nos frontières et la pauvreté chez nous.

  26. phaceo dit :

    « inutile de démolir des arguments à 100 lieues de la pensée libérale. » Excusez mois, mais c’est justement pour cela que vous devez débattre!
    Mais que dit « la pensée libérale » du fait que entrons en guerre avec des pays qui ne nous ont rien fait sous la direction des US afin de servir leur intérêts financier ? Que dit « la pensée libérale » pour défendre les interêts de la France lorsque ses intérêts diverges et s’oppose aux intérêts de l’EU et des US?

    Dites moi le par pitié ! Eclairez-moi puisque un peu de courage!

    • El oso dit :

      Asselineau veut sortir la France de l’UE et de l’euro et lui redonner sa pleine souveraineté monétaire. Bon, jusque là nous sommes nombreux à dire OK.
      Là où ça se gâte, c’est qu’Asselineau est un keynésien et un étatiste convaincu, ancien haut fonctionnaire, épris de secteur public. Et de surcroît mauvais juge lorsqu’il démontre par exemple que la Suède se débrouille bien grâce à sa politique keynésienne. Vaut mieux entendre ça que d’être sourd…
      Ce n’est pas du tout ce dont la France a besoin. La France a trop d’état, trop d’impôts, trop de dépenses publiques, trop d’entreprises où l’état n’a rien à faire, pas assez d’entreprises. Ce sont les entrepreneurs qui font la croissance et qui créent la richesse et l’emploi.
      L’état d’Europe qui s’en sort le mieux est la Suisse, où les dépenses publiques s’élèvent à 34% du PIB, contre 57% chez nous. L’Angleterre vient de baisser ses impôts sur les sociétés, la Suède va faire pareil. Nous, nous les augmentons, et encore n’est-ce que le début, car la vraie rigueur va venir après les élections. Bref, nous avons tout faux et Asselineau ne serait qu’un étatiste de plus, comme les autres.

      • phaceo dit :

        Merci de cette réponse, je suis tout à fait d’accord, Asselineau est trop a gauche. Mais sa dénonciation de l’europe est juste: C’est pour cela que la suisse, comme tu le dis, s’en sort mieux, a mon sens aussi. Un Asselineau de droite me plairais plus, mais son discourt m’interpelle.
        Bon WE.

  27. JEAN dit :

    A tout hasard je signale le retour des contrats à terme sur la dette française :

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201963399976-retour-des-contrats-a-terme-sur-la-dette-francaise-304372.php

    Ce qui d’après Marc Fiorentino sur BFM prépare une forte spéculation sur la dette publique française après les élections :

    [audio src="http://podcast.bfmbusiness.com/channel1/20120323_fiorentino_1.mp3" /]

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000682103/marc-fiorentino-le-7-mai-la-france-sera-attaquee-.html

  28. Anonyme dit :

    Chers amis
    Beaucoup d’entre vous ont l’air de penser que nos malheurs viennent du libre echange et de la mondialisation.
    Les malheurs de la France ont deux causes, comme j’ai essaye de le montrer dans tous mes livres, et deux causes seulement.
    Le poids excessif de notre Etat (40 % de foncionnaires d eplus pour 100 habitants en France par rapport a l’Allemagne, et aucun fonctionnaire ne produit RIEN a l’exortation) et un systeme monetaire idiot qui s’appele l;Euro
    Nous sommes mal geres et c’est pour cela que nous allons mal.
    Je ne connais pas un seul exemple dans l’histoire d’un pays qui ait ete ruine par le libre echange.
    Ceux qui ont ete ruines par le protectionnisme sont legions.
    La suede, le Canada, la Norvege, l’Australie, l’Allemagne, l;Autriche, la Tchequie , la Pologne et bien d;autres encore vont tres bien merci, et pourtant ils vivent dans le meme monde que le notre
    Amicalement
    Charles Gave
    PS
    Pour ceux que ce debat interresse , allez sur le site de l’Institut Coppe et dechargez les textes de Bastia, qui n’ont pas pris une ride

    • phaceo dit :

      Bonjour Monsieur Gave,
      Il est surprenant que personnes sur ce blog ne se prononce sur la pertinence ou l’absurdité de L’Europe. Vous expliqué que l’euro est une abominations qui éclateras sauf si les peuples acceptes un transfert de richesse des pays les plus riches vers les pays les plus pauvres. C’est très vrai, nous somme des peuples trop différents pour accepter cela! Alors POURQUOI CE QUI VAUT POUR L’EURO NE VAUT PAS POUR l’EUROPE? L’euros est une abomination parce que l’Europe est une ABOMINATION! N’est-ce pas?

      Qui ici, ce soucis de la perte de notre démocratie, car l’Europe nous impose des décisions qui nous impacts tous et se sont des FONCTIONNAIRES qui les prennent sans légitimité des urnes. J’ai bien peur que l’Europe dictature étant plus libérales que l’Etat démocratique, personnes ici n’est envie de la critiquer… Ai-je raison?

      Auriez-vous l’obligence de vous prononcer sur cette question essentielle qu’est l’Europe (qui merite bien son grand E, elle aussi).

      A ceux que ce discourt intéresse http://is.gd/noussommesenguerre de F.ASSELINEAU, sont discourt est révolutionnaire.

      • El oso dit :

        On peut être dans l’Europe à la manière de la Suède ou de l’Angleterre, sans faire partie de l’euro et en ayant sa propre banque centrale et sa propre politique monétaire. Tout en bénéficiant d’un grand marché.
        On peut aussi rester dans l’euro, en mettant en place une politique de compétitivité, qui comme le fait l’Angleterre, impliquerait à la fois une réduction drastique des dépenses publiques et un abaissement des impôts pour les sociétés.
        Le problème est qu’en France on ne choisit rien et que nos présidentiables font l’autruche. Et qu’Asselineau est parfaitement inconnu et qu’il le restera probablement.

      • phaceo dit :

        Je crois que les réels enjeux vous échappes.

        Merci néanmoins de votre maigre contradiction.

  29. françoise dit :

    Bonjour, Je n’ai rien compris à l’article, vraiment rien.

    En réalité, où faut-il mettre son argent si l’on ne veut pas perdre les quelques « billes » que l’on possède ? Il est vrai que je suis nulle de chez nulle en mathématiques.

    Quelles sont les banques qui ne se releveront pas de cette crise économique et non « crise de la dette », telle qu’on nous la décrit !
    Merci à celui ou celle qui voudra bien me répondre

    • franck dit :

      Il n’y a aucun risque avec les banques car elles seront toujours protégés en 1er!!!!!!
      Cependant le seul probleme un peu embetant c’est qu’on leur demande de se recapitaliser rapidemment et d’augmenter leur fond propres (cad qu’on les force à garder du cash de l’argent en reserve en cas de coup dur) au moment ou beaucoup d’entreprise auraient besoin d’emprunter pour investir
      si les credits ou prets accordés par les banques diminuent trop(car on les forcent à garder du cash de l’argent sous leur matelas en quelque sorte) l’économie ralentie et la croissance s’arrete ou diminue ce qui au final poserai des problemes pour les banques qui seraient obliger de puiser dans leur reserve d’autant plus car elles sont poussé à accorder moins de pret et prendre de moins en moins de risques.
      Si vous avez pas beaucoup d’argent à mettre en banque il n’y aura jamais aucun probleme. La mefiance se pose plus pour celui qui en a beaucoup (le gros épargant) qui doit se mefier de ce que lui propose son banquier evidemment.

  30. DELATOUR dit :

    A Charles Gave à propos de son post du 16 mars sur Michel Debré. Une anecdote :
    Il y a quelques dizaines d’années mon père accueillait sur le tarmac d’un aéroport de la corne de l’Afrique Michel Debré qui après quelques échanges lui demandait ce que mon père pensait des deux stagiaires de l’ENA qu’il lui avait envoyés 3 mois plus tôt. Devant la moue de mon père Michel Debré faisait à mon père la confidence suivante:  » je pense que la plus grande connerie que j’ai faite dans ma carrière c’est la création de l’ENA ». C’est authentique…

  31. Sirius dit :

    aie aie aie, tristesse, basé dans le mainland, je n’ai pas acces à votre nouveau site…
    a mon avis à cause du .org
    j’essaie de chez moi avec VPN
    impatient de découvrir !!!

  32. Pascale dit :

    Oui, impossible de me connecter au site institut-des-libertes.org. Adresse introuvable me répond le navigateur.

  33. franck dit :

    Moi aussi j’ai le meme probleme. bon je vais chercher rapidemment il n’y a pas de raison que l’on puisse pas avoir acces au nouveau site institut des libertés.

    J’en profite pour demander à Mr Gave ce qu’il pense de l’avis de Loic Abadi sur son site « contrepoint » qui contredit certaines informations avancé par vous meme Mr Gave concernant l’article intitulé « quelque contrevérité sur les USA ».

    Pour donner mon avis personnel je comprends pourquoi cet ingenieur qui gere son petit PEA avance ce genre d’argument et se méfie des USA. Cependant il oublie de faire la différence entre les entreprises Américaine et leur rentabilité avec ce qu’elles vont générer en terme de profit et de confiance sur le long terme et le RESTE!!!!!!!!!! cad dette des ménages, immobilier, mauvaise politique économique et facilité de crédit.

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